25 Jan

Affaire du règlement de comptes cité Consolat du 24 juin 2016 Réquisitoire et Jugement

©MA Peleran

Jour de réquisitoire

Jour de réquisitoire dans le procès de logisticiens des auteurs du double assassinat jugés au tribunal correctionnel de Marseille depuis ce mardi. Six hommes sont jugés dont 1 absent, pour notamment, association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes et transport d’armes.

2016 année sanglante, année meurtrière, année la plus meurtrière à Marseille. 28 morts, 15 blessés

En ce début de matinée du 23 janvier, la procureure de l’audience prend la parole pour ses réquisitions, « 2016 année sanglante, année meurtrière, année la plus meurtrière à Marseille. 28 morts, 15 blessés dans des tentatives de règlement de comptes, un Everest de violence comme l’avait dit le Procureur de la République de l’époque…dans ce contexte, des enquêtes vont prospérer, des équipes de malfaiteurs vont être interpellées, dont certaines étaient prêtes à l’action…notre dossier s’inscrit dans cette situation… »

 

© DR Kangoo ERDF incendiée

©DR La BMW

cette affaire « est en lien avec le double assassinat du 24 juin 2016

La magistrate poursuit en expliquant que cette affaire « est en lien avec le double assassinat du 24 juin 2016, dans lequel un non-lieu a été pris par le magistrat instructeur… (ni la justice, ni la police ne sont parvenus à identifier les auteurs ndlr) …le lien avec notre dossier, on le fait avec les moyens logistiques mis en place pour les malfaiteurs, des voitures faussement plaquées, et des armes…le lien avec règlement de comptes c’est l’incendie de la Kangoo appartenant à ERDF volée quelques mois plus tôt, et une BMW, placée sous surveillance des policiers, qui a fait un stop de quatre minutes sur les lieux où a été incendiée la Kangoo… quelques jours plus tard, cette BMW sera, nettoyée intégralement en pleine nuit avant d’être incendiée … »  

 

La Renault Mégane

(Un véhicule de guerre)

       

 © DR

« La découverte d’une Renault Megane Rs, faussement immatriculée, chargée de 3 kalachnikovs dont l’une présentait un chargeur engagé, entièrement garni, un autre chargeur, avec deux bouteilles d’hydrocarbure et trois cagoules. Ces moyens logistiques ont été pris en main et fournis par l’équipe de Monsieur Heredia…» « Sur l’un de ces fusil d’assaut on va retrouver un peu partout, l’Adn de Malik Boughanemi. Il nous dira qu’il n’aucun lien avec personne, dans ce dossier et expliquera que son Adn serait resté sur cette arme qu’il aurait touchée en 2000…quand on voit l’implication de Monsieur Boughanemi dans un dossier postérieur, mis en examen en février 2017 pour un assassinat. Cette affaire fait suite à l’assassinat de son cousin Mourad Boughanemi le 24 mai 2016 et Malik victime d’une tentative qui sera tué par la suite…Ces armes dans cette voiture étaient pour un projet criminel et non pour un quelconque braquage de camion de cigarettes.

C’est un projet criminel très abouti

L’association de malfaiteurs est parfaitement organisée avec un véhicule, des armes, des cagoules et des bouteilles d’essence, dans une voiture prête à partir. C’est un projet criminel très abouti. Les rôles sont distincts Raphaël Heredia le chef d’équipe logistique Malik Boughanemi et Hamid Ferhi sont sur un projet d’assassinat.

Sur ce dossier la mort plane !… »

Contre Raphaël Heredia, « le chef des logisticiens qui fournit des armes et véhicules faussement plaqués à des malfaiteurs », la procureure a requis huit ans de prison

Contre Malik Boughanemi, « c’est lui qui prépare ce projet criminel, il a un casier judiciaire qui fait froid dans le dos », la magistrate a requis 10 ans de prison.

Je suis un voleur, pas un tueur

Face à ces incriminations, Raphaël Heredia, a expliqué au cours du procès qu’il est un voleur mais pas un tueur. Malik Boughanemi a indiqué aux juges qu’il n’avait pas de projet criminel, et si son ADN a été retrouvé sur une kalachnikov c’est parce qu’il avait participé en 2000 à un braquage de fourgon blindé.

Impossible de dater l’ADN

Son avocat a demandé une expertise pour savoir si l’Adn peut-être daté. Impossible, selon l’expert.

Le jugement 

Le jugement, rendu jeudi 24 janvier:

Une relaxe.

Raphaël Heredia, considéré comme le chef de logisticiens a été condamné à 7 ans de prison ainsi qu’un maintien en détention.

Malik Boughanemi,  est condamné à 9 de prison ainsi qu’un maintien en détention.

Les autres peines vont d’un an, trois et cinq de prison pour les autres condamnés.

 

 

 

08 Jan

« Harry Potter », « Pokemon », « Pépito », « Riri » « Babar » et les autres jugés pour trafic d’armes et de drogue

©JFGiorgetti

Douze hommes (neuf présents trois absents) sont jugés devant le tribunal correctionnel de Marseille pour un trafic d’armes de cannabis et de cocaïne

Réunis dans le box, les organisateurs du réseau, « Harry Potter » « le chinois » ou « Pokémon », « Pepito », « Riri le transporteur », « Dany DeVito » client et spécialiste de la cocaïne, « Babar » le convoyeur pour l’Espagne, « Elie » un des clients pour les armes.

L’affaire démarre le 1er mars 2016 par un renseignement auprès de la police judiciaire. Les enquêteurs apprennent qu’un homme prénommé Jules, dit « le chinois », ancien bijoutier, se livrait à un trafic d’armes. Rapidement les hommes de la PJ décident de surveiller Jules Huyhn. Les fonctionnaires constatent que l’homme est en liens réguliers avec des membres éminents du banditisme marseillais et d’autres individus défavorablement connus des services de police et de police.

L’enquête va durer quatre mois. Les policiers vont procéder à de nombreuses filatures, écoutes téléphoniques et même sonoriser la voiture de « Pokémon ». Les fonctionnaires vont découvrir que l’homme se livrait à un trafic de drogue (cannabis et cocaïne) et d’armes avec l’un de ses complices Franck Valenti dit « Harry Potter ». Le cannabis provenait d’Espagne transporté par « Babar », Bruno Bianchi, et «Harry Potter» acheminait les armes de Suisse ; quant à la cocaïne elle était soit colombienne, péruvienne, ou encore péruvienne, pour éviter de la nommer, au cours des conversations téléphoniques interceptées, les hommes lui donnait le nom de « dièse » ou « écaille » »qui ne se coupait pas ».

 

La Cocaïne

…dans les années 95 j’avais envoyé dans tout Marseille », ajoutant « mais bon, je suis tombé deux fois…

Daniel Navarro dit « Danny De Vito », le principal client pour la cocaïne expliquait à Franck Valenti dit « Harry Potter » et à Jules Huynh dit « le chinois » que « la brésilienne, c’est la meilleure… », « la Pérou (sic) elle est grasse… » Et de rajouter « que dans les années 95 j’avais envoyé dans tout Marseille », ajoutant « mais bon, je suis tombé deux fois… » Pour finir il indiquait à Valenti et Huynh qu’il « préférait travailler avec des mecs qui passent bien plutôt qu’avec des petits jeunes… »

Les armes

trois pistolets automatiques, 150 cartouches de 9 mm et 18990 €uros en espèces.

L’enquête a permis de démontrer que Franck Valenti dit « Harry Potter » était en lien avec un intermédiaire, Christian D’Alesio, résident en Suisse pour la fourniture des armes. En garde à vue, D’Alesio reconnaitra avoir vendu une dizaine d’armes à Franck Valenti.

« Harry Potter » est interpellé le 5 juillet 2016 sur l’autoroute A7, juste avant la barrière de péage de Lançon de Provence. A bord de sa voiture les policiers découvrent trois pistolets automatiques, 150 cartouches de 9 mm et 18990 €uros en espèces.

Cet homme, a été pris dans un règlement de compte sanglant en en novembre 2015

Parmi les clients pour les armes il y a El Mounir Ahamadi, dit « Elie ». Cet homme, a été pris dans un règlement de compte sanglant en en novembre 2015. La voiture qu’il occupait, avec trois autres individus ont été pris pour cible par des tireurs dans le tunnel Prado-Carénage. Au cours de cette scène deux hommes seront tués. Elie a expliqué à son fournisseur, « Pokemon » qu’il était « en guerre » et qu’il était en quête d’armes à feu et de gilets pare-balles. Il aurait acheté une kalachnikov et deux « calibres ».

Les 9 prévenus encourent 10 ans de prison

Le procès doit se terminer lundi 14 janvier, le jugement sera mis en délibéré.

JFGiorgetti

 

 

 

07 Jan

Un détenu mis en liberté suite à un « cafouillage » au palais de justice de Marseille

©JFGiorgetti

« C’est un raté ! »

« C’est un raté ! » souffle la présidente du Tribunal correctionnel pour résumer le dossier.

L’audience se tient le 4 janvier, les avocats de Mohamed Ali Sadoni plaident sa mise en liberté.

Cet homme, est détenu provisoirement, depuis le 13 octobre 2016, dans le cadre d’une vaste affaire de trafic de drogue.

Les conseils avaient adressés, par lettre recommandée, la demande de mise en liberté de leur client auprès du service compétent. Au cours des débats la défense produit l’avis de réception sur lequel figure la date du 21 décembre 2018. Dans ce cas, la justice a dix jours pour statuer. En clair, le cas de Monsieur Ali Sadoni aurait dû être examiné avant le 31 décembre 2018, ce qui n’a pas été fait.

« le tribunal ne peut que prononcer la mise en liberté … »

Selon la procureur « le tribunal ne peut que prononcer la mise en liberté … »

Les juges de l’audience constatent qu’ils ont été saisis hors délai et ne peuvent qu’ordonner la mise en liberté de cet homme de 27 ans soupçonné de trafic de stupéfiant.

Mohamed Ali Sadoni est désormais libre sous contrôle judiciaire. Il doit pointer tous les jours au commissariat de police de l’évêché à Marseille et ne doit pas sortir des Bouches du Rhône, ni du territoire national.

Ce lundi matin, Mohamed Ali Sadoni, s’est présenté, libre, devant les juges de la 7ème chambre du Tribunal correctionnel, pour une audience relais, au cours de laquelle a été fixée la date de son procès.

Affaire Mama Galledou

Il est suspecté d’avoir participé à un vaste trafic de stupéfiants, cocaïne, cannabis et mdma. Une partie des produits provenait de la région parisienne. Dans cette affaire, il doit être jugé, du 4 au 15 mars en compagnie de 20 autres prévenus, dont un homme condamné, par la cour d’assises des mineurs des Bouches du Rhône, dans l’affaire Mama Galledou. Le corps de la jeune femme avait été brûlé à plus de 60% dans un bus incendié en octobre 2006, à Marseille.

JFGiorgetti

 

31 Oct

Alpes-de-Haute-Provence : du rififi à Forcalquier

Une association citoyenne de Forcalquier, qui compte deux cents adhérents, conteste la gestion de la ville par l’ancien maire PS Christophe Castaner. Celui-ci a quitté son siège de maire en juillet 2017, suite à sa nomination au gouvernement d’Edouard  Philippe

© Clement Mahoudeau / IP3 . [Photo via MaxPPP]

Par Jean-François Giorgetti Publié le 28/09/2017 à 16:56

 

L’association Croire en Forcalquier créée en 2014, reproche à Christophe Castaner sa gestion de la commune, qu’elle estime hasardeuse, notamment en ce qui concerne le Plan local d’Urbanisme qui a été annulé par le tribunal administratif de Marseille suite à une action engagée par les commerçants du centre-ville. Dans le PLU il serait notamment prévu de rendre constructible un terrain agricole, sur lequel serait construit le déplacement du supermarché voisin. Un nouveau PLU a été déposé et est en cours d’élaboration (en septembre 2017)

L’association soulève également d’autres dossiers :

Un permis de construire contesté dans le centre historique

Christophe Castaner : « il s’agit d’un problème de croquis ».

Laurence Peyrot a vu se construire devant ses fenêtres une terrasse tropézienne, qui a nécessité une surélévation de l’immeuble en face de chez elle. Ce bâtiment appartient à la municipalité qui a mis en œuvre une opération de réhabilitation. Les travaux de rehaussement ont commencé en 2012. La retraitée a attaqué, devant le tribunal administratif de Marseille, le permis de construire délivré à la commune par Christophe Castaner alors maire de la ville. Un premier jugement déboute Laurence Peyrot.
En 2016 la Cour Administrative d’Appel de Marseille lui donne raison, et annule définitivement, le permis de construire, parce qu’il ne respecte pas les règles d’urbanisme. La retraitée demande la destruction. Dans le même temps le maire dépose un nouveau permis de construire identique au premier. Selon Christophe Castaner « il s’agit d’un problème de croquis ».

Un jeu d’écriture comptable

Christophe Castaner, annule la créance dans un certificat administratif

En 2001, un entrepreneur qui a bénéficié du dispositif usine relais doit rembourser à la ville près de 230 000€. La dette va dormir pendant plus de dix ans dans la comptabilité de la commune. Le 10 janvier 2012, Christophe Castaner, annule la créance dans un certificat administratif. Dans ce document il est indiqué que : «  ces écritures ont été réalisées lors de la vente des ateliers Distillerie de Lure et Bains et Arômes, afin de basculer comme c’est la règle, les subventions d’équipement perçues en fonctionnement. »
Le débiteur était Pierre Garcin, le 1er adjoint du maire et aussi Président de la Communauté de communes Pays de Forcalquier Montagne de Lure. Depuis, il a démissionné

© Clement Mahoudeau / IP3, [Photo via MaxPPP]

Les réponses de Christophe Castaner apportées par SMS

A propos de la dette annulée en janvier 2012, Christophe Castaner, explique qu’il s’agit d’un simple jeu d’écriture comptable qui régularise des amortissements de subventions d’équilibre faits sur les usines relai en 1999 et 2001. En revanche Christophe Castaner ne dit pas pourquoi la commune a attendu 11 ans pour régulariser cette créance.

Au sujet du PLU, l’extension du supermarché ne fait pas partie du débat juridique.*

la dette de la commune a atteint en 2015 les 8.057 millions d’€uros, soit 1653 €uros par habitant

Par contre l’actuel porte-parole du gouvernement n’apporte aucune réponse sur la dette de la commune qui atteint en 2015 les 8.057 millions d’€uros, soit 1653 €uros par habitant. source www.impots.gouv.fr

Alpes-de-Haute-Provence : du rififi à Forcalquier

©France3 Provence-Alpes

Reportage Jean-François Giorgetti et Sidonie Canetto

Pour voir la vidéo du reportage :

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-de-haute-provence/alpes-haute-provence-du-rififi-forcalquier-1336661.html

Interviews: Laurence Peyrot et Richard Danaüs Président de l’association « Croire en Forcalquier »

 

 

12 Sep

Le parc Corot une copropriété à l’abandon, une décharge à ciel ouvert

 

Images France 3 Provence Alpes Sylvie Garat

Alexandra Louis, députée La République en Marche de la troisième circonscription des Bouches du Rhône LREM a rédigé un rapport alarmant sur cet ensemble d’immeubles

du 13ème arrondissement de Marseille

Hassan Abdallah, l’un des résidents, salue la parlementaire et l’entraîne dans son appartement du bâtiment du bâtiment F. L’élue n’en croit pas ses yeux. A peine franchi la porte d’entrée de ce quatre pièces de 80 m², elle voit des murs, qui portent de profondes marques d’humidité. Dans la cuisine, un trou béant laisse apparaître une tuyauterie, à certains endroits il n’y a plus de plafond, on voit les parpaings du plancher de l’étage supérieur. Dans la salle de bain, il n’y a plus d’électricité, au-dessus de la baignoire c’est la même même chose que dans la cuisine.

 «8 jours après notre arrivée, le plafond de la salle de bain s’est effondré en pleine nuit… »

Hassan Abdallah

Images France 3 Provence Alpes Sylvie Garat

 

Mr Abdallah vit avec son épouse et ses trois enfants, depuis un peu plus d’un an, dans cet appartement, et paie un loyer mensuel de 650 euros. Cet homme de 52 ans, explique avoir fait une demande de logement social, il a reçu plusieurs réponses. Pour constituer son dossier il doit produire des pièces provenant de l’agence immobilière en charge de la gestion de son habitation. Foncia, tarde à lui fournir les documents nécessaires et lui explique qu’il peut les récupérer sur internet. Il n’y parvient pas. Pour Mr Abdallah et sa famille, la situation est bloquée et la vie devient de plus en plus difficile au quotidien. Tous souffrent d’irritation de la peau.

« Quand il pleut, l’eau tombe chez nous. Tous les gens qui utilisent de l’eau, elle tombe chez nous… »

Hassan Abdallah

Images France 3 Provence Alpes Sylvie Garat

 

 En marge de ses démarches pour obtenir un autre logement, il a décidé de déposer plainte contre le propriétaire de son appartement. Une procédure pour logement insalubre est lancée.

Un sentiment d’abandon

 Dans cette matinée de fin d’été, la députée continue sa déambulation dans le parc Corot, elle est souvent interpellée par les habitants. Tous se plaignent de l’état et de l’hygiène de la copropriété, les rats pullulent.

« Nous ce qui nous gêne le plus ce sont les rats. Bientôt on leur dira bonjour et bonsoir… »

Mohamed Guerina Co-propriétaire

Quelques copropriétaires venus à la rencontre de la parlementaire indiquent payer des charges, proposent de montrer les justificatifs et ne comprennent pas pourquoi rien n’est fait.

« Nous avons payé des charges pour changer la tuyauterie, rien n’a été fait. On en a marre ! Ça fait trois mois qu’on attend les nouvelles poubelles. Faites quelque chose !

Une copropriétaire qui souhaite garder l’anonymat

Images France 3 Provence Alpes Sylvie Garat

 

Certains, n’hésitent pas à prendre la pelle pour remplir les quelques containers qui ont échappé au feu. Ils se sentent abandonnés. Alexandra Louis leur explique qu’elle n’est pas décisionnaire, mais que son rôle et sa volonté est de sensibiliser et inciter l’Etat et les collectivités de trouver des solutions pour que la situation change rapidement.

« Face à cet abandon, la copropriété ne tient que grâce à l’action des associations qui accompagnent les habitants au quotidien. »

Alexandra Louis

Dans son rapport, de juillet 2018, l’élue LREM, pointe les conditions de vie déplorables des résidents, et constate que tout n’a pas été mis en œuvre pour améliorer la situation, elle pointe l’inaction de la mairie et de l’Etat. « Face à cet abandon, la copropriété ne tient que grâce à l’action des associations qui accompagnent les habitants au quotidien. »

Photo France 3 Provence Alpes JFGiorgetti

 

Des difficultés juridiques

 

Arlette Fructus Vice-présidente de la métropole Aix Marseille et adjointe au maire de Marseille, en charge notamment de la rénovation urbaine, nous reçoit en compagnie du directeur de Marseille Rénovation Urbaine.

« Ce sont des propriétaires, ils sont protégés par le principe de la protection de la propriété privée »

Arlette Fructus

Ils expliquent que la puissance publique rencontre beaucoup de difficultés dans son action, notamment en raison du statut juridique de la copropriété. « Ce sont des propriétaires, ils sont protégés par le principe de la protection de la propriété privée ». Ou bien lorsque des actions décidées sont retardées par des rapports d’expertises qui tardent à être rendus. Madame Fructus indique qu’un plan de sauvegarde, pour le parc Corot, a été mis en place en 2016, mais retardé par des procédures et qu’un accord de partenariat, entre l’état et les collectivités, a été signé en décembre 2017. Pour terminer l’élue signale que « deux experts ont été mandatés pour diagnostiquer les bâtiments A et C. Ils ont trois mois pour rendre leur rapport ». D’après elle : « la bonne solution serait de détruire ces deux immeubles »

Photo France 3 Provence Alpes JFGiorgetti

 

Divers Trafics

En plus des immondices qui jonchent la cité et des rats qui pullulent, les résidents se plaignent des réseaux de vente de drogue, installés dans la cité. Le 15 juin 2016 un homme de 23 ans a été tué par une rafale de kalachnikov. Les habitants se plaignent aussi du trafic de migrants, logés dans des appartements inoccupés. Certains occupants craignent de quitter leur domicile de peur de trouver des gens installés chez eux. Cette délinquance protéiforme qui s’est développée ces dernières années rend difficile les actions des travailleurs sociaux et des collectivités publiques. Lors de certaines opérations organisées par la mairie, la police  accompagne les techniciens. 

Photo France 3 Provence Alpes JFGiorgetti

 

L’histoire

 

Destinée principalement aux rapatriés d’Afrique du Nord, le parc Corot est une copropriété, née sous une mauvaise étoile.

Entre 1959 et 1963, la construction rencontre des difficultés d’abord techniques, liées à la nature du terrain, puis financières par la faillite de deux promoteurs.

Au départ, le Parc Corot c’est huit immeubles de tailles différentes, et 484 logements.

Entre 1963 et 1980 la copropriété se dégrade progressivement, notamment en raison de la gestion défaillante d’un syndic. Les charges ne sont pas recouvrées auprès des copropriétaires qui ne paient pas.

Le bâtiment B est « irrémédiablement compromis tant sur le plan de la salubrité que de la sécurité »

En 1980 le bâtiment B est déclaré insalubre, la mairie de Marseille réalise les réparations au titre de sa compétence dans le domaine de la salubrité. En parallèle de l’intervention de la collectivité, un diagnostic est réalisé qui conclue que l’immeuble est « irrémédiablement compromis tant sur le plan de la salubrité que de la sécurité ». Le bâtiment B sera détruit en 1991, soit 11 ans après le premier arrêté d’insalubrité.

Depuis 1988, le Parc Corot a fait l’objet de trois diagnostics, qui confirment, la grande précarité de certaines familles, la dégradation importante du site et l’aggravation de la situation. Des mesures sont préconisées comme notamment, des préemptions, des expropriations, des rénovations de bâtiment ou la mise sous administration de la copropriété. Cette dernière sera la seule à être mise à exécution.

En 2008 une action sociale collective est financée par le Conseil Général, une opération pilotée par Marseille rénovation Urbaine. Finalement le Parc Corot est évincé du plan.

 

Aujourd’hui, le Parc Corot c’est sept bâtiments, 376 appartements. 1000 personnes survivent dans cette cité.

Une thèse sur « l’action publique locale sur les copropriétés dégradées » a été soutenue en mai 2017à l’université de Grenoble par Eva Simon. Deux chapitres sont consacrés à deux cités marseillaises dont le parc Corot

La vidéo du reportage de JFGiorgetti, S Garat, E Guez, I Catinaud

Voir Plus

Page Facebook des copropriétaires du parc Corot

 

19 Juil

Ce que la Justice reproche à Karim Zeribi

©Pierre ROBERT/MAXPPP – Marseille France 07/06/2010 

Karim Zeribi sera jugé pour abus de confiance et abus de biens sociaux

La juge marseillaise Anne Tertian, a signé le cinq juillet l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, de Karim Zeribi en compagnie de cinq autres personnes, dont son fils et Driss Aït Youssef, le président de l’institut Léonard de Vinci . Dans ce document de 63 pages, la magistrate détaille les faits d’abus de confiance et d’abus de biens sociaux reprochés notamment à l’élu marseillais.

La confusion de l’associatif et du politique

le premier finançant le second » explique la magistrate

D’après la juge d’instruction, Karim Zeribi a utilisé deux associations, qu’il a créées,  Agir pour la Citoyenneté (APC)  et Agir pour la Compétence et le Recrutement (APC-R) pour servir son activité politique. « C’est dans ce contexte qu’il allait, à de multiples reprises, manifestement opérer à une confusion des genres entre le milieu associatif et l’intérêt politique de ses campagnes, le premier finançant le second » explique la magistrate, avant de poursuivre : « en effet, les associations APC et APC-R, lesquelles fonctionnaient essentiellement grâce à l’octroi de subventions, publiques ou privées, ont vu leurs fonds utilisés à d’autres fins que celles convenues conventionnellement avec les autorités mécènes, et ce au profit de Monsieur Zeribi, candidat, et au détriment des actions pourtant annoncées. » 

©Photo via MaxPPP

Les témoignages 

L’enquête, a démarré suite à une lettre anonyme adressée au parquet de Marseille, le 18 octobre 2016.

Au cours de l’instruction, de nombreuses personnes ont été entendues, notamment des salariés des associations, ces témoins expliquent que les structures servaient de véhicules politiques pour optimiser l’électorat de Karim Zeribi ou à financer ses campagnes politiques ou encore ses intérêts politiques comme par exemple un sondage de BVA « …qui ne servait manifestement pas l’intérêt de l’association mais avait pour unique objectif de servir l’objectif de Karim Zeribi… »  Au sujet de l’antenne marseillaise d’APC-R « …il n’existait pas de réel travail associatif… »

absence de transparence dans la gestion des fonds associatifs

La magistrate conclut : « cette absence de transparence dans la gestion des fonds associatifs, lesquels servaient l’intérêt politique de Monsieur Zeribi, était corroborée par de nombreux autres témoignages. »

©PHOTOPQR/LA PROVENCE  MaxPPP

La confusion de l’intérêt social et de l’intérêt privé

la réfection de la piscine du domicile de l’élu

La juge ouvre ce chapitre avec des termes durs à propos des méthodes de gestion de Karim Zeribi : « la confusion semblait, pourtant partout au cœur du système d’organisation de Karim Zeribi qui, après avoir mêlé l’associatif et le politique, mélangeait les fonds sociaux et privés de la société K2C… » Cette société de conseils et de communication, a été créée par l’élu Marseillais en 2007, et liquidée en 2014. L’enquête révèle des irrégularités comptables, des virements sans justificatifs, au bénéfice de l’homme politique, des dépenses injustifiées, comme par exemple la réfection de la piscine du domicile de l’élu, ou encore, la cession à titre gracieux d’une Mercedes, que K2C avait acheté 26021 €uros.

©PHOTOPQR/LA PROVENCE/VALLAURI Nicolas
MaxPPP

La défense de Karim Zeribi 

je me défendrai au tribunal, je suis serein,

L’élu parle d’une forme « d’obsession judiciaire« , que la juge a décidé de le renvoyer devant le tribunal correctionnel, sans jamais entendre ses arguments ni prendre connaissance de documents fournis. « Je n’ai rien fait d’illégal dans ce dossier…je me défendrai au tribunal, je suis serein… »…ce dossier est un comble, on marche sur la tête… » « je vous informe qu’il n’y a pas de collectivité qui s’est constituée partie civile… » l’ancien footballeur professionnel au stade de Laval, a hâte de se trouver devant le tribunal « j’ai beaucoup de choses à dire, pour expliquer ce qu’est la vie associative… » Pour terminer, l’élu marseillais indique que cette affaire ne l’écartera pas de la vie politique « je me suis mis entre parenthèses, mais j’ai hâte de revenir!« 

 

 

 

 

01 Mar

Brève de prétoire


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Comparutions immédiates (CI) au Tribunal Correctionnel de Marseille

L’audience de ce mercredi, s’annonce chargée. Une douzaine de dossiers sont prévus.

Dans le box, entouré par deux policiers, Khaled, 25 ans, tête baissée, cheveux brun, visage poupon. Il porte une parka couleur camouflage. La présidente évoque les faits reprochés au prévenu : « la victime venait, accompagnée par son mari, à l’hôpital de la Timone présenter son bébé à ses collègues de travail. Le 23 février, à l’entrée du métro la Timone, Khaled B. aide Madame S. à passer les tourniquets avec sa poussette. Peu après, l’époux voyant que quelque chose d’anormal venait de se passer, demande à sa femme de vérifier sa poche. Le téléphone portable a disparu…grâce aux images de la vidéosurveillance, vous avez été reconnu et interpellé…vous reconnaissez les faits devant les policiers et vous leur expliquez, avoir voulu prouver à votre belle famille être capable de gagner de l’argent.. Il a revendu le téléphone 80 €uros. Avec cet argent il a fait les courses. »

Il a revendu le téléphone 80 €uros. Avec cet argent il a fait les courses. »

-La présidente« Par ailleurs, vous avez été condamné plusieurs fois, pour des faits similaires, à Paris et incarcéré un mois à Fleury-Mérogis, pour recel de vol en 2016…depuis quand vivez-vous à Marseille? »

-Khaled : « depuis début décembre 2017. » 

-La présidente « Vous vivez depuis trois mois à Marseille et vous passez en CI. Je vois que vous êtes marié… » 

-Khaled: « oui, oui, ma femme est là! » Une jeune femme se lève et se signale à haute voix, la président la voit et l’invite à s’asseoir. La magistrate relève que le jeune homme a fait une demande d’HLM à Reims « pourquoi Reims? »

-Khaled : « A Reims, c’est plus facile d’avoir un HLM, il faut attendre deux mois, pas plus… » 

Nouvelle série de questions au prévenu.

-La présidente  » où vivez-vous à Marseille? »

-Khaled « Chez mes beaux-parents, avec ma femme, nous sommes mariés religieusement et civilement… »

-La présidente :« vous travaillez? »

-Khaled « oui deux trois fois avec un peintre, c’est avec lui que je veux faire ma formation.Tout ce que j’ai fait, je le regrette. Je vous promets que c’est la dernière fois. Je veux sortir pour vivre avec ma femme. »

Je vous promets que c’est la dernière fois. Je veux sortir pour vivre avec ma femme. »

-La présidente« la victime demande en réparation de son préjudice matériel 227,16 €uros pour son téléphone, facture à l’appui

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Le procureur, dans son réquisitoire, remarque que le prévenu se trouve une nouvelle fois devant un tribunal, pour une activité d’habitude, « qui appelons un chat un chat est sa profession ».

une activité d’habitude, « qui appelons un chat un chat est sa profession »

Cette activité qui empoisonne le quotidien des citoyens. « …Une victime qui croyait à l’action d’un bienfaiteur qui au final lui a subtilisé son portable… » « Je vous demande de le condamner à huit mois de prison avec maintien en détention…« 

Réquisitions : huit mois de prison avec maintien en détention

-L’avocat « je ne minimise pas ce vol. Je comprends la détresse de la victime. Il y a une autre détresse, c’est celle des ventres vides! Face à ces difficultés de vie, ce vol a permis à mon client de faire les courses…je trouve disproportionné le mandat de dépôt, je vous demande une peine alternative. »

-La présidente s’adresse au prévenu« avez-vous quelque chose à rajouter ? »

-Khaled : « je regrette et promets de ne plus recommencer. Ce sera la dernière fois que je viens. Je vais rembourser les victimes. »

Khaled : « je regrette et promets de ne plus recommencer. Ce sera la dernière fois que je viens. Je vais rembourser les victimes. »

Après un court délibéré, les magistrats reviennent, l’audience reprend.

-La présidente :  » Monsieur vous êtes reconnu coupable des faits reprochés. Vous êtes condamné à un an de prison avec mandat de dépôt.

Vous êtes condamné à un an de prison avec mandat de dépôt!

Vous restez en prison. Vous devrez aussi, indemniser la victime.

Khaled cherche du regard sa femme qui se trouve dans le public, les policiers tentent de l’emmener, il se rebelle mollement. Le jeune homme s’en va en pleurant silencieusement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26 Fév

Affaire d’importation de cocaïne : le jugement

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Photos X DR

Des peines de prison, allant de deux à dix ans ont été infligées aux onze personnes jugées pour un trafic de cocaïne entre le Brésil et la France

Dans la salle d’audience, le soleil d’hiver du lundi matin, brille intensément. La tension est palpable à quelques minutes de l’énoncé du jugement, les familles et les prévenus retiennent leur souffle. Les peines réclamées, par la procureure contre les onze du box sont lourdes. Chacun espère que les juges auront écouté leurs arguments et ceux de leurs avocats.

Le Président Patrick Ardid, explique à chacun des prévenus qu’il doit se lever à l’énoncer de son nom. Le magistrat prononce et détaille les peines de prison pour chaque condamné. Pour ceux qui comparaissent libres, un seul a rejoint les détenus, il est condamné à sept ans de prison. Pour les autres, il n’y aura pas de retour en détention, certains on effectué plusieurs années de détention provisoire, en revanche, ils devront aller voir le juge de l’application des peines, pour leur aménagement de peine.

Campana

Roger Campana Photo X DR

Roger Campana a écopé de la plus lourde peine : dix ans de prison assortis d’une période de sûreté des deux tiers et 100 000 €uros d’amende. Il est considéré comme l’organisateur au brésil des importations de cocaïne en Europe. Jeudi dernier la procureure avait réclamé à son encontre le même nombre d’années de prison, en revanche elle avait réclamé 50 000 €uros d’amende.

Cruz

Gérard Cruz Photo X DR

Quant à Gérard Cruz actuellement détenu en Espagne, pour un dossier péruvien, les juges ont rejeté la demande de disjonction, présentée par son avocat. Maître Jean-Jacques Campana avait indiqué au tribunal qu’il était préférable que son client soit jugé plus tard afin d’être entendu . Au cours de ce procès, les autorités espagnoles ont fait savoir qu’une audience d’extradition se tiendra le 28 février prochain, à Madrid. Cette procédure permettra le transfèrement, rapide, en France, de Gérard Cruz. Le tribunal a condamné celui qui est considéré comme étant l’organisateur du réseau en France, à 9 ans de prison, 30 000 €uros d’amende et un mandat d’arrêt. La procureur avait requis contre Gérard Cruz dix ans de Prison.

Les deux hommes devraient faire appel.

22 Fév

Réquisitoire dans l’affaire d’importation cocaïne entre le Brésil et la France

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Des peines allant de trois ans, dont un avec sursis, à dix ans ont été requises ce jeudi contre des membres présumés d’un réseau d’importation de cocaïne entre le Brésil et la France

 

Depuis lundi, 9 personnes sont jugées pour un trafic de cocaïne entre le Brésil et la France.

Absents du box, le fournisseur brésilien, Feliciano Lopes de Almeida dit « Luciano », impossible à localiser au Brésil, et la passeuse, Marli Boaventura Esquivel alias « Sonia », de nationalité Brésilienne, ancienne prostituée, devenue commerçante. Parmi les présents se trouvent : l’organisateur au Brésil des importations européennes, Roger Campana, ancien électricien à la mine de Meyreuil, devenu braqueur, puis, plusieurs fois condamné pour trafic de stupéfiants, extradé du Brésil en septembre 2015. Son bras droit, Eric Fontanelli dit « le blond » ancien beau-fils de Roger Campana, condamné, une fois, pour infraction à la législation sur les stupéfiants. L’organisateur du réseau en France, Gérard Cruz, entrepreneur dans le BTP installé dans l’Aude, déjà condamné pour des faits de trafic de cocaïne en 2004. L’équipe de Port de Bouc, composée de cinq membres dont Karim Belabes dit « le gros », « el gordo » ou « Ricardo », il a été extradé par la justice colombienne en janvier 2017. Et l’autre client de Gérard Cruz, Farid Benzakour, deux fois condamné dont une pour trafic de stupéfiants.

Les faits reprochés au 11 prévenus, datent de courant 2012 à mai 2013.

Plus de quatre kilos de cocaïne dans une valise

Après de plus de six mois d’enquête, d’écoutes et de filatures, les hommes de l’Octris de Marseille, interpellent, le 16 mai 2013, une femme et un homme à l’aéroport de Toulouse Blagnac. Elle vient du Brésil, lui est venu la chercher.

Marli Boaventura Esquivel est porteuse d’une valise, dans laquelle les policiers découvrent deux sachets entourés de scotch noir recouvrant l’ensemble de la
surface de la valise. Ils sont enduits d’un produit gras et odorant… 4,714 kg de cocaïne pure à 72,3%.

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Photos X DR

Gérard Cruz, l’homme qui est venu attendre Marli Boaventura Esquivel, à l’aéroport est considéré comme l’organisateur du réseau en France. Il conteste les faits reprochés et et se dit être un « aviseur » des douanes, en clair il explique avoir renseigné les douaniers sur ce trafic. Les fonctionnaires confirmeront avoir eu un contact avec lui. En revanche, « il n’avait fourni aucune information ayant permis d’aboutir à une saisie douanière. »  

« il n’avait fourni aucune information ayant permis d’aboutir à une saisie douanière. »

Aujourd’hui Gérard Cruz est détenu en Espagne. La justice française a demandé son extradition, les autorités espagnoles devraient l’extrader vers la France le 28 février prochain.

Les réquisitions contre les principaux prévenus

Dans son réquisitoire, méticuleux, la procureure de l’audience a évoqué une enquête laborieuse face à une équipe laborieuse, qui passe une valise de plus de 4 kilos de cocaïne. Sandrine Royant, a rappelé au tribunal qu’il était face à une organisation puissante, « une équipe composée de péruviens, de boliviens, de brésiliens qui a les moyens d’organiser un trafic international important, des produits qui viennent du Pérou qui ont traversé l’Amazonie. L’ombre de ces gens a plané au dessus de ce procès… » La magistrate a indiqué que le marché européen de la cocaïne c’est : 37 milliard de dollars.

le marché européen de la cocaïne c’est : 37 milliard de dollars 

Au Brésil la cocaïne pure s’achète 4500 €uros le kilo, en Europe c’est 60 à 80 000 €uros avant d’être coupée

Au Brésil la cocaïne pure s’achète 4500 €uros le kilo, en Europe c’est 60 à 80 000 €uros le kilo, avant d’être coupée« Les routes de la cocaïne évoluent et s’adaptent à la répression, aujourd’hui le Brésil est une nouvelle voie…Campana a été sollicité pour assurer la liaison entre le Brésil et la France.« 

Campana

Roger Campana Photo X DR

Contre Roger Campana, la procureur adjointe, a requis : dix ans de prison, assortis d’une période de sûreté des deux tiers, 50 000 €uros d’amende et une amende douanière de 180 000 €uros à régler solidairement avec les autres protagonistes.

Cruz

Gérard Cruz Photo X DR

Avant de requérir contre Gérard Cruz la procureur adjointe, indiqué que son sort pénal est en suspend. Son avocat, Maître Jean-Jacques Campana a demandé, au tribunal, la disjonction de son cas, parce qu’actuellement détenu en Espagne. La justice française a demandé son extradition. Les autorités espagnoles, on indiqué ce jeudi, qu’elles devraient le remettre à la France le 28 février prochain. La magistrate a demandé à l’encontre de l’entrepreneur en BTP, dix ans de prison, 30 000 €uros d’amende et règlement solidaire de l’amende douanière de 180 000 €uros.

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Les plaidoiries des avocats de la défense commencent ce vendredi. Le jugement devrait être mis en délibéré.

14 Fév

Jacques Cassandri : « je n’ai pas du tout participé au casse de Nice »

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Jacques Cassandri Tribunal Correctionnel de Marseille le 12/02/2018 © JFGiorgetti

« Je suis très mal à l’aise devant vous, j’ai usurpé un rôle qui n’était pas le mien, je me suis laissé aller parce que j’avais des informations…je ne suis pas l’auteur de ce casse…c’est difficile de revenir en arrière et de dire que ce n’est pas vrai. »

 

Au troisième jour d’audience, ce mercredi, Jacques Cassandri dément formellement avoir participé au « casse du siècle » : « je n’ai pas participé au braquage, j’avais suffisamment d’éléments pour écrire le livre…j’ai dit que c’était moi, pour participer au succès du livre, c’était pour donner du crédit à l’éditeur, je ne voulais pas qu’il croit que je racontais des craques…j’aime écrire, ça m’a paru intéressant de coucher des détails que je connaissais de cette affaire… »

Remarque de Madame Mée, la présidente du tribunal : »c’est de la folie pure, de la fanfaronnerie mal placée ! »

»c’est de la folie pure, de la fanfaronnerie mal placée ! »

Jacques Cassandri : « non de la faiblesse ! »

« non de la faiblesse ! »

 

Cassandri livre

En 2010, paraît « la vérité sur le casse de Nice » (édition les Petits Matins) sous le pseudonyme Amigo. En réalité, l’auteur est Jacques Cassandri, ce qu’il ne n’a jamais contesté. Dans cet ouvrage il donne des détails très précis, sur le « casse du siècle », et raconte, comment avec ses complices, il a en juillet 2016, percé un tunnel de huit mètres de long, depuis les égouts, et fracturé plus de 300 coffres de la succursale de la société générale de Nice.

Jusqu’à la parution de l’ouvrage, l’organisation de ce holdup up était attribuée à Albert Spaggiari.

La publication de ce livre, a déclenché une enquête judiciaire qui a abouti à ce procès dans lequel, Jacques Cassandri, âgé aujourd’hui de 74 ans, toujours inscrit au fichier du grand banditisme, est jugé depuis lundi avec 12 autres personnes, dont sa femme et ses enfants.

La justice lui reproche d’avoir blanchi et investi une partie du butin, soit 46 millions de francs, l’équivalent de 29 millions d’€uros, aujourd’hui.

Dans cette affaire, le vol est prescrit, les faits datent de 1976. En revanche, le blanchiment est une infraction continue que la justice poursuit lorsqu’elle en prend connaissance.

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Jacques Cassandri en compagnie de son avocat Maître Monneret ©JFGiorgetti

Le chef du clan a passé plusieurs heures, ce mercredi, à répondre aux nombreuses questions de la présidente Mée, notamment sur ses investissements immobiliers en Corse et sur le continent, à propos de la comptabilité des nombreux commerces et restaurants, sur les flux financiers illicites, le patriarche répond : »je suis financièrement honnête, par contre je ne suis pas complètement rigoureux en ce qui concerne la législation… »

»je suis financièrement honnête, par contre je ne suis pas complètement rigoureux en ce qui concerne la législation… »

Au sujet de soupçons d’extorsion sur un projet de construction d’une résidence de tourisme, à Conca, sur la côte orientale de la Corse, il répond à la magistrate : je n’ai pas d’ennemis, je jouis d’une réputation et d’un certain charisme, je n’ai pas de réputation sulfureuse, je n’ai pas besoin d’une kalachnikov pour me faire respecter, à Marseille on dit de moi que je suis un brave mec, je ne fais pas de mal. »

je n’ai pas d’ennemis, je jouis d’une réputation et d’un certain charisme, je n’ai pas de réputation sulfureuse, je n’ai pas besoin d’une kalachnikov pour me faire respecter, à Marseille on dit de moi que je suis un brave mec, je ne fais pas de mal. »

 

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© JFGiorgetti

L’emblématique patron du « son des guitares », une célèbre boîte de nuit marseillaise, est soupçonné notamment de blanchiment aggravé et de non justification de ressource. Il encourt au maximum dix ans de prison et la confiscation de tous ses biens.

L’épouse et les enfants de Jacques Cassandri seront entendus ce jeudi et le réquisitoire devrait être prononcé dans l’après-midi.

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