11 fév

Une Verte voit rouge après le retour des écologistes au gouvernement

Alors que Barbara Pompili, Emmanuel Cosse et Jean-Vincent Placé font leur entrée dans le gouvernement avec le remaniement annoncé jeudi après-midi, une jeune écologiste auvergnate, tête de liste aux élections européennes de 2014 sur la circonscription Auvergne-Centre-Limousin, n’a pas caché sa colère sur Twitter.

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Quelques minutes après l’annonce de ces trois nominations, Clarisse Heusquin a écrit : « le personnel politique démontre sa médiocrité et notamment les écologistes« . Un message sans concession, sans doute d’abord adressé à l’encontre d’Emmanuelle Cosse. La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts n’a jamais été avare de mots souvent durs prononcés contre le Premier Ministre. En avril 2015, elle considérait le modèle économique de Manuel Valls « périmé« . Les deux figures politiques s’opposent également sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, un projet défendu par le socialiste.

Olivier Bianchi a-t-il basculé du côté obscur de la Force ?

Le maire de Clermont-Ferrand cache-t-il son jeu depuis son élection, comme Palpatine à sa prise de pouvoir au Sénat galactique ? L’élu socialiste aurait-il basculé du côté obscur de la Force ? En tout cas, une photo publié sur Twitter à l’occasion du Festival International du Court-Métrage laisse perplexe. On voit l’édile vêtu d’une cape noire et armé d’un sabre-laser rouge. Si la légende de la photo le compare au maître Jedi Obiwan Kenobi, il arbore en fait une allure de Seigneur noir des Sith.

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On sait, et lui-même ne s’en cache pas, Olivier Bianchi capable de coup de sang. Un trait de caractère qui lui colle à la peau et qui se marie plutôt bien, finalement, avec le costume enfilé à l’occasion d’une visite à l’Atelier, école éphémère de cinéma installée provisoirement dans les murs de l’ESC.

05 fév

Le socialiste Gérard Filoche live tweet son voyage en car de Vierzon à Montluçon et se fait allumer par le 1er secrétaire fédéral du PS de l’Allier

000_DV1335251-filocheGérard Filoche n’a pas sa langue dans sa poche, encore moins quand il s’agit d’égratigner Emmanuel Macron. La loi Macron est pour le socialiste une « loi régressiste, la pire loi que la gauche ait proposé », c’est ce qu’avait dit le membre du bureau national du PS en janvier 2015.

Jeudi, alors qu’il se rendait à Montluçon pour assister à une réunion de l’union départementale de la CGT de l’Allier, il a une nouvelle fois pris la mouche contre « son ami » Macron. Pourquoi ? Parce qu’après avoir été de Paris à Vierzon en trains, Gérard Filoche est monté à bord d’un car pour un voyage de 3 heures entre Vierzon et Montluçon.

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Au fil du parcours, le fils de cheminot a eu tout le loisir de dire ce qu’il pensait des voyages en « autocar Macron ». « Ça tangue, ça secoue, y a pas de prise » dans cette « diligence à diesel », raconte-t-il dans ses tweets. Enfin, il finit par exprimer son soulagement d’être arrivé après son aventure provinciale mais « brisé, moulu » avec un « mal aux fesses ».

Mais voilà, Gérard Filoche aurait dû vérifier qu’il était bien à bord d’un bus Macron avant de les attaquer billes en tête sur son chemin. En fait, il était à bord de l’Autocar n°14281 de la… SNCF parti de Vierzon à 10h18 avec une arrivée prévue à Montluçon à 12h55. Ce petit détail lui a été rappelé par un de ses « camarades » socialistes, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du premier secrétaire fédéral du PS de l’Allier.

Si tu veux être utile, lâche twitter et rejoins nous dans nos combats pour le monde réel. – Nicolas Brien, 1er secrétaire fédéral du PS de l’Allier

Sur sa page Facebook, Nicolas Brien pousse lui aussi un « coup de gueule » car il « ne supporte plus ces apparatchiks parisiens qui viennent en province comme d’autres vont au zoo ». « Non, le car que tu as pris n’a rien à voir avec Emmanuel Macron et tout à voir avec les politiques d’abandon des chemins de fer de province que droite et gauche ont laissé la SNCF mener depuis 30 ans au profit des juteuses autoroutes à péage », écrit le jeune conseiller municipal de Montluçon.

Au fil des mots, le ton monte : « Non, les élus de ce territoire que tu méprises ne restent pas les bras ballants et se battent depuis des mois (…) pour que cette galère ne soit plus qu’un mauvais souvenir ». Enfin, Nicolas Brien porte le coup de grâce : « Camarade, respecte-nous. Et si tu veux être utile, lâche twitter et rejoins nous dans nos combats pour le monde réel. »

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22 jan

Flexibilité du travail, rapprochement avec le centre et la droite, Laurent Wauquiez… Le socialiste René Souchon parle sans retenue dans La Voix est Libre

Souchon-LVEL-220116Il restera dans l’histoire comme ayant été le dernier président de la région Auvergne avant que celle-ci ne fusionne avec sa voisine Rhône-Alpes. Le socialiste René Souchon est resté à la tête du Conseil régional pendant plus de 9 ans, succédant en février 2006 à Pierre-Joël Bonté, décédé en cours de mandat.

Après une longue carrière politique qui l’a d’abord vu devenir maire d’Aurillac en 1977, Ministre délégué, secrétaire d’Etat puis député du Cantal en 1986, il a décidé de prendre du recul en ne briguant pas un nouveau mandat en décembre dernier. Invité de La Voix est Libre le 23 janvier sur France 3 Auvergne, René Souchon parle sans retenue pendant 45 minutes n’épargnant personne, pas même son propre camp.

Le travail le dimanche c’est inéluctable aujourd’hui.

« Il faut refonder le Parti Socialiste« , dit René Souchon. Celui qui a désormais une activité de consultant depuis qu’il est libéré de son mandat a quelques idées pour son parti à qui il rappelle qu’on « a changé d’époque » (un message qui vaut également pour l’autre bord). « On continue dans tous les partis, et le PS en particulier, à décliner les mêmes recettes pour aller de l’avant qu’il y a dix ou quinze ans, mais ça ne marche plus« , assure-t-il.

Au passage, il adresse une petite pique au monde syndical, pas exempt de tout reproche à ses yeux non plus et qui doit aussi envisager d’évoluer pour adapter son mode de pensée à un monde qui change. « Les syndicats doivent se refonder complètement », dit René Souchon pour le moins circonspect quand il voit l’attitude de certains syndicats sur le travail le dimanche, « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, le travail le dimanche c’est inéluctable aujourd’hui« .

Il faut préserver les droits et les intérêts des travailleurs mais permettre la flexibilité et la souplesse absolument indispensables.

Pour lutter contre le chômage et relancer l’emploi, là encore René Souchon estime qu’il faut briser des tabous, certes en conservant les valeurs fondamentales du socialisme mais en les déclinant « à la lumière des contraintes du monde actuel« . « On ne peut plus continuer avec les rigidités comme celles que l’on a mais, d’un autre côté, on ne peut pas précariser les salariés. Il faut préserver les droits et les intérêts des travailleurs mais permettre la flexibilité et la souplesse absolument indispensables ». Voilà un discours que ne renierait pas Emmanuel Macron, pas même quelques figures du centre et de la droite.

D’ailleurs, René Souchon pense que le moment est peut-être venu de mettre en place « un contrat de législature« . « On peut se mettre d’accord avec certains centristes voire certains hommes et femmes de droite sur un certain nombre de réformes« . Juppé, Raffarin, Souchon, même combat ?

[Laurent Wauquiez] est en train de transformer le Conseil régional en chambre d’enregistrement.

Au cours de l’émission, René Souchon a bien évidemment été interrogé sur les premiers pas du nouveau président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Au cours de la campagne électorale, il n’avait pas hésité à parler du « nouveau souffle » de Laurent Wauquiez comme étant « du vent du passé« . Des propos qu’il maintient trois semaines après la prise de fonction de l’élu Les Républicains et il en remet une couche. « Dans le Cantal, on va faire des routes, au Puy-en-Velay, on va s’occuper de la statue de Saint-Joseph et à Moirans on va mettre des portiques dans les lycées. Ce n’est pas avec ça qu’on construit l’avenir, il faudrait que la Région reste dans ses compétences, je rappelle qu’il y a une loi qui interdit la compétence générale. Toutes ces annonces sont faites alors que le Conseil Régional n’a pas délibéré. Il est en train de transformer le Conseil régional en chambre d’enregistrement« .

En retrait, René Souchon, mais en pleine forme !

12 jan

Voilà pourquoi la région s’appellera Auvergne-Rhône-Alpes

AURALe débat fait rage sur les réseaux sociaux depuis des mois. Quel nom portera la nouvelle région née de la fusion de l’Auvergne et de Rhône-Alpes ? Il semblerait que l’habitude prise depuis près d’un an de la nommer Auvergne-Rhône-Alpes mette tout le monde d’accord. D’ailleurs, quelques signes ne trompent pas.

Le 4 janvier le compte Twitter de la région Rhône-Alpes a changé de nom pour devenir @auvergnerhalpes. Le site internet officiel a également fait peau neuve. Les 7,7 millions d’habitants répartis dans les douze départements peuvent suivre l’actualité de la Région en allant à l’adresse « http://www.auvergnerhonealpes.eu/« .

On peut également constater que les noms de domaine rattachés à « auvergnerhonealpes » contenant les suffixes « .com » et « .org » ne sont plus disponibles.

CaptureAURA

Pour rappel, Laurent Wauquiez, qui préside depuis le 4 janvier la deuxième région de France, a toujours clamé haut et fort qu’il ne donnerait pas un centime à une quelconque agence pour trouver comment la nommer. Les noms des nouvelles régions seront rendus définitifs par un décret du Conseil d’Etat avant le 1er octobre.

05 jan

Auvergne-Rhône-Alpes : l’Auvergne est-elle sous représentée dans l’exécutif régional ?

Deux, c’est le nombre de vice-présidents issus du territoire auvergnat parmi la quinzaine que compte le Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes présidé depuis le 4 janvier 2016 par Laurent Wauquiez. A peine en place, le nouvel exécutif fait grincer des dents dans les rangs socialistes. Ainsi, le Bourbonnais Jean Mallot, s’est exprimé sur Twitter en regrettant que l’Auvergne soit « déjà minorée ». « Ça commence mal ! », dit l’ancien conseiller régional.


Si on ajoute la présidence occupée par un élu de Haute-Loire, il y a trois Auvergnats pour treize Rhônalpins dans l’exécutif, soit 18,75 % du total. L’Auvergne est-elle vraiment minorée ? En tout cas, si on regarde les proportions dans le nombre d’électeurs, on observe le même rapport. En décembre dernier, pour élire les 204 conseillers régionaux, 5 353 656 électeurs ont été appelés aux urnes dont 18,93 % d’électeurs auvergnats.

Et dans la commission permanente ?

La commission permanente est composée de 45 conseillers régionaux auxquels viennent s’ajouter le président et les 15 vice-présidents. Sur les 61 membres, 12 sont issus des territoires d’Auvergne, soit 19,67 %. On reste donc dans les mêmes proportions.

 

 

Figures olympiques au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes

Pezerat et Montillet

A peine assis sur le fauteuil de président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le 4 janvier, Laurent Wauquiez a paru déjà en forme olympique pour mener les premiers débats de l’assemblée. Répondant du tac-o-tac à ses opposants socialistes et communistes, renvoyant le chef de file du Front National à ses études quand celui-ci était repris pour deux erreurs lors de deux interventions, il n’y a pas eu de round d’observation. L’homme est pressé et l’a bien fait comprendre.

Peut-être se sentait-il galvanisé par la présence dans la salle de deux champions olympiques… C’est une des images de l’installation de ce nouveau Conseil Régional à Lyon : deux anciennes figures des sports d’hiver qui ont rangé les combinaisons au placard pour se lancer dans un autre sport. A l’occasion d’une suspension de séance, lundi après-midi, on a ainsi pu voir Carole Montillet, élue sur la liste de Laurent Wauquiez en Isère, en grande discussion avec Gwendal Peizerat, issu de la liste de Jean-Jack Queyranne sur la Métropole de Lyon.

Si les deux anciens athlètes, championne olympique de descente en 2002 pour elle et champion olympique de danse sur glace également en 2002 pour lui, ne portent pas le même maillot, ils ont apparemment la même passion pour la politique.

10 déc

Régionales 2015 : les listes de Jean-Jack Queyranne pour le 2nd tour en Auvergne

Au lendemain du 1er tour des élections régionales qui a vu Jean-Jack Queyranne arriver en 3ème position en Auvergne-Rhône-Alpes derrière Laurent Wauquiez (Les Républicains) et Christophe Boudot (Front National), le président socialiste sortant de la région Rhône-Alpes a du redistribuer les cartes au sein de ses équipes.

Il a fait appel à Jean-Charles Kohlhaas (EELV) et Cécile Cuckierman (PCF) afin de fusionner ces trois listes de gauche. Voici les quatre listes qui concernent l’Auvergne (entre parenthèses, la liste d’origine).

Allier

  1. Jean-Michel GUERRE (PS/PRG)
  2. Pascale SEMET (PCF/MRC)
  3. Nicolas BRIEN (PS/PRG)
  4. Marie-Claude LÉGUILLON (PS/PRG)
  5. Yannick MONNET (PCF/MRC)
  6. Marie-José CHASSIN (PS/PRG)
  7. Jean-Michel BOURGEOT (PS/PRG)
  8. Anne BABIAN-LHERMET (EELV/PG)
  9. François DARD (PS/PRG)
  10. Geneviève DE GOUVEIA (PCF/MRC)
  11. Henri MALAVAUD (PS/PRG)

 

Cantal

  1. Dominique BRU (PS/PRG)
  2. Philippe DUBOURG (PS/PRG)
  3. Marie-Noëlle BENOIT (PCF/MRC)
  4. Jean-Louis BENAVENT (EELV/PG)
  5. Claudine ROYER (PS/PRG)
  6. Vincent MARTINET (PS/PRG)

Haute-Loire

  1. André CHAPAVEIRE (PS/PRG)
  2. Evelyne VALENTIN (PCF/MRC)
  3. Patrice DOUIX (PS/PRG)
  4. Annie MANGIARACINA (PS/PRG)
  5. Fabrice FARISON (PS/PRG)
  6. Laure BLÉE (PS/PRG)
  7. Bernard COTTE (PS/PRG)
  8. Céline GACON (EELV/PG)

Puy-de-Dôme

  1. Alain BUSSIÈRE (PS/PRG)
  2. Anna AUBOIS (PS/PRG)
  3. Boris BOUCHET (PCF/MRC)
  4. Catherine FROMAGE (PCF/MRC)
  5. Roger MEALLET (PS/PRG)
  6. Fatima BEZLI (EELV/PG)
  7. Hamid BERKANI (PS/PRG)
  8. Garance YAYER (PS/PRG)
  9. Christian BOUCHARDY (PS/PRG)
  10. Karine VACANT (PS/PRG)
  11. Olivier HARKATI (PS/PRG)
  12. Stéphanie SOUCHE (PS/PRG)
  13. Jean-Marc MIGUET (PCF/MRC)
  14. Nadine BOST (PS/PRG)
  15. Tony BERNARD (EELV/PG)
  16. Dominique MOLLE (PS/PRG)
  17. Jean-Claude GAILLARD (PS/PRG)
  18. Françoise MAYOT (PS/PRG)
  19. André CHASSAIGNE (PCF/MRC)

09 déc

Contre le FN, André Chassaigne voterait « sans hésiter » pour Bertrand ou Estrosi

Alors que Jean-Luc Mélenchon ne donne aucune consigne de vote dans les régions où le Parti Socialiste a retiré ses listes pour le second tour des élections régionales laissant les listes d’union de la Droite seules face au FN, l’autre figure du Front de Gauche, le député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne, a indiqué que s’il était électeur en PACA ou Nord-Pas-de-Calais-Picardie, il voterait « sans hésiter » pour les candidats Les Républicains Xavier Bertrand ou Christian Estrosi.

« Si je devais choisir entre une liste FN et une liste Les Républicains, avec Bertrand ou quelqu’un d’autre, je voterais les Républicains sans hésiter« , a-t-il déclaré lors d’un point presse. L’élu auvergnat a cependant déploré la décision « unilatérale » du parti socialiste de retirer ses listes dans ces deux régions. Ainsi, en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, il voterait pour la liste PS conduite par le Cussetois d’origine Jean-Pierre Masseret pour faire barrage au Front National.

24 nov

Les conseillers régionaux auvergnats sont-ils assidus ?

C’est un gros travail de pointage des présents et des absents lors assemblées plénières des différents conseils régionaux qu’a réalisé la rédaction de l’Oeil du 20 heures pour France 2.  Après s’être procuré les procès-verbaux de mars 2010 à fin 2015, nos confrères ont dressé un bilan, région par région.

A lire : l’enquête de l’Oeil du 20 heures

Sur le plan national, le taux de présence est de 88%, toutes tendances politiques confondues. L’Auvergne fait mieux avec une assiduité évaluée à 91%. Ce sont les élus d’Europe Ecologie-Les Verts qui affichent le plus fort taux de présence (97%) devant le groupe socialiste (96%). Les Républicains et l’UDI arrivent plus loin derrière (87%). Enfin, le Front de Gauche ferme la marche (85%).

*Yves Carroy est décédé le 22 février 2015

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