13 Mar

Nouvelle direction pour l’Ecole de Journalisme de Toulouse (EJT)

Changement d’époque à l’EJT avec le départ de Bertrand Thomas, le directeur, et du président du conseil d’administration Robert Pietri. Un nouveau directeur s’apprête à prendre ses fonctions.

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C’est une période charnière pour l’EJT qui voit sa direction changer de tête et des questions se poser sur l’avenir de cette formation en journalisme, la seule reconnue par la profession à Toulouse.

De nouvelles têtes

Directeur « historique » de l’Ecole de Journalisme de Toulouse (EJT), Bertrand Thomas fera valoir ses droits à la retraite le 31 mars. Son départ s’accompagne de celui de l’autre cheville ouvrière de l’école, Claudine Butcher, directrice de l’administration et de la formation continue, qui elle aussi quitte l’établissement. L’école va donc recruter un nouveau directeur. Il s’agit de Pierre Ginabat, ancien fondateur notamment de L’Echo du Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales.

L’école est gérée par une association à but non-lucratif, dirigée par un conseil d’administration. Il était jusqu’à présent présidé par Robert Pietri, l’ancien directeur de Télé Toulouse. Une nouvelle association va être créée avec un nouveau conseil d’administration dont la présidence devrait être confiée, selon nos informations, au patron d’une agence d’info toulousaine.

Un rapprochement avec des établissements universitaires ?

Bref, l’EJT tourne une page de son histoire et l’école se pose également des questions sur son avenir. Actuellement, les étudiants sortent avec l’équivalent d’un diplôme Bac + 4 après trois ans d’études (la formation est la seule des 14 écoles de journalisme reconnues en France à avoir un cursus sur 3 ans et non 2 comme les autres, pour un coût total d’environ 10 000 euros). L’établissement souhaite pouvoir faire accéder ses diplômés au niveau Master 2 (bac + 5).

Pour cela, l’association s’est rapprochée ces dernières mois de plusieurs établissements universitaires toulousains : l’Institut Catholique de Toulouse (ICT), dont l’EJT loue une partie des locaux, et Sciences Po Toulouse qui dispose déjà d’une formation en journalisme niveau Master 2. L’idée serait d’adosser la formation en journalisme de l’EJT à un établissement universitaire. Mais les discussions avec ces deux établissements toulousains n’ont, à ce jour, pas abouti.

Plusieurs formations au journalisme à Toulouse

Outre l’EJT, plusieurs autres formations en journalisme existent à Toulouse. Sciences Po, donc, possède une formation en 4ème et 5ème année pour une douzaine de ces étudiants. Il existe aussi l’Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse (ISJT), installé désormais dans le quartier de Saint-Aubin. Ou encore la formation en bachelor journalisme de l’ISCPA Toulouse, situé à Blagnac.

FV (@fabvalery)

04 Jan

Avec le départ de Jacques Verdier, une page se tourne à Midi Olympique

Après 37 ans passé au journal du rugby à Toulouse, Jacques Verdier, directeur délégué de Midol a pris sa retraite le 31 décembre 2017.

Jacques Verdier

Jacques Verdier

« Le casque et la plume ». L’hommage est à la une de Midi-Olympique cette semaine, à la hauteur de l’événement : après 37 ans passé à Midol, le « patron » a quitté la rédaction du bihebdomadaire spécialisé dans le rugby, appartenant au groupe La Dépêche du Midi. Un hommage signé d’Emmanuel Massicard, l’actuel rédacteur en chef de Midi Olympique.

Jacques Verdier, natif de Saint-Gaudens(Haute-Garonne) a marqué l’histoire du journal. Le 31 décembre dernier, il a pris sa retraite. Sa plume, ses engagements, ses coups de gueules n’ont jamais laissé indifférents. Sur les plateaux télés ou à la radio, notamment sur RMC, il a incarné le journal pendant de longues années.

Une personnalité parfois contestée au sujet de ses prises de positions très arrêtées sur le rugby français, en raison de sa proximité avec certains dirigeants ou même en interne au sein du journal où il a longuement été le maître absolu, écartant les contestataires, comme lors du licenciement du rédacteur en chef Philippe Kallenbrunn en 2015.

D’ailleurs, signe de sa personnalité, Jacques Verdier a son « fake » sur Twitter, malicieusement surnommé « Jacques Verdâtre ». Un profil sarcastique qui se moque régulièrement du vocabulaire employé par l’ex-directeur du Midol et qui n’a pas manqué de saluer le départ à la retraite de son alter-égo :

Jacques Verdier est également l’auteur de plusieurs romans et d’une dizaine de libres sur le rugby.

FV (@fabval)

28 Août

Pendant l’été, Sud Radio a quitté Toulouse : une dizaine de licenciements

C’est terminé. Sud Radio, historiquement basée à Toulouse, a définitivement quitté ses locaux de Labège. Désormais la radio est entièrement réalisée depuis Paris.

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« Toulouse, berceau historique de Sud Radio ». Ces mots ont été prononcés à l’antenne le 26 juillet dernier, à l’issue du dernier flash info de 19 heures présenté depuis les locaux de Labège, près de Toulouse. Ce jour-là, une page de plus de 30 ans d’histoire de Sud Radio a été tournée.

Désormais, Sud Radio est une radio… parisienne. Ce « déménagement », nous vous l’avions révélé sur ce blog il y a un an. Fiducial Médias, propriétaire de Sud Radio et filiale de Fiducial, a depuis mené tambour battant le transfert de ses activités dans la capitale. Le personnel à Toulouse s’est vu proposer des mutations, la plupart du temps sans valorisation salariale. Beaucoup ont décliné ces offres : des premiers licenciements avaient eu lieu en janvier dernier, les autres ont suivi cet été. Ne restent plus, selon nos informations que trois délégués du personnel qui, après accord de l’administration, seront licenciés en septembre. Une dizaine d’emplois supprimés à Toulouse.

Désormais, une seule journaliste assurera à Toulouse la « correspondance » pour Sud Radio.

Malgré cette situation difficile, une partie de l’équipe licenciée a voulu marquer l’événement en publiant courant août une photo (voir ci-dessous) sur les réseaux sociaux pour marquer, avec le sourire, son « transfert » de Sud Radio à… Pôle Emploi !

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Sollicité à plusieurs reprises depuis l’annonce de ce transfert, la direction de Sud Radio n’a jamais souhaité nous répondre. En avril dernier, le PDG de Fiducial Médias, Didier Maïsto, s’était longuement exprimé sur TV Libertés, la web-TV dirigée par l’ex-Front National Martial Bild et chantre de la « réinformation » chère à l’extrême-droite. Il y parlait en ces termes de Sud Radio : « Quand nous l’avons reprise, il n’y avait pas de programmes, il a fallu payer les dettes, restructurer techniquement la radio, repenser l’éditorial ». Depuis Sud Radio a notamment recruté l’ex-député Henri Guaino comme chroniqueur et confié à Valérie Expert une émission matinale sur… les médias.

Ce lundi 28 août, Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse, était l’invité de la matinale… de Sud Radio. Mais le sujet portait sur les rythmes scolaires. Le sort des salariés de la radio et son déménagement autoritaire n’ont donc pas été évoqués à l’antenne.

Didier Maïsto qualifiait la radio historique du Grand Sud, dans son interview sur TV Libertés, de « radio nationale et généraliste installée au sud… de Paris ».

C’est désormais vraiment le cas.

FV (@fabvalery)

05 Avr

Finalement, Sud Radio ne gardera aucun salarié à Toulouse

INFO FRANCE 3 – Coup de théâtre dans le redéploiement de l’ex-radio du grand sud à Paris. Le groupe Fiducial a annoncé ce mercredi aux représentants du personnel que tous les postes sont transférés à Paris. Plusieurs licenciements à la clé.

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Le feuilleton du déménagement de Sud Radio de Labège (près de Toulouse) à Paris n’en finit pas. Après cette annonce en mai 2016, Fiducial Médias, branche médias du groupe Fiducial, propriétaire de la radio, avait indiqué que la radio garderait un journaliste correspondant à Toulouse et que la rédaction des sports resterait basée à Toulouse.

Plus aucun correspondant à Toulouse

Mais patatras ! Ce mercredi matin, la direction a présenté un nouveau projet aux représentants du personnel : il n’y aura, en juin prochain, plus aucun salarié de la radio à Toulouse, journaliste ou autre. Le projet de maintenir un journaliste correspondant est abandonné.

Le service des sports supprimé

Fiducial avait prévu de laisser le service des sports (3 journalistes) à Toulouse. Finalement, la direction a décidé de fermer purement et simplement le service et de licencier les trois journalistes. Les sports seront externalisés chez un prestataire.

Mutation ou licenciement

D’ici juin, les 15 personnes qui travaillent encore à Toulouse (12 CDI et 3 CDD) se verront donc proposer une mutation à Paris. S’ils refusent, ils seront licenciés. Une première vague de licenciement a eu lieu fin 2016. 7 journalistes étaient concernés : un a accepté la mutation, les 6 autres ont été licenciés.

Dans 3 mois, Fiducial aura donc tiré un trait sur plusieurs décennies de présence de Sud Radio à Toulouse et dans le sud-ouest. 

FV (@fabvalery)

27 Mar

TV Sud confirme l’entrée à son capital de Bruno Ledoux

Le riche investisseur entre au capital de Médias du Sud, qui s’apprête à ouvrir une nouvelle télé locale à Toulouse, avec comme objectif de créer un réseau de télés locales privées en France.

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Comme nous l’avions révélé sur ce blog en septembre dernier, alors que TV Sud était encore en concurrence avec BFM pour décrocher la fréquence locale de Toulouse (post-TLT), Bruno Ledoux vient de s’associer au groupe Médias du Sud. La letter of intention de Bruno Ledoux, richissime investisseur, s’est transformée en une entrée au capital du groupe gestionnaire de TV Sud, selon un communiqué du groupe de télés locales (Montpellier, Nîmes, Perpignan et bientôt Toulouse).

Sauveur de Libé

Issu d’une famille de riches industriels, Bruno Ledoux, à la tête d’une fortune personnelle considérable, est plutôt du genre discret. En 2014, il a été considéré comme le sauveur du journal Libération, alors en faillite. Actionnaire de référence du journal, il s’en est ensuite éloigné à la faveur d’un échange d’action avec SFR Presse, émanation d’Altice Média, détenue par le magnat Patrick Drahi.

Nous révélions donc ici en septembre 2016, qu’il était devenu la « botte secrète » de Christophe Musset, le PDG de Médias du Sud dans la course qu’il menait pour décrocher la fréquence de télé locale de Toulouse, laissée libre après la disparition de TLT en juillet 2015. Face à eux à cette époque, BFM TV… du groupe Altice Média. Finalement, à la veille du passage du grand oral devant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, à la surprise générale, BFM retire sa candidature et s’assoce au projet de TV Sud !

Aux côtés de TV Sud devant le CSA

D’ailleurs ce jour-là, devant le CSA, Bruno Ledoux, d’habitude presque invisible, est à la table face aux sages de l’audiovisuel. Une victoire pour Christophe Musset qui montre ainsi, avec la lettre d’intention du riche investisseur, que le CSA n’a pas de crainte à avoir concernant la solidité financière du groupe. 

En entrant au capital de Médias du Sud, Bruno Leroux ne sera pas directement opérateur de la future chaîne locale de Toulouse (qui va émettre à partir du 31 mai 2017). La holding, dans laquelle il vient d’entrer, est actionnaire à 90,1 % de la société TV Sud LR (pour « Languedoc Roussillon) associée aux Journaux du Midi (groupe La Dépêche) qui détient les 9,9 % restants. C’est cette société TV Sud LR qui détiendra 80,1 % de TV Sud Toulouse, les 19,9 autres % étant détenus par New Co (alias BFM TV).

Vers un réseau national de télés locales

Ce que recherche Bruno Ledoux, en s’associant avec Christophe Musset, c’est de créer un réseau de télés locales en France. Il est déjà actionnaire de Télif, qui réunit 7 télés locale de la région Île-de-France. Christophe Musset, lui, va créer avec Toulouse, un réseau régional de télés locales privées (bien que financées en partie par de l’argent public) : une sorte de laboratoire régional du projet de réseau national.

L’enjeu est évidemment d’être plus puissant unis qu’isolé, de diminuer les coûts en mutualisant les moyens mais aussi de parvenir à monétiser les vidéos des différentes télés locales sur internet. A ce sujet, TV Sud est en pointe. Bruno Ledoux semble l’avoir compris. Il n’y a pas que de la philantropie dans sa démarche.

FV (@fabvalery)

09 Mar

Tournoi de foot des écoles de journalisme : l’EJT remet son titre en jeu ce week-end à Toulouse

Vainqueur l’an passé du tournoi (et du blaireau surnommé « Typhus » qui fait office de trophée), l’Ecole de Journalisme de Toulouse remet son titre en jeu ce week-end à domicile. Avec une préparation quasi-professionnelle !

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Ce n’est pas tous les jours qu’un club de foot toulousain remporte un trophée. Alors quand l’an passé l’équipe de l’EJT a ramené de Lille le « Blaireau » attribué au vainqueur du tournoi de foot annuel des écoles de journalisme, une première, l’événement a eu un retentissement majeur !

Cette année, c’est donc à domicile que l’EJT remet son titre en jeu ce week-end des 11 et 12 mars. Et l’équipe s’est préparée comme jamais. On peut notamment suivre ses aventures sur le fil twitter de l’équipe, l’EJT FC : une préparation toute en auto-dérision !

L’EJT FC vit… dans un monde parallèle à celui du TFC ! Et justement, les étudiants-journalistes/footballeurs-amateurs ont même réussi à persuader le coach du TFC, Pascal Dupraz, de venir refaire pour eux un pastiche de sa célèbre « causerie » avant le match décisif de la saison dernière à Angers, qui a permis d’assurer le maintien en Ligue 1. La vidéo est particulièrement réussie :

Souhaitons donc bonne chance aux joueurs de l’EJT FC dans leur tentative de conserver Typhus à la maison !

FV (@fabvalery)

03 Fév

La future chaîne TV Sud Toulouse va recevoir 1,5 million d’euros de la Région

La commission permanente du Conseil régional d’Occitanie a approuvé vendredi 3 février le contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec TV Sud qui lance une nouvelle antenne locale à Toulouse le 31 mai. 1,5 millions d’euros seront versés sur l’exercice 2017-2019.

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

De longues semaines qu’il attend ça. Le patron de Médias du Sud, maison-mère de TV Sud, Christophe Musset, a reçu ce vendredi un feu vert financier du Conseil régional d’Occitanie qui s’est engagé à verser 1,5 millions d’euros entre 2017 et 2019. Le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) entre la chaîne locale et la Région a été approuvé ce vendredi par la Commission permanente du Conseil régional.

Bonne semaine pour TV Sud qui a aussi reçu le feu vert officiel du CSA pour la fréquence de Toulouse, laissée libre par la disparition de TLT en juillet 2015. Les « sages » de l’audiovisuel ont ratifié le projet de convention entre les deux parties.

Sans surprise, puisque que le CSA avait déjà fait connaître son choix en octobre dernier. Un choix pas très difficile à faire, TV Sud étant seule candidate après le retrait de BFM TV, qui avait préféré entré au capital du projet de son adversaire ! Mais il restait à obtenir l’argent de la région !

De longues discussions

Pendant des semaines, d’après nos informations, les dirigeants de TV Sud ont négocié avec le Conseil régional la signature du Contrat d’objectifs et de moyens (COM) et ses termes financiers et d’engagement en matière de programmes. Un financement impératif pour que le CSA accepte de signer la convention. Et d’après nos informations, ces négociations n’ont pas été faciles.

Au sein même de la majorité du Conseil Régional d’Occitanie, les points de vue divergeaient autour du versement de sommes importantes à une chaîne privée. Certains élus, qui auraient bien vu un rapprochement avec France 3, renaclaient à signer le chèque. TV Sud et ses antennes de Nîmes, Montpellier et Perpignan étaient déjà sous contrat avec l’ex-région Languedoc-Roussillon. Il fallait donc intégrer le projet toulousain dans les négociations.

500 000 euros par an

Finalement, l’accord a été décroché et la Région versera 500 000 euros par an à TV Sud Toulouse, soit un peu moins de 50 % de son budget prévisionnel (1,2 millions en 2017) ! Cette somme correspond à ce que l’ancien conseil régional Midi-Pyrénées avait versé à feue TLT (avec trois versements de 500 000 euros sur les 3 derniers exercices de la chaîne avant sa disparition en juillet 2015). En comparaison, la Région verse 200 000 euros par an à TV Perpignan.

Le patron du groupe Médias du Sud (qui est aussi associé dans le projet à La Dépêche du Midi, minoritaire) Christophe Musset précise qu’il lui faudra trouver d’autres financement, l’objectif étant de passer à 2 millions d’euros de budget en 2018.

Les élus régionaux ont en quelque sorte « payer pour voir », charge pour TV Sud d’être à la hauteur des espérances de la Région, notamment en matière de promotion du nouveau territoire régional, pour revenir à la table des négociations pour les années suivantes.

L’équipe de TV Sud peut maintenant continuer son travail pour l’installation de la nouvelle chaîne toulousaine, avec le recrutement de journalistes, une dizaine de « city-reporters » qui vont sillonner Toulouse et réaliser chaque jour un journal d’une dizaine de minutes diffusé à 19h30.

Une chaîne régionale privée, avec des fonds publics

Située dans la capitale de la région, TV Sud Toulouse devrait rapidement devenir le « navire-amiral » de TV Sud, qui exploite déjà les chaînes locales de Nîmes, Perpignan et Montpellier. Une mutualisation des moyens, y compris de diffusion, est prévue dès le lancement. Quant aux programmes, ils devraient également être rapidement mis en commun pour que les 4 chaînes de TV en Occitanie forment une nouvelle télé régionale. Répondant ainsi au voeu de Carole Delga qui avait appelé de ses voeux un média audiovisuel à l’échelle de la région, capable de promouvoir le nouveau périmètre régional. Quant à la mairie de Toulouse, elle est, contrairement à TLT, totalement absente du projet. Un souhait de Jean-Luc Moudenc qui a laissé le champ libre à Carole Delga.

Lancement attendu de TV Sud Toulouse le 31 mai, juste avant les élections législatives.

FV (@fabvalery)

07 Déc

Toulouse : sortie du N°5 de « Gibraltar » réalisé grâce au financement participatif

Les éditions « Un pont entre deux mondes » à Toulouse avaient lancé en mai dernier une opération de crowdfunding pour financer le 5ème numéro de la revue méditerranéenne de qualité. Le N°5 sort en librairies.

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On y croise les « accordeurs de paix » en Palestine, les habitants du camp de Chatila à Beyrouth, et ainsi de suite.

Comme à son habitude « Gibraltar », la revue créée à Toulouse en 2013 pour « jeter un pont entre les deux rives de la Méditerranée », offre à ses lecteurs des reportages de grande qualité, des portfolios empreints d’émotion, des dessins, des récits, des fictions aussi dont, cette fois, un très beau texte sur l’Algérie du romancier Yasmina Khadra !

Comme à chaque fois, « Gibraltar » surprend ses lecteurs et nous fait voyager avec un regard aiguisé sur les enjeux géopolitiques qui influencent la vie quotidienne de dizaines de millions d’habitants.

Le numéro 4 de Gibraltar date (déjà) de février 2015. Beaucoup de temps a passé et beaucoup d’énergie a aussi été dépensée par son directeur, Santiago Mendieta, pour œuvrer à choisir des contenus exigeants, des auteurs de talents.

Mais réaliser une revue de cette qualité, avec 175 pages sans publicité, est une gageure. Il a donc fallu lancer (et réussir) une opération de financement participatif pour permettre au 5ème numéro de Gibraltar de sortir en librairie. Un pari réussi. Et c’est tant mieux pour les lecteurs.

FV (@fabvalery)

01 Déc

Sud Radio : première vague de licenciements à Toulouse

Les premiers entretiens préalables au licenciement ont eu lieu mercredi 30 novembre dans les locaux de Labège près de Toulouse, dans le cadre du déménagement de la radio du sud à Paris, décidé par le propriétaire Fiducial Médias.

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7 salariés de Sud Radio ont été convoqués mercredi 30 novembre à un entretien préalable au licenciement, selon nos informations, la direction de la radio leur signifiant que leur poste est transféré à Paris. Il s’agit d’une assistante, d’une standardiste, d’un producteur, d’un animateur et de trois journalistes.

Mutés à Paris ou licenciés

La DRH de l’entreprise leur a indiqué qu’ils étaient mutés à Paris, sans augmentation de salaire. En cas de refus, ce qui semble être le cas des 7 personnes concernées par cette première vague, ils se voient proposer un reclassement dans le groupe, pour certains des CDD à Paris moins bien rémunérés que leurs postes actuels à Toulouse. 

Les salariés ont jusqu’au 21 décembre pour faire connaître leur réponse. Ce délai passé, ils seront licenciés pour motif économique. Certains, d’après nos informations, seraient même s’ils le souhaitent dispensés d’activité dès lundi 5 décembre.

25 salariés concernés à Toulouse

Les salariés et leurs représentants syndicaux s’insurgent contre les méthodes de Fiducial qui s’était engagé devant les élus lors d’un CE extraordinaire début novembre à ne licencier personne avant les fêtes. Quant aux autres salariés toulousains, ils sont dans l’attente.

Selon les salariés, en procédant par « petits groupes », Fiducial évite de déposer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et gagne ainsi du temps dans sa procédure de déménagement de Sud Radio de Toulouse à Paris. Sud Radio emploie encore environ 25 personnes à Labège.

Toulouse, un simple bureau ?

Quant à l’avenir de l’implantation de la radio historique à Toulouse, la direction indique qu’elle souhaite quitter les locaux de Labège pour une « vitrine » dans Toulouse. Mais pour le personnel la décision semble prise : il ne devrait rester d’ici juin 2017 qu’un simple bureau avec un ou deux correspondants, comme c’est déjà le cas à Bordeaux ou Marseille.

La « RMCisation » de Sud Radio

Dans le même temps, Sud Radio renforce, à Paris, son recrutement de « signatures » : l’animatrice ex-porno star Brigitte Lahaie, le polémiste André Bercoff, le journaliste politique ex-iTélé Mickaël Darmon… L’antenne de l’ex-« radio du grand sud » ressemble de plus en plus à sa concurrente RMC, même si ses dirigeants s’en défendent. Mais en terme d’audience, RMC a une sacrée longueur d’avance.

Les (longues) années toulousaines de Sud Radio semblent déjà être du passé.

FV (@fabvalery)

25 Nov

Nouvel émetteur TNT : la grande solitude des téléspectateurs toulousains

Depuis le changement d’émetteur de Lafilaire à Pech David en début de semaine à Toulouse, beaucoup de téléspectateurs ont perdu les chaînes gratuites de la TNT. Il leur faut alors faire appel à un antenniste. A leurs frais.

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Pour regarder les émissions et les journaux régionaux de France 3, les programmes de France 2 mais aussi de TF1, France 5, M6, Arte, W9, etc, il faut maintenant que les antennes râteaux des Toulousains soient tournées vers l’émetteur de la colline de Pech David, qui distribuait déjà les chaînes payantes de la TNT.

Depuis mardi 22 novembre, bon nombre de téléspectateurs toulousains ne captent plus les chaînes concernées et pas des moindres (TF1, France 2, France 3, France 5, M6, ARTE, W9, TMC, NT1, NRJ 12, LCP/PUBLIC SENAT, France 4, France O, 6ter, France info) ou les captent mal avec des messages du type « signal inexistant ou faible ». 

Cette grande pagaille a un coût

Il faut alors intervenir sur l’antenne râteau (évidemment ce problème en concerne pas ceux qui captent la TNT par satellite, par le câble ou la fibre optique) et c’est là que ça se corse.

La seule solution : faire appel à un professionnel. On l’a déjà dit, ne prenez pas le risque de monter sur votre toit. Mais pour que votre télé retrouve ses chaînes, il faut déjà réussir à joindre un antenniste : depuis mardi, ils sont débordés par les appels des Toulousains. Et les interventions sont payantes : 80 ou 100 euros minimum.

Les chaînes ne sont pas responsables de cette situation

Depuis mardi, les médias concernés, dont France 3 Midi-Pyrénées, reçoivent de nombreux appels de téléspectateurs désarmés. Et pourtant les chaînes ne sont pas responsables de cette situation. C’est TowerCast, opérateur de diffusion (Groupe NRJ, deuxième opérateur français derrière TDF) qui a gagné le marché de diffusion de ses chaînes sur Toulouse pour 5 ans et dont les équipements sont installés à Pech David.

« Il y avait aussi la question des émetteurs proches du centre-ville que la mairie de Toulouse voulait voir déménager pour les installer à la périphérie« , explique-t-on chez TowerCast qui indique que les téléspectateurs ne pourront pas bénéficier d’aides financières pour fdaire modifier leur installation « mais ont la garantie qu’ensuite rien ne bougera pour les 5 ans qui viennent ».

En cas de problème, vous pouvez joindre l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ou bien directement l’opérateur TowerCast sur son site internet ou par téléphone au 01 40 71 40 71.

FV (@fabvalery)