05 Avr

Des députés veulent interdire aux médias de diffuser le nom et la photo des terroristes

Quelques jours après les attaques de Trèbes et Carcassonne, le député Les Républicains du Lot Aurélien Pradié est à l’origine d’une proposition de loi interdisant aux médias de publier les noms et les photos des auteurs d’acte de terrorisme pendant 5 ans.

Des policiers devant le domicile du terroriste de Trèbes et Carcasssonne (Photo / P. Pavani / AFP)

« La lutte contre le terrorisme est aussi une guerre des images » expliquent les députés signataires de la proposition de loi déposée par Aurélien Pradié, député LR du Lot. C’est à ce titre que cette proposition de loi veut interdire aux médias (et par extension à tout citoyen) de diffuser pendant 5 ans les noms, prénoms et photos du visage de terroristes ayant commis un attentat sur le sol français. Une proposition de loi qui intervient quelques jours après l’attentat de Carcassonne et de Trèbes perpétré par Radouane Lakdim.

« Cette proposition de loi contribuera à donner à notre démocratie une arme supplémentaire pour combattre nos ennemis » écrivent les députés signataires (voir liste complète en pied de cet article, parmi lesquels une majorité de députés LR et quelques députés LREM, dont l’Héraultais Patrick Vignal ou encore Cédric Villani).

Le non-respect de cette interdiction, selon l’article 4 de cette proposition de loi, entraînerait, si elle était votée, « des mesures de blocages immédiates de la diffusion et une peine d’amende de 45 000 euros d’amende assortie d’un an de prison avec sursis pour l’auteur ou le responsable de la publication ».

 

Si cette proposition peut répondre à un souci de « guerre des images » et éviter, comme l’écrivent les députés signataires, que les terroristes deviennent des « héros du fanatisme« , elle a cependant une principale limite : outre le fait que la liberté de la presse peut ainsi être remise en question (certains médias ayant d’ailleurs déjà décidé en conscience de ne pas diffuser la photo des terroristes), la diffusion d’informations ne connaît désormais pas de frontières. Ainsi, ce que l’on interdirait aux médias français serait accessible, sur internet notamment, sur les médias étrangers.

L’information ne serait donc pas totalement occultée ni inaccessible. C’est d’ailleurs déjà le cas lors des soirées électorales : la loi interdit la diffusion des résultats par les médias en France avant 20 heures et pourtant, à chaque scrutin, on les trouve partout sur les sites des journaux francophones, notamment suisses et belges.

FV (@fabvalery)

La liste des députés LR et LREM signataires : Aurélien Pradié, Ian Boucard, Pierre-Henri Dumont, Jean-François Parigi, Jacques Cattin, Thibault Bazin, Sophie Beadouin-Hubière, Alain Ramadier, Michel Herbillon, Veronique Louwagie, Jean-PIerre Door, Paul Chrsitophe, Patrick Vignal, Eric Pauget, Jean-Marie Fievet, Syéphane Viry, Stéphane Demilly, Robin Réda, Isabelle Valentin, Cédric Villani, Brigitte Kuster, Damien Abad, Nathalie Bassire, Jean-Charles Taugourdeau, Emmanuelle Anthoine, Constance Le Grip, Raphaël Schellenberger.

Des étudiants grévistes occupent « La Dépêche du Midi » et obtiennent la publication d’un communiqué

Plusieurs dizaines d’étudiants grévistes de l’université Jean-Jaurès de Toulouse ont investi ce jeudi les locaux de La Dépêche du Midi. Ils n’ont libéré les lieux qu’après avoir obtenu la publication d’un communiqué sur le site internet du journal.

Les étudiants installés dans la salle de rédaction du journal (Photo : UET)

Mécontents du traitement de leur mouvement de grève et de blocage de l’université par le journal, des étudiants grévistes de Jean-Jaurès Toulouse 2 ont investi jeudi après-midi les locaux et la salle de rédaction de La Dépêche du Midi.

Sur leur page facebook, ils ont expliqué leurs motivations et exigé la parution d’un communiqué :

Sur son site internet, le journal a indiqué que la rédaction avait pris connaissance du texte et avait décidé de le publier en ligne pour répondre aux exigences des grévistes et permettre qu’ils quittent ainsi la rédaction qu’ils occupaient.

FV (@fabvalery)

28 Mar

Sud Radio stoppe la chronique d’Henri Guaino, qui dénonce « une police de la pensée »

La chronique quotidienne de l’ancienne plume de Nicolas Sarkozy s’arrête. Selon Henri Guaino, la radio met fin à leur collaboration parce qu’il aurait pris la défense de l’ancien président mis en examen… sur BFM TV.

Henri Guaino (Photo : MaxPPP)

L’hommage rendu au lieutenant-colonel Beltrame lors de « Libre comme Guaino », le lundi 26 mars sera la dernière chronique d’Henri Guaino sur Sud Radio.

Dans un texte, que nous nous sommes procuré, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy explique que la station a mis fin à sa chronique quotidienne à l’antenne, lui reprochant d’avoir pris la défense de l’ancien président de la République sur le plateau de BFM TV.

J’arrête aujourd’hui ma chronique quotidienne sur Sud Radio à la demande du directeur général de cette antenne. N’ayant aucun engagement ni aucune obligation l’un envers l’autre, cette décision ne me pose en elle-même aucun problème de principe. Ce qui me pose un problème c’est la raison de ce choix. Sud Radio ayant, avec mon consentement, abondamment utilisé mon nom, mon image et ma réputation dans sa communication, je ne saurais rester muet sur la nature du désaccord car celui-ci mérite à mes yeux d’être mis sur la place publique.

Henri Guaino explique dans ce texte ce que semble lui reprocher la direction de Sud Radio et évoque une « police de la pensée » qu’il y aurait dans les médias :

Il paraît que je n’aurais pas dû prendre la défense de Nicolas Sarkozy dans l’émission présentée par Apolline de Malherbe sur BFM TV le dimanche 25 Mars de 12 heures à 13 heures. Aucun engagement d’exclusivité ne me liait à Sud Radio. La question est donc de fond : Y a-t-il dans certains médias une police de la pensée qui me priverait du droit, de critiquer la manière dont on traite un ancien président de la République et de me poser des questions sur le fonctionnement de la justice et les dangers d’une dérive qui risquerait demain de conduire au procès judiciaire de la politique de la France et de la raison d’État ? Que dire d’une radio qui considère qu’un éditorialiste, présenté par ailleurs comme totalement libre, au point d’intituler ( ironie de l’histoire ) sa chronique matinale «libre comme Guaino », n’a pas le droit de prendre la défense de Nicolas Sarkozy, même sur un autre média.? Pourquoi? Quels intérêts, quelles rancoeurs contre l’ancien Président, quelles arrières pensées inspirent cette attitude?

Dimanche 25 avril, Henri Guaino était en effet l’invité de BFM TV où il est longuement revenu sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans le dossier du financement lybien supposé de sa campagne électorale de 2007. Il avait notamment évoqué sa « gène » face à ce qu’il a qualifié de « spectacle judiciaire«  dans cette affaire.

Henri Guaino stoppe donc sa chronique radio quotidienne mais a choisi d’en rendre publiques les raisons. Et redit qu’il n’aurait pas changé un mot de ses propos sur BFM TV, avant de conclure par cette phrase :

Reconnaissons qu’en France, à l’heure actuelle, il est bien difficile de demeurer un esprit libre.

Selon nos informations, Didier Maïsto, le patron de Fiducial Médias, propriétaire de Sud Radio, a envoyé un message au personnel de la radio pour répondre, d’une certaine manière, à Henri Guaino. Selon lui :

Henri Guaino s’était engagé à ne plus faire de politique partisane (…) Or, il est allé sur un media, de sa propre initiative et sans nous avertir, s’exprimer dans une émission politique, seul invité, sans contradicteur, se présentant néanmoins comme « éditorialiste Sud Radio ». Je ne peux cautionner ce mélange des genres car il faut toujours savoir qui parle et d’où il parle. Homme politique ? Éditorialiste ? Moitié moitié ? Henri Guaino n’a de fait toujours pas tranché, contrairement à ce qu’il nous avait assuré ».

Le recrutement d’Henri Guaino sur l’antenne de Sud Radio avait fait grand bruit à l’été 2017. Il fait partie de ces personnalités politiques qui ont choisi de franchir le Rubicon et de passer derrière le micro ou la caméra, comme avant lui l’ancienne ministre Roselyne Bachelot ou plus récemment la proche de Jean-Luc Mélenchon Raquel Garrido.

Sud Radio appartient à Fiducial Medias, filiale du groupe Fiducial. Installée à Toulouse durant des décennies, la radio a été déménagée par le groupe à Paris durant l’été 2017. Une mutation qui a conduit au licenciement d’une grande partie des personnels et journalistes historiques de la radio.

Sud Radio tente de grignoter des auditeurs notamment à sa grande rivale RMC, au prix d’un « recrutement » de grands noms : Natacha Polony, André Bercoff, Yolaine de La Bigne, Mickaël Darmon, Patrick Roger, Valérie Expert, Brigitte Lahaye, etc. Et jusqu’à cette semaine, donc, Henri Guaino. Mais l’audience de Sud Radio reste encore très faible.

En 2017, juste avant le premier tour de l’élection présidentielle, le président de Fiducial Médias et patron de Sud Radio, Didier Maïsto, avait évoqué la stratégie du groupe sur TV Libertés, une web télé proche de l’extrême-droite, comparant au passage Emmanuel Macron à… Benito Mussolini !

FV (@fabvalery)

27 Mar

Midi-Olympique annonce avoir (re)franchi le cap des 100 000 exemplaires par semaine

Le bi-hedbomadaire du rugby (Groupe La Dépêche du Midi) voit ses ventes de nouveau augmenter en 2018 après une chute ces dernières années. Midol rouge (le lundi) et vert (le vendredi) seraient désormais vendus à nouveau à plus de 100 000 exemplaires.

Midi Olympique se porte mieux indique le groupe La Dépêche du Midi qui a communiqué les chiffres de diffusion du journal du rugby. Selon le groupe de presse installé à Toulouse, Midol a vu sa diffusion augmenter de 12,6 % en février 2018 (par rapport à février 2017) confirmant la hausse enregistrée en janvier (+ 6,6 %). 

Le groupe précise que l’exercice 2018 semble se placer sur la « même tendance positive » que l’année 2017, marquée par une hausse de la diffusion payée de 6,6 %. En fait, ce chiffre est une moyenne entre la forte hausse en 2017 de la diffusion de l’édition du vendredi (+ 17,06 % en 2017 par rapport à 2016 mais pour seulement 27 868 exemplaires en moyenne en diffusion totale France et étranger) et celle, plus modérée, de l’édition du lundi (+ 0,46 % à 58 476 exemplaires en moyenne).

Cela dit, cette progression des ventes en 2017 et surtout en ce début 2018 permet donc à Midi Olympique de (re)franchir le seuil des 100 000 exemplaires hebdomadaire (Midol Rouge + Vert) et de mettre fin à une baisse des ventes continue depuis 2013.

Midol est cependant encore loin des chiffres de l’année 2013 (75 089 exemplaires en moyenne le lundi et 32 000 le vendredi).

Une page a été tournée à Midi Olympique en 2017, avec le départ à la retraite de son directeur emblématique, Jacques Verdier.

Le groupe toulousain se réjouit également de l’essor du site rugbyrama.fr (en association avec Eurosport), indiquant une progression du nombre de visites de 8 % (sans préciser l’évolution du nombre de pages vues). En 2017, la rédaction de rugbyrama.fr a été marquée par le licenciement de trois journalistes du site web : ils avaient demandé (et obtenu) leur carte de presse, sans demander l’avis de leur direction qui les employait comme webmasters et, dans la foulée, avaient réclamé une revalorisation salariale.

FV (@fabvalery)

Nota bene : tous les chiffres de diffusion de Midi Olympique (et de la presse française en général) sont librement consultables sur le site de l’ACPM (Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias). 

26 Mar

« Casse-toi, je vais t’éclater » : des journalistes agressés dans le quartier du terroriste de Carcassonne

Plusieurs journalistes ont été violentés par des personnes isolées dans le quartier Ozanam de Carcassonne où vivait Radouane Lakdim, le terroriste qui a tué 4 personnes vendredi à Carcassonne et à Trèbes.

Des journalistes de France 3 agressés (Capture d’écran : France 3)

Une équipe de France 3, en reportage dimanche dans le quartier Ozanam de Carcassonne a été prise à partie par quelques personnes et les journalistes ont essuyés coups de pieds et coups de poings. Une partie de leur matériel a été endommagée. Dans la vidéo diffusée par France 3 Languedoc-Roussillon, on voit deux jeunes agresser les journalistes et l’un d’eux dire : « Casse-toi, casse-toi je vais t’éclater ».

Le quartier Ozanam est celui où vivait le terroriste Radouane Lakdim, qui est passé à l’acte vendredi dernier, tuant 4 personnes à Trèbes et Carcassonne et où des perquisitions et arrestations, notamment celle de sa compagne, fichée S elle-aussi, sont intervenues rapidement. La tension y était palpable ce week-end.

Le directeur du réseau régional de France, Olivier Montels, a apporté son soutien aux journalistes :

Plusieurs autres journalistes ont eu droit à des menaces verbales ou à des coups, notamment des équipes de France 3 National, de BFTM TV, de la télévision suisse ou encore du journal Le Monde, comme le rapporte sur Twitter, l’un des journalistes :

 

FV (@fabvalery)

 

22 Mar

Lancement du nouveau trimestriel gratuit « Côté Cahors »

Le groupe PubliHebdos lance cette semaine un nouveau gratuit à Cahors, produit par les équipes de La Vie Quercynoise.

(Photo : P. Pallas)

Après les hebdomadaires Côté Toulouse et Côté Aurillac, le groupe PubliHebdos (qui appartient au groupe Ouest-France) lance un nouveau gratuit, cette fois à Cahors dans le Lot. Préparé par les équipes de La Vie Quercynoise, « Côté Cahors » est un trimestriel dont le premier numéro paraît pour ce printemps 2018. 

Comme ses grands frères, il recense les bons plans, les idées de sorties et les infos pratiques à Cahors pour le trimestre à venir. « Côté Cahors » prend le relais de « Ça bouge à Cahors », qui existait depuis un an, avec désormais un nom, une maquette et une stratégie éditoriale et commerciale qui se rapprochent des autres gratuits du groupe dans la région.

Tiré à 25 000 exemplaires, le gratuit sera distribué dans les boîtes aux lettres, sur le marché de Cahors et disponible dans des points de dépôts.

FV (@fabvalery)

19 Mar

Le réseau Vià reprend trois télés locales aux Antilles et en Guyane

Vià (dont fait partie Vià Occitanie) fait partie d’un pool de repreneurs pour les trois chaînes ATV en Martinique, Guadeloupe et Guyane.

Le réseau de télévisions locales Vià (ViaGrandParis, Vià Occitanie) va s’enrichir de trois nouvelles chaînes… à des milliers de kilomètres de la métropole. Le groupe Bruno Ledoux Holding Media-Médias du Sud s’est associé à la société Smart Consulting pour reprendre la société Média H Antilles-Guyane qui édite les trois chaînes locales ATV aux Antilles. Le feu vert a été donné par le tribunal de commerce mixte de Fort-de-France.

Les chaînes ATV sont parmi les plus anciennes télés locales privées en France. Mais elles connaissent régulièrement des difficultés financières.

Christophe Musset (patron de Médias du Sud et président du réseau Vià) et Gilles Camouilly (représentant Smart Consulting et ancien directeur général des antennes et des programmes de France Ô) doivent remettre avant le 2 avril un plan de continuation pour les chaînes ATV.

Après validation, ces chaînes seront donc intégrées au réseau Vià qui prévoit toujours l’affiliation d’une vingtaine de chaînes locales existantes en métropole d’ici la fin 2018.

Le but de cette « fédération » des chaînes privées locales est donc de constituer un réseau sur le principe « unis, on est plus fort ». Plus fort pour vendre des espaces publicitaires, plus fort pour monétiser les vidéos sur le net, etc.

Vià Occitanie a été lancée en septembre dernier, grâce à la reprise du créneau de Télé Toulouse, sur le principe d’une chaîne régionale d’info tout en images. Elle bénéficie du concours financier important du conseil régional d’Occitanie.

FV (@fabvalery)

Semaine de la presse à l’école : 4 modules vidéo pour comprendre le journal télévisé

Dans le cadre de la semaine de la presse à l’école (du 19 au 23 mars 2018), France 3 Midi-Pyrénées a produit une série de modules en vidéo qui permettent d’expliquer les métiers du journalisme télé et les rouages de la fabrication d’un JT.

(Photo : MaxPPP)

Comment décide-t-on de tourner tel sujet plutôt qu’un autre ? Qu’est-ce qu’un angle ? Comment « cale »-t-on les reportages ? Que se passe-t-il pendant un tournage et après ? Comment coordonne-t-on les infos sur le web et celles à la télé ? Que se passe-t-il pendant le direct en régie ?

Si les métiers du journalisme télé vous intéresse, voici donc 4 modules vidéo intitulés « Un jour, un journal » réalisés par France 3 Midi-Pyrénées (par Christine Ravier, Jack Levé, Ana-Luisa Ruppert et l’équipe web) dans le cadre de la semaine de la presse à l’école.

Ils sont consultables en version pour les smartphones en cliquant ici.

Voici la série de reportages :

FV (@fabvalery)

13 Mar

Nouvelle direction pour l’Ecole de Journalisme de Toulouse (EJT)

Changement d’époque à l’EJT avec le départ de Bertrand Thomas, le directeur, et du président du conseil d’administration Robert Pietri. Un nouveau directeur s’apprête à prendre ses fonctions.

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C’est une période charnière pour l’EJT qui voit sa direction changer de tête et des questions se poser sur l’avenir de cette formation en journalisme, la seule reconnue par la profession à Toulouse.

De nouvelles têtes

Directeur « historique » de l’Ecole de Journalisme de Toulouse (EJT), Bertrand Thomas fera valoir ses droits à la retraite le 31 mars. Son départ s’accompagne de celui de l’autre cheville ouvrière de l’école, Claudine Butcher, directrice de l’administration et de la formation continue, qui elle aussi quitte l’établissement. L’école va donc recruter un nouveau directeur. Il s’agit de Pierre Ginabat, ancien fondateur notamment de L’Echo du Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales.

L’école est gérée par une association à but non-lucratif, dirigée par un conseil d’administration. Il était jusqu’à présent présidé par Robert Pietri, l’ancien directeur de Télé Toulouse. Une nouvelle association va être créée avec un nouveau conseil d’administration dont la présidence devrait être confiée, selon nos informations, au patron d’une agence d’info toulousaine.

Un rapprochement avec des établissements universitaires ?

Bref, l’EJT tourne une page de son histoire et l’école se pose également des questions sur son avenir. Actuellement, les étudiants sortent avec l’équivalent d’un diplôme Bac + 4 après trois ans d’études (la formation est la seule des 14 écoles de journalisme reconnues en France à avoir un cursus sur 3 ans et non 2 comme les autres, pour un coût total d’environ 10 000 euros). L’établissement souhaite pouvoir faire accéder ses diplômés au niveau Master 2 (bac + 5).

Pour cela, l’association s’est rapprochée ces dernières mois de plusieurs établissements universitaires toulousains : l’Institut Catholique de Toulouse (ICT), dont l’EJT loue une partie des locaux, et Sciences Po Toulouse qui dispose déjà d’une formation en journalisme niveau Master 2. L’idée serait d’adosser la formation en journalisme de l’EJT à un établissement universitaire. Mais les discussions avec ces deux établissements toulousains n’ont, à ce jour, pas abouti.

Plusieurs formations au journalisme à Toulouse

Outre l’EJT, plusieurs autres formations en journalisme existent à Toulouse. Sciences Po, donc, possède une formation en 4ème et 5ème année pour une douzaine de ces étudiants. Il existe aussi l’Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse (ISJT), installé désormais dans le quartier de Saint-Aubin. Ou encore la formation en bachelor journalisme de l’ISCPA Toulouse, situé à Blagnac.

FV (@fabvalery)

09 Mar

Un faux reportage de TF1 pour l’inauguration de la newsroom de La Dépêche du Midi

La « Deltaroom » de La Dépêche du Midi a été inaugurée en grandes pompes jeudi 8 mars. Pour l’occasion, de nombreux moyens de la rédaction ont été mobilisés dont un faux reportage de l’équipe de TF1 à Toulouse, employée par une filiale de… La Dépêche du Midi.

La newsroom de La Dépêche (Photo : capture d'écran)

La newsroom de La Dépêche (Photo : capture d’écran)

Jeudi soir, les journalistes de La Dépêche du Midi ont eu le plaisir de rédiger leurs articles avec au-dessus de leur épaule le préfet de région, plusieurs députés (dont un ancien salarié de La Dépêche du Midi), un adjoint au maire de Toulouse, un élu métropolitain ou encore le président du Stade Toulousain… On connaît situation plus sereine pour un journaliste en bouclage.

Il faut dire que c’était LE moment pour la direction de La Dépêche du Midi qui avait convié une centaine de personnes à l’inauguration de la Deltaroom (avec un D comme Dépêche), la salle de rédaction (« newsroom ») de La Dépêche.

A cette occasion, la rédaction numérique a été fortement mobilisée : article En direct placé en une du site internet du journal, tweet-live de la cérémonie et des discours notamment celui du Pdg du groupe, Jean-Michel Baylet. Un faux reportage a même été commandé par la direction à l’équipe de la filiale du groupe qui assure la correspondance de TF1 dans la région, avec même un clin d’oeil de Jean-Pierre Pernaut, rien n’est trop beau pour les travaux :

Un reportage-gag qui n’a évidemment jamais été diffusé dans le 13 heures de JPP et dont on pouvait penser qu’il n’était qu’à usage interne. Mais qui a en fait été… diffusé sur les réseaux numériques du journal !

Dans son discours, Jean-Michel Baylet a rappelé l’histoire du journal et cette phrase de sa mère, Evelyne-Jean Baylet, lorsqu’elle dirigeait La Dépêche : « Un journal a une âme, et cette âme c’est sa rédaction ». 

Un autre reportage (ci-dessus) a aussi été réalisé sur cette soirée inaugurale. Mais il ne comptait malheureusement que 169 vues 23 heures après sa mise en ligne.

FV (@fabvalery)

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