08 Juil

Le correspondant de BFM TV à Toulouse Jean-Wilfrid Forquès « joker » à la présentation des éditions de la chaîne info

Après 10 ans comme correspondant de BFM TV et RMC à Toulouse, le journaliste va œuvrer comme présentateur cet été.

Jean-Wilfried Forquès

Depuis 10 ans, Jean-Wilfrid Forquès est le visage de BFM TV et la voix de RMC à Toulouse et dans la région : attentats de Toulouse, Montauban et Trèbes, inondations dans l’Aude, soirées électorales, reportages sur tous les sujets…

Une belle opportunité

A compter du 20 juillet, le Toulousain va présenter les éditions de la chaîne info à Paris. Il a été choisi comme « joker » présentateur. Il va dans un premier temps co-présenter la tranche 10h-14h avec Florence Duprat puis tiendra l’antenne, fin août, de 14 heures à 17 heures avec Sandra Gandoin

Quand on a l’opportunité de faire de la présentation sur la chaîne pour laquelle on travaille, il faut le tenter. A 54 ans, après 20 ans de Sud Radio et 10 ans de BFM sur le terrain, j’ai de l’expérience, cela doit servir. La difficulté et la nouveauté pour moi ce sera de s’adapter à l’immédiateté de l’info quand on fait du direct pendant plusieurs heures, d’acquérir les bons réflexes (Jean-Wilfrid Forquès)

Cette nouvelle expérience coïncide aussi avec l’arrivée de Marc-Olivier Fogiel à la tête de la chaîne. Jean-Wilfrid Forquès correspond à la fois à un visage connu des téléspectateurs de la chaîne et à une nouveauté en plateau, même si le journaliste a aussi présenté des éditions il y a quelques années à Télé Toulouse (TLT).

Après le traumatisme de novembre…

L’occasion aussi de se renouveler pour le journaliste de terrain qui avoue que les choses « ne sont plus les mêmes » depuis fin novembre 2018. Ce jour-là, poursuivi par des Gilets jaunes dans les rues de Toulouse, qui l’avaient identifié et insulté parce que journaliste à BFM, il n’avait échappé au lynchage que grâce à la réactivité de ses deux gardes du corps et à un commerçant qui l’avaient recueilli dans sa boutique (cliquer ici).

Le journaliste toulousain, qui a couvert de nombreux conflits pour Sud Radio (Kosovo, Irak, Afghanistan, etc), vit toujours avec ces images dans la tête : « Jamais je n’aurais pensé vivre cela à 800 mètres de chez moi ! ». A ce sujet, le parquet de Toulouse a d’ailleurs classé l’affaire, les enquêteurs ne parvenant pas à identifier les meneurs.

Sur les plateaux de BFM, Jean-Wilfrid Forquès va grossir les rangs des journalistes-présentateurs toulousains de la chaîne, aux cotés de Rachid M’Barki. 

FV @fabvalery

 

17 Août

TLT : le directeur général de CTV conteste les propos du CSA

L’interview de Nicolas About, membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) chargé des télés locales, réalisée sur ce blog début juillet juste après la disparition de la chaîne toulousaine TLT a fait réagir Jean-Marie Belin, nommé par Jean-Luc Moudenc à la direction générale de CTV, la société d’économie mixte qui gère les intérêts de Toulouse dans ce dossier.

Il nous a fait parvenir un long texte dans lequel il démonte plusieurs des arguments du CSA sur les responsabilités concernant la défaillance de TLT. Continuer la lecture

03 Juil

Ecran noir pour TLT à Toulouse

Sans surprise, le tribunal de commerce de Toulouse a mis fin ce vendredi 3 juillet à 27 ans d’histoire de la télévision locale hertzienne toulousaine en prononçant la liquidation judiciaire de TLT, Télé Toulouse. Mais selon nos informations, des investisseurs sont déjà sur les rangs pour récupérer auprès du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) la fréquence TNT ainsi libérée. En revanche, le Capitole dément fermement vouloir monter une télé locale sur internet.

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« Au revoir et merci »

L’histoire de TLT s’achève donc après des mois de péripéties et une vingtaine de salariés se retrouvent ce vendredi sur le carreau. TLT était la plus ancienne chaîne locale en France. Accablée par ses dettes et maintenue en vie depuis des mois, avec un plan de continuation drastique, la chaîne créée quand Dominique Baudis était maire s’éteint alors que la ville de Toulouse (via la société CTV), dirigée par Jean-Luc Moudenc qui se place en héritier de Baudis, en était devenue le principal actionnaire. Continuer la lecture

04 Mar

« Victimes d’un imbloglio », les salariés de TLT expriment leur inquiétude

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A 48 heures du rendez-vous crucial de la société TLT devant le tribunal de commerce de Toulouse, les salariés ont exprimé ce mercredi leur inquiétude face à la situation, un véritable « imbroglio » qui pourrait causer la disparition de la plus ancienne chaîne de télé locale de France et provoquer leur licenciement.

Dans un communiqué (que nous reproduisons ci-dessous), ils renvoient dos à dos le PDG Emmanuel Schwarzenberg et la mairie de Toulouse, co-responsables selon eux de la situation actuelle de la chaîne, dont nous avons déjà parlé ici : Emmanuel Schwartzenberg leur assure que la responsabilité incombe à Toulouse-Métropole qui n’a pas renouvelé le Contrat d’Objectifs et de Moyens  (COM) qui s’est achevé en décembre. Les élus au Capitole reprochent eux au Pdg de ne pas avoir fait le nécessaire pour faire progresser les recettes publicitaires, mais selon les salariés ce sont les actionnaires (dont majoritairement la ville de Toulouse) qui refusent d’embaucher un commercial !

Pris entre le marteau et l’enclume, les salariés de TLT redoutent le pire : la fin de TLT. Dans ce cas, « la fréquence et le matériel financés en grande partie depuis 27 ans avec de l’argent public tomberont dans l’escarcelle d’un repreneur ». Et les salariés resteront sur le carreau.

FV

Voici l’intégralité du communiqué :

COMMUNIQUE DES SALARIÉS DE TÉLÉ TOULOUSE :

Les salariés prennent acte que leur PDG Emmanuel Schwarzenberg a écrit que le risque d’envoi en liquidation judiciaire de Télé Toulouse ce 6 mars, était du au fait que Jean Luc Moudenc, maire  de Toulouse et Président de la Communauté d’Agglomération n’avait pas renouvelé à temps le Contrat d’objectifs et de Moyens (COM du Grand Toulouse) qui s’achevait fin décembre; ainsi qu’une subvention culturelle ce qui impacte défavorablement notre trésorerie pour l’audience.

La municipalité, quant à elle, pointe le fait que les recettes publicitaires de TLT n’ont pas évolué depuis près d’un an. Les salariés actent que leur PDG affirme, lui, qu’il n’ a aucun commercial dédié à TLT car les actionnaires (dont la Mairie actionnaire majoritaire à 60% par CTV) refusent cette embauche . 
 
Les salariés, eux, sont les victimes de cet imbroglio et relèvent que, pour la deuxième fois en moins de 4 mois, TLT est envoyée par devant le tribunal de commerce pour une liquidation, en raison d’un retard allégué par le PDG dans le versement des subventions publiques et qui ne sont pas compensées par des recettes publicitaires, quasiment inexistantes depuis 2 ans.

Si TLT est liquidée à court ou moyen terme : sont menacés 30 emplois directs (cdi, pigistes et intermittents) et 100 emplois indirects (producteurs de documentaires). Les fournisseurs régionaux ne seront pas payés , la fréquence et le matériel financés en grande partie depuis 27 ans avec de l’argent public tomberont dans l’escarcelle d’un repreneur. TLT est la première télévision locale créée en France en 1988 par Dominique Baudis.

Fait à Toulouse le 4 mars 2015.