24 Mai

Un cocktail molotov vise l’agence de La Dépêche du Midi à Tarbes

L’engin incendiaire n’a fait que des dégâts matériels. Mais une personne se trouvait encore dans les locaux mercredi soir au moment où le cocktail molotov a été allumé.

Les dégâts devant les locaux (Photo : DR)

Une enquête est ouverte à Tarbes après qu’un cocktail molotov (sans doute de l’essence dans une bouteille en plastique selon les premières constatations) a visé les locaux de l’agence de La Dépêche du Midi qui abrite aussi les bureaux de La Nouvelle République des Pyrénées, avenue Bertrand Barère.

Vers 23h45, une personne qui travaillait encore sur place a entendu du bruit. Mais c’est un couple qui passait par là qui a donné l’alerte et appelé les pompiers. L’incendie a été rapidement maîtrisé mais a tout de même endommagé la vitrine en devanture. Il n’y a pas eu de blessé.

Les policiers ont effectué des relevés sur place. Ils ont notamment découvert un énigmatique graffiti : « Delta ». L’enquête va tenter de retrouver le ou les personnes à l’origine de cet acte criminel. Selon une source policière, l’engin incendiaire n’aurait pas été lancé, mais déposé contre la porte avant d’être allumé : c’est ensuite que la bouteille a explosé sous l’effet de la chaleur.

Le personnel et les journalistes qui travaillent sur place sont choqués et s’interrogent sur l’origine de cette agression. C’est la première fois que les locaux des deux journaux sont visés de manière aussi violente.

FV (@fabvalery)

09 Mar

Un faux reportage de TF1 pour l’inauguration de la newsroom de La Dépêche du Midi

La « Deltaroom » de La Dépêche du Midi a été inaugurée en grandes pompes jeudi 8 mars. Pour l’occasion, de nombreux moyens de la rédaction ont été mobilisés dont un faux reportage de l’équipe de TF1 à Toulouse, employée par une filiale de… La Dépêche du Midi.

La newsroom de La Dépêche (Photo : capture d'écran)

La newsroom de La Dépêche (Photo : capture d’écran)

Jeudi soir, les journalistes de La Dépêche du Midi ont eu le plaisir de rédiger leurs articles avec au-dessus de leur épaule le préfet de région, plusieurs députés (dont un ancien salarié de La Dépêche du Midi), un adjoint au maire de Toulouse, un élu métropolitain ou encore le président du Stade Toulousain… On connaît situation plus sereine pour un journaliste en bouclage.

Il faut dire que c’était LE moment pour la direction de La Dépêche du Midi qui avait convié une centaine de personnes à l’inauguration de la Deltaroom (avec un D comme Dépêche), la salle de rédaction (« newsroom ») de La Dépêche.

A cette occasion, la rédaction numérique a été fortement mobilisée : article En direct placé en une du site internet du journal, tweet-live de la cérémonie et des discours notamment celui du Pdg du groupe, Jean-Michel Baylet. Un faux reportage a même été commandé par la direction à l’équipe de la filiale du groupe qui assure la correspondance de TF1 dans la région, avec même un clin d’oeil de Jean-Pierre Pernaut, rien n’est trop beau pour les travaux :

Un reportage-gag qui n’a évidemment jamais été diffusé dans le 13 heures de JPP et dont on pouvait penser qu’il n’était qu’à usage interne. Mais qui a en fait été… diffusé sur les réseaux numériques du journal !

Dans son discours, Jean-Michel Baylet a rappelé l’histoire du journal et cette phrase de sa mère, Evelyne-Jean Baylet, lorsqu’elle dirigeait La Dépêche : « Un journal a une âme, et cette âme c’est sa rédaction ». 

Un autre reportage (ci-dessus) a aussi été réalisé sur cette soirée inaugurale. Mais il ne comptait malheureusement que 169 vues 23 heures après sa mise en ligne.

FV (@fabvalery)

04 Jan

Avec le départ de Jacques Verdier, une page se tourne à Midi Olympique

Après 37 ans passé au journal du rugby à Toulouse, Jacques Verdier, directeur délégué de Midol a pris sa retraite le 31 décembre 2017.

Jacques Verdier

Jacques Verdier

« Le casque et la plume ». L’hommage est à la une de Midi-Olympique cette semaine, à la hauteur de l’événement : après 37 ans passé à Midol, le « patron » a quitté la rédaction du bihebdomadaire spécialisé dans le rugby, appartenant au groupe La Dépêche du Midi. Un hommage signé d’Emmanuel Massicard, l’actuel rédacteur en chef de Midi Olympique.

Jacques Verdier, natif de Saint-Gaudens(Haute-Garonne) a marqué l’histoire du journal. Le 31 décembre dernier, il a pris sa retraite. Sa plume, ses engagements, ses coups de gueules n’ont jamais laissé indifférents. Sur les plateaux télés ou à la radio, notamment sur RMC, il a incarné le journal pendant de longues années.

Une personnalité parfois contestée au sujet de ses prises de positions très arrêtées sur le rugby français, en raison de sa proximité avec certains dirigeants ou même en interne au sein du journal où il a longuement été le maître absolu, écartant les contestataires, comme lors du licenciement du rédacteur en chef Philippe Kallenbrunn en 2015.

D’ailleurs, signe de sa personnalité, Jacques Verdier a son « fake » sur Twitter, malicieusement surnommé « Jacques Verdâtre ». Un profil sarcastique qui se moque régulièrement du vocabulaire employé par l’ex-directeur du Midol et qui n’a pas manqué de saluer le départ à la retraite de son alter-égo :

Jacques Verdier est également l’auteur de plusieurs romans et d’une dizaine de libres sur le rugby.

FV (@fabval)

13 Mar

On peut tous s’offrir la Une de La Dépêche… sauf Jean-Michel Baylet !

Le groupe Dépêche du Midi vient de lancer un service pour personnaliser la une de ses journaux et permettre ainsi de l’offrir à des proches, pour un anniversaire ou un départ à la retraite. Mais on ne peut pas y mettre tous les noms.

Capture

On a testé pour vous ! Ma-une.fr est un nouveau site lancé par le groupe Dépêche du Midi. Comme c’est déjà le cas pour bon nombre de journaux régionaux ou nationaux, vous pouvez sur ce site personnaliser à outrance la une pour en faire un objet offert à vos amis, vos proches, votre famille à n’importe quelle occasion.

Un cadeau personnalisé…

Il suffit pour cela de choisir de quel journal vous voulez reproduire et personnaliser la une, d’entrer le nom, le prénom, la date de naissance, les centres d’intérêts et la photo de la personne ou du groupe concerné. En quelques secondes vous recevez votre « Une » (gratuitement) par email et vous pouvez aussi la recevoir imprimée par les soins du journal !

…sauf pour Jean-Michel **** !

Mais, à La Dépêche du Midi, tout n’est pas possible ! Nous avons essayé de faire une une non pas à la gloire d’un ami ou d’un collègue de travail mais de… Jean-Michel Baylet, le ministre propriétaire du groupe La Dépêche.

Et là, surprise, notre une est censurée ! Impossible de faire apparaître son nom sur le site mis en place par le journal : à la place, quatre petites étoiles.

Un petit exercice de censure fait maison, sans doute pour éviter que des petits plaisantins ne composent des une gênantes pour des personnalités en vue ? Alors nous avons essayé d’autres noms :

  • François Hollande ? OK
  • François Fillon ? ça fonctionne
  • Emmanuel Macron ? c’est bon
  • Donald Trump ? It’s OK !

En revanche, ça ne fonctionne pas pour… Jean-Nicolas et Jean-Benoît Baylet, les deux fils du ministre, respectivement directeur général et directeur délégué du groupe.

Une censure qui ne s’applique donc pas aux personnalités publiques mais… juste à la famille propriétaire du journal !

FV (@fabvalery)

30 Sep

A La Dépêche du Midi, un syndicat déplore une rédaction « à l’agonie »

La section de La Dépêche du Midi du Syndicat National des Journalistes (SNJ) indique qu’après de nombreux départs non-remplacés le nombre de journalistes au quotidien régional est passé sous la barre des 150 pour alimenter les 18 éditions contre 230 au début des années 2000.

Les locaux de La Dépêche du Midi à Toulouse

Les locaux de La Dépêche du Midi à Toulouse (Photo : MaxPPP)

Le SNJ a fait les comptes. Selon le syndicat, pour la première fois, La Dépêche du Midi est passée en 2016 à 148 journalistes en contrat à durée indéterminée (CDI) à la faveur des nombreux départs non-remplacés. Tout poste confondus, La Dépêche aurait perdu 42 équivalents temps plein en 2015, « la baisse des effectifs se (concentrant) essentiellement sur la rédaction » selon le cabinet Secafi cité par le SNJ.

Lors de l’opération de rachat des Journaux du Midi (Midi Libre, l’Indépendant, etc), la direction du groupe avait annoncé la suppression de 346 emplois. 

La rédaction compte 19 journalistes en moins au bilan social 2015 et selon le SNJ « la direction a projeté une purge quasi identique pour 2016. En trois trimestres, à La Dépêche, une douzaine de départs de journalistes non-remplacés est déjà actée… Et d’autres sont programmés en fin d’année ».

Le syndicat compare ses chiffres avec les effectifs du début des années 2000, après les recrutements liés au passage aux 35 heures, quand la rédaction comptait 230 cartes de presse titulaires. Le syndicat s’inquiète aujourd’hui de l’augmentation des CDD et des précaires (15 CDD en moyenne et en permanence en 2012 contre 22 en 2015) et de l’usage des stagiaires.

Tous les services sont en état de surchauffe et, à la limite de l’explosion, en danger sanitaire » (SNJ)

« Partout, écrit le syndicat, ces manques d’effectifs engendrent des difficultés de fonctionnement, des impossibilités de faire son travail, des impossibilités de mener à bien des tâches de plus en plus nombreuses et du stress. Des faits-divers aux informations générales, tous les services sont en état de surchauffe et, à la limite de l’explosion, en danger sanitaire ».

Le SNJ se demande comment, dans ces conditions, « continuer à développer le multimédia de manière cohérente, sans organisation concertée et sur la seule base du volontariat ? ». « La Dépêche fait maintenant du surplace quand aux abonnés web payants » ajoute le syndicat qui demande dans la foulée l’apport de « sang neuf » et « la régularisation des précaires »

Nous avons à plusieurs reprises sollicité la direction de la rédaction de La Dépêche du Midi pour lui demander de réagir à ces informations mais n’avons pas à ce jour obtenu de réponse.

Fabrice Valéry (@fabvalery)

22 Sep

Audience de la presse : La Dépêche du Midi et Midi Libre en baisse

Les deux principaux titres de la presse quotidienne régionale (PQR) de la région Occitanie, La Dépêche du Midi et Midi Libre, qui appartiennent désormais au même groupe, sont à la baisse dans la nouvelle livraison des audiences de la presse française publiée ce 22 septembre (Etude One Global V2) par l’ACPM. 

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Selon cette étude, l’audience quotidienne de La Dépêche du Midi est de 715 000 personnes/jour sur la période janvier-juin 2016, alors qu’elle était de 725 000 en 2015 (- 10 000). Pour Midi Libre, elle est de 618 000 contre 634 000 précédemment.

Cette étude régulière porte sur l’audience cumulée « print » (version papier du journal) et web tous supports (internet fixe, mobile et tablette). Concernant uniquement le papier, les titres du Groupe Dépêche du Midi suivent la baisse observée depuis des années par toute la presse française : en septembre 2016, la diffusion payée de La Dépêche du Midi n’est que de 145 540 exemplaires (- 3,54 % par rapport à 2015), toutes éditions confondues, contre 171 553 en 2012 (soit une baisse de plus de 15 % en 4 ans). Continuer la lecture

23 Juin

Décès de Jean-Jacques Rouch, journaliste et conseiller municipal de Toulouse

Jean-Jacques Rouch (Photo : MaxPPP)

Jean-Jacques Rouch (Photo : MaxPPP)

Journaliste de 1974 à 2010 à La Dépêche du Midi, élu conseiller municipal d’opposition à Toulouse sur la liste de Pierre Cohen en 2014 et membre du groupe PRG, Jean-Jacques Rouch est décédé à l’âge de 65 ans a-t-on appris ce 23 juin.

Il avait pris sa retraite de journaliste le 1er janvier 2011 mais continuait depuis d’avoir plusieurs activités. Auteur de nombreux ouvrages, féru d’histoire et d’une immense culture, cet homme de gauche était aussi un grand connaisseur de Jean Jaurès.

De nombreux hommages lui ont été rendus. Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a salué l’homme érudit.

De son côté, l’ancien maire PS  Pierre Cohen, président du groupe socialiste au Conseil municipal, a salué la mémoire d’un ami :

C’était plus qu’un collègue, c’était un ami. C’était une personne incontournable et aimée à Toulouse qui dégageait une chaleur et un sentiment d’amitié »

 

FV

24 Mar

La Dépêche du Midi fusionne ses sites internet

La Dépêche du Midi a fusionné mercredi 23 mars ses sites internet « La Dépêche.fr » et « La Dépêche Premium » sous la seule appellation de La Dépêche.fr.

Cette fusion, dont il était question depuis longtemps, permet au média régional de regrouper sous une même bannière toutes ses activités éditoriales numériques. Les contenus présents jusqu’alors sur la plateforme « Premium » (qui était réservée aux abonnés du journal) sont désormais disponibles en accès libre, notamment le fil « news » et le flash vidéo. 

depeche

Le nouveau site, qui a aussi bénéficié pour l’occasion d’un toilettage graphique, garde une partie accessible uniquement aux abonnés, qui peuvent accéder avec leurs codes à la version numérisée et enrichie du journal papier et à d’autres services en ligne comme le club abonnés.

D’autres contenus en ligne, notamment les articles du journal reproduits en ligne, restent accessibles via un « paywall » avec un système de crédits permettant la lecture d’une vingtaine d’articles librement, avant paiement.

Lancé en 2012, la site Premium était géré par la rédaction. Le site Dépêche.fr reste lui sous la direction de la filiale La Dépêche Interactive mais avec la collaboration de la rédaction du journal. Le directeur de la publication est Mickaël Bourguignon, patron de La Dépêche Interactive alors que c’est Jean-Nicolas Baylet qui est le directeur de la publication du journal papier.

FV

07 Mar

Pluralisme des médias : quand la droite dépose un amendement « Baylet »

Jean-Michel Baylet (photo AFP)

Jean-Michel Baylet (photo AFP)

Quatorze députés de droite, dont Lionel Tardy (Haute-Savoie) ou Jacques Myard (Yvelines) avaient déposé le 4 mars un amendement à la loi « Liberté, indépendance et pluralisme des médias », qui, s’il ne cite pas nommément Jean-Michel Baylet, le vise directement.

Cet amendement souhaitait que lorsqu’un média est détenu par une personne qui a des fonctions politiques nationales ses lecteurs en soient informés.

Afin de renforcer la transparence, comme le veut cette proposition de loi, il faudrait que les lecteurs d’un titre de presse soient pleinement informés lorsque le propriétaire de l’entreprise éditrice, son dirigeant ou l’un de ses principaux actionnaires a des fonctions exécutives nationales. C’est d’ailleurs le cas depuis le dernier remaniement, malgré l’indifférence générale relative » (exposé sommaire de l’amendement).

Un amendement « anti-Baylet », Jean-Michel Baylet étant devenu lors du dernier remaniement ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités locales. S’il a quitté la présidence du groupe La Dépêche du Midi au profit de son ex-femme Marie-France Marchand-Baylet, Jean-Michel Baylet et sa famillle restent cependant actionnaires majoritaires du groupe.

Lors de la discussion sur le projet de loi en première lecture le 8 mars à l’Assemblée Nationale, cet amendement à été rejeté. Sans surprise.

FV

22 Fév

Marie-France Marchand-Baylet remplace son ex-mari à la tête de La Dépêche

Quelques jours après la nomination de Jean-Michel Baylet au gouvernement au poste de ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités locales, le nouveau ministre a officiellement quitté ses fonctions de président du groupe La Dépêche, remplacé à ce poste par son ex-femme Marie-France Marchand-Baylet. Elle a été nommée suite à un conseil d’administration qui s’est tenu vendredi dernier.

Marie-France Marchand-Baylet (Photo MaxPPP)

Marie-France Marchand-Baylet (Photo MaxPPP)

Une histoire de famille

Déjà directrice générale déléguée de l’Occitane de Communication, actionnaire majoritaire (environ 65 %) du groupe La Dépêche du Midi, mais aussi présidente de la Fondation La Dépêche, Marie-France Marchand-Baylet prend donc la présidence du 4ème groupe de presse régionale en France.

Elle a aussi créé, du temps où son compagnon Laurent Fabius était au ministère des Affaires Etrangères, « Flag France Renaissance« , une association qu’elle préside, qui s’occupe de mécénat et de valorisation du patrimoine du château de la Celle-Saint-Cloud, propriété du ministère que vient de quitter son compagnon.

Côté famille Baylet, le fils Jean-Nicolas, pourtant directeur général du groupe depuis le rachat des Journaux du Midi (Midi-Libre, l’Indépendant, etc) en 2015, devra donc attendre encore un peu avant de prendre les rênes du groupe, comme avant lui son grand-père, sa grand-mère, son père et désormais sa mère. Il reste directeur de la publication mais sera aussi « responsable de la rédaction ».

Jean-Michel Baylet toujours actionnaire

En quittant la présidence du groupe, Jean-Michel Baylet, répond donc par la négative à la question que beaucoup se posaient dès le remaniement jeudi : peut-on être ministre et patron de presse ? 

Pour autant, s’il quitte ses fonctions exécutives, lui et sa famille restent propriétaires de la majorité des parts dans le groupe de presse et à ce titre, intéressés à sa bonne santé financière.

Des liens avec les collectivités locales… dont il a la large au gouvernement

Comme nous le rappelions dans un article précédent, le groupe La Dépêche, par l’intermédiaire de ses journaux ou de ses filiales, traite financièrement avec les collectivités locales : achat d’espaces publicitaires, organisations d’événements, gestion de lieux publics… La Dépêche Events, par exemple, gère le centre de congrès et d’expo d’Agen, organise des salons de l’habitat, de l’immobilier ou de l’auto dans plusieurs villes du sud-ouest, ou accompagne les collectivités « dans l’organisation, la communication et la commercialisation (des) événements culturels, sportifs, corporate, économiques et promotionnels » comme Jazz In Marciac, le festival Pause Guitare à Albi ou le marathon de Carcassonne.  Or, les collectivités locales, cela fait justement partie des attributions du nouveau ministre.

FV (@fabvalery)