23 Mai

La grande offensive de Médiacités pour gagner de nouveaux lecteurs et des abonnés

Gagner des lecteurs et les inciter à s’abonner, c’est primordial pour le site d’investigation locale. Qui se donne les moyens de faire grandir son lectorat et casse les codes en matière de communication.

La rédaction de Médiacités (Photo : Joseph Melin)

C’est un mini flyer comme on en trouve régulièrement dans notre boîte aux lettres. De ces pubs auto-imprimées qui vantent les mérites d’un marabout, souvent d’origine africaine, capable de ramener l’être aimé ou de régler les problèmes d’argent.

« Retour de l’être corrompu »

Là, docteur Mamadou est devenu « docteur Médiacités » et le flyer vante les mérites du site d’investigation locale, qui travaille sur Toulouse, Lille, Nantes et Lyon.

Reprenant les codes de ces annonces de marabouts, Médiacités propose plutôt des enquêtes sur « toutes les dérives des pouvoirs locaux. Détournement de fonds publics, retour de l’être corrompu, malchance aux abus de biens sociaux, etc ».

C’est une initiative de notre nouveau responsable communication et marketing, explique Jacques Trentesaux, directeur de la rédaction de Médiacités. Il faut bien reconnaître que c’est un poil moins sérieux que nos communications habituelles. Mais il y a un vrai potentiel viral ».

Marketing et mobilisation des lecteurs

Ces dernières semaines, Médiacités s’est renforcé. L’équipe de permanents, constituée de journalistes (les enquêteurs dans les villes étant principalement des pigistes), s’est donc notamment ouverte à un responsable communication et marketing à plein temps.

« Nous sommes dans une course contre la montre mais on voit que depuis le début 2019 les choses s’accélèrent, poursuit Jacques Trentesaux. Nous avons 2500 abonnés, nous en gagnons en solde net environ 140 chaque mois contre 70 ou 80 en 2018. Surtout, le taux de réabonnement est très bon, supérieur à 80 % pour les abonnés annuels ». 

Un rythme plus lent que prévu

Fondé à Lille fin 2016, présent depuis à Toulouse, Lyon et Nantes, Médiacités publie chaque semaine des enquêtes, révélant des scandales, des turpitudes d’élus, des faits qui sans ces articles pourraient rester cachés.

Partenaire de Médiapart, Médiacités, après deux ans d’existence, peine cependant à recruter de nouveaux abonnés. A la création du journal en ligne, les porteurs du projet espéraient capter 3000 abonnés par ville. On en est loin. Or le temps presse, pour que l’entreprise puisse assurer sa pérennité. D’où la mise en place d’une nouvelle stratégie, résolument offensive.

Mobiliser les lecteurs

L’autre nouvelle tête au sein de l’équipe, c’est un « responsable de la mobilisation des lecteurs ». Un titre encore peu répandu dans la presse française. Pierre Leibovici, cofondateur de L’Imprévu.fr, a accepté de relever le défi.

Mon rôle à Médiacités consiste à utiliser toutes les techniques pour faire collaborer les lecteurs avec les journalistes. Ce n’est pas simple quand on fait de l’investigation parce que les journalistes n’ont pas dans leur ADN ce type de collaboration mais à Médiacités tout le monde est prêt à changer sa culture. Il faut en France que le journalisme soit moins hors-sol, que le lecteur soit inclus davantage dans le processus journalistique (Pierre Leibovici)

La rédaction, sous son impulsion, a donc prévu de travailler autour d’une méthode en trois points :

  • développer des enquêtes collaboratives en demandant aux lecteurs ce qu’ils ont envie de savoir et de lire
  • faire appel à l’expertise des lecteurs, qu’ils soient associatifs, riverains d’un site, scientifiques, etc.
  • organiser régulièrement des rencontres entre lecteurs et journalistes pour échanger sur des idées d’enquêtes et de reportages.

L’engagement des lecteurs, leur participation à nos enquêtes, c’est un levier pour élargir la base du lectorat. Et quand la promesse éditoriale sera plus forte, que les articles et les enquêtes seront plus concernant, plus impliquant pour le public, on espère que cela motivera davantage de lecteurs à s’abonner (Pierre Leibovici).

Dans cet objectif, Médiacités a aussi ouvert un nouvel espace sur son site, La Fabrique, qui permet de montrer et d’expliquer les coulisses du journal, le travail des journalistes. Plus de transparence et d’ouverture pour amener les lecteurs à s’approprier les enquêtes et à franchir le cap de l’abonnement.

FV (@fabvalery)

18 Avr

Presse : Actu.fr s’implante à Montpellier en intégrant le site e-Metropolitain

La plateforme d’info locale se développe un peu plus en Occitanie en annonçant son rapprochement avec le site montpelliérain e-métropolitain.fr. Explications.

Bertrand Fassio (Métropolitain) et Francis Gaunand (Publihebdos) signant l’accord de coopération.

A partir du 29 avril, les lecteurs du site montpelliérain e-metropolitain.fr devront s’habituer à une nouvelle appellation : le site indépendant passe sous la bannière de la plateforme Actu.fr et deviendra actu.fr/metropolitain.

Un accord de partenariat a été signé par les deux sociétés éditrices, d’un côté Publihebdos, émanation de la presse hebdomadaire régionale (PHR) reprise en 2014 par le groupe SIPA Ouest-France et le groupe montpelliérain Metropolitain.

Cet accord de coopération permet à Actu.fr, déjà présent à Toulouse, dans le Lauragais ou encore dans le Lot, d’étendre ses activités sur l’autre partie de l’Occitanie et à e-Metropolitain d’intégrer une plateforme d’info nationale.

Dans un communiqué commun, les deux entités affirment vouloir créer « le premier réseau d’information locale en ligne d’Occitanie« .

En mars, la plateforme nationale Actu.fr figurait en 18ème position du classement des sites unifiés publié avec 35 millions de visites au niveau national (source : ACPM).

De son côté, e-metropolitain.fr affirme atteindre les 2,5 millions de visites par mois mais ne figure pas dans le classement publié par l’ACPM.

En comparaison, Le Figaro dépasse les 126 millions de visites et la plateforme de l’audiovisuel public France Info, à laquelle appartient le site internet de France 3 Occitanie, est à 111 millions de visites en mars 2019. En Occitanie, La Dépêche du Midi affiche 18,8 millions de visites mensuelles sur son site et Midi Libre, qui appartient au même groupe, 14 millions.

Poussée par son actionnaire Ouest-France, Actu.fr continue donc d’avancer ses pions sur les « terres » du groupe La Dépêche du Midi, dans un environnement déjà quasi-saturé en offre d’info locale et régionale, entre PQR, audiovisuel public (France 3, France Bleu) et d’autres sites indépendants.

FV (@fabvalery)

26 Sep

Le site d’investigation Médiacités crée une plateforme sécurisée pour les lanceurs d’alertes locaux

Le site spécialisé dans les enquêtes dans les grandes métropoles va lancer le 1er octobre une plateforme où les citoyens pourront alerter les journalistes de dérives locales en toute sécurité.

Photo d’illustration (F. Sirou / MaxPPP)

Elle se nomme « Lanceur d’enquêtes » ou PALS pour Plateforme d’Alerte Locale Sécurisé. Le 1er octobre, Médiacités, le site d’investigation en région déjà présent à Toulouse, Lille, Nantes et Lyon, va installer cette plateforme pour permettre à des lanceurs d’alerte qui le souhaitent de signaler des dossiers, des dérives, des bizarreries locales dont ils pensent que les journalistes du site peuvent s’emparer.

Cette plateforme, développée avec l’association nantaise GoLeaks, spécialisée dans la protection des données personnelles, et avec l’ONG Nothing2Hide, experte de la sécurité informatique pour les journalistes et leurs sources, va permettre à ceux qui le souhaitent de transmettre des infos, des idées d’enquête, des documents en toute sécurité : les communications entièrement chiffrées permettront de protéger intégralement les sources et les lanceurs d’alerte.

A la différence des autres plateformes existantes, « Lanceur d’enquêtes » a été conçu pour favoriser les remontées de la part de citoyens qui, jusqu’alors, pouvaient hésiter à transmettre une information sensible sur leur ville ou leur région en supposant – à tort ou à raison – qu’elle n’intéresserait pas les médias concernés, expliquent les dirigeants de Médiacités. Au travers de ses enquêtes consacrées, par exemple, à l’évasion fiscale au coin de la rue, à la pollution des sols ou de l’air, aux pratiques douteuses d’élus locaux ou de chefs d’entreprises, Mediacités incite à la participation citoyenne pour une meilleure information ».

Médiacités s’engage à analyser toutes les infos qui lui parviendront : certaines donneront lieu à des enquêtes et des publications. D’autres, concernant les villes où Médiacités n’est pas encore présent, pourront être transmises à d’autres médias partenaires, avec l’accord préalable du ou des lanceur(s) d’alerte.

FV (@fabvalery)

22 Mai

Toulouse : la justice prononce la liquidation du magazine « Politic Région »

La société éditrice SPG Editions a été liquidée par le tribunal de commerce de Toulouse.

© Politic Région/ Facebook

L’aventure Politic Région n’aura pas fait long feu. Lancé en mai 2016, la version papier du journal qui voulait « mettre en valeur la politique », n’avait connu que trois numéros. Après 6 mois d’existence, l’équipe avait voulu donner « un nouveau souffle » en privilégiant les publications sur le site web. Mais nous avions révélé ici que l’arrêt du print était aussi en corrélation avec les procédures lancées par plusieurs journalistes pigistes qui n’avaient pas été payés.

Petit à petit, les articles sur la version numérique se sont faits de plus en plus rares. Puis inexistants. Et ces dernières semaines, la justice a mis fin à l’aventure.

Le 17 avril dernier, le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé la liquidation judiciaire de la société éditrice, SPG Editions, un acronyme des noms des trois promoteurs du projet, le journaliste Thomas Simonian (ex-rédacteur en chef de l’ancienne formule du Journal Toulousain), l’homme d’affaires spécialisé dans l’immobilier Armand Partouche et l’ancien journaliste (ex-rédacteur en chef à La Dépêche du Midi) devenu communiquant, Jean-Christophe Giesbert.

Les comptes de réseaux sociaux du journal étaient encore actifs ce 22 mai mais le site internet de Politic Région n’existe plus en revanche.

Au départ, les trois associés entendaient « vendre » à la fois un journal papier, un site internet et un centre de formation pour les élus locaux. Un « facebook » de l’élu local avait même été annoncé. Et le modèle devait être exporté hors des frontières de la région Occitanie. La société SPG avait aussi l’intention de répondre à des appels d’offres de marchés publics, notamment de la Région Occitanie, pour la livraison de contenus éditoriaux clés en main. Un mélange des genres qui avaient surpris, même parmi les journalistes pigistes qui avaient cru au départ à l’arrivée d’un nouveau média sur Toulouse et sa région.

Mais rapidement, la société s’est retrouvée face à des échéances financières (charges d’impression, salaires et piges à verser, etc) insurmontables, et à des abonnements et des ventes qui ne rentraient pas. Il a fallu d’abord renoncer au print avant de laisser l’entreprise péricliter.

Ces dernières semaines, selon nos informations, des pigistes, toujours en procédure contre le journal pour salaires impayés, ont vu revenir leur courrier de relance sur le mode « n’habite plus à l’adresse indiquée ». C’est désormais auprès du liquidateur qu’ils devront s’adresser.

FV (@fabvalery)

14 Mai

Mediacités a bouclé son augmentation de capital et levé 430 000 euros

Le site d’investigation locale, implanté à Lille, Toulouse, Lyon et Nantes annonce avoir bouclé sa levée de fonds et réorganisé son capital pour assurer sa croissance.

 

L’équipe de Médiacités lors du lancement à Lille.

Le journalisme est aussi une bataille financière. Le nerf de la guerre pour assurer l’indépendance d’un média. Ainsi, le journal en ligne Mediacités, implanté dans 4 villes françaises (Lille, Toulouse, Lyon et Nantes) a bouclé son augmentation de capital, a annoncé le site d’investigation dans un communiqué. L’objectif initial était de lever 350 000 euros. Finalement, cet objectif est dépassé avec 430 000 euros récoltés. Déjà en mars, l’opération était bien engagée. Cela s’est confirmé.

Cette levée de fonds modifie le capital du journal en ligne de la manière suivante :

  • 65 % pour les 8 associés-fondateurs (ex-journalistes à L’Express et L’Expansion)
  • 31 % pour les nouveaux actionnaires dont 2 entreprises de presse indépendantes (le site Médiapart et Indigo Publications, qui publie notamment des lettres professionnelles comme la Lettre A ou PressNews)
  • 4 % pour la société des amis de Mediacités, constituée de 55 personnes.

Médiacités précise qu‘aucun des nouveaux actionnaires ne détient plus de 5,2 % du capital. Les fondateurs restent donc maîtres du destin de leur projet.

Le site totalise depuis son ouverture à Lille puis Toulouse il y a un an, 2 millions de pages vues, 814 000 visiteurs uniques, 10 500 abonnés « découverte 24 h gratuites » et 1 700 abonnements payants.

Cette levée de capital va permettre le développement du site qui travaille uniquement sur de l’investigation dans les grandes villes : l’objectif demeure d’être présent dans 10 villes dans les 3 ans. Il va lui permettre également de renforcer sa politique de marketing pour attirer plus d’abonnés. A sa création, Mediacités visait 3000 abonnés dans chaque ville en 2 ans. On est encore loin du compte mais la notoriété du site progresse notamment avec la parution d’enquêtes exclusives comme les #CHULeaks à Toulouse, les #FootballLeaks à Lille ou les révélations sur le train de vie du directeur de l’Opéra de Lyon.

FV (@fabvalery)

04 Jan

Un Toulousain lance une webradio qui diffuse les tubes de 1968

Renato Campi, ancien de Sud Radio, a lancé en ligne ce 4 janvier, la webradio 1968radio qui diffuse les hits de l’année 68. Une belle occasion de célébrer les 50 ans d’une année riche en événements.

Photo : AFP

Photo : AFP

« Je suis né en 1968 et pour mes 50 ans (NDLR : ce 4 janvier), j’ai eu l’idée de lancer cette webradio, explique Renato Campi, un ancien de Sud Radio à Toulouse où il a travaillé pendant 18 ans comme réalisateur d’émissions.

Le projet vient donc de se concrétiser ce jour avec le lancement de 1968Radio en ligne. « Le principe c’est : qu’est-ce qu’on entendait à la radio en 1968 ? précise Renato Campi. Il y a donc principalement des titres connus sortis cette année-là mais aussi des morceaux des années 67 ou 69 pour enrichir l’offre musicale ».

C’est donc l’occasion de réentendre les Beatles, Robert Charlebois, Jimmy Hendrix, Serge Gainsbourg ou Johnny Halliday. Une programmation « dans l’esprit de 1968 ».

Depuis Léguevin, près de Toulouse, où il vit et travaille, Renato Campi a aussi complété la webradio avec à chaque heure une petite pastille d’une trentaine de secondes sur le principe « un titre, une histoire » du journaliste René Girma (qui, en 1968, était sur Radio Andorre). Il y a aussi des extraits sonores de l’actualité de l’époque et elle est riche : les événements de mai 1968 mais aussi les jeux olympiques de Grenoble, le festival de Cannes interrompu, etc.

La webradio est gratuite et ceux qui y participent sont tous bénévoles. Elle peut être écoutée sur son site internet ou via la page facebook.

FV (@fabvalery)

27 Oct

Médiapart prend une participation dans le site d’investigation local Médiacités

Les deux médias indépendants ont conclu un accord pour une entrée minoritaire du pure-player créé par Edwy Plenel dans le capital de Médiacités, créé en 2016 et présent notamment à Toulouse et qui poursuit sa recherche de partenariats financiers.

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On avait vu juste ! Quand en septembre 2016, nous avions été les premiers, sur ce blog, à vous parler du projet Médiacités, nous l’avions alors qualifié de futur « Médiapart local ». Bingo ! Un peu plus d’un an plus tard, les deux médias indépendants viennent de conclure un accord de partenariat qui voit Médiapart entrer au capital de Médiacités.

Médiacités, lancé fin 2016 à Lille, est actuellement présent à Toulouse, Lyon et Nantes.

Médiapart prend une participation minoritaire, qui concrétise un partenariat éditorial débuté il y a plusieurs mois sous la forme d’enquêtes et d’articles réalisés conjointement.

Deux autres groupes de presse indépendants font également leur entrée dans le capital de Mediacités : Indigo Publications (La Lettre A, Intelligence on line, Africa Intelligence, PressNews) et la coopérative Channel Agence de presse (CAPresse).

Mediacités a engagé une levée de fond de 350 000 euros, correspondant à l’ouverture de 30 % de son capital. Cette levée devrait être finalisé d’ici la fin de l’année. Parallèlement, le site d’investigation locale et régionale propose d’accueillir dans son capital des investisseurs individuels (pour un montant d’au moins 5000 euros) et des lecteurs ou bienfaiteurs (minimum : 500 euros) lors d’une campagne de financement participatif en actions avec la plate-forme Happy Capital.

FV (@fabvalery)

18 Sep

HoWhy : le nouveau média vidéo toulousain, futur #DataGueule régional ?

Un jeune journaliste lance le 25 septembre HoWhy, un média de décryptage de l’actualité locale à travers des vidéos de data-visualisation. Explications.

Howhy

HoWhy, c’est la contraction entre How et Why (Comment et Pourquoi en anglais). L’idée vient d’un jeune journaliste fraîchement sorti de l’ISCPA, école de journalisme et de communication à Blagnac. Matthieu Mountels se lance dans la vidéo explicative à base de logos et de data.

« L’idée, explique-t-il, c’est de proposer des vidéos dynamique, rythmées, pas sur l’actualité chaude mais en complément de ce que peuvent faire les grands médias locaux ou régionaux comme La Dépêche du Midi ou France 3. Et d’aller au-delà de la simple info pour expliquer pourquoi et comment ».

Depuis plusieurs années, #DataGueule a inauguré le créneau de la visualisation ludique et pour autant informative. HoWhy démarre avec des moyens beaucoup plus modestes mais l’envie de percer régionalement dans ce domaine.

Une vidéo d’explication du concept a déjà été diffusée sur les réseaux sociaux :

Matthieu Mountels lancera ses premières vidéos, qui s’adressent plutôt à un public jeune, partir du 25 septembre prochain, au rythme de 2 à 3 vidéos par semaine. Elles seront exclusivement diffusées sur Twitter, Facebook et bientôt Instagram.

Cette nouvelle forme de média se veut aussi interactive. Un sondage a été réalisé pour savoir quel premier sujet serait abordé lors du lancement. Ce sera finalement « Comment naissent les fake news ».

Après l’explication de l’actualité, Matthieu Mountels espère pouvoir réaliser des interviews et des mini-reportages, un peu comme le font Konbini ou Brut.

Rendez-vous lundi 25 septembre pour découvrir les premiers HoWhy.

FV (@fabvalery)

15 Sep

Le président du CSA, Olivier Schrameck, favorable au rapprochement entre France Télévisions et Radio France

En visite à Toulouse, Olivier Schrameck, le patron du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, a dit se réjouir du projet de rapprochement entre les entreprises de l’audiovisuel public. Une idée issue du… programme présidentiel d’Emmanuel Macron.

Olivier Schrameck dans les studios de France Bleu Toulouse (Photo : Alban Forlot)

Olivier Schrameck dans les studios de France Bleu Toulouse (Photo : Alban Forlot)

Interrogé ce vendredi matin sur l’antenne de France Bleu Toulouse, Olivier Schrameck, qui a effectué une tournée de deux jours à Toulouse, a répondu à la question du rapprochement entre France Télévisions et Radio France.

Je crois profondément que l’avenir de l’audiovisuel va vers ce que l’on appelle parfois le pluri-média (…) Et pour trouver un bon équilibre économique et culturel, il faut pouvoir jouer de l’ensemble de la gamme des moyens d’information. (…) Effectivement, je me réjouis que ce thème puisse être prochainement à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale et du Sénat »

Olivier Schrameck a aussi lié la question du rapprochement des sociétés de l’audiovisuel public aux contraintes budgétaires imposées par l’Etat, leur actionnaire, citant notamment l’exemple de FranceInfo, site d’info et chaîne de télé communs aux entreprises publiques.

Voici l’intégralité de l’interview d’Olivier Schrameck, par Stéphanie Mora :

C’est un point passé presque inaperçu pendant la campagne présidentielle : Emmanuel Macron souhaitait une grande réforme de l’audiovisuel public, avec un rapprochement voire une fusion entre les entreprises publiques dont Radio France et France Télévisions. Depuis son élection, ce sujet n’est pas (encore) revenu sur la table.

On ne sait pas encore quelle forme pourrait prendre ce rapprochement mais il pourrait avoir des déclinaisons en région. Radio France est par exemple en pleine réorganisation en Occitanie. Absente de la plupart des départements de l’ex-région Midi-Pyrénées, France Bleu va voir s’étendre ses émissions avec 12 nouveaux émetteurs accordés par le CSA à France Bleu Toulouse, faisant ainsi de la radio locale-départementale une antenne régionale.

Parallèlement, Mathieu Gallet, le président de Radio France, a annoncé récemment la fermeture du bureau de France Info et France Inter à Toulouse et les correspondants de ces radios nationales pourraient se voir proposer des postes dans la région pour travailler… pour France Bleu !

Autant d’annonces, qui poussent certains journalistes ou techniques de la radio en Occitanie à penser qu’il s’agit de l’amorce d’un rapprochement… entre France Bleu et France 3.

L’Occitanie, un futur laboratoire pour l’audiovisuel public ?

FV (@fabvalery)

08 Sep

Trois journalistes de Rugbyrama.fr licenciés par La Dépêche… pour avoir demandé leur carte de presse

La Dépêche Interactive, gestionnaire du site Rugbyrama.fr, a décidé de licencier trois responsables éditoriaux du site spécialisé dans le rugby, qui demandaient une revue de leur statut et venaient d’obtenir leur carte de presse. L’intersyndicale crie aux méthodes brutales et expéditives.

Capture d'écran du site Rugbyrama.fr

Capture d’écran du site Rugbyrama.fr

Trois journalistes, travaillant pour l’un depuis 3 ans et les deux autres depuis 5 ans sur le site spécialisé Rugbyrama.fr, ont reçu le 1er septembre dernier leur lettre de licenciement de la part de leur employeur, La Dépêche Interactive, filiale numérique de La Dépêche.

D’après les organisations syndicales, ces trois responsables éditoriaux ont demandé en début d’été un réexamen de leur situation et de leur statut au sein de l’entreprise et sollicité un entretien à la DRH. Mais cette demande serait la justification de leur licenciement pour « cause réelle et sérieuse ».

On leur reproche d’avoir demandé (et obtenu) leur carte de presse

Les trois salariés se seraient vus reprocher leur obtention récente de la carte de presse. D’après nos informations, ce fait serait mentionné sur leur lettre de licenciement. Obtenir sa carte de presse sans l’aval de La Dépêche, crime de lèse-majesté !

Pourtant la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP) a bien vu dans leur travail celui de journalistes : 17 000 articles web publiés par les trois salariés. Elle leur a donc accordé le précieux sésame. De quoi, pour ces journalistes dont le contrat de travail stipulait qu’ils étaient webmasters, réclamer une revue de leur statut. La direction a préféré les licencier, se séparant ainsi de… la totalité de l’équipe de Rugbyrama.fr !

Une « méthode inacceptable » pour l’intersyndicale

L’intersyndicale (CGT, SNJ, CFR-CGC, SNE-CFDT) dénonce dans un tract « une méthode inacceptable ».

Comment trois salariés qui demandent une entrevue au DRH, pour discuter de leur mission et de leur statut peuvent-ils, en retour, sans avoir été entendus, être convoqués à un entretien préalable, en plein mois d’août et licenciés de façon expéditive au motif de « cause réelle et sérieuse » ? » (intersyndicale)

Les syndicats du groupe La Dépêche du Midi (dont Jean-Michel Baylet a repris la présidence cet été) demandent la réintégration des trois journalistes licenciés.

Nous avons sollicité Mickaël Bourguignon, pdg de La Dépêche Interactive, pour connaître la position de la direction sur ces trois licenciements mais à l’heure où nous publions cet article nous n’avons pas reçu de réponse.

Rugbyrama.fr est le site référent en matière d’informations sur le rugby. Il est géré par le groupe La Dépêche et est également le portail rugby d’Eurosport.

FV (@fabvalery)