27 Oct

Médiapart prend une participation dans le site d’investigation local Médiacités

Les deux médias indépendants ont conclu un accord pour une entrée minoritaire du pure-player créé par Edwy Plenel dans le capital de Médiacités, créé en 2016 et présent notamment à Toulouse et qui poursuit sa recherche de partenariats financiers.

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On avait vu juste ! Quand en septembre 2016, nous avions été les premiers, sur ce blog, à vous parler du projet Médiacités, nous l’avions alors qualifié de futur « Médiapart local ». Bingo ! Un peu plus d’un an plus tard, les deux médias indépendants viennent de conclure un accord de partenariat qui voit Médiapart entrer au capital de Médiacités.

Médiacités, lancé fin 2016 à Lille, est actuellement présent à Toulouse, Lyon et Nantes.

Médiapart prend une participation minoritaire, qui concrétise un partenariat éditorial débuté il y a plusieurs mois sous la forme d’enquêtes et d’articles réalisés conjointement.

Deux autres groupes de presse indépendants font également leur entrée dans le capital de Mediacités : Indigo Publications (La Lettre A, Intelligence on line, Africa Intelligence, PressNews) et la coopérative Channel Agence de presse (CAPresse).

Mediacités a engagé une levée de fond de 350 000 euros, correspondant à l’ouverture de 30 % de son capital. Cette levée devrait être finalisé d’ici la fin de l’année. Parallèlement, le site d’investigation locale et régionale propose d’accueillir dans son capital des investisseurs individuels (pour un montant d’au moins 5000 euros) et des lecteurs ou bienfaiteurs (minimum : 500 euros) lors d’une campagne de financement participatif en actions avec la plate-forme Happy Capital.

FV (@fabvalery)

18 Sep

HoWhy : le nouveau média vidéo toulousain, futur #DataGueule régional ?

Un jeune journaliste lance le 25 septembre HoWhy, un média de décryptage de l’actualité locale à travers des vidéos de data-visualisation. Explications.

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HoWhy, c’est la contraction entre How et Why (Comment et Pourquoi en anglais). L’idée vient d’un jeune journaliste fraîchement sorti de l’ISCPA, école de journalisme et de communication à Blagnac. Matthieu Mountels se lance dans la vidéo explicative à base de logos et de data.

« L’idée, explique-t-il, c’est de proposer des vidéos dynamique, rythmées, pas sur l’actualité chaude mais en complément de ce que peuvent faire les grands médias locaux ou régionaux comme La Dépêche du Midi ou France 3. Et d’aller au-delà de la simple info pour expliquer pourquoi et comment ».

Depuis plusieurs années, #DataGueule a inauguré le créneau de la visualisation ludique et pour autant informative. HoWhy démarre avec des moyens beaucoup plus modestes mais l’envie de percer régionalement dans ce domaine.

Une vidéo d’explication du concept a déjà été diffusée sur les réseaux sociaux :

Matthieu Mountels lancera ses premières vidéos, qui s’adressent plutôt à un public jeune, partir du 25 septembre prochain, au rythme de 2 à 3 vidéos par semaine. Elles seront exclusivement diffusées sur Twitter, Facebook et bientôt Instagram.

Cette nouvelle forme de média se veut aussi interactive. Un sondage a été réalisé pour savoir quel premier sujet serait abordé lors du lancement. Ce sera finalement « Comment naissent les fake news ».

Après l’explication de l’actualité, Matthieu Mountels espère pouvoir réaliser des interviews et des mini-reportages, un peu comme le font Konbini ou Brut.

Rendez-vous lundi 25 septembre pour découvrir les premiers HoWhy.

FV (@fabvalery)

15 Sep

Le président du CSA, Olivier Schrameck, favorable au rapprochement entre France Télévisions et Radio France

En visite à Toulouse, Olivier Schrameck, le patron du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, a dit se réjouir du projet de rapprochement entre les entreprises de l’audiovisuel public. Une idée issue du… programme présidentiel d’Emmanuel Macron.

Olivier Schrameck dans les studios de France Bleu Toulouse (Photo : Alban Forlot)

Olivier Schrameck dans les studios de France Bleu Toulouse (Photo : Alban Forlot)

Interrogé ce vendredi matin sur l’antenne de France Bleu Toulouse, Olivier Schrameck, qui a effectué une tournée de deux jours à Toulouse, a répondu à la question du rapprochement entre France Télévisions et Radio France.

Je crois profondément que l’avenir de l’audiovisuel va vers ce que l’on appelle parfois le pluri-média (…) Et pour trouver un bon équilibre économique et culturel, il faut pouvoir jouer de l’ensemble de la gamme des moyens d’information. (…) Effectivement, je me réjouis que ce thème puisse être prochainement à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale et du Sénat »

Olivier Schrameck a aussi lié la question du rapprochement des sociétés de l’audiovisuel public aux contraintes budgétaires imposées par l’Etat, leur actionnaire, citant notamment l’exemple de FranceInfo, site d’info et chaîne de télé communs aux entreprises publiques.

Voici l’intégralité de l’interview d’Olivier Schrameck, par Stéphanie Mora :

C’est un point passé presque inaperçu pendant la campagne présidentielle : Emmanuel Macron souhaitait une grande réforme de l’audiovisuel public, avec un rapprochement voire une fusion entre les entreprises publiques dont Radio France et France Télévisions. Depuis son élection, ce sujet n’est pas (encore) revenu sur la table.

On ne sait pas encore quelle forme pourrait prendre ce rapprochement mais il pourrait avoir des déclinaisons en région. Radio France est par exemple en pleine réorganisation en Occitanie. Absente de la plupart des départements de l’ex-région Midi-Pyrénées, France Bleu va voir s’étendre ses émissions avec 12 nouveaux émetteurs accordés par le CSA à France Bleu Toulouse, faisant ainsi de la radio locale-départementale une antenne régionale.

Parallèlement, Mathieu Gallet, le président de Radio France, a annoncé récemment la fermeture du bureau de France Info et France Inter à Toulouse et les correspondants de ces radios nationales pourraient se voir proposer des postes dans la région pour travailler… pour France Bleu !

Autant d’annonces, qui poussent certains journalistes ou techniques de la radio en Occitanie à penser qu’il s’agit de l’amorce d’un rapprochement… entre France Bleu et France 3.

L’Occitanie, un futur laboratoire pour l’audiovisuel public ?

FV (@fabvalery)

08 Sep

Trois journalistes de Rugbyrama.fr licenciés par La Dépêche… pour avoir demandé leur carte de presse

La Dépêche Interactive, gestionnaire du site Rugbyrama.fr, a décidé de licencier trois responsables éditoriaux du site spécialisé dans le rugby, qui demandaient une revue de leur statut et venaient d’obtenir leur carte de presse. L’intersyndicale crie aux méthodes brutales et expéditives.

Capture d'écran du site Rugbyrama.fr

Capture d’écran du site Rugbyrama.fr

Trois journalistes, travaillant pour l’un depuis 3 ans et les deux autres depuis 5 ans sur le site spécialisé Rugbyrama.fr, ont reçu le 1er septembre dernier leur lettre de licenciement de la part de leur employeur, La Dépêche Interactive, filiale numérique de La Dépêche.

D’après les organisations syndicales, ces trois responsables éditoriaux ont demandé en début d’été un réexamen de leur situation et de leur statut au sein de l’entreprise et sollicité un entretien à la DRH. Mais cette demande serait la justification de leur licenciement pour « cause réelle et sérieuse ».

On leur reproche d’avoir demandé (et obtenu) leur carte de presse

Les trois salariés se seraient vus reprocher leur obtention récente de la carte de presse. D’après nos informations, ce fait serait mentionné sur leur lettre de licenciement. Obtenir sa carte de presse sans l’aval de La Dépêche, crime de lèse-majesté !

Pourtant la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP) a bien vu dans leur travail celui de journalistes : 17 000 articles web publiés par les trois salariés. Elle leur a donc accordé le précieux sésame. De quoi, pour ces journalistes dont le contrat de travail stipulait qu’ils étaient webmasters, réclamer une revue de leur statut. La direction a préféré les licencier, se séparant ainsi de… la totalité de l’équipe de Rugbyrama.fr !

Une « méthode inacceptable » pour l’intersyndicale

L’intersyndicale (CGT, SNJ, CFR-CGC, SNE-CFDT) dénonce dans un tract « une méthode inacceptable ».

Comment trois salariés qui demandent une entrevue au DRH, pour discuter de leur mission et de leur statut peuvent-ils, en retour, sans avoir été entendus, être convoqués à un entretien préalable, en plein mois d’août et licenciés de façon expéditive au motif de « cause réelle et sérieuse » ? » (intersyndicale)

Les syndicats du groupe La Dépêche du Midi (dont Jean-Michel Baylet a repris la présidence cet été) demandent la réintégration des trois journalistes licenciés.

Nous avons sollicité Mickaël Bourguignon, pdg de La Dépêche Interactive, pour connaître la position de la direction sur ces trois licenciements mais à l’heure où nous publions cet article nous n’avons pas reçu de réponse.

Rugbyrama.fr est le site référent en matière d’informations sur le rugby. Il est géré par le groupe La Dépêche et est également le portail rugby d’Eurosport.

FV (@fabvalery)

29 Août

Google va financer « Robin », le projet interactif de La Dépêche du Midi

Le fonds Google de financement de projets numériques dans la presse a annoncé cet été les lauréats de la troisième session. Parmi les 107 projets dans 27 pays européens (dont 11 en France), celui d’assistant numérique personnalisé du journal régional.

(Photo Eric Piermont / AFP)

(Photo Eric Piermont / AFP)

Pour sa troisième session du fonds Google Digital News Initiative (DNI), Google a attribué 21 millions d’euros à 107 projets européens présentés par des entreprises de presse : 11 projets français ont été retenus en 2017 dont celui de partage de données pour l’Agence France Presse (AFP) mais aussi Le Figaro, 20 minutes ou La Dépêche du Midi.

Au total 21 millions d’euros d’aides ont été attribués, dont 1,5 millions pour les 11 projets français. Google n’a pas communiqué le détail des sommes attribuées à chaque projet.

C’est la première fois que La Dépêche du Midi décroche un financement par Google. Il s’agit d’un prototype de chatbot, un robot numérique, appelé « Robin », dont le but est selon le dossier de candidature de La Dépêche de « mettre à disposition notre base de données locale à nos abonnés de manière interactive ». « Nous imaginons notre Chatbot comme un compagnon quotidien qui pourrait suivre les clients dans leurs tâches quotidiennes, poursuit le groupe régional. En effet, l’utilisateur pourrait se renseigner sur divers sujets tels que l’élection du maire de sa ville, mais aussi sur les événements autour de lui, la météo pour le week-end ou même obtenir des conseils pour choisir un bon restaurant ».

Une sorte d’outil personnel digital qui mêlerait donc infos locales au citoyen et services au consommateur, alors que jusqu’à présent ces contenus sont plutôt séparés sur les outils numériques.

Le fonds Google pour l’initiative digitale dans l’information a été créé en 2015 au niveau européen, prenant la succession du fonds Google pour la presse (ou Fonds pour l’innovation numérique de la presse, FINP) qui avait été lancé en 2013. Accusant Google de fragiliser l’économie des médias et vampiriser les contenus, les éditeurs de presse d’information avaient alors obtenu un accord qui prévoyait en 2015 l’attribution de 60 millions d’euros sur trois ans à des projets d’innovation.

Avec cette troisième session (la quatrième campagne de candidature s’ouvre en septembre), Google a indiqué avoir déjà attribué 27,3 millions d’euros (round 1), 24,2 millions (round 2). Avec les 21 millions du round 3, on arrive à un total de 72,5 millions d’euros déjà attribués. A noter que les projets français sont largement à la traîne par rapport à l’Allemagne, l’Italie ou au Royaume-Uni.

FV (@fabvalery)

04 Juil

Armagnacnews.com et Gascogne Côté Gers : il y a du nouveau dans la presse gersoise

Un site spécialisé (avec modération) dans l’Armagnac et un nouveau magazine aux couleurs de la Gascogne. Découverte de deux nouveaux médias gersois.

(Photo : Gascogne Côté Gers)

(Photo : Gascogne Côté Gers)

C’est le seul pure player (qui plus est gratuit) consacré à l’Armagnac. Armagnacnews.com a été créé par le journaliste Philippe Campa (ex-Sud Ouest et L’Indépendant) et e photographe et dirigeant de l’entreprise Plandecom. Il y est question de tout ce qui touche de près ou de loin à l’actualité de l’armagnac. Ce site d’information spécialisé espère se décliner rapidement en version papier.

Côté magazine, justement, Plandecom édite en ce début juillet le premier numéro de « Gascogne Côté Gers », un « lifestyle magazine » sur l’art de vivre, le tourisme et la culture dans le département du Gers. Au sommaire du premier numéro : le peintre Jean-Paul Chambas, André Daguin, etc. Tiré à 20 000 exemplaires, le magazine est gratuit. Son numéro 2 est attendu pour novembre 2017.

FV (@fabvalery)

 

08 Juin

Le site d’infos Côté Toulouse, absorbé par Actu.fr

Nouveau nom (Actu Toulouse), nouveau logo et nouvelle stratégie pour le site internet d’info Côté Toulouse. Il est intégré désormais à la plateforme Actu.fr du groupe Publihebdos (Ouest-France).

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Un peu plus de deux ans après son lancement, le site Côté Toulouse a, d’une certaine manière, tiré sa révérence ce jeudi 8 juin 2017. Alors évidemment, les contenus (articles passés, présents et à venir) ne disparaissent pas. Ils sont désormais intégrés à la plateforme Actu.fr appartenant au groupe Publihebdos, lui-même propriété du groupe Ouest-France. Un changement de nom, d’URL (https://actu.fr/toulouse), de logo et de code couleur.

Désormais, le lecteur toulousain se retrouve sur une plateforme où l’on trouve des infos nationales, internationales, bretonnes, normandes et… toulousaines. Une stratégie qui peut paraître étonnante pour un site qui avait, par sa ligne éditoriale différente, trouvé son public à Toulouse, mais expliquée sur le site :

Cette évolution importante s’est imposée à nous d’abord parce que, face au tournant du numérique et aux enjeux auxquels la presse est plus que jamais confrontée, c’est en mutualisant nos forces que nous serons plus fort.

L’équipe de journalistes toulousains qui animaient Côté Toulouse, depuis la transformation du site de Voix du Midi, continuent évidemment son travail (ainsi que la publication de l’hebdo gratuit Côté Toulouse qui fête aujourd’hui son 100ème numéro et qui, lui, ne change pas de nom). Simplement, le lecteur qui fréquente le site devra désormais se rendre sur Actu.fr pour retrouver les infos toulousaines.

Le nouveau site permettra aussi de mutualiser et de régionaliser avec les articles toulousains les contenus des hebdos travaillant dans le Lot (La vie Quercynoise) ou dans le Lauragais (La Voix du Midi Lauragais) sous l’onglet « Occitanie ».

En moins de 3 ans, le site a donc connu plusieurs évolutions importantes : fin 2014, le groupe Publihebdos (Ouest-France) rachète le groupe Presse régionale, qui édite une douzaine d’hebdos en France dont Voix du Midi, en mars 2015 le site du journal devient Actu Côté Toulouse qui est désormais absorbé par Actu.fr.

FV (@fabvalery)

22 Mai

Investigation : « Médiacités » publie ses premières enquêtes cette semaine à Toulouse

Après Lille et Lyon, le nouveau média local spécialiste des investigations publie ses premières enquêtes toulousaines à partir du mardi 23 mai.

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C’est un petit bouleversement dans le monde médiatique toulousain et d’Occitanie dont nous vous parlons sur ce blog depuis septembre 2016. A partir de ce mardi 23 mai, Médiacités va publier ses premières enquêtes toulousaines. Les lecteurs de la région, avides d’infos et de journalisme d’investigation, vont donc pouvoir découvrir ce média, né fin 2016 à Lille et installé depuis deux semaines à Lyon.

Il s’agit d’un site payant (de 4,92 à 6,50 euros par mois selon l’offre choisie), indépendant et sans publicité. Il a été créé par d’anciens journalistes de L’Express et de L’Expansion. Médiacités vise 3000 abonnés (par ville) d’ici 3 ans.

A Toulouse, les créateurs vont travailler avec une douzaine de pigistes, des journalistes dont certains sont spécialistes de l’investigation. Tous les domaines sont concernés : politique, culture, sport, environnement, etc. Si Médiacités a choisi de s’intéresser principalement à la métropole toulousaine, certaines de ses enquêtes vont aussi traiter de sujets dans des départements voisins.

Ces dernières années, le paysage médiatique toulousain ou régional a été frappé par de nombreuses disparitions (Carré d’Info, TLT, Métro, etc). Heureusement, il y a eu aussi des naissances (Boudu, Côté Toulouse). Ce nouveau média est donc une bonne nouvelle pour le pluralisme d’autant qu’en ces temps d’information parfois pré-digérée, vite ingurgitée, l’investigation et l’info de révélation sont (re)devenues des références en France et un réel besoin pour les lecteurs.

FV (@fabvalery)

11 Mai

Trois journalistes toulousains créent « Immédiat », conseil et formation au numérique

Xavier Lalu, Pierre Vincenot et Cécile Varin viennent de lancer « Immédiat » une société de formation au numérique à Toulouse qui s’adresse aux médias, aux entreprises et aux collectivités.

Les trois journalistes toulousains créateurs d'Immédiat (Photo : J-Christophe Magnenet)

Les trois journalistes toulousains créateurs d’Immédiat (Photo : J-Christophe Magnenet)

Parce que le numérique a bouleversé leurs propres usages, trois journalistes toulousains viennent de lancer « Immédiat », une scop qui intervient dans la formation aux univers numériques et le conseil en stratégie numérique. Xavier Lalu (ex-Carré d’info et Côté Toulouse), Pierre Vincenot (ex-La Dépêche du Midi) et Cécile Varin (ex-Sud Radio notamment) font le pari que les besoins en expertise dans ce domaine vont exploser et se lancent sur ce marché en Occitanie principalement. Tout trois, en dehors de leur expertise professionnelle, ont également une expérience de formation, notamment au journalisme.

Fact-checking, photo ou vidéo sur smartphones, écriture pour le web, création et gestion d’un compte sur les réseaux sociaux, la palette du catalogue de formations est large. « Au cours de nos expériences professionnelles, explique Xavier Lalu, on a acquis une expertise dans tous ces domaines. Ce que l’on propose en formation c’est donc ce que l’on sait faire, d’autant que les niveaux sont très divers, d’une structure à l’autre et même à l’intérieur d’une même entreprise ».

« Immédiat », créée en mars, sera officiellement lancée le 18 mai à Toulouse. Rapidement, ses créateurs ont pour projet de lancer le deuxième étage de la fusée : une sorte de médialab, qui permettrait de mettre en relation les journalistes, les entreprises innovantes, les développeurs web, etc. « L’idée, conclut Xavier Lalu, c’est de mettre en relation des gens qui ne se parlent pas, qui se connaissent peu, même s’ils travaillent tous sur le web et de leur proposer de réfléchir à l’avenir par exemple de l’écriture des contenus sur internet ou à l’évolution de la manière de travailler ». 

FV (@fabvalery)

07 Mar

Médiacités lance une opération de crowdfunding pour soutenir son arrivée à Toulouse le 23 mai

On connaît désormais la date de lancement de Médiacités, le site d’info locale basé sur l’investigation, à Toulouse. Ce sera le 23 mai, quelques jours après le lancement de Lyon et avant Nantes.

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Médiacités fera son entrée dans le paysage médiatique toulousain le 23 mai prochain. Ce site internet, lancé en décembre à Lille, aura auparavant démarré le 10 mai à Lyon et poursuivra son extension le 17 juin à Nantes. Une croissance rapide qui coïncide avec le concept même de Médiacités, que nous avions qualifié ici-même, avant son lancement, de « Médiapart local » : une info basée exclusivement sur l’enquête, l’investigation.

Médiacités, lancé par des anciens journalistes de L’Express et de L’Expansion promet une enquête nouvelle par ville chaque semaine et ne se limitera pas à enquêter sur les sphères politiques. mais « au coeur des pouvoirs locaux », quels qu’ils soient : politique donc, mais aussi sportif, culturel, économiques.

A Toulouse, l’équipe a déjà « pré-recruté » une douzaine de journalistes pigistes qui devront enquêter pour publier des « révélations » chaque semaine à partir de 23 mai.

Sans pub, le site internet a fait le choix du payant (un abonnement à 6,90 euros par mois ou 59 euros par an) et vient de lancer une opération de financement participatif qui lui permettra de financer ses premières enquêtes à Toulouse mais aussi d’apporter de nouvelles fonctionnalités à son site internet.

Si ce crowdfunding fonctionne au-delà des espérances, Médiacités s’engage à bousculer son calendrier prévisionnel de développement (actuellement l’objectif est d’être présent dans les 10 plus grandes métropoles françaises d’ici 2020) et promet de lancer une cinquième ville dès la fin de cette année… choisie par les internautes !

FV (@fabvalery)