03 Avr

Son compte Twitter suspendu, le PDG de Sud Radio Didier Maïsto dénonce « une censure »

Alors qu’il couvre depuis plusieurs semaines le mouvement des Gilets jaunes, le président de Sud Radio a vu son compte signalé à Twitter et le réseau social a décidé ce mercredi de le suspendre définitivement.

Didier Maïsto (Photo : Sud Radio)

Tout est allé très vite. Lundi matin, le compte Twitter de Didier Maïsto, pdg de Sud Radio (groupe Fiducial Médias), avait été suspendu provisoirement par le réseau social américain. Dans la foulée, il déposait une réclamation pour contester cette suspension.

Ce mercredi matin, Twitter lui a signifié sa suspension définitive pour avoir enfreint les règles. Une notification que Didier Maïsto a publié sur le réseau social, avec le nouveau compte qu’il s’est empressé d’ouvrir (MISE A JOUR du 04/04 : depuis lui aussi suspendu, lire en bas).

Interrogé par le blog Médias d’Ici pour France 3, Didier Maïsto avance une explication :

« J’ai été signalé massivement par des comptes pro-Macron ouverts récemment et de manière anonyme. Ils ont profité d’une conversation à propos de Jérôme Rodriguez, qui perdu un oeil pendant une manifestation. Un twittos se moquait de lui. Je lui ai dit « si je venais vous crever un oeil, vous trouveriez ça marrant ? ». Dans la foulée, alors qu’en fait je demandais de la décence, j’ai été signalé à Twitter ». 

Le texte exact de ce tweet est en fait le suivant :

Une tournure dont Twitter France estime qu’elle enfreint ses règles.

« Un prétexte »

Mais pour le PDG de la radio, ex-toulousaine désormais installée à Paris, cette suspension de son compte serait en fait « un prétexte« .

C’est clairement une censure politique. Je me suis aperçu plus tard que quelqu’un avait ajouté le compte Twitter d’Emmanuel Macron à la conversation. Je ne dis pas que c’est lui qui m’a signalé mais comme il était dans la conversation, Twitter a agi très vite. C’est de la censure politique.

Depuis quelques semaines, le PDG de la radio est devenu sur les réseaux sociaux un porte-voix des Gilets jaunes. Sur ses live sur Facebook ou à travers ses tweets, il dénonce tour à tour les violences policières, les chiffres des manifestations minimisés par le ministère de l’Intérieur, etc.

« Dans mon rôle de patron d’une radio »

Didier Maïsto reconnaît que de la part d’un patron de radio, « ça peut troubler ». On imagine en effet mal Laurence Bloch, la patronne de France Inter ou Laurent Guimier, celui d’Europe 1, prendre autant position et aller dans les manifs, portable en main en « live » au milieu des gaz lacrymogènes.

Je reconnais que ça peut troubler. Mais je suis dans mon rôle. Je dénonce ce qui doit l’être mais je dis aussi quand les choses sont faites correctement, y compris du côté des forces de l’ordre. Je laisse la place au débat, tout comme sur l’antenne de ma radio. Certes c’est une partition un peu difficile mais je mes en accord mes convictions profondes, humaines, morales avec mon activité professionnelle » (Didier Maïsto)

Alors Didier Maïsto se voit-il comme un « porte-voix » des Gilets jaunes qu’on aurait tenté de faire taire ?

Oui je suis sensible à ce mouvement. Mais je cherche toujours à mettre en perspective. Je suis honnête. Parmi les Gilets jaunes, il y a des cons et des antisémites mais pas plus que dans la société française dans son ensemble. Il y a surtout des gens qui souffrent et qui veulent se battre pour leur pouvoir d’achat, pour plus de démocratie… (Didier Maïsto).

« Furieux » contre cette censure, ce « scandale », Didier Maïsto ne renonce pas à poursuivre cette « partition difficile ».

FV (@fabvalery)

MISE A JOUR : après parution de cet article, le nouveau compte Twitter de Didier Maïsto, qui comptait plus de 6000 followers en moins de 48 heures, a lui aussi été suspendu par Twitter France, mercredi 4 dans la soirée. 

Mais finalement Didier Maïsto a récupéré l’usage de son compte initial, vendredi 6 avril, Twitter France ayant décidé de lever la suspension. 

15 Jan

Vers un rapprochement entre Sud Radio et la chaîne russe RT France ?

Le patron de Sud Radio souhaite un rapprochement et annonce des discussions prochaines entre la radio et la version française de la chaîne russe.

(Photo : AFP)

Dans le petit monde des médias en France, la « nouvelle » Sud Radio, ex-radio du Grand Sud installée à Toulouse, désormais parisienne, fait entendre une petit musique bien différente, notamment par la voix de son patron, Didier Maïsto, président de Sud Radio et de Fiducial Médias, la maison-mère.

Médiamétrie (qui mesure l’audience des médias audiovisuels, télés et radios) et le Conseil supérieur de l’audiovisuel, sont régulièrement les cibles de Didier Maïsto qui n’hésite pas à cultiver sa « parole libre », comme quand sur le plateau chaîne en ligne de l’extrême-droite TV Libertés, il avait comparé le futur Président de la République Emmanuel Macron à Mussolini.

Une parole « libre » qui transpire déjà sur l’antenne de Sud Radio dont la ligne éditoriale a depuis longtemps changé et dont le slogan « Parlons vrai » laisse entendre que les autres médias ne diraient pas la vérité !

Et malgré des audiences toujours faibles, Sud Radio a trouvé dans le mouvement des Gilets jaunes un sorte d’écho aux propos anti-système de certains de ses chroniqueurs. 

Sud Radio se rêve-t-elle en radio des « gilets jaunes », comme les émanations françaises des médias russes RT pour la télé et Sputnik pour le web, le sont devenus ?

Didier Maïsto en rêve-t-il lui-même à voix haute ?

Beaucoup me demandent ce que je pense de RT France. D’abord je confesse mon ignorance : je ne connaissais cette chaîne que de nom il y a encore un mois. Comme tout le monde en revanche, je savais de quoi on l’accusait : « chaîne de Poutine », « pourvoyeuse de fake news », « complotiste », etc. Il se trouve que j’ai été invité à son « premier anniversaire » il y a quelques jours (…) : j’ai été « scié » par la liberté de ton qui a régné tout au long de la cérémonie

Sur Facebook, il raconte sa discussion avec la présentatrice de RT Stéphanie de Muru :

« Ça dit quelque chose de très grave sur le fonctionnement des médias français et plus largement sur l’état de notre démocratie. Ce que vous vivez à RT, ce mépris institutionnel, ces insultes permanentes des bo-bos du système, nous le vivons de la même façon à Sud. Mais on s’en fout, puisque les Français sont au rendez-vous »

Avant de poursuivre :

Du coup, parce que quand même hein, je préfère toujours me forger mon propre avis (on ne se refait pas, ou si peu), je suis allé voir le travail de RT sur les Gilets jaunes. Bien m’en a pris ! J’ai trouvé ce travail honnête, proche du terrain, sans a priori idéologique, contrairement à tout ce que racontent les medias mainstream.
Pendant que les journalistes de BFM se mettent en grève parce qu’ils ont été un peu secoués par quelques excités chez les Gilets jaunes, ceux de RT et de Sud Radio travaillent et recueillent les félicitations et les encouragements des dits Gilets jaunes. No comment.
Et voilà le patron de Sud Radio ouvrir la porte à un rapprochement entre les deux médias :
Va-t-on faire des choses ensemble ? Pourquoi pas ? Je verrai bientôt Xenia Fedorova, la patronne de RT France. Le slogan de RT : OSEZ QUESTIONNER. Celui de SUD RADIO : PARLONS VRAI. Un bon début pour échanger non ?
Didier Maïsto nous a confirmé ses propos. On imagine le patron de Sud Radio pas mécontent, voire plutôt ravi, de faire savoir son intention de travailler avec RT ce qui ne manquera pas de faire réagir.
On ne sait pas encore ce que donnera, à terme, le mouvement des Gilets jaunes et s’il parviendra à transformer la société française et le monde politique. Il aura peut-être un effet médiatique inattendu : le rapprochement entre une ancienne radio historique du PAF et une chaîne émergente russe particulièrement contestée. A suivre.
FV (@fabvalery)

18 Déc

Vincent Rodriguez succède à Jacques Vendroux comme chef des sports de Radio France

Le directeur de France Bleu Hérault et ancien directeur de France Bleu Toulouse a été nommé ce mardi.

Vincent Rodriguez (Photo : Ch. Abramowitz / Radio France)

Le prochain chef du service des sports de Radio-France vient d’Occitanie. C’est en effet le journaliste Vincent Rodriguez qui a été nommé à ce poste, succédant ainsi à Jacques Vendroux, comme l’a annoncé la présidente de Radio France Sybile Veil ce mardi.

Vincent Rodriguez est actuellement directeur de la radio locale France Bleu Hérault à Montpellier et ce depuis janvier 2015. Auparavant, il était directeur de France Bleu Toulouse (devenu depuis France Bleu Occitanie) depuis sa renaissance en 2011.

Diplômé de l’ESJ Paris, ancien reporter à France Info et France Inter, Vincent Rodriguez a aussi été délégué à l’antenne du Mouv’, la radio jeune de Radio France de 2007 à 2010.

Il va donc retrouver les rédactions d’Inter et Info à Paris. Passionné de sport, notamment le rugby, il va donc diriger le service commun des sports des radios du service public.

FV (@fabvalery)

 

11 Déc

France 3 retransmet la matinale de France Bleu Occitanie à partir du 7 janvier

A compter du lundi 7 janvier, l’émission matinale de 7 heures à 9 heures de France Bleu Occitanie sera visible chaque matin sur France 3 Midi-Pyrénées.

(Photo : Christophe ABRAMOWITZ)

La matinale radio de France Bleu Occitanie devient (aussi) une émission de télé ! Lundi 7 janvier 2019, à 7 heures, France 3 Midi-Pyrénées retransmettra à la télé, pour la première fois, l’émission matinale de la radio publique. La date de lancement est désormais officielle, à Toulouse, mais aussi à Nice, les deux villes ayant été choisie pour expérimenter ces retransmissions.

Courant premier semestre 2018, les lieux choisis pour cette expérimentation étaient Paris Île de France et Aix-en-Provence. Mais finalement, courant juillet, ce sont Nice et Toulouse qui ont été désignés pour mener ces opérations communes.

Depuis la rentrée de septembre, les équipes techniques ont donc travaillé ensemble à Toulouse pour que cette émission de radio puisse également diffusée quotidiennement à la télé, du lundi au vendredi, dès le 7 janvier.

C’est France Bleu qui conserve la main sur le contenu éditorial de sa matinale. Des images seront fournies quotidiennement par France 3 pour illustrer certains reportages.

FV (@fabvalery)

 

18 Oct

Toulouse FM fête ses 10 ans et veut s’imposer comme LA radio des Toulousains

10 ans après sa création, la radio privée toulousaine arrive à l’âge de la maturité. Ses audiences et sa notoriété sont en hausse dans un paysage radiophonique toulousain en pleine recomposition.

Hugo et Sam, deux animateurs de Toulouse FM (Photo : Toulouse FM)

10 ans ça se fête mais pas question pour Toulouse FM de faire la révolution à l’antenne. En cette rentrée 2018, quelques évolutions ont été apportées mais l’esprit reste le même, ainsi résumé par Sylvain Athiel, Directeur Général du pôle Broadcast de Mediameeting auquel appartient la radio.

Nous sommes un média d’accompagnement, de divertissement pour les Toulousains, pas de débat. La seule vraie radio de proximité sur Toulouse, celle dont le nom même signifie quelques choses pour les habitants de la métropole et nous voulons conforter cette place de radio de la ville dans le coeur des Toulousains ».

Il faut dire que la saison 2017-2018 a été brillante pour Toulouse FM : les chiffres d’audience publiés en janvier avec une forte progression et l’entrée dans le Top 10 des radios (tous types confondus : généralistes, musicales, nationales et locales) les plus écoutées à Toulouse, ont été confirmés cet été. Désormais, plus de 70 000 auditeurs se branchent sur Toulouse FM chaque jour, dans l’ex-région Midi-Pyrénées.

Car la radio, en plus de sa fréquence toulousaine (92.6), compte désormais des émetteurs à Auch (88.6), à Ax-les-Thermes (95.6) et à Pamiers (102.9).

Pour autant, la radio aspire à rester celle des Toulousains, avec une ligne éditoriale accès prioritairement sur l’info service : météo, trafic, sujets du quotidiens, un peu d’infos quand même (notamment tous les quarts d’heure dans la matinale rebaptisée « La Famille Toulouse FM ») et du sport (Toulouse FM est partenaire des trois gros clubs toulousains, le TFC, le Stade Toulouse et le Fénix Handball).

Et puis, Toulouse FM (qui compte une quinzaine de salariés) s’inscrit aussi dans une politique de groupe de médias indépendants, qui compte notamment l’agence A2PRL (ex-AFP Audio), basée à Toulouse et qui fournit des infos (flashs, journaux, reportages) à des dizaines de radios en France.

Nous allons renforcer la synergie entre nos différentes radios qui vont de Perpignan à Arcachon en passant par Agen et Toulouse avec pour objectif d’offrir à nos annonceurs sur nos antennes des possibilités modulable de communiquer (Sylvain Athiel)

Avec Toulouse FM, qui, à 10 ans, est le navire-amiral du groupe.

FV (@fabvalery)

 

19 Sep

VIDEO – « Benalla par-ci, Benalla par là », l’étonnante chanson de Sud Radio

L’ex-radio toulousaine a mis en ligne une chanson sur l’affaire Benalla, où l’on voit notamment l’animateur André Bercoff et (c’est plus étonnant) le rédacteur en chef de la radio désormais parisienne Christophe Bordet.

Décidément, Sud Radio surprend (NDA : ceci est une litote !). La radio, installée en région parisienne depuis un an après son départ de Toulouse, vient de sortir… son premier « tube » sous le nom de groupe « Les vraies voix » (du nom de son émission de fin d’après-midi) ! Une vidéo a été publiée sur les réseaux sociaux de la radio mardi, à la veille de l’audition d’Alexandre Benalla devant la commission d’enquête du Sénat.

Il s’agit en fait d’une sorte de « queue leu leu » sur l’air de « Quand il faut y aller, on est toujours là », qui fustige l’affaire Benalla.

A la baguette, hilare, le polémiste et animateur de la radio André Bercoff et, déchaîné, le rédacteur en chef de la station Christophe Bordet.

A chacun de se faire son avis :

FV (@fabvalery)

27 Août

Sud Radio ne produit plus en interne une partie de ses journaux d’information, confiés à A2PRL

Depuis ce 27 août, la radio, qui a quitté Toulouse pour la région parisienne, ne produit qu’une partie de ses journaux : un contrat a été signé avec l’agence A2PRL, installée à… Toulouse.

Les studios de Sud Radio à Paris.

Pour les auditeurs de Sud Radio, l’opération doit être blanche : il y a toujours à l’antenne de la radio (ex-radio du Grand Sud) des journaux ou des flashs à l’heure ou à la demie, mais ces bulletins d’infos ne sont plus forcément produits par la rédaction.

Des journaux produits par l’agence toulousaine A2PRL

En effet, selon les informations de ce blog, Sud Radio (qui appartient à Fiducial Médias, filiale de Fiducial) a contracté avec l’agence A2PRL (ex-AFP Audio, groupe Médiameeting) pour la production d’une partie des journaux de l’antenne : A2PRL fournit donc à Sud Radio des journaux de 5 minutes à 6h30, 7h30, 12 heures et 18 heures. Sud Radio reprend aussi les flashs infos préparés toute la journée par A2PRL. Pour le moment, la radio conserve en interne quelques journaux « maison » notamment dans la matinale (à 6 heures, 7 heures et 8 heures).

Cette externalisation des journaux de Sud Radio est un nouveau pas dans la transformation de Sud Radio opérée par Fiducial Médias depuis plusieurs années. De quoi donner de sévères migraines aux anciens journalistes de Sud Radio : la radio, du temps de sa splendeur à Toulouse, comptait une vaste rédaction avec un directeur de la rédac, des correspondants, des envoyés spéciaux à l’étranger… Et produisait la totalité de son information. 

Mais c’était un autre temps.

Quelle ligne éditoriale ?

A l’été 2017, Sud Radio a transféré sa rédaction et son antenne de Toulouse à Paris. Avec à la clé, pas mal de licenciements notamment de journalistes qui n’ont pas accepté les conditions de ce transfert.

Désormais, les journalistes qui travaillent encore à la rédaction n’auront donc plus une grande partie des journaux à assurer. « Comment peut-on avoir une ligne éditoriale quand journaux et flashs sont assurés par un prestataire extérieur ? s’interroge un ancien de la rédaction. Et puis quand un journaliste de Sud Radio aura une info à 17h30, à qui devra-t-il la donner pour qu’elle passe dans le journal de 18 heures : à sa rédaction ou à A2PRL ? ».

Logique économique

En tout cas, après avoir externalisé les sports et notamment le rugby, Fiducial Médias semble vouloir pousser plus loin, notamment pour des raisons économiques, l’externalisation d’une partie de l’antenne de Sud Radio.

Ironie de l’histoire, Sud Radio externalise ses journaux un an après son départ de Toulouse en les confiant à une agence basée… à Toulouse, qui emploie certains anciens journalistes de Sud Radio et est même dirigée par un ancien directeur d’antenne de la radio.

FV (@fabvalery)

02 Juil

Julien Corbière nouveau rédacteur en chef de France Bleu Occitanie à Toulouse

L’actuel rédacteur en chef de France Bleu Saint-Etienne Loire prendra ses nouvelles fonctions fin août.

Julien Corbière (Photo : Christophe ABRAMOWITZ / Radio France)

Il succède à Jean-Marc Perez, rédacteur en chef de France Bleu Toulouse (devenue France Bleu Occitanie) durant 7 ans : Julien Corbière a été nommé rédacteur en chef à Toulouse. Il occupe actuellement le même poste à France Bleu à Saint-Etienne.

Julien Corbière va arriver à Toulouse dans un contexte particulier : la transformation de France Bleu qui se régionalise (dans les limites de l’ex-région Midi-Pyrénées, trois autres radios existant déjà à Perpignan, Montpellier et Nîmes) et doit se réorganiser pour couvrir une vaste zone, la nouvelle antenne s’accompagnant d’ouvertures de fréquences dans certaines départements et de changement sur la bande FM à Toulouse (France Bleu quitte le 90,5 Mhz, récupéré par 100 % Radio qui s’installe à Toulouse, et bouge sur le 91,8 Mhz).

Ces changements s’accompagnent évidemment de modifications de la ligne éditoriale de France Bleu Occitanie, passée d’une radio locale toulousaine à une radio régionale. Et puis reste le dossier du rapprochement souhaité par le gouvernement entre France 3 et France Bleu.

Bref, le nouveau patron de la rédaction de France Bleu ne va pas manquer de travail !

FV (@fabvalery)

15 Juin

La radio 100 % émettra à Toulouse à partir du 3 juillet

La radio régionale indépendante née dans le Tarn débarque à Toulouse le 3 juillet sur le 90.5 Mhz.

Les studios de 100 % (Facebook)

Attendue à Toulouse depuis que le Conseil supérieur de l’audiovisuel lui a attribué une séquence, la radio régionale 100 % émettra dans la ville rose à partir du mardi 3 juillet, a indiqué au blog Médias d’ici, le patron de la radio Olivier Fabre (qui est aussi le maire de Mazamet dans le Tarn).

La radio s’installe dans des locaux du boulevard de l’Embouchure avec 7 personnes (3 journalistes, 2 animateurs et 2 commerciaux) dont la moitié a été recrutée pour l’occasion et émettra sur le 90.5, une fréquence jusque là attribuée à France Bleu Occitanie qui « déménage » sur la bande FM.

« Les studios toulousains seront notre deuxième plus importante implantation après le siège à Mazamet », explique Olivier Fabre. L’ouverture de l’antenne toulousaine est un événement attendu depuis des années par la radio. Née dans le Tarn, 100 % Radio sera désormais présente dans 12 départements (outre Toulouse, elle ouvre aussi son antenne à Cahors), de la Montagne noire au Béarn, des côtes catalanes au Lot et Garonne.

A Toulouse, 100 % Radio prévoit des programmes locaux et des journaux régionaux. « L’info est très importante pour nous, explique Olivier Fabre, et les auditeurs toulousains vont découvrir de vrais journaux régionaux avec de l’enquête, des infos exclusives et pas des petits flashs d’une minute où l’on lit les 5 infos rabâchées partout ». Avec aussi un mix musical des années 80 aux tubes actuels.

Reste la difficulté d’une implantation sur un marché radiophonique saturé à Toulouse avec toutes les grandes radios généralistes, les antennes des réseaux musicaux nationaux et des radios locales indépendantes déjà positionnées sur l’info et la musique. « On est convaincus qu’il y a de la place à Toulouse pour une radio adulte, locale, régionale indépendante, répond Olivier Fabre. Les Toulousains sortent souvent de leur ville et ont déjà eu l’occasion de nous entendre. On estime qu’un Toulousain sur 3 connaît déjà notre marque ». 

100 % Radio fait travailler une quarantaine de personnes, dont une trentaine à temps plein.

FV (@fabvalery)

11 Juin

Audiovisuel public : l’union de la presse en région, présidée par Jean-Michel Baylet, s’emporte contre la ministre de la Culture

L’UPREG n’a pas du tout apprécié que Françoise Nyssen estime que la proximité est « délaissée par les médias privés » et pousse l’audiovisuel public a créer un « média quotidien régional ».

Jean-Michel Baylet (Photo : Ph. Uste / MaxPPP)

Pas contente, mais alors pas contente du tout, l’union de la presse en région (UPREG), qui regroupe la presse quotidienne régionale et départementale et qui est présidée depuis janvier dernier par l’ex-ministre et toujours pdg du groupe La Dépêche du Midi Jean-Michel Baylet.

Dans un communiqué, l’UPREG s’insurge des propos tenus par Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, lors de la présentation lundi 4 juin des nouvelles orientations pour l’audiovisuel public. La ministre a plaidé pour la création d’un média quotidien régional, en écho avec la presse quotidienne régionale (PQR), en rapprochant France 3 en région de France Bleu.

Colère de l’UPREG qui dans un communiqué fustige ce projet à grands coups de règlements de comptes avec les journalistes de l’audiovisuel public en région, qui apprécieront notamment cette phrase, contestant un pseudo abandon des territoires locaux par la presse privée :

L’utilisation massive par l’audiovisuel public local des informations publiées dans les colonnes de nos journaux en est la preuve

Ce que l’UPREG et son président Jean-Michel Baylet n’ont pas apprécié c’est la sortie de la ministre qui avait estimé que la proximité était « délaissée par les médias privés ». Une phrase sinon maladroite au moins mal comprise, la ministre visant plus probablement les médias audiovisuels privés, pas forcément la presse écrite.

D’où la colère de l’UPREG :

Au passage, ce sont donc les rédactions locales et régionales de France 3 et de France Bleu qui « prennent » ! Cette réaction est aussi l’illustration des rapports difficiles, dans certaines régions, entre l’audiovisuel public et la PQR, notamment depuis que France 3 puis France Bleu ont renforcé leur présence sur les supports numériques. Une certaine idée du pluralisme, ou plutôt, du monopole, à l’ancienne.

Bien-sûr, la presse quotidienne régionale est une source d’informations pour les autres médias, parmi bien d’autres sources. Mais l’inverse est aussi vrai.

L’intention, affichée par la ministre, de renforcer les moyens des médias audiovisuels publics sur le numérique risque donc de donner des boutons à l’UPREG.

FV (@fabvalery)