01 Oct

Philippe Rey, le nouveau directeur de la rédaction de RTL, est un ancien de Radio Bas-Quercy et Télé Toulouse

Le journaliste originaire de Montauban, passé par la rédaction en chef de Télé Toulouse (ex-TLT), a été nommé ce mardi à la direction de la rédaction de la radio RTL.

Philippe Rey (Photo : RTL)

M6Group, maison-mère de la radio RTL, a annoncé ce mardi la nomination de Philippe Rey à la direction de la rédaction de la radio. Il succède à François Vignolle nommé il y a seulement 8 mois à ce poste.

La « Dream Team » de Bas-Quercy Radio

Philippe Rey a débuté dans les années 1980 à Bas-Quercy Radio, la radio libre de Montauban. Il faut croire que l’école de cette petite radio locale du Tarn-et-Garonne était bonne.

Dans l’équipe de l’époque, sur l’antenne de cette petite radio locale, il y avait Jean (dit « Jeannot ») Rességuié, maintenant spécialiste foot à BFM TV et RMC, Jean Abeilhou, spécialiste rugby à France Télévisions, Henry Stassinet, ancien journaliste sport à France Info et désormais directeur de France Bleu Périgords, Patrick Isson, correspondant de RTL à Toulouse et Jean-Wilfrid Forquès, correspondant de BFM TV et RMC à Toulouse et joker présentateur sur la chaîne d’info en continu.

Philippe est un ami d’enfance et on a débuté ensemble à Bas-Quercy. Je suis très fier et très heureux pour l’un de mes meilleurs amis qui le mérite vraiment » (Jean-Wilfrid Forques)

Rédacteur en chef à TLT

Passé par Radio France et RMC après sa formation en journalisme à l’IUT de Bordeaux (depuis renommé IJBA), Philippe Rey a ensuite rejoint Télé Toulouse en qualité de rédacteur en chef en 1995.

C’est là que Patrick Noviello (aujourd’hui rédacteur en chef adjoint à France 3 Occitanie) a travaillé avec lui, en tant que rédacteur en chef adjoint.

Philippe a sens de l’info incroyable. A ses côtés j’ai appris les fondamentaux de la rédaction en chef. Il a fait de TLT une télé locale de référence. Il sait diriger les équipes et inspire à la fois le respect et la confiance. Il est totalement légitime dans le rôle de patron d’une grande rédaction » (Patrick Noviello)

Après TLT, Philippe Rey a rejoint le groupe Canal + et la chaîne iTélé, devenue CNews. Directeur adjoint de la rédaction, il en est parti en 2014 pour RTL où il a été successivement rédacteur en chef journée puis directeur adjoint de la rédaction.

Il prend logiquement les commandes de la rédaction au moment où RTL et France Inter se tirent la bourre pour le titre de première radio de France.

FV (@fabvalery)

22 Août

Nouveau matinalier, info trafic, foot : ce qui se prépare sur France Bleu Occitanie à la rentrée

L’ex-France Bleu Toulouse poursuit sa régionalisation et revoit une partie de son antenne à la rentrée. Voici quelques infos sur ce qui attend les auditeurs.

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

La matinale, c’est un moment crucial pour une radio. Le carrefour le plus important pour capter l’audience. Le réseau France Bleu a décidé d’y amplifier l’info-service sur les déplacements du quotidien dans ce créneau 6h/9h principalement sur les radios installées dans les grandes métropoles. C’est le cas à Toulouse, où la radio de service public peine encore en terme d’audience.

Alban Forlot écarté de la présentation de la matinale

Cette nouvelle politique conduit la direction de France Bleu Occitanie à modifier le casting de sa matinale, dénommée « France Bleu Occitanie Matin », diffusée désormais en télé sur France 3 dans sa partie 7h/8h40.

Présentateur des matinales depuis 16 ans, à Nancy puis à Toulouse, Alban Forlot n’en sera plus le chef d’orchestre. Au cœur de l’été, début août, il l’a annoncé lui-même sur les réseaux sociaux, dans un message qui masque sans doute pas mal d’amertume.

Alban Forlot reste tout de même à l’antenne le matin. Il gérera donc l’info trafic toutes les 8 minutes pour aider les Toulousains à se déplacer dans les bouchons. Et se rendra aussi sur le terrain, en reportage.

C’est désormais Franz Massard, qui pilotera l’antenne durant les trois heures de la matinale en direct des studios toulousains. Dès le lundi 26 août.

Ancien de France Bleu Paris arrivé à Toulouse à l’été 2018, il avait d’ailleurs été accueilli sur les réseaux sociaux de la radio par… Alban Forlot qu’il va désormais remplacer le matin.

Du foot en plus, du rugby en moins ?

La radio suit les évolutions de l’ensemble du réseau France Bleu. Frédéric Jouve, ancien de RTL2, France Télévisions et RTL a rejoint le réseau en juin dernier avec pour mission de moderniser la grille de programmes et les choix musicaux, pour renforcer les audiences.

Aux côtés de Jean-Emmanuel Casalta, patron du réseau France Bleu depuis 2018, il va devoir impulser une nouvelle politique. Côté sports par exemple, à Toulouse, France Bleu ne compte pas abandonner le rugby, notamment les live des matchs du Stade Toulousain et du Castres Olympique en Top 14 mais va faire plus de place au football et à la couverture du Toulouse FC.

Selon nos informations, une émission quotidienne sur le foot devrait voir le jour à la place de l’hebdo du rugby, « Club XV », diffusée jusqu’à présent le lundi à 18 heures.

Contacté par nos soins, Pierre Galibert, le directeur de France Bleu Occitanie, ne souhaite pas pour l’instant confirmer toutes ces informations. « Tout n’est pas encore calé » nous dit-on à France Bleu… Une conférence de presse de présentation de la rentrée du réseau est prévue le 28 août.

FV (@fabvalery)

24 Juin

Après les propos de Charline Vanhoenacker, Sud Radio réclame les excuses de Sibyle Veil, la patronne de Radio France

Le torchon brûle, comme on dit, entre l’animatrice-journaliste-humoriste de France Inter et le patron de Sud Radio Didier Maïsto qui a peu apprécié les propos récents de la Belge.

Charline Vanhoenacker (Photo : J. Saget / AFP)

Rien ne va plus entre Radio-France et Sud Radio. Tout est parti d’une interview de Charline Vanhoenacker dans Le Parisien dimanche. L’animatrice-journaliste belge, aux commandes de l’émission « Par Jupiter !  » sur France Inter (avec ses complices Alex Vizorek et Guillaume Meurice), distribue avec son style bien à elle des mandales à une bonne partie du Paysage Audiovisuel Français (PAF).

Au détour d’une phrase concernant la place de Marine Le Pen et de l’extrême-droite dans les médias en France, elle égratigne Sud Radio.

Je suis toujours hallucinée qu’on déroule le tapis rouge à l’extrême droite. En Wallonie, elle n’est jamais sur les plateaux et, aux européennes, elle a fait moins de 5 %. En France, Marine Le Pen est partout et a gagné le scrutin… Les médias sont responsables de la banalisation de ses idées. Surtout ceux comme Sud Radio dont les théories d’Alain Soral sont le fonds de commerce (In Le Parisien, 23 juin 2019)

Des propos qui ont scandalisé Didier Maïsto, pdg de Sud Radio et de Fiducial Médias, sa maison-mère. Immédiatement, dès dimanche, il a lancé sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, une opération de contre-attaque vis à vis non seulement de l’animatrice mais aussi de France Inter et Radio France.

Ce lundi, Didier Maïsto nous indiquait attendre toujours des excuses publiques de la part de la présidente de Radio France :

Je suis sincèrement scandalisé et mes équipes aussi. Nous avons toujours été impeccables sur le sujet. J’attends toujours les excuses de Sibyle Veil. A mon avis je peux attendre longtemps (Didier Maïsto, au blog Médias d’Ici)

Une vieille chronique de Sophia Aram sur les « gros cons »

Dans la foulée, Didier Maïsto a créé sur Twitter le hashtag #NousSommesTousDesGrosCons qui se réfère, non pas aux propos récents de Charline Vanhoenacker, mais à ceux, beaucoup plus anciens d’une autre chroniqueuse de France Inter, Sophia Aram, qui avait, en 2011, écrit une chronique sur le sujet après une émission de Robert Ménard sur Sud Radio au cours de laquelle des propos antisémites avaient été tenus.

 

Une chronique datant de près de 8 ans, alors que Sud Radio n’appartenait pas encore à Fiducial Médias. Quant à Robert Ménard, le maire de Béziers, il n’est plus animateur sur Sud Radio depuis belle lurette.

Le cas Etienne Chouard

Si Charline Vanhoenacker a évoqué Alain Soral à propos de Sud Radio, ce n’est sans doute pas parce que l’idéologue de l’extrême-droite et des complotistes y aurait micro ouvert (ce qui n’est pas le cas) mais parce que la radio invite régulièrement des proches de Soral. Voire plus.

Sud Radio est allée jusqu’à recruter Etienne Chouard comme animateur régulier en mars dernier. Ce professeur d’économie gestion de Marseille, proches des Gilets jaunes, est très contesté. Didier Maïsto a défendu bec et ongles l’homme et sa liberté de penser et de s’exprimer. Mais patatras…

Lors d’une interview début juin sur le site Le Média, Etienne Chouard a souligné qu’il ne pouvait pas s’exprimer sur l’existence ou non des chambres à gaz, n’ayant « jamais rien lu » sur le sujet. Il avait ensuite reconnu sur son blog qu’il avait été « maladroit » mais sans pour autant s’excuser. Reconnaissant seulement qu’il devrait…

…refuser de s’exprimer sur ces sujets, qui servent surtout aux puissants du moment à museler leurs opposants politiques ».

Malgré le soutien qu’il lui avait toujours apporté, Didier Maïsto a été contraint, le 20 juin dernier, de suspendre Etienne Chouard, soupçonné de « confusionnisme », de l’antenne de Sud Radio.

Une aubaine pour « la radio du peuple » ?

Aujourd’hui, Sud Radio version Didier Maïsto a donc pris le parti de donner la parole à ceux que, selon lui, on ne voit pas ou que l’on entend peu sur les grands médias. Au risque de dérapages plus ou moins contrôlés.

Lui même intervient souvent à l’antenne et lors de longs Facebook Live pour exprimer une parole qu’il qualifie de « vraie » et de « libre ». Durant la campagne présidentielle de 2017, dans une longue interview à la web-télé d’extrême droite TVLibertés, il avait comparé le candidat Macron à Mussolini. 

Malgré une audience toujours faible, le positionnement de la radio, qui s’est ouvertement placée comme la radio des Gilets jaunes au plus fort du mouvement, fait réagir : Sud Radio, à défaut d’être très écoutée, fait beaucoup parler d’elle. Elle est devenue selon son pdg « la radio du peuple » contre les élites.

Alors quand l’une des animatrices les plus en vue de la radio leader en France égratine Sud Radio, l’occasion est belle pour le patron de la chaîne, certes de défendre son entreprise, mais aussi d’entretenir une sorte de « bruit médiatique » qui fait parler de la radio. Celle qui, selon lui, serait libre quand le service public dans son ensemble (télé et radio) serait muselé par l’Etat.

Toujours le peuple contre les élites médiatiques.

FV (@fabvalery)

03 Avr

Son compte Twitter suspendu, le PDG de Sud Radio Didier Maïsto dénonce « une censure »

Alors qu’il couvre depuis plusieurs semaines le mouvement des Gilets jaunes, le président de Sud Radio a vu son compte signalé à Twitter et le réseau social a décidé ce mercredi de le suspendre définitivement.

Didier Maïsto (Photo : Sud Radio)

Tout est allé très vite. Lundi matin, le compte Twitter de Didier Maïsto, pdg de Sud Radio (groupe Fiducial Médias), avait été suspendu provisoirement par le réseau social américain. Dans la foulée, il déposait une réclamation pour contester cette suspension.

Ce mercredi matin, Twitter lui a signifié sa suspension définitive pour avoir enfreint les règles. Une notification que Didier Maïsto a publié sur le réseau social, avec le nouveau compte qu’il s’est empressé d’ouvrir (MISE A JOUR du 04/04 : depuis lui aussi suspendu, lire en bas).

Interrogé par le blog Médias d’Ici pour France 3, Didier Maïsto avance une explication :

« J’ai été signalé massivement par des comptes pro-Macron ouverts récemment et de manière anonyme. Ils ont profité d’une conversation à propos de Jérôme Rodriguez, qui perdu un oeil pendant une manifestation. Un twittos se moquait de lui. Je lui ai dit « si je venais vous crever un oeil, vous trouveriez ça marrant ? ». Dans la foulée, alors qu’en fait je demandais de la décence, j’ai été signalé à Twitter ». 

Le texte exact de ce tweet est en fait le suivant :

Une tournure dont Twitter France estime qu’elle enfreint ses règles.

« Un prétexte »

Mais pour le PDG de la radio, ex-toulousaine désormais installée à Paris, cette suspension de son compte serait en fait « un prétexte« .

C’est clairement une censure politique. Je me suis aperçu plus tard que quelqu’un avait ajouté le compte Twitter d’Emmanuel Macron à la conversation. Je ne dis pas que c’est lui qui m’a signalé mais comme il était dans la conversation, Twitter a agi très vite. C’est de la censure politique.

Depuis quelques semaines, le PDG de la radio est devenu sur les réseaux sociaux un porte-voix des Gilets jaunes. Sur ses live sur Facebook ou à travers ses tweets, il dénonce tour à tour les violences policières, les chiffres des manifestations minimisés par le ministère de l’Intérieur, etc.

« Dans mon rôle de patron d’une radio »

Didier Maïsto reconnaît que de la part d’un patron de radio, « ça peut troubler ». On imagine en effet mal Laurence Bloch, la patronne de France Inter ou Laurent Guimier, celui d’Europe 1, prendre autant position et aller dans les manifs, portable en main en « live » au milieu des gaz lacrymogènes.

Je reconnais que ça peut troubler. Mais je suis dans mon rôle. Je dénonce ce qui doit l’être mais je dis aussi quand les choses sont faites correctement, y compris du côté des forces de l’ordre. Je laisse la place au débat, tout comme sur l’antenne de ma radio. Certes c’est une partition un peu difficile mais je mes en accord mes convictions profondes, humaines, morales avec mon activité professionnelle » (Didier Maïsto)

Alors Didier Maïsto se voit-il comme un « porte-voix » des Gilets jaunes qu’on aurait tenté de faire taire ?

Oui je suis sensible à ce mouvement. Mais je cherche toujours à mettre en perspective. Je suis honnête. Parmi les Gilets jaunes, il y a des cons et des antisémites mais pas plus que dans la société française dans son ensemble. Il y a surtout des gens qui souffrent et qui veulent se battre pour leur pouvoir d’achat, pour plus de démocratie… (Didier Maïsto).

« Furieux » contre cette censure, ce « scandale », Didier Maïsto ne renonce pas à poursuivre cette « partition difficile ».

FV (@fabvalery)

MISE A JOUR : après parution de cet article, le nouveau compte Twitter de Didier Maïsto, qui comptait plus de 6000 followers en moins de 48 heures, a lui aussi été suspendu par Twitter France, mercredi 4 dans la soirée. 

Mais finalement Didier Maïsto a récupéré l’usage de son compte initial, vendredi 6 avril, Twitter France ayant décidé de lever la suspension. 

15 Jan

Vers un rapprochement entre Sud Radio et la chaîne russe RT France ?

Le patron de Sud Radio souhaite un rapprochement et annonce des discussions prochaines entre la radio et la version française de la chaîne russe.

(Photo : AFP)

Dans le petit monde des médias en France, la « nouvelle » Sud Radio, ex-radio du Grand Sud installée à Toulouse, désormais parisienne, fait entendre une petit musique bien différente, notamment par la voix de son patron, Didier Maïsto, président de Sud Radio et de Fiducial Médias, la maison-mère.

Médiamétrie (qui mesure l’audience des médias audiovisuels, télés et radios) et le Conseil supérieur de l’audiovisuel, sont régulièrement les cibles de Didier Maïsto qui n’hésite pas à cultiver sa « parole libre », comme quand sur le plateau chaîne en ligne de l’extrême-droite TV Libertés, il avait comparé le futur Président de la République Emmanuel Macron à Mussolini.

Une parole « libre » qui transpire déjà sur l’antenne de Sud Radio dont la ligne éditoriale a depuis longtemps changé et dont le slogan « Parlons vrai » laisse entendre que les autres médias ne diraient pas la vérité !

Et malgré des audiences toujours faibles, Sud Radio a trouvé dans le mouvement des Gilets jaunes un sorte d’écho aux propos anti-système de certains de ses chroniqueurs. 

Sud Radio se rêve-t-elle en radio des « gilets jaunes », comme les émanations françaises des médias russes RT pour la télé et Sputnik pour le web, le sont devenus ?

Didier Maïsto en rêve-t-il lui-même à voix haute ?

Beaucoup me demandent ce que je pense de RT France. D’abord je confesse mon ignorance : je ne connaissais cette chaîne que de nom il y a encore un mois. Comme tout le monde en revanche, je savais de quoi on l’accusait : « chaîne de Poutine », « pourvoyeuse de fake news », « complotiste », etc. Il se trouve que j’ai été invité à son « premier anniversaire » il y a quelques jours (…) : j’ai été « scié » par la liberté de ton qui a régné tout au long de la cérémonie

Sur Facebook, il raconte sa discussion avec la présentatrice de RT Stéphanie de Muru :

« Ça dit quelque chose de très grave sur le fonctionnement des médias français et plus largement sur l’état de notre démocratie. Ce que vous vivez à RT, ce mépris institutionnel, ces insultes permanentes des bo-bos du système, nous le vivons de la même façon à Sud. Mais on s’en fout, puisque les Français sont au rendez-vous »

Avant de poursuivre :

Du coup, parce que quand même hein, je préfère toujours me forger mon propre avis (on ne se refait pas, ou si peu), je suis allé voir le travail de RT sur les Gilets jaunes. Bien m’en a pris ! J’ai trouvé ce travail honnête, proche du terrain, sans a priori idéologique, contrairement à tout ce que racontent les medias mainstream.
Pendant que les journalistes de BFM se mettent en grève parce qu’ils ont été un peu secoués par quelques excités chez les Gilets jaunes, ceux de RT et de Sud Radio travaillent et recueillent les félicitations et les encouragements des dits Gilets jaunes. No comment.
Et voilà le patron de Sud Radio ouvrir la porte à un rapprochement entre les deux médias :
Va-t-on faire des choses ensemble ? Pourquoi pas ? Je verrai bientôt Xenia Fedorova, la patronne de RT France. Le slogan de RT : OSEZ QUESTIONNER. Celui de SUD RADIO : PARLONS VRAI. Un bon début pour échanger non ?
Didier Maïsto nous a confirmé ses propos. On imagine le patron de Sud Radio pas mécontent, voire plutôt ravi, de faire savoir son intention de travailler avec RT ce qui ne manquera pas de faire réagir.
On ne sait pas encore ce que donnera, à terme, le mouvement des Gilets jaunes et s’il parviendra à transformer la société française et le monde politique. Il aura peut-être un effet médiatique inattendu : le rapprochement entre une ancienne radio historique du PAF et une chaîne émergente russe particulièrement contestée. A suivre.
FV (@fabvalery)

18 Déc

Vincent Rodriguez succède à Jacques Vendroux comme chef des sports de Radio France

Le directeur de France Bleu Hérault et ancien directeur de France Bleu Toulouse a été nommé ce mardi.

Vincent Rodriguez (Photo : Ch. Abramowitz / Radio France)

Le prochain chef du service des sports de Radio-France vient d’Occitanie. C’est en effet le journaliste Vincent Rodriguez qui a été nommé à ce poste, succédant ainsi à Jacques Vendroux, comme l’a annoncé la présidente de Radio France Sybile Veil ce mardi.

Vincent Rodriguez est actuellement directeur de la radio locale France Bleu Hérault à Montpellier et ce depuis janvier 2015. Auparavant, il était directeur de France Bleu Toulouse (devenu depuis France Bleu Occitanie) depuis sa renaissance en 2011.

Diplômé de l’ESJ Paris, ancien reporter à France Info et France Inter, Vincent Rodriguez a aussi été délégué à l’antenne du Mouv’, la radio jeune de Radio France de 2007 à 2010.

Il va donc retrouver les rédactions d’Inter et Info à Paris. Passionné de sport, notamment le rugby, il va donc diriger le service commun des sports des radios du service public.

FV (@fabvalery)

 

11 Déc

France 3 retransmet la matinale de France Bleu Occitanie à partir du 7 janvier

A compter du lundi 7 janvier, l’émission matinale de 7 heures à 9 heures de France Bleu Occitanie sera visible chaque matin sur France 3 Midi-Pyrénées.

(Photo : Christophe ABRAMOWITZ)

La matinale radio de France Bleu Occitanie devient (aussi) une émission de télé ! Lundi 7 janvier 2019, à 7 heures, France 3 Midi-Pyrénées retransmettra à la télé, pour la première fois, l’émission matinale de la radio publique. La date de lancement est désormais officielle, à Toulouse, mais aussi à Nice, les deux villes ayant été choisie pour expérimenter ces retransmissions.

Courant premier semestre 2018, les lieux choisis pour cette expérimentation étaient Paris Île de France et Aix-en-Provence. Mais finalement, courant juillet, ce sont Nice et Toulouse qui ont été désignés pour mener ces opérations communes.

Depuis la rentrée de septembre, les équipes techniques ont donc travaillé ensemble à Toulouse pour que cette émission de radio puisse également diffusée quotidiennement à la télé, du lundi au vendredi, dès le 7 janvier.

C’est France Bleu qui conserve la main sur le contenu éditorial de sa matinale. Des images seront fournies quotidiennement par France 3 pour illustrer certains reportages.

FV (@fabvalery)

 

18 Oct

Toulouse FM fête ses 10 ans et veut s’imposer comme LA radio des Toulousains

10 ans après sa création, la radio privée toulousaine arrive à l’âge de la maturité. Ses audiences et sa notoriété sont en hausse dans un paysage radiophonique toulousain en pleine recomposition.

Hugo et Sam, deux animateurs de Toulouse FM (Photo : Toulouse FM)

10 ans ça se fête mais pas question pour Toulouse FM de faire la révolution à l’antenne. En cette rentrée 2018, quelques évolutions ont été apportées mais l’esprit reste le même, ainsi résumé par Sylvain Athiel, Directeur Général du pôle Broadcast de Mediameeting auquel appartient la radio.

Nous sommes un média d’accompagnement, de divertissement pour les Toulousains, pas de débat. La seule vraie radio de proximité sur Toulouse, celle dont le nom même signifie quelques choses pour les habitants de la métropole et nous voulons conforter cette place de radio de la ville dans le coeur des Toulousains ».

Il faut dire que la saison 2017-2018 a été brillante pour Toulouse FM : les chiffres d’audience publiés en janvier avec une forte progression et l’entrée dans le Top 10 des radios (tous types confondus : généralistes, musicales, nationales et locales) les plus écoutées à Toulouse, ont été confirmés cet été. Désormais, plus de 70 000 auditeurs se branchent sur Toulouse FM chaque jour, dans l’ex-région Midi-Pyrénées.

Car la radio, en plus de sa fréquence toulousaine (92.6), compte désormais des émetteurs à Auch (88.6), à Ax-les-Thermes (95.6) et à Pamiers (102.9).

Pour autant, la radio aspire à rester celle des Toulousains, avec une ligne éditoriale accès prioritairement sur l’info service : météo, trafic, sujets du quotidiens, un peu d’infos quand même (notamment tous les quarts d’heure dans la matinale rebaptisée « La Famille Toulouse FM ») et du sport (Toulouse FM est partenaire des trois gros clubs toulousains, le TFC, le Stade Toulouse et le Fénix Handball).

Et puis, Toulouse FM (qui compte une quinzaine de salariés) s’inscrit aussi dans une politique de groupe de médias indépendants, qui compte notamment l’agence A2PRL (ex-AFP Audio), basée à Toulouse et qui fournit des infos (flashs, journaux, reportages) à des dizaines de radios en France.

Nous allons renforcer la synergie entre nos différentes radios qui vont de Perpignan à Arcachon en passant par Agen et Toulouse avec pour objectif d’offrir à nos annonceurs sur nos antennes des possibilités modulable de communiquer (Sylvain Athiel)

Avec Toulouse FM, qui, à 10 ans, est le navire-amiral du groupe.

FV (@fabvalery)

 

19 Sep

VIDEO – « Benalla par-ci, Benalla par là », l’étonnante chanson de Sud Radio

L’ex-radio toulousaine a mis en ligne une chanson sur l’affaire Benalla, où l’on voit notamment l’animateur André Bercoff et (c’est plus étonnant) le rédacteur en chef de la radio désormais parisienne Christophe Bordet.

Décidément, Sud Radio surprend (NDA : ceci est une litote !). La radio, installée en région parisienne depuis un an après son départ de Toulouse, vient de sortir… son premier « tube » sous le nom de groupe « Les vraies voix » (du nom de son émission de fin d’après-midi) ! Une vidéo a été publiée sur les réseaux sociaux de la radio mardi, à la veille de l’audition d’Alexandre Benalla devant la commission d’enquête du Sénat.

Il s’agit en fait d’une sorte de « queue leu leu » sur l’air de « Quand il faut y aller, on est toujours là », qui fustige l’affaire Benalla.

A la baguette, hilare, le polémiste et animateur de la radio André Bercoff et, déchaîné, le rédacteur en chef de la station Christophe Bordet.

A chacun de se faire son avis :

FV (@fabvalery)

27 Août

Sud Radio ne produit plus en interne une partie de ses journaux d’information, confiés à A2PRL

Depuis ce 27 août, la radio, qui a quitté Toulouse pour la région parisienne, ne produit qu’une partie de ses journaux : un contrat a été signé avec l’agence A2PRL, installée à… Toulouse.

Les studios de Sud Radio à Paris.

Pour les auditeurs de Sud Radio, l’opération doit être blanche : il y a toujours à l’antenne de la radio (ex-radio du Grand Sud) des journaux ou des flashs à l’heure ou à la demie, mais ces bulletins d’infos ne sont plus forcément produits par la rédaction.

Des journaux produits par l’agence toulousaine A2PRL

En effet, selon les informations de ce blog, Sud Radio (qui appartient à Fiducial Médias, filiale de Fiducial) a contracté avec l’agence A2PRL (ex-AFP Audio, groupe Médiameeting) pour la production d’une partie des journaux de l’antenne : A2PRL fournit donc à Sud Radio des journaux de 5 minutes à 6h30, 7h30, 12 heures et 18 heures. Sud Radio reprend aussi les flashs infos préparés toute la journée par A2PRL. Pour le moment, la radio conserve en interne quelques journaux « maison » notamment dans la matinale (à 6 heures, 7 heures et 8 heures).

Cette externalisation des journaux de Sud Radio est un nouveau pas dans la transformation de Sud Radio opérée par Fiducial Médias depuis plusieurs années. De quoi donner de sévères migraines aux anciens journalistes de Sud Radio : la radio, du temps de sa splendeur à Toulouse, comptait une vaste rédaction avec un directeur de la rédac, des correspondants, des envoyés spéciaux à l’étranger… Et produisait la totalité de son information. 

Mais c’était un autre temps.

Quelle ligne éditoriale ?

A l’été 2017, Sud Radio a transféré sa rédaction et son antenne de Toulouse à Paris. Avec à la clé, pas mal de licenciements notamment de journalistes qui n’ont pas accepté les conditions de ce transfert.

Désormais, les journalistes qui travaillent encore à la rédaction n’auront donc plus une grande partie des journaux à assurer. « Comment peut-on avoir une ligne éditoriale quand journaux et flashs sont assurés par un prestataire extérieur ? s’interroge un ancien de la rédaction. Et puis quand un journaliste de Sud Radio aura une info à 17h30, à qui devra-t-il la donner pour qu’elle passe dans le journal de 18 heures : à sa rédaction ou à A2PRL ? ».

Logique économique

En tout cas, après avoir externalisé les sports et notamment le rugby, Fiducial Médias semble vouloir pousser plus loin, notamment pour des raisons économiques, l’externalisation d’une partie de l’antenne de Sud Radio.

Ironie de l’histoire, Sud Radio externalise ses journaux un an après son départ de Toulouse en les confiant à une agence basée… à Toulouse, qui emploie certains anciens journalistes de Sud Radio et est même dirigée par un ancien directeur d’antenne de la radio.

FV (@fabvalery)