05 Avr

Des étudiants grévistes occupent « La Dépêche du Midi » et obtiennent la publication d’un communiqué

Plusieurs dizaines d’étudiants grévistes de l’université Jean-Jaurès de Toulouse ont investi ce jeudi les locaux de La Dépêche du Midi. Ils n’ont libéré les lieux qu’après avoir obtenu la publication d’un communiqué sur le site internet du journal.

Les étudiants installés dans la salle de rédaction du journal (Photo : UET)

Mécontents du traitement de leur mouvement de grève et de blocage de l’université par le journal, des étudiants grévistes de Jean-Jaurès Toulouse 2 ont investi jeudi après-midi les locaux et la salle de rédaction de La Dépêche du Midi.

Sur leur page facebook, ils ont expliqué leurs motivations et exigé la parution d’un communiqué :

Sur son site internet, le journal a indiqué que la rédaction avait pris connaissance du texte et avait décidé de le publier en ligne pour répondre aux exigences des grévistes et permettre qu’ils quittent ainsi la rédaction qu’ils occupaient.

FV (@fabvalery)

27 Mar

Midi-Olympique annonce avoir (re)franchi le cap des 100 000 exemplaires par semaine

Le bi-hedbomadaire du rugby (Groupe La Dépêche du Midi) voit ses ventes de nouveau augmenter en 2018 après une chute ces dernières années. Midol rouge (le lundi) et vert (le vendredi) seraient désormais vendus à nouveau à plus de 100 000 exemplaires.

Midi Olympique se porte mieux indique le groupe La Dépêche du Midi qui a communiqué les chiffres de diffusion du journal du rugby. Selon le groupe de presse installé à Toulouse, Midol a vu sa diffusion augmenter de 12,6 % en février 2018 (par rapport à février 2017) confirmant la hausse enregistrée en janvier (+ 6,6 %). 

Le groupe précise que l’exercice 2018 semble se placer sur la « même tendance positive » que l’année 2017, marquée par une hausse de la diffusion payée de 6,6 %. En fait, ce chiffre est une moyenne entre la forte hausse en 2017 de la diffusion de l’édition du vendredi (+ 17,06 % en 2017 par rapport à 2016 mais pour seulement 27 868 exemplaires en moyenne en diffusion totale France et étranger) et celle, plus modérée, de l’édition du lundi (+ 0,46 % à 58 476 exemplaires en moyenne).

Cela dit, cette progression des ventes en 2017 et surtout en ce début 2018 permet donc à Midi Olympique de (re)franchir le seuil des 100 000 exemplaires hebdomadaire (Midol Rouge + Vert) et de mettre fin à une baisse des ventes continue depuis 2013.

Midol est cependant encore loin des chiffres de l’année 2013 (75 089 exemplaires en moyenne le lundi et 32 000 le vendredi).

Une page a été tournée à Midi Olympique en 2017, avec le départ à la retraite de son directeur emblématique, Jacques Verdier.

Le groupe toulousain se réjouit également de l’essor du site rugbyrama.fr (en association avec Eurosport), indiquant une progression du nombre de visites de 8 % (sans préciser l’évolution du nombre de pages vues). En 2017, la rédaction de rugbyrama.fr a été marquée par le licenciement de trois journalistes du site web : ils avaient demandé (et obtenu) leur carte de presse, sans demander l’avis de leur direction qui les employait comme webmasters et, dans la foulée, avaient réclamé une revalorisation salariale.

FV (@fabvalery)

Nota bene : tous les chiffres de diffusion de Midi Olympique (et de la presse française en général) sont librement consultables sur le site de l’ACPM (Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias). 

22 Mar

Lancement du nouveau trimestriel gratuit « Côté Cahors »

Le groupe PubliHebdos lance cette semaine un nouveau gratuit à Cahors, produit par les équipes de La Vie Quercynoise.

(Photo : P. Pallas)

Après les hebdomadaires Côté Toulouse et Côté Aurillac, le groupe PubliHebdos (qui appartient au groupe Ouest-France) lance un nouveau gratuit, cette fois à Cahors dans le Lot. Préparé par les équipes de La Vie Quercynoise, « Côté Cahors » est un trimestriel dont le premier numéro paraît pour ce printemps 2018. 

Comme ses grands frères, il recense les bons plans, les idées de sorties et les infos pratiques à Cahors pour le trimestre à venir. « Côté Cahors » prend le relais de « Ça bouge à Cahors », qui existait depuis un an, avec désormais un nom, une maquette et une stratégie éditoriale et commerciale qui se rapprochent des autres gratuits du groupe dans la région.

Tiré à 25 000 exemplaires, le gratuit sera distribué dans les boîtes aux lettres, sur le marché de Cahors et disponible dans des points de dépôts.

FV (@fabvalery)

09 Mar

Un faux reportage de TF1 pour l’inauguration de la newsroom de La Dépêche du Midi

La « Deltaroom » de La Dépêche du Midi a été inaugurée en grandes pompes jeudi 8 mars. Pour l’occasion, de nombreux moyens de la rédaction ont été mobilisés dont un faux reportage de l’équipe de TF1 à Toulouse, employée par une filiale de… La Dépêche du Midi.

La newsroom de La Dépêche (Photo : capture d'écran)

La newsroom de La Dépêche (Photo : capture d’écran)

Jeudi soir, les journalistes de La Dépêche du Midi ont eu le plaisir de rédiger leurs articles avec au-dessus de leur épaule le préfet de région, plusieurs députés (dont un ancien salarié de La Dépêche du Midi), un adjoint au maire de Toulouse, un élu métropolitain ou encore le président du Stade Toulousain… On connaît situation plus sereine pour un journaliste en bouclage.

Il faut dire que c’était LE moment pour la direction de La Dépêche du Midi qui avait convié une centaine de personnes à l’inauguration de la Deltaroom (avec un D comme Dépêche), la salle de rédaction (« newsroom ») de La Dépêche.

A cette occasion, la rédaction numérique a été fortement mobilisée : article En direct placé en une du site internet du journal, tweet-live de la cérémonie et des discours notamment celui du Pdg du groupe, Jean-Michel Baylet. Un faux reportage a même été commandé par la direction à l’équipe de la filiale du groupe qui assure la correspondance de TF1 dans la région, avec même un clin d’oeil de Jean-Pierre Pernaut, rien n’est trop beau pour les travaux :

Un reportage-gag qui n’a évidemment jamais été diffusé dans le 13 heures de JPP et dont on pouvait penser qu’il n’était qu’à usage interne. Mais qui a en fait été… diffusé sur les réseaux numériques du journal !

Dans son discours, Jean-Michel Baylet a rappelé l’histoire du journal et cette phrase de sa mère, Evelyne-Jean Baylet, lorsqu’elle dirigeait La Dépêche : « Un journal a une âme, et cette âme c’est sa rédaction ». 

Un autre reportage (ci-dessus) a aussi été réalisé sur cette soirée inaugurale. Mais il ne comptait malheureusement que 169 vues 23 heures après sa mise en ligne.

FV (@fabvalery)

30 Jan

« Luxe ‘n you », la première revue sur le luxe durable, lancée à Toulouse

La revue semestrielle « Luxe ‘n You » est lancée le 1er février. Il s’agit d’une revue gratuite éditée par News Medias 3.1 (le JT, ex Journal Toulousain) et consacrée aux facettes responsables des professionnels du luxe en Occitanie.

La première une de "Luxe 'n You"

La première une de « Luxe ‘n You »

Pour une entreprise de presse, le secteur du luxe peut être porteur en annonceurs de qualité. C’est pour cela que la Scop News Media 3.1, qui a repris le Journal Toulousain en 2014, vient de lancer une nouvelle revue, entièrement consacrée au luxe. « Pour faire vivre le JT, explique Rémi Demersseman, le gérant de la Scop, nous avions besoin d’une régie publicitaire et de nouveaux supports de diffusion. Nadia Kharbajou (ex-La Provence) est venue avec plein d’idées, dont celle d’un magazine portant sur le luxe« .

Et voici donc « Luxe « n You », la revue de « l’excellence en Occitanie ». Imprimée dans la région toulousaine sur papier de qualité éco-responsable et tirée à 10 000 exemplaires, la revue sera distribuée dans des hôtels de luxe, des restaurants et des points de diffusion proches du public visé, aussi bien à Toulouse qu’à Montpellier. Et même à Paris. 

Après le JT, « Luxe « n You » est donc le deuxième titre à l’actif de la petite Scop News Medias 3.1 mais quel point commun entre une revue sur le luxe et un journal qui se veut « média de solution », mettant en avant les infos positives notamment les initiatives sociales ou sociétales qui vont dans le sens du respect des êtres humains en général, des salariés en particulier et de l’environnement toujours ?

« Les marques de luxe ont fait du chemin dans ce domaine, explique Rémi Demersseman. Nous traitons ici du luxe, sous l’angle de l’évolution responsable et durable du secteur. Les clients du luxe sont des gens qui ont des moyens mais qui pour autant se préoccupent du devenir de la planète. Nous sommes la première revue du luxe responsable ». 

FV (@fabvalery)

17 Jan

Jean-Michel Baylet décroche la présidence de l’union de la presse en région

Le PDG de La Dépêche du Midi, ancien ministre, a été élu président national de cet organisme qui regroupe deux syndicats professionnels de la presse régionale.

Jean-Michel Baylet (photo : MaxPPP)

Jean-Michel Baylet (photo : MaxPPP)

A presque 72 ans, Jean-Michel Baylet, redevenu en juillet dernier président directeur général du groupe La Dépêche du Midi après sa sortie du gouvernement, vient d’être élu président de l’union de la presse en région. Créée en 2014, l’UPREG regroupe le Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale (SPQR) et le Syndicat de la Presse Quotidienne Départementale (SPQD). Jean-Michel Baylet a été élu à l’unanimité par les membres du comité directeur.

L’union de la presse en région regroupe les journaux quotidiens, en France métropolitaine et en Outre-Mer  : 36 journaux de presse quotidienne régionale (PQR) et 28 journaux de presse quotidienne départementale (PQD). Jean-Michel Baylet succède à a présidence à Jean Viansson-Ponté.

Le rôle de l’UPREG est de défendre la presse quotidienne régionale au plus haut niveau mais également de mener des actions de synergie entre les titres sur les domaines du numérique, de la distribution, de la publicité, etc. L’UPREG revendique 18 millions de lecteur par jour sur le print, 530 millions de pages vues en ligne, 430 éditions locales et 5000 journalistes répartis dans les 64 titres en région. La présidence est une fonction exécutive bénévole, précise l’UPREG.

Jean-Michel Baylet président de l’UPREG, son fils Jean-Nicolas (qui est aussi directeur général délégué du groupe Dépêche du Midi) conserve toutefois la présidence de la commission du développement numérique de cette institution.

FV (@fabvalery)

           

05 Jan

« Midi », le nouveau supplément du dimanche commun aux titres du groupe La Dépêche

Ce dimanche 7 janvier, le groupe La Dépêche du Midi lance « Midi » un nouveau magazine dominical inséré dans La Dépêche, Midi Libre et L’Indépendant.

La une du premier "Midi" (photo : @sd47dubos/Twitter)

La une du premier « Midi » (photo : @sd47dubos/Twitter)

Cela aurait pu être le nom de la grande région… Ce sera finalement celui d’un nouveau journal, ou plutôt d’un supplément aux éditions dominicales des journaux du groupe Dépêche du Midi. « Midi » n’a pas été choisi par hasard : le terme figure dans le nom des deux principaux journaux du groupe, La Dépêche du Midi et Midi Libre. Le supplément sera aussi disponible dans L’Indépendant, à Perpignan. Il sera sous-titré « Ma Région, Mes Envies ».

Au-delà des échanges d’articles entre éditions, ou des mutualisations de moyens avec parfois même des fermetures d’agences comme dans l’Aveyron, ce supplément est la première initiative commune aux journaux du groupe depuis le rachat des Journaux du Midi par La Dépêche.

DSyDqA2XcAAH8KfLes lecteurs y trouveront des rubriques classiques des suppléments dominicaux de la presse écrite : cuisine, mode, interviews, personnalités, horoscope… A la une du premier numéro, le 7 janvier, 30 femmes qui « font bouger la région » Occitanie. Parmi elles : Marie-France Marchand-Baylet, vice-présidente du groupe La Dépêche du Midi.

« Midi » serait tiré à 400 000 exemplaires.

A noter que nous aurions aimé questionner la direction du groupe au sujet de cette initiative mais nos sollicitations sont restées sans réponse.

FV (@fabvalery)

04 Jan

Avec le départ de Jacques Verdier, une page se tourne à Midi Olympique

Après 37 ans passé au journal du rugby à Toulouse, Jacques Verdier, directeur délégué de Midol a pris sa retraite le 31 décembre 2017.

Jacques Verdier

Jacques Verdier

« Le casque et la plume ». L’hommage est à la une de Midi-Olympique cette semaine, à la hauteur de l’événement : après 37 ans passé à Midol, le « patron » a quitté la rédaction du bihebdomadaire spécialisé dans le rugby, appartenant au groupe La Dépêche du Midi. Un hommage signé d’Emmanuel Massicard, l’actuel rédacteur en chef de Midi Olympique.

Jacques Verdier, natif de Saint-Gaudens(Haute-Garonne) a marqué l’histoire du journal. Le 31 décembre dernier, il a pris sa retraite. Sa plume, ses engagements, ses coups de gueules n’ont jamais laissé indifférents. Sur les plateaux télés ou à la radio, notamment sur RMC, il a incarné le journal pendant de longues années.

Une personnalité parfois contestée au sujet de ses prises de positions très arrêtées sur le rugby français, en raison de sa proximité avec certains dirigeants ou même en interne au sein du journal où il a longuement été le maître absolu, écartant les contestataires, comme lors du licenciement du rédacteur en chef Philippe Kallenbrunn en 2015.

D’ailleurs, signe de sa personnalité, Jacques Verdier a son « fake » sur Twitter, malicieusement surnommé « Jacques Verdâtre ». Un profil sarcastique qui se moque régulièrement du vocabulaire employé par l’ex-directeur du Midol et qui n’a pas manqué de saluer le départ à la retraite de son alter-égo :

Jacques Verdier est également l’auteur de plusieurs romans et d’une dizaine de libres sur le rugby.

FV (@fabval)

06 Sep

N’étant plus ministre, Jean-Michel Baylet est (re)devenu PDG de La Dépêche du Midi

L’ancien ministre, 70 ans, a repris pendant l’été les rênes du groupe de presse qu’il avait laissés à son ex-épouse lors de son entrée au gouvernement en 2016.

Jean-Michel Baylet (Photo MaxPPP)

Jean-Michel Baylet (Photo MaxPPP)

Jean-Michel Baylet a quitté le gouvernement en mai dernier juste après l’élection d’Emmanuel Macron, pour lequel il avait pourtant fait campagne. Changement d’époque. Après 18 mois passés au gouvernement de Manuel Valls, le dirigeant politique pouvait, à plus de 70 ans, rêver à quelques mois de repos, voire à une retraite méritée.

Mais c’est mal le connaître.

Le 7 juin, à peine 3 semaines après sa sortie du gouvernement, Jean-Michel Baylet a été nommé administrateur du groupe La Dépêche du Midi par l’assemblée générale ordinaire annuelle. A l’unanimité des présents.

Une fois de retour au conseil d’administration, il a pris immédiatement la présidence du groupe, laissée quelques mois plus tôt à son ex-femme Marie-France Marchand-Baylet. C’est d’ailleurs lui qui signe le 16 juin dernier « Le Président Directeur Général » l’extrait de l’assemblée générale déposé au greffe du tribunal de commerce de Toulouse.

Un petit jeu de chaises musicales qui en fait ne change pas grand-chose : en entrant au gouvernement Jean-Michel Baylet avait délaissé (temporairement donc) son mandat de dirigeant de groupe de presse. Mais il n’avait ni quitté la holding familiale qui gère ses parts dans le capital du groupe, ni abandonné son influence au sein du journal et du groupe.

Désormais, les choses sont rentrées officiellement dans l’ordre.

FV (@fabvalery)

Une nouvelle maquette et une émission de radio pour Le Brigadier

Nous vous avions déjà parlé sur ce blog du magazine Le Brigadier, un bel exemple de vitalité dans le paysage médiatique toulousain (et oui, il n’y a pas que les radios qui déménagent ou les journaux qui ferment à Toulouse). Né en 2012, Le Brigadier, consacré aux arts de la scène, fête donc ses 5 ans en cette rentrée de septembre avec plein d’actualité.

brigadierA commencer par la maquette, que la fondatrice et rédactrice en chef Bénédicte Soula qualifié de « plus aérée, plus contemporaine, plus harmonieuse. Nous avons également opté pour de nouveaux interlignages, poursuit-elle, allant dans le sens d’une mise en page plus épurée, donnant davantage d’espace aux textes et aux images« . D’ailleurs, des photographes sont venus renforcer l’équipe et l’image va prendre une plus grande part dans le magazine dont la pagination augmente et passe à 80 pages.

Les fidèles lecteurs du Brigadier (qui doit son nom, rappelons-le, à ce bâton qui sert à frapper les trois coups avant la levée du rideau au théâtre) remarqueront également le passage du papier brillant au mat, plus moderne.

Enfin, le Brigadier va également se décliner cette année… en émission de radio : à compter du 7 septembre, chaque jeudi à 18h20 l’équipe va animer « Audition libre » sur Radio Présence : une émission consacrée aux arts de la scène « succédant ainsi aux mythiques Feux de la rampe créés par le chroniqueur et mémorialiste toulousain Pierre Bruel en 1982 », tient à préciser Bénédicte Soula. « Le concept de l’émission sera toutefois très différent, plus dans l’air du temps, notamment grâce à une animation collective. Interview d’un invité en pleine actualité, reportage, critique, agenda de la semaine et flash culturel rythmeront cette nouvelle émission, qui se veut légère, réactive et vivante à l’image des arts qu’elle défend, et en complément du Brigadier, dont la périodicité bimestrielle permet des formats plus longs et approfondis… »

Le n°26 du Brigadier sort en kiosques vendredi 8 septembre.

FV (@fabvalery)