18 Avr

Presse : Actu.fr s’implante à Montpellier en intégrant le site e-Metropolitain

La plateforme d’info locale se développe un peu plus en Occitanie en annonçant son rapprochement avec le site montpelliérain e-métropolitain.fr. Explications.

Bertrand Fassio (Métropolitain) et Francis Gaunand (Publihebdos) signant l’accord de coopération.

A partir du 29 avril, les lecteurs du site montpelliérain e-metropolitain.fr devront s’habituer à une nouvelle appellation : le site indépendant passe sous la bannière de la plateforme Actu.fr et deviendra actu.fr/metropolitain.

Un accord de partenariat a été signé par les deux sociétés éditrices, d’un côté Publihebdos, émanation de la presse hebdomadaire régionale (PHR) reprise en 2014 par le groupe SIPA Ouest-France et le groupe montpelliérain Metropolitain.

Cet accord de coopération permet à Actu.fr, déjà présent à Toulouse, dans le Lauragais ou encore dans le Lot, d’étendre ses activités sur l’autre partie de l’Occitanie et à e-Metropolitain d’intégrer une plateforme d’info nationale.

Dans un communiqué commun, les deux entités affirment vouloir créer « le premier réseau d’information locale en ligne d’Occitanie« .

En mars, la plateforme nationale Actu.fr figurait en 18ème position du classement des sites unifiés publié avec 35 millions de visites au niveau national (source : ACPM).

De son côté, e-metropolitain.fr affirme atteindre les 2,5 millions de visites par mois mais ne figure pas dans le classement publié par l’ACPM.

En comparaison, Le Figaro dépasse les 126 millions de visites et la plateforme de l’audiovisuel public France Info, à laquelle appartient le site internet de France 3 Occitanie, est à 111 millions de visites en mars 2019. En Occitanie, La Dépêche du Midi affiche 18,8 millions de visites mensuelles sur son site et Midi Libre, qui appartient au même groupe, 14 millions.

Poussée par son actionnaire Ouest-France, Actu.fr continue donc d’avancer ses pions sur les « terres » du groupe La Dépêche du Midi, dans un environnement déjà quasi-saturé en offre d’info locale et régionale, entre PQR, audiovisuel public (France 3, France Bleu) et d’autres sites indépendants.

FV (@fabvalery)

15 Avr

Coups de matraques, insultes, exfiltration : sale samedi pour les journalistes à Toulouse

Le 22ème samedi de mobilisation des Gilets jaunes, dans Toulouse « capitale » nationale du mouvement ce 13 avril, a de nouveau donné lieu à des incidents avec la presse.

C’est une vidéo, tournée par une manifestante Gilet jaune, qui a fait beaucoup de bruit ce samedi : on y voit deux personnes filmant et photographiant, subir les foudres des forces de l’ordre et particulièrement des coups de matraque notamment sur la tête.

La scène se déroule rue Merly. Les policiers de la BAC qui interviennent sur une interpellation repoussent violemment deux personnes, un homme et une femme, les poussent au sol et leur assènent des coups de matraque, sur la tête notamment, faisant voler le casque de la femme.

Un jeune Toulousain, une Néerlandaise

Il a été question dans pas mal de commentaires et quelques articles de presse de deux journalistes britanniques : il s’agit en fait d’une femme anglophone qui commente en vidéo live les manifestations depuis plusieurs semaines à Toulouse. Elle se déplace sur une trottinette (que l’on voit saisie par un policier dans la vidéo) et porte la mention « live streaming » sur son casque. Elle est néerlandaise.

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10 Avr

Une histoire de famille(s) à l’origine d’un clash entre Jean-Luc Mélenchon et La Dépêche du Midi

Le leader de La France Insoumise s’en est violemment pris ce mercredi au journal toulousain après un article sur la présence de ses proches sur la liste LFI aux élections européennes.

Jean-Luc Mélenchon (Photo : Sylvain Thomas AFP)

Jean-Luc Mélenchon a produit mercredi 10 avril un tweet dans lequel il s’en prend à La Dépêche du Midi, coupable, à ses yeux d’avoir « dénigrer » la liste de la France Insoumise aux élections européennes au prétexte qu’y figure des proches du leader de LFI, dont son ex-compagne, ou encore la mère de Manon Aubry, la tête de liste.

A famille, famille et demie !

Une histoire de famille qui ne plaît pas du tout à Jean-Luc Mélenchon qui rappelle dans son tweet que, selon lui, La Dépêche, dirigée par la famille Baylet, n’a pas de leçon à donner en matière de « regroupement familial ».

 

Au passage, Jean-Luc Mélenchon oublie quelques membres de la famille Baylet qui figurent dans la gouvernance du journal et du groupe auquel il appartient. Il omet également de signaler que Marie-France Marchand-Baylet est l’ex-épouse de Jean-Michel Baylet (et compagne de Laurent Fabius).

Ce qui a provoqué le courroux de Jean-Luc Mélenchon, c’est un article publié mercredi 9 avril sur le site internet du journal, signé par le nouveau rédacteur en chef Lionel Laparade et titré : « Qui sont les proches et les parents de Mélenchon sur la liste France Insoumise aux Européennes ? » (cliquez ici).

On y lit notamment que l’ex-compagne de Jean-Luc Mélenchon est numéro 13 sur la liste, qui compte aussi son gendre, son garde du corps, son chauffeur et, donc, la mère de la tête de liste Manon Aubry.

Des infos déjà présentes dans la presse

Cet article regroupe en fait des informations circulant depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux ou même reprises dans la presse quelques jours plus tôt, comme lorsque Libération s’interrogeait sur la place du gendre de Jean-Luc Mélenchon sur la liste, dès le 2 avril (cliquez ici). 

Manon Aubry avait d’ailleurs affirmé début avril que les personnes proches d’elle ou de Jean-Luc Mélenchon sont « de vrais militants, engagés depuis longtemps. Ils ont fait leurs preuves sur le terrain »

Mais comme l’article de La Dépêche du Midi a été repris par quelques titres et radios nationales ce mercredi, le leader de LFI a fait feu avec le plus efficace des missiles virtuels : le tweet. Sur le mode : à famille, famille et demi.

Effet Streisand

Mais dans les commentaires, les Twittos sont nombreux à rappeler à Jean-Luc Mélenchon qu’il y a une petite différence entre une famille qui possède et gère un journal ou un groupe de presse, dont une entreprise privée, et une autre qui brigue des mandats électoraux.

D’autres internautes découvrent cette situation à la faveur de ce tweet. A vouloir fustiger un journal, Jean-Luc Mélenchon a attiré la lumière sur la situation de certains membres de la liste LFI. On appelle cela « l’effet Streisand ».

FV (@fabvalery)

04 Avr

Photojournalistes, ils couvrent le mouvement des Gilets jaunes pour l’actualité et le documentent pour l’histoire

DOSSIER – C’est un paradoxe en ces temps de vidéos omniprésentes, de « live » sur les réseaux sociaux et de smartphones entre toutes les mains : d’une certaine manière, le mouvement des Gilets jaunes « réhabilite » le métier de reporter-photographe. A Toulouse, l’une des villes où le mouvement est le plus important, j’ai choisi d’interroger plusieurs photo-reporters sur la perception de leur travail dans ce moment crucial.

Toulouse, le 8 décembre 2018 (Photo : R. Gabalda / AFP)

L’image ci-dessus choisie pour illustrer cet article peut, à première vue, paraître outrancièrement spectaculaire. Mais elle bien plus que cela. Elle raconte un moment très particulier : le 8 décembre 2018 à Toulouse, la manifestation des Gilets jaunes dégénère dans le quartier Saint-Cyprien. La photo est signée Rémy Gabalda pour l’AFP. 

Ce qu’elle dit d’abord c’est la violence de ce moment-là. Les flammes occupent les deux tiers de l’image et ces quatre jeunes hommes au premier plan semblent vouloir en découdre. Ils couvrent leurs visages pour rester anonymes tout autant que pour se protéger des gaz lacrymogènes.

Voilà pour une première lecture. Mais ce que cette image raconte également c’est l’absence : ce jour-là, les forces de l’ordre se tiennent à distance, n’interviennent que tardivement, laissent opérer les casseurs. Les forces de l’ordre sont absentes de l’image, uniquement représentées par ces restes de gaz lacrymogènes, au premier plan, en bas de l’image.

Cette photo raconte aussi comment, au-même moment, devant cette barricade enflammée, des milliers de manifestants pacifiques observent ceux qui cassent et incendient. Regardez bien dans le coin gauche supérieur de l’image : ils sont là ces Gilets jaunes spectateurs. Leurs visages à eux sont découverts. Certains semblent même dans un état de sidération.

Cette seule image arrêtée raconte plusieurs heures de manifestation violente dans les rues de Toulouse. Elle raconte ce jour-là et uniquement celui-là. Les autres samedis seront différents. Continuer la lecture

03 Avr

Toulouse : 10 mois de prison avec sursis requis contre un Gilet jaune qui avait agressé un journaliste de CNews

L’homme sera fixé sur son sort le 10 mai prochain.

Un manifestant Gilet jaune de 27 ans a été jugé ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel pour l’agression du correspondant à Toulouse de la chaîne d’info CNews (Groupe Canal +) le 24 novembre dernier.

Le jeune homme avait notamment porté des coups de pied au journaliste Jean-Luc Thomas qui avait porté plainte.

Le parquet a requis 10 mois d’emprisonnement avec sursis, une obligation de soins, une interdiction de manifester pendant un an et une interdiction d’approcher le journaliste. Jean-Luc Thomas et son employeur CNews s’étaient constitués parties civiles.

Le jugement sera rendu le 10 mai prochain.

Ce jour-là, plusieurs dizaines de manifestants s’en étaient pris à plusieurs journalistes, notamment des correspondants à Toulouse des chaînes CNews et BFM TV. Des journalistes de BFM TV avait été coursés dans la rue et menacés d’être lynchés. La scène avait été partiellement filmée.

Le correspondant de CNews, Jean-Luc Thomas, avait essuyé insultes, crachat et coups.

A la suite de sa plainte, les enquêteurs avaient identifié l’un de ses agresseurs. Le jeune homme, placé sous curatelle, avait reconnu les faits en affirmant ne pas avoir pris la mesure de ce qu’il faisait.

FV (@fabvalery)

Son compte Twitter suspendu, le PDG de Sud Radio Didier Maïsto dénonce « une censure »

Alors qu’il couvre depuis plusieurs semaines le mouvement des Gilets jaunes, le président de Sud Radio a vu son compte signalé à Twitter et le réseau social a décidé ce mercredi de le suspendre définitivement.

Didier Maïsto (Photo : Sud Radio)

Tout est allé très vite. Lundi matin, le compte Twitter de Didier Maïsto, pdg de Sud Radio (groupe Fiducial Médias), avait été suspendu provisoirement par le réseau social américain. Dans la foulée, il déposait une réclamation pour contester cette suspension.

Ce mercredi matin, Twitter lui a signifié sa suspension définitive pour avoir enfreint les règles. Une notification que Didier Maïsto a publié sur le réseau social, avec le nouveau compte qu’il s’est empressé d’ouvrir (MISE A JOUR du 04/04 : depuis lui aussi suspendu, lire en bas).

Interrogé par le blog Médias d’Ici pour France 3, Didier Maïsto avance une explication :

« J’ai été signalé massivement par des comptes pro-Macron ouverts récemment et de manière anonyme. Ils ont profité d’une conversation à propos de Jérôme Rodriguez, qui perdu un oeil pendant une manifestation. Un twittos se moquait de lui. Je lui ai dit « si je venais vous crever un oeil, vous trouveriez ça marrant ? ». Dans la foulée, alors qu’en fait je demandais de la décence, j’ai été signalé à Twitter ». 

Le texte exact de ce tweet est en fait le suivant :

Une tournure dont Twitter France estime qu’elle enfreint ses règles.

« Un prétexte »

Mais pour le PDG de la radio, ex-toulousaine désormais installée à Paris, cette suspension de son compte serait en fait « un prétexte« .

C’est clairement une censure politique. Je me suis aperçu plus tard que quelqu’un avait ajouté le compte Twitter d’Emmanuel Macron à la conversation. Je ne dis pas que c’est lui qui m’a signalé mais comme il était dans la conversation, Twitter a agi très vite. C’est de la censure politique.

Depuis quelques semaines, le PDG de la radio est devenu sur les réseaux sociaux un porte-voix des Gilets jaunes. Sur ses live sur Facebook ou à travers ses tweets, il dénonce tour à tour les violences policières, les chiffres des manifestations minimisés par le ministère de l’Intérieur, etc.

« Dans mon rôle de patron d’une radio »

Didier Maïsto reconnaît que de la part d’un patron de radio, « ça peut troubler ». On imagine en effet mal Laurence Bloch, la patronne de France Inter ou Laurent Guimier, celui d’Europe 1, prendre autant position et aller dans les manifs, portable en main en « live » au milieu des gaz lacrymogènes.

Je reconnais que ça peut troubler. Mais je suis dans mon rôle. Je dénonce ce qui doit l’être mais je dis aussi quand les choses sont faites correctement, y compris du côté des forces de l’ordre. Je laisse la place au débat, tout comme sur l’antenne de ma radio. Certes c’est une partition un peu difficile mais je mes en accord mes convictions profondes, humaines, morales avec mon activité professionnelle » (Didier Maïsto)

Alors Didier Maïsto se voit-il comme un « porte-voix » des Gilets jaunes qu’on aurait tenté de faire taire ?

Oui je suis sensible à ce mouvement. Mais je cherche toujours à mettre en perspective. Je suis honnête. Parmi les Gilets jaunes, il y a des cons et des antisémites mais pas plus que dans la société française dans son ensemble. Il y a surtout des gens qui souffrent et qui veulent se battre pour leur pouvoir d’achat, pour plus de démocratie… (Didier Maïsto).

« Furieux » contre cette censure, ce « scandale », Didier Maïsto ne renonce pas à poursuivre cette « partition difficile ».

FV (@fabvalery)

MISE A JOUR : après parution de cet article, le nouveau compte Twitter de Didier Maïsto, qui comptait plus de 6000 followers en moins de 48 heures, a lui aussi été suspendu par Twitter France, mercredi 4 dans la soirée. 

Mais finalement Didier Maïsto a récupéré l’usage de son compte initial, vendredi 6 avril, Twitter France ayant décidé de lever la suspension. 

23 Mar

VIDEO – Toulouse : jeté au sol, un photographe reçoit un coup de pied d’un policier lors de la manif des Gilets jaunes

Lors de l’acte XIX des Gilets jaunes à Toulouse, un photographe a reçu un coup de pied d’un policier alors qu’il avait été projeté au sol.

Projeté au sol, le journaliste a ensuite été frappé au pied (Photo : F. Valéry / France 3)

C’était certainement le moment le plus tendu de ce nouveau samedi de manifestation des Gilets jaunes à Toulouse.

Alors que les forces de l’ordre avaient repoussé les manifestants hors du centre ville, des affrontements se sont déroulés sur les quais du Canal du Midi.

Plusieurs interpellations mouvementées ont alors eu lieu et un manifestant a été blessé à la tête par un projectile, pris en charge par les street-medics puis les pompiers.

Et puis, lors de l’une des ces interpellations, un photographe, qui ne gênait pas les forces de l’ordre et qui était identifié, notamment grâce à son casque portant la mention « presse », a été projeté au sol par un policier et avant qu’il ne puisse se relever a reçu un coup de pied dans le dos, comme on le voit sur cette vidéo :

 

Le journaliste, sonné, a pu reprendre son travail quelques minutes plus tard. Il ne souffrait d’aucune blessure grave mais ressentait tout de même une douleur dans le dos.

Ce samedi, un autre journaliste a été légèrement blessé à la jambe par un éclat de grenade de désencerclement.

FV (@fabvalery)

13 Mar

Nicolas Stival, le journaliste toulousain qui a cartonné à « Questions pour un champion »

Le candidat toulousain qui a enchaîné trois victoires dans l’émission de France 3 présentée par Samuel Etienne est aussi (et surtout) journaliste pour 20 Minutes à Toulouse.

Samuel Etienne et Nicolas Stival sur le plateau de l’émission

On a plutôt l’habitude le voir dans les tribunes de presse du Stadium ou du Stade Ernest Wallon pour suivre les matchs du TFC ou du Stade Toulousain, même s’il couvre toute l’actualité toulousaine.  Mais c’est à la télé, sur France 3, à 18h10, que Nicolas a cartonné : il a enchaîné les victoires dans l’émission « Questions pour un champion ».

Lundi 11 mars, Nicolas Stival a chuté après tout de même trois victoires consécutives. Une double mauvaise réponse (« cucurbitacée » et « corail » quand il fallait répondre « coquillage ») dans l’épreuve finale et Isabelle lui ravit le titre. Les émissions sont à voir en replay sur le site de France 3. 

Ses aventures ont aussi été commentées en « live » (lors de la diffusion des émissions, qui sont enregistrées) sur le site internet du média pour qui il travaille, 20 Minutes. Un compte-rendu très drôle, à retrouver sur le site du journal.

Sur cette expérience, cette envie d’en découdre sur un plateau télé et cette passion pour les jeux, on a posé quelques questions à notre confrère.

Qu’est-ce qui t’a motivé à participer à ce jeu télé ?

J’ai toujours bien aimé les jeux de culture générale, et « Questions pour un champion » en est l’emblème. A la fin des années 1990, j’avais déjà participé à « 100% Questions » sur France 5 (je crois qu’on disait La Cinquième à l’époque). Sur un coup de tête, je me suis inscrit aux sélections de QPUC en mars 2018 sur Internet. Je les ai passées en octobre à Montauban et j’ai été appelé assez rapidement (j’ai enregistré les émissions mi-janvier).

Alors que depuis des années, je ne pouvais quasiment plus regarder QPUC (je suis toujours au boulot à cette heure-là), je me suis préparé en visionnant intensément des replays, histoire de ne pas débarquer en terre inconnue.

Et alors, vu de l’intérieur, c’était comment ?

Une très, très belle expérience. De l’habilleuse au chauffeur de salle, tout le monde est aux petits soins pour les candidats. Et Samuel Etienne est vraiment aussi sympa qu’il en a l’air. Je flippais pas mal, parce que lors des derniers QPUC que j’avais regardés avant l’enregistrement, je n’avais pas répondu à beaucoup de questions depuis mon canapé.

Je craignais aussi que mes lacunes en botanique et en gastronomie soient rédhibitoires.

J’ai commencé l’aventure lors de la troisième émission enregistrée dans la journée, et on m’a installé à la même place que les candidats des deux émissions précédentes éliminés dès le « neuf points gagnants ». Je ne suis pas forcément superstitieux, mais quand même… Finalement, ça s’est très bien « goupillé » car j’ai répondu aux deux premières questions à 3 points, et je me suis qualifié assez vite pour le 4 à la suite. Ça m’a décrispé pour la suite.

Tu as des anecdotes sur ces journées de tournage ?

Sur les deux premières émissions, j’ai vraiment choisi mes thèmes du 4 à la suite par défaut : « A l’envers, à l’endroit » puis la filmographie de Will Smith. J’ai vraiment galéré sur ce dernier thème, puisque j’ai été incapable de retrouver le nom de Tommy Lee Jones alors que sa tête s’était imprimée dans mon cerveau, que je cale sur « Wild Wild West », et que je réponds « Hitch » sur le gong.

Ensuite, je me qualifie un peu par miracle au jeu décisif pour le face-à-face. Je me suis fait bien chambrer pour ma réponse rapide sur le faisan lors du premier ou deuxième face-à-face (je ne m’en souviens pas), alors que Samuel Etienne n’avait donné que quelques indices. Franchement, c’est un gros coup de bol.

D’ailleurs, c’est sans doute le moment le plus plaisant du jeu : lorsque pendant le face-à-face, tu parviens à répondre alors que la jauge est toujours à 4 points. C’est un peu grisant. Ça l’est beaucoup moins quand tu en es « victime », surtout deux fois d’affilée comme lors de la quatrième émission. J’ai pris un 8-0 d’entrée par Isabelle et je ne m’en suis pas relevé… Pour la réponse « cucurbitacée », j’ai répondu ça car j’ai appuyé par réflexe avant que la main ne passe. Comme je ne voulais pas laisser un blanc, j’ai sorti la première chose qui m’est passée par la tête.

 

Qu’est-ce que tu retiens de tout cela ?
Franchement, énormément de positif. Même si en revoyant les émissions, j’ai surtout remarqué mes tics et ma manière parfois bizarre d’applaudir…
Fidèles aux idées décalées dont ils ont le secret, mes collègues des sports de 20 Minutes, à Paris, ont fait un live écrit de mes prestations à partir de la deuxième émission. Même ma belle-mère était morte de rire en les lisant.
Sinon, j’ai eu énormément de soutien de ma famille et de mes amis qui ont suivi le jeu et le commentaient « en direct » sur Facebook ou WhatsApp. Des gens que je n’avais pas vus depuis longtemps m’ont aussi envoyé des messages sympas et ça m’a beaucoup touché. Plus globalement, je conseille à tous ceux qui hésitent encore de se lancer dans l’aventure QPUC.
On n’y fait pas forcément fortune (sauf lorsqu’on est un phénomène comme Hakim, qui vient de remporter 150.000 euros à Questions pour un Super Champion) mais on en garde d’excellents souvenirs, avec un goût de « revenez-y ».
Est-ce que le fait d’être journaliste t’a aidé ?
J’aurais tendance à dire « oui ».
Dans notre travail, on se doit d’être en éveil sur l’ensemble de l’actualité.
C’est grâce à cela par exemple que j’ai pu gagner un face-à-face avec une question sur le Prix Goncourt des lycéens avec comme seul indice David Diop, le dernier lauréat, même si je n’ai pas lu son livre.
J’ai aussi une prédilection pour le sport dans mon travail, ce qui m’a bien aidé pour le jeu.
Bon, en revanche, j’avais cité « Histoire », l’une de mes passions, parmi mes points forts au moment de la présentation, et je n’ai pas particulièrement brillé dans ce domaine.
Propos recueillis par FV (@fabvalery)

04 Mar

Lionel Laparade, nouveau rédacteur en chef de La Dépêche du Midi

Il succède à Jean-Claude Soulery, qui a fait valoir ses droits à la retraite mais demeure éditorialiste du journal.

Lionel Laparade

Officiellement, depuis la fin de l’année 2018, La Dépêche du Midi n’avait plus de rédacteur en chef. C’est désormais terminé : Lionel Laparade a été nommé rédacteur en chef du journal si l’on en croit le tweet du directeur de la rédaction, José Biosca.

Lionel Laparade prend la succession de Jean-Claude Soulery, rédacteur en chef du journal qui vient de prendre sa retraite mais conserve tout de même un rôle d’éditorialiste à La Dépêche.

Lionel Laparade était jusqu’à présent rédacteur en chef adjoint et responsable notamment du desk numérique du journal.

FV (@fabvalery)

25 Fév

A Toulouse, une soirée de soutien au journal L’Humanité

Alors que le journal est en grande difficulté financière, une soirée de soutien est organisée à Toulouse mercredi 27 février, dans la ville où son fondateur, Jean Jaurès, a été conseiller municipal et adjoint au maire.

Photo : MaxPPP

Après Paris, Toulouse est la deuxième ville à accueillir un mouvement de soutien au journal L’Humanité. Elle se déroule ce mercredi 27 février de 18 heures à minuit, au Forum de la Renaissance dans le quartier Basso-Cambo.

Son fondateur Jean Jaurès a été élu de Toulouse

Toulouse a un lien particulier avec le journal car son fondateur, Jean Jaurès, a été plusieurs années élu au conseil municipal de la ville (entre deux mandats de député du Tarn) où il s’occupait notamment des questions d’éducation.

Il s’agira d’une soirée à la fois de débats mais aussi festive : de nombreuses personnalités de gauche ont répondu favorablement à cet appel dont Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, Georges Méric, président PS de la Haute-Garonne, Pierre Cohen, ancien maire (ex-PS, désormais à Génération-s) de Toulouse et beaucoup d’élus régionaux ou locaux (Claude Raynal, Régis Godec, Nadia Pellefigue, Christian Picquet, Serge Regourd, Myriam Martin, Pierre Lacaze, etc) ou des personnalités comme Salah Amokrane, ex-leader des Motivés et proche de Benoît Hamon… Le patron de la fédé départementale du PS, Sébastien Vincini y apportera aussi, en tant que secrétaire national, le soutien des militants et dirigeants socialistes.

Des artistes ont également apporté leur soutien comme le groupe toulousain Les Grandes Bouches ou le cinéaste Robert Guédiguian, président de la cinémathèque de Toulouse.

Soutiens aussi dans le Tarn

Dans le département voisin du Tarn, là où Jaurès a été député, le soutien s’organise aussi avec notamment des collectes pour aider le personnel du journal. 

En redressement judiciaire

Le journal est en grande difficulté financière. En cessation de paiement, il a été placé en redressement judiciaire le 7 février dernier avec une période d’observation de 6 mois. Un nouveau rendez-vous est prévu devant le tribunal de commerce de Bobigny le 27 mars.

Proche du Parti Communiste, le journal créé en 1904 souffre de l’effondrement de ses ventes. Malgré les fortes aides du ministère de la culture, versées chaque année à L’Huma, son modèle économique est d’une très grande fragilité.

Sa survie passe par la mobilisation de ceux qui sont attachés au pluralisme de la presse en France mais aussi à une réorganisation interne.

FV (@fabvalery)