14 Oct

Jeunesse, histoire, photo, enquête : des livres de journalistes toulousains débarquent en librairie

Cet automne plusieurs journalistes toulousains publient des livres. Ma sélection.

Photo : J-M. Quinet / MaxPPP

Amélie Poisson et le premier tome d’une trilogie fantastique pour la jeunesse

Bien connue des téléspectateurs de la région, Amélie Poisson-Claret est journaliste, reporter, présentatrice à France 3 Occitanie à Toulouse. C’est sous d’autres traits, ceux d’auteure jeunesse, que les lecteurs vont la découvrir.

Le 18 octobre sort en effet en librairie son premier roman pour la jeunesse. « Eros Prat, le combat d’un ange » Livre 1 (Un autre regard Editions) est le premier tome d’une trilogie pour les enfants, à partir de 9 ans.

Eros est un jeune ange qui apprend sous la tutelle de son père, le grand Phidias, à rendre les « sans-ailes » amoureux. Il a pour mission de les aider à s’aimer…
Mais dans le Ciel, le pouvoir des archanges déchus s’accroit et une guerre céleste devient inévitable. Le combat est rude… Eros est chassé de son univers et projeté sur terre, au beau milieu d’une forêt. Privé de ses ailes, il a perdu son identité angélique. Eros est devenu visible aux yeux des « sans-ailes », avec l’apparence d’un garçon ordinaire. (site de l’éditeur)

Ces aventures voient donc naître, sous la plume de la journaliste, un nouveau héros fantastique, genre dont les pré-ados sont friands. Amélie Poisson, future J.K. Rowling ?

Mathieu Arnal et les Toulousains qui ont fait l’histoire

Journaliste épris d’histoire et de culture, rédacteur en chef adjoint de la revue Le Brigadier, collaborateur régulier de la revue Gibraltar et du site Actu Toulouse, Mathieu Arnal s’est penché sur le destin de « Ces Toulousains qui ont fait l’histoire ».

Son livre, qui porte donc ce titre, sort lui aussi en librairie le 18 octobre (Papillon Rouge Editeur)

Un passage en revue détaillé, une galerie de portraits, de ceux qui, au fil des siècles, se sont rendus célèbres par leurs combats, leurs exploits, leurs inventions, leur créativité… On y retrouve leur parcours, parfois oublié, leurs noms se limitant pour beaucoup d’entre nous à des places, des rues ou des avenues.

Clément Ader, Jean Jaurès, Georges Decaunes, Claude Nougaro ou Dominique Baudis sont parmi les plus connus.

Mais saviez-vous par exemple que le Toulousain Julien Léotard avait connu la gloire au mitan du XIXème siècle pour avoir inventé le trapèze volant ?

Ulrich Lebeuf et le chaos en photo

Le photo-reporter Ulrich Lebeuf (agence Myop, Libération, etc) est un visage familier de la couverture de l’actualité à Toulouse et dans la région. Il est aussi le directeur artistique du festival photo MAP, à Toulouse, devenu une référence dans ce domaine.

A mi-chemin entre art photographique et photoreportage, Ulrich Lebeuf publie en novembre prochain (mais l’ouvrage est déjà en pré-vente sur le site des éditions de Juillet) « Kháos ».

Il s’agit d’un regard particulier, personnel, sur les mouvements sociaux, l’insurrection, la révolte populaire. Entre noir et blanc, le gris est ici une couleur à part entière. Saisissant !

Et aussi, le projet sur les parcours de migrants de Philippe Gagnebet

Auteur de plusieurs livres, le journaliste toulousain Philippe Gagnebet a lancé un nouveau projet de bouquin. « Parcours majeurs » doit retracer le parcours de jeunes migrants mineurs d’Afrique vers l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine.

Un projet entre deux continents pour montrer le quotidien de ces jeunes migrants, leurs sacrifices, leurs difficultés une fois arrivés en France.

Le livre, en cours de réalisation, a donné lieu à une opération de crowdfunding pour financer les déplacements en Afrique et le suivi de ces jeunes. Il devrait être publié en 2020.

FV @fabvalery

13 Oct

Un journaliste en garde à vue à Toulouse, interpellé pendant la manif des Gilets jaunes

Le journaliste indépendant a été interpellé samedi 12 octobre à Toulouse et se voit reprocher des faits qu’il conteste. Il doit être libéré dans la soirée et sera convoqué ultérieurement devant la justice.

Les rapports ont été à nouveau tendus entre la presse et les forces de l’ordre samedi 12 octobre à Toulouse. Le photoreporter qui apparaît sur cette photo n’est pas le journaliste qui a été placé en garde à vue (Photo : GUILLAUME HORCAJUELO/ MAXPPP)

Selon nos informations, la garde à vue de Guillaume Bernard qui a été prolongée ce dimanche après-midi doit être levée dans la soirée, alors que le journaliste indépendant exerçant à Toulouse, a été interpellé par les forces de l’ordre samedi en milieu d’après-midi et vient de passer plus de 24 heures en garde à vue.

Il conteste les faits qui lui sont reprochés

Selon le parquet de Toulouse, le journaliste se voyait reprocher des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre, lors du 48ème rassemblement des Gilets jaunes à Toulouse, une manifestation nationale qui a vite dégénéré samedi après-midi.

Il lui est également reproché de s’être rebellé au moment de son interpellation. Le jeune homme conteste les faits qui lui sont reprochés.

Un proche, contacté par nos soins, explique que le jeune journaliste de 25 ans est « pacifique » et qu’il est « impossible qu’il ait fait ce qu’on lui reproche ». Un témoin sur place indique d’ailleurs que son interpellation s’est faite en douceur. Sur une vidéo postée par le média qui l’emploie, Rapports de force, on le voit, menotté, se laisser conduire par les policiers sans résister :

Les proches expliquent qu’il a pu être confondu avec un participant à la manifestation. Sans contact depuis 24 heures avec le journaliste, la famille n’a pas de détails sur les raisons de son interpellation.

Garde à vue levée et convocation devant la justice

Alors qu’un rassemblement avait lieu dimanche en fin d’après-midi devant l’hôtel de police de Toulouse, à l’appel notamment de ses proches, pour demander sa libération immédiate, le parquet nous a indiqué que la garde à vue de Guillaume Bernard devrait être levée dans la soirée de dimanche.

Il sera poursuivi pour rébellion et convoqué ultérieurement devant la justice.

En revanche, le procureur de la République nous a indiqué que les poursuites pour jets de projectiles étaient abandonnées.

Pigiste pour plusieurs médias

Le journaliste exerce à Toulouse pour le site national Rapports de Force, spécialisé dans les mouvements sociaux, ainsi que pour le journal militant toulousain « A rebrousse poil », pour le site EcomNews, spécialisé dans l’actualité économique dans la moitié sud de la France et enfin pour le magazine Sans Transition.

Il fait partie des 26 personnes interpellées à Toulouse samedi (source : préfecture de la Haute-Garonne) dont 25 avaient été placées en garde à vue.

Les GAV de journalistes sont rares. Celle de Gaspard Glanz (Taranis News) à Paris en avril dernier lors d’une manif de Gilets jaunes avait suscité un débat sur le métier de journaliste : faut-il être forcément détenteur de la carte de presse ? Peut-on être journaliste et engagé ?

Toujours est-il que l’exercice du métier de journaliste est toujours difficile sur les manifestations, après 48 samedis de mobilisation. Ce samedi 12 octobre plusieurs journalistes et photographes se sont encore fait confisquer leur matériel de protection (casque, masque anti-gaz, etc) par les forces de l’ordre. D’autres ont été bousculés ou empêchés de travailler sur la voie publique.

FV @fabvalery

07 Oct

Allo @Place_Beauvau c’est pour un signalement : David Dufresne à Toulouse pour un débat sur les violences policières

Le journaliste, auteur de « Dernière sommation », est attendu le 23 octobre pour un débat dans la ville rose.

David Dufresne (Photo : France Info)

Pas de doute que son intervention à Toulouse suscitera beaucoup d’intérêt. Dans une ville où les manifestations de Gilets jaunes n’ont pas cessé depuis près d’un an, où plusieurs journalistes ont été blessés lors des manifestations, où des interventions musclées des forces de l’ordre sont régulièrement dénoncées, David Dufresne va trouver son public.

Une compilation méthodique

Le journaliste indépendant (ex-Libé, Médiapart et iTélé) et documentariste est devenu, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, un ardant compilateur des violences policières, particulièrement sur Twitter avec sa marque de fabrique « Allo @Place_Beauvau, c’est pour un signalement », qui interpelle le compte officiel du Ministère de l’Intérieur.

Un premier roman inspiré de son travail de journaliste

Ce recensement et la lumière portée ainsi sur le travail des forces de l’ordre, a conduit le journaliste, auteur de plusieurs documentaires d’enquêtes fouillées et de plusieurs livres références, de publier un premier roman, « Dernière sommation » (éditions Grasset), très inspiré de la situation en France depuis un an.

C’est à l’invitation du café-associatif L’Itinéraire Bis à Toulouse que David Dufresne viendra débattre le mercredi 23 octobre à 20h30. Lanceur de balles de défense (LBD), nasses, usage des lacrymogènes, blessures irréversibles… Les sujets de discussion ne manquent pas.

FV (@fabvalery)

PS : le titre de ce post de blog est un emprunt « clin d’oeil » à la mécanique lancée sur Twitter par David Dufresne. Rien d’autre.

02 Oct

Toulouse : à « Presse en scène », les journalistes travaillent… sur une scène de théâtre !

L’événement, le 8 octobre au Théâtre du Pavé, a l’ambition de faire monter des journalistes sur scène pour « écrire » en direct un journal sur le thème de l’égalité hommes-femmes.

Copyright : Théâtre du Pavé

On peut écrire un journal, l’imprimer sur du papier ou le publier sur internet. On peut aussi, et c’est ce que propose « Presse en scène », l’écrire en direct sur la scène d’un théâtre. Sans qu’il soit publié autrement que dans la tête des membres du public.

A l’initiative de la fondation Oïkos, cet événement va pousser quelques journalistes à monter sur la scène du théâtre du Pavé et à se produire, non pas en étant un acteur qui joue le rôle d’un journaliste, mais journaliste qui travaille face au public.

Le thème retenu pour cette première c’est l’égalité hommes-femmes.

Pour encadrer ces courageux journalistes prêts à affronter le public en direct, il y aura des « experts », spécialistes du sujet, mais également des comédiens, des vrais, ceux qui sont régulièrement sur scène pour raconter la vie des autres non pas seulement avec des mots mais aussi avec leur voix, leur chair, leurs membres, leur corps entier.

Expérience sans doute étrange, qui a en tout cas le mérite de casser les codes et mettre les journalistes directement face à leur public.

« Presse en scène »

Mardi 8 octobre 2019 à 20 heures

Théâtre du Pavé à Toulouse

Inscription sur le site internet dédié (cliquer ici)

01 Oct

Philippe Rey, le nouveau directeur de la rédaction de RTL, est un ancien de Radio Bas-Quercy et Télé Toulouse

Le journaliste originaire de Montauban, passé par la rédaction en chef de Télé Toulouse (ex-TLT), a été nommé ce mardi à la direction de la rédaction de la radio RTL.

Philippe Rey (Photo : RTL)

M6Group, maison-mère de la radio RTL, a annoncé ce mardi la nomination de Philippe Rey à la direction de la rédaction de la radio. Il succède à François Vignolle nommé il y a seulement 8 mois à ce poste.

La « Dream Team » de Bas-Quercy Radio

Philippe Rey a débuté dans les années 1980 à Bas-Quercy Radio, la radio libre de Montauban. Il faut croire que l’école de cette petite radio locale du Tarn-et-Garonne était bonne.

Dans l’équipe de l’époque, sur l’antenne de cette petite radio locale, il y avait Jean (dit « Jeannot ») Rességuié, maintenant spécialiste foot à BFM TV et RMC, Jean Abeilhou, spécialiste rugby à France Télévisions, Henry Stassinet, ancien journaliste sport à France Info et désormais directeur de France Bleu Périgords, Patrick Isson, correspondant de RTL à Toulouse et Jean-Wilfrid Forquès, correspondant de BFM TV et RMC à Toulouse et joker présentateur sur la chaîne d’info en continu.

Philippe est un ami d’enfance et on a débuté ensemble à Bas-Quercy. Je suis très fier et très heureux pour l’un de mes meilleurs amis qui le mérite vraiment » (Jean-Wilfrid Forques)

Rédacteur en chef à TLT

Passé par Radio France et RMC après sa formation en journalisme à l’IUT de Bordeaux (depuis renommé IJBA), Philippe Rey a ensuite rejoint Télé Toulouse en qualité de rédacteur en chef en 1995.

C’est là que Patrick Noviello (aujourd’hui rédacteur en chef adjoint à France 3 Occitanie) a travaillé avec lui, en tant que rédacteur en chef adjoint.

Philippe a sens de l’info incroyable. A ses côtés j’ai appris les fondamentaux de la rédaction en chef. Il a fait de TLT une télé locale de référence. Il sait diriger les équipes et inspire à la fois le respect et la confiance. Il est totalement légitime dans le rôle de patron d’une grande rédaction » (Patrick Noviello)

Après TLT, Philippe Rey a rejoint le groupe Canal + et la chaîne iTélé, devenue CNews. Directeur adjoint de la rédaction, il en est parti en 2014 pour RTL où il a été successivement rédacteur en chef journée puis directeur adjoint de la rédaction.

Il prend logiquement les commandes de la rédaction au moment où RTL et France Inter se tirent la bourre pour le titre de première radio de France.

FV (@fabvalery)

30 Août

Un média militant toulousain a-t-il été censuré par Facebook ?

C’est ce qu’affirme le CAMé (collectif auto média énervé) qui a vu, ainsi que d’autres groupes de la gauche radicale en France, son audience chuter sur Facebook après le G7 à Biarritz.

Copyright : J. Saget / AFP

Y a-t-il eu un concours de circonstances et de coïncidences pour qu’au moins 4 pages facebook de groupes de la gauche radicale en France soit « déréférencées » et voient leurs audiences brutalement chuter fin août ou bien sont-elles victimes d’une vaste opération de censure visant à faire disparaître leurs publications dans les nimbes du réseau social ?

Facebook ne répondra pas précisément sur le sujet, comme il n’a pas répondu à nos confrères de Médiapart qui ont révélé cette affaire le 29 août (cliquer ici, lien payant), se bornant à dire que seuls les administrateurs des pages auront droit, dans un délai inconnu, à une explication.

Parmi les pages concernées, celle du CAMé, le collectif auto média étudiants de Toulouse devenu récemment le collectif auto média énervé.

Dans un post, publié le 29 août… sur sa page facebook, le collectif explique que la chute de son audience sur facebook a débuté après le traitement du contre-sommet du G7.

Selon le collectif, c’est le partage d’un article concernant la découverte d’une policière « infiltrée » dans les mouvements contestataires au G7 qui aurait déclenché la censure.

A la suite de ce post, on a vu clairement que nos publications ne touchaient plus grand monde, explique Léon, membre du Camé. On se demande si Facebook n’a pas utilisé la nouvelle loi sur les fake news pour désindexer notre page et celles d’autres collectifs, alors que les infos que nous publions sont militantes, engagées mais toujours vérifiées.

La page du groupe toulousain compte 4 600 fans. Le collectif s’est constitué au moment du mouvement contre la loi travail en 2016 et couvre les mouvements sociaux, étudiants, environnementaux et sociétaux en général… ainsi que leur « répression » par les forces de l’ordre.

On s’est dit en 2016 qu’il fallait qu’on se réapproprie l’info. Nous étions au coeur de la lutte. Et ce que nous voyions alors dans les grands médias ne nous semblait pas pertinent (Léon)

Ensuite, le CAMé a fait son apparition sur les réseaux sociaux. « Contrairement à d’autres mouvement radicaux, explique Léon, nous avons décidé d’être présents sur Facebook, Twitter, Instagram, d’investir les réseaux sociaux justement parce que nous avions fait le constat que les médias radicaux, militants, y étaient absents ».

Alors que le groupe « Lille insurgée », lui aussi pénalisé sur facebook cette semaine, semblait retrouver son niveau d’audience normal ce vendredi, le groupe toulousain a posté une nouvelle publication. Un test. « Elle ne remonte toujours pas dans les fils des abonnés de la page », explique Léon.

Et ce vendredi, l’administrateur de la page du collectif toulousain attendait toujours des explications de Facebook France.

FV @fabvalery

22 Août

Nouveau matinalier, info trafic, foot : ce qui se prépare sur France Bleu Occitanie à la rentrée

L’ex-France Bleu Toulouse poursuit sa régionalisation et revoit une partie de son antenne à la rentrée. Voici quelques infos sur ce qui attend les auditeurs.

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

La matinale, c’est un moment crucial pour une radio. Le carrefour le plus important pour capter l’audience. Le réseau France Bleu a décidé d’y amplifier l’info-service sur les déplacements du quotidien dans ce créneau 6h/9h principalement sur les radios installées dans les grandes métropoles. C’est le cas à Toulouse, où la radio de service public peine encore en terme d’audience.

Alban Forlot écarté de la présentation de la matinale

Cette nouvelle politique conduit la direction de France Bleu Occitanie à modifier le casting de sa matinale, dénommée « France Bleu Occitanie Matin », diffusée désormais en télé sur France 3 dans sa partie 7h/8h40.

Présentateur des matinales depuis 16 ans, à Nancy puis à Toulouse, Alban Forlot n’en sera plus le chef d’orchestre. Au cœur de l’été, début août, il l’a annoncé lui-même sur les réseaux sociaux, dans un message qui masque sans doute pas mal d’amertume.

Alban Forlot reste tout de même à l’antenne le matin. Il gérera donc l’info trafic toutes les 8 minutes pour aider les Toulousains à se déplacer dans les bouchons. Et se rendra aussi sur le terrain, en reportage.

C’est désormais Franz Massard, qui pilotera l’antenne durant les trois heures de la matinale en direct des studios toulousains. Dès le lundi 26 août.

Ancien de France Bleu Paris arrivé à Toulouse à l’été 2018, il avait d’ailleurs été accueilli sur les réseaux sociaux de la radio par… Alban Forlot qu’il va désormais remplacer le matin.

Du foot en plus, du rugby en moins ?

La radio suit les évolutions de l’ensemble du réseau France Bleu. Frédéric Jouve, ancien de RTL2, France Télévisions et RTL a rejoint le réseau en juin dernier avec pour mission de moderniser la grille de programmes et les choix musicaux, pour renforcer les audiences.

Aux côtés de Jean-Emmanuel Casalta, patron du réseau France Bleu depuis 2018, il va devoir impulser une nouvelle politique. Côté sports par exemple, à Toulouse, France Bleu ne compte pas abandonner le rugby, notamment les live des matchs du Stade Toulousain et du Castres Olympique en Top 14 mais va faire plus de place au football et à la couverture du Toulouse FC.

Selon nos informations, une émission quotidienne sur le foot devrait voir le jour à la place de l’hebdo du rugby, « Club XV », diffusée jusqu’à présent le lundi à 18 heures.

Contacté par nos soins, Pierre Galibert, le directeur de France Bleu Occitanie, ne souhaite pas pour l’instant confirmer toutes ces informations. « Tout n’est pas encore calé » nous dit-on à France Bleu… Une conférence de presse de présentation de la rentrée du réseau est prévue le 28 août.

FV (@fabvalery)

19 Août

Quand Thierry Ardisson vient débattre de télé publique (dont il veut « virer 6000 personnes ») à Toulouse

L’ex-présentateur de C8 participe à un débat vendredi 23 août. En juin dernier, l’animateur avait indiqué sur France Inter que s’il était ministre de la Culture et de la Communication il virerait « 6000 personnes » à France Télévisions.

Thierry Ardisson (Photo : F. Castel / MaxPPP)

On a hâte d’entendre son intervention. Thierry Ardisson, 70 ans, est invité à débattre sur le thème « Télé publique, télé du public » ce vendredi 23 août lors des journées de La France Insoumise qui se déroulent du 22 au 25 août au centre de congrès Pierre Baudis à Toulouse.

« Je virerais 6000 personnes »

L’animateur, viré de C8 par Bolloré, aura tout loisir d’y développer sa propre vision du service public. Sans doute peu éloignée de celle qu’il a développée le 25 juin dernier au micro de Léa Salamé sur France Inter (radio de service public).

A la question « vous seriez ministre de la communication et de la culture vous feriez quoi ? », Thierry Ardisson avait répondu :

D’abord je virerais 6000 personnes parce que c’est comme ça qu’on pourra rétablir les finances. Il y a 4 fois plus de gens sur France Télévisions que sur M6 ou sur TF1. On peut faire marcher une chaîne de télé avec beaucoup, beaucoup moins de gens ».

Pour être complet, l’animateur avait commencé sa réponse par un poncif : « Je ferai du service public un vrai service public, c’est à dire quelque chose qui apprend aux gens ». 

Voici l’extrait en vidéo :

Débat face… à Raquel Garrido, son ex-salariée !

On verra bien si, à Toulouse, Thierry Ardisson développe son argumentaire face à ses co-débatteurs : Alexis Corbière, député LFI, la députée (Liberté et Territoires, ex-LREM) et ex-productrice Frédérique Dumas et… Raquel Garrido, militante LFI, compagne d’Alexis Corbière et ancienne salariée de… Thierry Ardisson, qui l’avait recrutée comme chroniqueuse de feu son émission « Les Terriens du dimanche ». Voilà.

FV (@fabvalery)

 

08 Juil

Le correspondant de BFM TV à Toulouse Jean-Wilfrid Forquès « joker » à la présentation des éditions de la chaîne info

Après 10 ans comme correspondant de BFM TV et RMC à Toulouse, le journaliste va œuvrer comme présentateur cet été.

Jean-Wilfried Forquès

Depuis 10 ans, Jean-Wilfrid Forquès est le visage de BFM TV et la voix de RMC à Toulouse et dans la région : attentats de Toulouse, Montauban et Trèbes, inondations dans l’Aude, soirées électorales, reportages sur tous les sujets…

Une belle opportunité

A compter du 20 juillet, le Toulousain va présenter les éditions de la chaîne info à Paris. Il a été choisi comme « joker » présentateur. Il va dans un premier temps co-présenter la tranche 10h-14h avec Florence Duprat puis tiendra l’antenne, fin août, de 14 heures à 17 heures avec Sandra Gandoin

Quand on a l’opportunité de faire de la présentation sur la chaîne pour laquelle on travaille, il faut le tenter. A 54 ans, après 20 ans de Sud Radio et 10 ans de BFM sur le terrain, j’ai de l’expérience, cela doit servir. La difficulté et la nouveauté pour moi ce sera de s’adapter à l’immédiateté de l’info quand on fait du direct pendant plusieurs heures, d’acquérir les bons réflexes (Jean-Wilfrid Forquès)

Cette nouvelle expérience coïncide aussi avec l’arrivée de Marc-Olivier Fogiel à la tête de la chaîne. Jean-Wilfrid Forquès correspond à la fois à un visage connu des téléspectateurs de la chaîne et à une nouveauté en plateau, même si le journaliste a aussi présenté des éditions il y a quelques années à Télé Toulouse (TLT).

Après le traumatisme de novembre…

L’occasion aussi de se renouveler pour le journaliste de terrain qui avoue que les choses « ne sont plus les mêmes » depuis fin novembre 2018. Ce jour-là, poursuivi par des Gilets jaunes dans les rues de Toulouse, qui l’avaient identifié et insulté parce que journaliste à BFM, il n’avait échappé au lynchage que grâce à la réactivité de ses deux gardes du corps et à un commerçant qui l’avaient recueilli dans sa boutique (cliquer ici).

Le journaliste toulousain, qui a couvert de nombreux conflits pour Sud Radio (Kosovo, Irak, Afghanistan, etc), vit toujours avec ces images dans la tête : « Jamais je n’aurais pensé vivre cela à 800 mètres de chez moi ! ». A ce sujet, le parquet de Toulouse a d’ailleurs classé l’affaire, les enquêteurs ne parvenant pas à identifier les meneurs.

Sur les plateaux de BFM, Jean-Wilfrid Forquès va grossir les rangs des journalistes-présentateurs toulousains de la chaîne, aux cotés de Rachid M’Barki. 

FV @fabvalery

 

28 Juin

« Chouf Tolosa », le nouveau média de Toulouse, par les quartiers et pour les quartiers

Emanation d’une formation au journalisme pour les jeunes des « cités » initiée par le Tactikollectif, Chouf Tolosa est en ligne pour proposer un autre regard sur les quartiers populaires.

Le quartier du Mirail à Toulouse (Photo : R. Gabalda / AFP)

Un média des quartiers, par les quartiers, pour les quartiers. Près de 15 ans après le Bondy Blog, voici Chouf Tolosa. Un nouveau média qui vient de voir le jour à Toulouse (cliquer ici).

Sortir du « récit violent et anxiogène »

D’emblée, dans sa présentation, ce nouveau site internet annonce la couleur, écorchant au passage les « médias dominants » et leur regard sur les quartiers populaires :

Le constat de départ est que l’image des quartiers véhiculée par la presse dominante est encore aujourd’hui trop souvent la même : faite de clichés, de faits divers sensationnalistes et stigmatisants, véhiculant un récit violent et anxiogène, en décalage avec les réalités vécues par beaucoup d’habitantes et habitants. Face à ces regards biaisés, Chouf Tolosa entend redonner la parole à celles et ceux qui vivent dans les quartiers.

Bref, l’idée est de proposer de l’info sur les quartiers populaires de Toulouse à rebours des faits divers habituels voire des poncifs de la presse traditionnelle.

Né de l’atelier journalisme du Tactikollectif

Ce qui est à l’origine de ce nouveau site, c’est l’initiative lancée en 2017 par Tactikollectif et dont nous avions d’ailleurs parlé sur ce blog (cliquer ici) : un atelier de journalisme pour des jeunes issus de « banlieue » comme on dit généralement, des quartiers populaires de Toulouse pour être plus précis (qui bien que souvent situés en périphérie de la ville sont tout de même sur le territoire de la commune et non en « banlieue » comme cela peut être le cas en région parisienne).

Ces apprentis en journalisme, issus donc des quartiers toulousains, ont travaillé avec le journaliste indépendant Emmanuel Riondé (Médiapart, Médiacités) et, ensemble, ils ont fait le constat qu’il fallait passer à l’étape suivante : créer un journal en ligne, publier, faire des interviews, organiser des débats, aller à la rencontre des habitants, modifier l’image que l’on peut avoir des quartiers populaires…

Le pluralisme dans les quartiers aussi

On a souvent souligné sur ce blog l’importance du pluralisme de la presse dans la vie d’une démocratie et, plus localement, dans celle d’une région ou d’une ville.

Bienvenue donc à Chouf Tolosa (qui tire son nom du mot arabe « chouf », qui signifie regarde, voit ! et le nom de Toulouse en Occitan) dans le petit monde pas toujours tranquille des médias toulousains.

Souhaitons longue vie à ce nouveau média et surtout de réaliser son objectif d’offrir une information sur les quartiers populaires, différente, gratuite, libre et indépendante.

FV (@fabvalery)