05 Avr

Finalement, Sud Radio ne gardera aucun salarié à Toulouse

INFO FRANCE 3 – Coup de théâtre dans le redéploiement de l’ex-radio du grand sud à Paris. Le groupe Fiducial a annoncé ce mercredi aux représentants du personnel que tous les postes sont transférés à Paris. Plusieurs licenciements à la clé.

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Les nouveaux studios de Sud Radio à Paris

Le feuilleton du déménagement de Sud Radio de Labège (près de Toulouse) à Paris n’en finit pas. Après cette annonce en mai 2016, Fiducial Médias, branche médias du groupe Fiducial, propriétaire de la radio, avait indiqué que la radio garderait un journaliste correspondant à Toulouse et que la rédaction des sports resterait basée à Toulouse.

Plus aucun correspondant à Toulouse

Mais patatras ! Ce mercredi matin, la direction a présenté un nouveau projet aux représentants du personnel : il n’y aura, en juin prochain, plus aucun salarié de la radio à Toulouse, journaliste ou autre. Le projet de maintenir un journaliste correspondant est abandonné.

Le service des sports supprimé

Fiducial avait prévu de laisser le service des sports (3 journalistes) à Toulouse. Finalement, la direction a décidé de fermer purement et simplement le service et de licencier les trois journalistes. Les sports seront externalisés chez un prestataire.

Mutation ou licenciement

D’ici juin, les 15 personnes qui travaillent encore à Toulouse (12 CDI et 3 CDD) se verront donc proposer une mutation à Paris. S’ils refusent, ils seront licenciés. Une première vague de licenciement a eu lieu fin 2016. 7 journalistes étaient concernés : un a accepté la mutation, les 6 autres ont été licenciés.

Dans 3 mois, Fiducial aura donc tiré un trait sur plusieurs décennies de présence de Sud Radio à Toulouse et dans le sud-ouest. 

FV (@fabvalery)

27 Mar

TV Sud confirme l’entrée à son capital de Bruno Ledoux

Le riche investisseur entre au capital de Médias du Sud, qui s’apprête à ouvrir une nouvelle télé locale à Toulouse, avec comme objectif de créer un réseau de télés locales privées en France.

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Comme nous l’avions révélé sur ce blog en septembre dernier, alors que TV Sud était encore en concurrence avec BFM pour décrocher la fréquence locale de Toulouse (post-TLT), Bruno Ledoux vient de s’associer au groupe Médias du Sud. La letter of intention de Bruno Ledoux, richissime investisseur, s’est transformée en une entrée au capital du groupe gestionnaire de TV Sud, selon un communiqué du groupe de télés locales (Montpellier, Nîmes, Perpignan et bientôt Toulouse).

Sauveur de Libé

Issu d’une famille de riches industriels, Bruno Ledoux, à la tête d’une fortune personnelle considérable, est plutôt du genre discret. En 2014, il a été considéré comme le sauveur du journal Libération, alors en faillite. Actionnaire de référence du journal, il s’en est ensuite éloigné à la faveur d’un échange d’action avec SFR Presse, émanation d’Altice Média, détenue par le magnat Patrick Drahi.

Nous révélions donc ici en septembre 2016, qu’il était devenu la « botte secrète » de Christophe Musset, le PDG de Médias du Sud dans la course qu’il menait pour décrocher la fréquence de télé locale de Toulouse, laissée libre après la disparition de TLT en juillet 2015. Face à eux à cette époque, BFM TV… du groupe Altice Média. Finalement, à la veille du passage du grand oral devant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, à la surprise générale, BFM retire sa candidature et s’assoce au projet de TV Sud !

Aux côtés de TV Sud devant le CSA

D’ailleurs ce jour-là, devant le CSA, Bruno Ledoux, d’habitude presque invisible, est à la table face aux sages de l’audiovisuel. Une victoire pour Christophe Musset qui montre ainsi, avec la lettre d’intention du riche investisseur, que le CSA n’a pas de crainte à avoir concernant la solidité financière du groupe. 

En entrant au capital de Médias du Sud, Bruno Leroux ne sera pas directement opérateur de la future chaîne locale de Toulouse (qui va émettre à partir du 31 mai 2017). La holding, dans laquelle il vient d’entrer, est actionnaire à 90,1 % de la société TV Sud LR (pour « Languedoc Roussillon) associée aux Journaux du Midi (groupe La Dépêche) qui détient les 9,9 % restants. C’est cette société TV Sud LR qui détiendra 80,1 % de TV Sud Toulouse, les 19,9 autres % étant détenus par New Co (alias BFM TV).

Vers un réseau national de télés locales

Ce que recherche Bruno Ledoux, en s’associant avec Christophe Musset, c’est de créer un réseau de télés locales en France. Il est déjà actionnaire de Télif, qui réunit 7 télés locale de la région Île-de-France. Christophe Musset, lui, va créer avec Toulouse, un réseau régional de télés locales privées (bien que financées en partie par de l’argent public) : une sorte de laboratoire régional du projet de réseau national.

L’enjeu est évidemment d’être plus puissant unis qu’isolé, de diminuer les coûts en mutualisant les moyens mais aussi de parvenir à monétiser les vidéos des différentes télés locales sur internet. A ce sujet, TV Sud est en pointe. Bruno Ledoux semble l’avoir compris. Il n’y a pas que de la philantropie dans sa démarche.

FV (@fabvalery)

09 Mar

Tournoi de foot des écoles de journalisme : l’EJT remet son titre en jeu ce week-end à Toulouse

Vainqueur l’an passé du tournoi (et du blaireau surnommé « Typhus » qui fait office de trophée), l’Ecole de Journalisme de Toulouse remet son titre en jeu ce week-end à domicile. Avec une préparation quasi-professionnelle !

EJT

Ce n’est pas tous les jours qu’un club de foot toulousain remporte un trophée. Alors quand l’an passé l’équipe de l’EJT a ramené de Lille le « Blaireau » attribué au vainqueur du tournoi de foot annuel des écoles de journalisme, une première, l’événement a eu un retentissement majeur !

Cette année, c’est donc à domicile que l’EJT remet son titre en jeu ce week-end des 11 et 12 mars. Et l’équipe s’est préparée comme jamais. On peut notamment suivre ses aventures sur le fil twitter de l’équipe, l’EJT FC : une préparation toute en auto-dérision !

L’EJT FC vit… dans un monde parallèle à celui du TFC ! Et justement, les étudiants-journalistes/footballeurs-amateurs ont même réussi à persuader le coach du TFC, Pascal Dupraz, de venir refaire pour eux un pastiche de sa célèbre « causerie » avant le match décisif de la saison dernière à Angers, qui a permis d’assurer le maintien en Ligue 1. La vidéo est particulièrement réussie :

Souhaitons donc bonne chance aux joueurs de l’EJT FC dans leur tentative de conserver Typhus à la maison !

FV (@fabvalery)

03 Fév

La future chaîne TV Sud Toulouse va recevoir 1,5 million d’euros de la Région

La commission permanente du Conseil régional d’Occitanie a approuvé vendredi 3 février le contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec TV Sud qui lance une nouvelle antenne locale à Toulouse le 31 mai. 1,5 millions d’euros seront versés sur l’exercice 2017-2019.

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

De longues semaines qu’il attend ça. Le patron de Médias du Sud, maison-mère de TV Sud, Christophe Musset, a reçu ce vendredi un feu vert financier du Conseil régional d’Occitanie qui s’est engagé à verser 1,5 millions d’euros entre 2017 et 2019. Le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) entre la chaîne locale et la Région a été approuvé ce vendredi par la Commission permanente du Conseil régional.

Bonne semaine pour TV Sud qui a aussi reçu le feu vert officiel du CSA pour la fréquence de Toulouse, laissée libre par la disparition de TLT en juillet 2015. Les « sages » de l’audiovisuel ont ratifié le projet de convention entre les deux parties.

Sans surprise, puisque que le CSA avait déjà fait connaître son choix en octobre dernier. Un choix pas très difficile à faire, TV Sud étant seule candidate après le retrait de BFM TV, qui avait préféré entré au capital du projet de son adversaire ! Mais il restait à obtenir l’argent de la région !

De longues discussions

Pendant des semaines, d’après nos informations, les dirigeants de TV Sud ont négocié avec le Conseil régional la signature du Contrat d’objectifs et de moyens (COM) et ses termes financiers et d’engagement en matière de programmes. Un financement impératif pour que le CSA accepte de signer la convention. Et d’après nos informations, ces négociations n’ont pas été faciles.

Au sein même de la majorité du Conseil Régional d’Occitanie, les points de vue divergeaient autour du versement de sommes importantes à une chaîne privée. Certains élus, qui auraient bien vu un rapprochement avec France 3, renaclaient à signer le chèque. TV Sud et ses antennes de Nîmes, Montpellier et Perpignan étaient déjà sous contrat avec l’ex-région Languedoc-Roussillon. Il fallait donc intégrer le projet toulousain dans les négociations.

500 000 euros par an

Finalement, l’accord a été décroché et la Région versera 500 000 euros par an à TV Sud Toulouse, soit un peu moins de 50 % de son budget prévisionnel (1,2 millions en 2017) ! Cette somme correspond à ce que l’ancien conseil régional Midi-Pyrénées avait versé à feue TLT (avec trois versements de 500 000 euros sur les 3 derniers exercices de la chaîne avant sa disparition en juillet 2015). En comparaison, la Région verse 200 000 euros par an à TV Perpignan.

Le patron du groupe Médias du Sud (qui est aussi associé dans le projet à La Dépêche du Midi, minoritaire) Christophe Musset précise qu’il lui faudra trouver d’autres financement, l’objectif étant de passer à 2 millions d’euros de budget en 2018.

Les élus régionaux ont en quelque sorte « payer pour voir », charge pour TV Sud d’être à la hauteur des espérances de la Région, notamment en matière de promotion du nouveau territoire régional, pour revenir à la table des négociations pour les années suivantes.

L’équipe de TV Sud peut maintenant continuer son travail pour l’installation de la nouvelle chaîne toulousaine, avec le recrutement de journalistes, une dizaine de « city-reporters » qui vont sillonner Toulouse et réaliser chaque jour un journal d’une dizaine de minutes diffusé à 19h30.

Une chaîne régionale privée, avec des fonds publics

Située dans la capitale de la région, TV Sud Toulouse devrait rapidement devenir le « navire-amiral » de TV Sud, qui exploite déjà les chaînes locales de Nîmes, Perpignan et Montpellier. Une mutualisation des moyens, y compris de diffusion, est prévue dès le lancement. Quant aux programmes, ils devraient également être rapidement mis en commun pour que les 4 chaînes de TV en Occitanie forment une nouvelle télé régionale. Répondant ainsi au voeu de Carole Delga qui avait appelé de ses voeux un média audiovisuel à l’échelle de la région, capable de promouvoir le nouveau périmètre régional. Quant à la mairie de Toulouse, elle est, contrairement à TLT, totalement absente du projet. Un souhait de Jean-Luc Moudenc qui a laissé le champ libre à Carole Delga.

Lancement attendu de TV Sud Toulouse le 31 mai, juste avant les élections législatives.

FV (@fabvalery)

07 Déc

Toulouse : sortie du N°5 de « Gibraltar » réalisé grâce au financement participatif

Les éditions « Un pont entre deux mondes » à Toulouse avaient lancé en mai dernier une opération de crowdfunding pour financer le 5ème numéro de la revue méditerranéenne de qualité. Le N°5 sort en librairies.

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On y croise les « accordeurs de paix » en Palestine, les habitants du camp de Chatila à Beyrouth, et ainsi de suite.

Comme à son habitude « Gibraltar », la revue créée à Toulouse en 2013 pour « jeter un pont entre les deux rives de la Méditerranée », offre à ses lecteurs des reportages de grande qualité, des portfolios empreints d’émotion, des dessins, des récits, des fictions aussi dont, cette fois, un très beau texte sur l’Algérie du romancier Yasmina Khadra !

Comme à chaque fois, « Gibraltar » surprend ses lecteurs et nous fait voyager avec un regard aiguisé sur les enjeux géopolitiques qui influencent la vie quotidienne de dizaines de millions d’habitants.

Le numéro 4 de Gibraltar date (déjà) de février 2015. Beaucoup de temps a passé et beaucoup d’énergie a aussi été dépensée par son directeur, Santiago Mendieta, pour œuvrer à choisir des contenus exigeants, des auteurs de talents.

Mais réaliser une revue de cette qualité, avec 175 pages sans publicité, est une gageure. Il a donc fallu lancer (et réussir) une opération de financement participatif pour permettre au 5ème numéro de Gibraltar de sortir en librairie. Un pari réussi. Et c’est tant mieux pour les lecteurs.

FV (@fabvalery)

01 Déc

Sud Radio : première vague de licenciements à Toulouse

Les premiers entretiens préalables au licenciement ont eu lieu mercredi 30 novembre dans les locaux de Labège près de Toulouse, dans le cadre du déménagement de la radio du sud à Paris, décidé par le propriétaire Fiducial Médias.

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7 salariés de Sud Radio ont été convoqués mercredi 30 novembre à un entretien préalable au licenciement, selon nos informations, la direction de la radio leur signifiant que leur poste est transféré à Paris. Il s’agit d’une assistante, d’une standardiste, d’un producteur, d’un animateur et de trois journalistes.

Mutés à Paris ou licenciés

La DRH de l’entreprise leur a indiqué qu’ils étaient mutés à Paris, sans augmentation de salaire. En cas de refus, ce qui semble être le cas des 7 personnes concernées par cette première vague, ils se voient proposer un reclassement dans le groupe, pour certains des CDD à Paris moins bien rémunérés que leurs postes actuels à Toulouse. 

Les salariés ont jusqu’au 21 décembre pour faire connaître leur réponse. Ce délai passé, ils seront licenciés pour motif économique. Certains, d’après nos informations, seraient même s’ils le souhaitent dispensés d’activité dès lundi 5 décembre.

25 salariés concernés à Toulouse

Les salariés et leurs représentants syndicaux s’insurgent contre les méthodes de Fiducial qui s’était engagé devant les élus lors d’un CE extraordinaire début novembre à ne licencier personne avant les fêtes. Quant aux autres salariés toulousains, ils sont dans l’attente.

Selon les salariés, en procédant par « petits groupes », Fiducial évite de déposer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et gagne ainsi du temps dans sa procédure de déménagement de Sud Radio de Toulouse à Paris. Sud Radio emploie encore environ 25 personnes à Labège.

Toulouse, un simple bureau ?

Quant à l’avenir de l’implantation de la radio historique à Toulouse, la direction indique qu’elle souhaite quitter les locaux de Labège pour une « vitrine » dans Toulouse. Mais pour le personnel la décision semble prise : il ne devrait rester d’ici juin 2017 qu’un simple bureau avec un ou deux correspondants, comme c’est déjà le cas à Bordeaux ou Marseille.

La « RMCisation » de Sud Radio

Dans le même temps, Sud Radio renforce, à Paris, son recrutement de « signatures » : l’animatrice ex-porno star Brigitte Lahaie, le polémiste André Bercoff, le journaliste politique ex-iTélé Mickaël Darmon… L’antenne de l’ex-« radio du grand sud » ressemble de plus en plus à sa concurrente RMC, même si ses dirigeants s’en défendent. Mais en terme d’audience, RMC a une sacrée longueur d’avance.

Les (longues) années toulousaines de Sud Radio semblent déjà être du passé.

FV (@fabvalery)

25 Nov

Nouvel émetteur TNT : la grande solitude des téléspectateurs toulousains

Depuis le changement d’émetteur de Lafilaire à Pech David en début de semaine à Toulouse, beaucoup de téléspectateurs ont perdu les chaînes gratuites de la TNT. Il leur faut alors faire appel à un antenniste. A leurs frais.

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Pour regarder les émissions et les journaux régionaux de France 3, les programmes de France 2 mais aussi de TF1, France 5, M6, Arte, W9, etc, il faut maintenant que les antennes râteaux des Toulousains soient tournées vers l’émetteur de la colline de Pech David, qui distribuait déjà les chaînes payantes de la TNT.

Depuis mardi 22 novembre, bon nombre de téléspectateurs toulousains ne captent plus les chaînes concernées et pas des moindres (TF1, France 2, France 3, France 5, M6, ARTE, W9, TMC, NT1, NRJ 12, LCP/PUBLIC SENAT, France 4, France O, 6ter, France info) ou les captent mal avec des messages du type « signal inexistant ou faible ». 

Cette grande pagaille a un coût

Il faut alors intervenir sur l’antenne râteau (évidemment ce problème en concerne pas ceux qui captent la TNT par satellite, par le câble ou la fibre optique) et c’est là que ça se corse.

La seule solution : faire appel à un professionnel. On l’a déjà dit, ne prenez pas le risque de monter sur votre toit. Mais pour que votre télé retrouve ses chaînes, il faut déjà réussir à joindre un antenniste : depuis mardi, ils sont débordés par les appels des Toulousains. Et les interventions sont payantes : 80 ou 100 euros minimum.

Les chaînes ne sont pas responsables de cette situation

Depuis mardi, les médias concernés, dont France 3 Midi-Pyrénées, reçoivent de nombreux appels de téléspectateurs désarmés. Et pourtant les chaînes ne sont pas responsables de cette situation. C’est TowerCast, opérateur de diffusion (Groupe NRJ, deuxième opérateur français derrière TDF) qui a gagné le marché de diffusion de ses chaînes sur Toulouse pour 5 ans et dont les équipements sont installés à Pech David.

« Il y avait aussi la question des émetteurs proches du centre-ville que la mairie de Toulouse voulait voir déménager pour les installer à la périphérie« , explique-t-on chez TowerCast qui indique que les téléspectateurs ne pourront pas bénéficier d’aides financières pour fdaire modifier leur installation « mais ont la garantie qu’ensuite rien ne bougera pour les 5 ans qui viennent ».

En cas de problème, vous pouvez joindre l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ou bien directement l’opérateur TowerCast sur son site internet ou par téléphone au 01 40 71 40 71.

FV (@fabvalery)

15 Nov

L’agence audio toulousaine A2PRL ouvre un bureau à Paris

L’agence, qui se présente comme la première agence audio en Europe et travaille pour 200 diffuseurs dans le monde, ouvre une antenne à Paris pour des questions de notoriété mais aussi pour couvrir la campagne électorale qui s’annonce.

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C’est le journaliste Boris Kharlamoff (ex-Sud Radio et RMC) que la direction d’A2PRL a choisi pour animer le nouveau bureau parisien de l’agence audio basée à Toulouse. A2PRL a choisi cet automne d’installer un journaliste dans la capitale à la fois pour renforcer la notoriété de l’agence et réaliser des reportages notamment sur la campagne présidentielle pour ses clients.

« L’une de nos spécificités, explique Sylvain Athiel, directeur général d’A2PRL, c’est d’être basé à Toulouse et d’avoir la volonté d’y rester. Mais dans le même temps, l’entreprise, qui est bonne santé et en phase de développement, ne peut pas être coupée de Paris pour à la fois exister auprès des autres agences et puis couvrir l’actualité nationale ou internationale. Pour les grands rendez-vous nous avions des envoyés spéciaux mais à l’occasion de la campagne présidentielle nous nous sommes dit qu’il fallait avoir un journaliste sur place en permanence ».

A2PRL (ex-AFP audio) a été rachetée en juin 2014 au groupe Lagardère par le groupe toulousain Mediameeting. Elle compte 200 clients, principalement des radios locales et régionales musicales pour lesquelles elle assure des flashs infos, des journaux ou des chroniques radio mais aussi la couverture de grands événements sportifs.

L’agence s’est installée en 2015 dans des locaux de la route d’Espagne à Toulouse : une grande newsroom et une dizaine de studios radio y sont exploités 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Elle emploie une trentaine de personnes dont 25 journalistes.

Fabrice Valéry (@fabvalery)

05 Oct

Associée à BFM, TV Sud veut une télé du « bien vivre ensemble » à Toulouse

Après le coup de théâtre du retrait du dossier de BFM TV qui entre finalement au capital de son ex-concurrent (à hauteur de 19,9 %), on en sait un peu plus sur l’unique projet de chaîne de télé locale pour Toulouse.

Les porteurs du projet de TV Sud devant le CSA (Photo : F . Valéry / France 3)

Les porteurs du projet de TV Sud devant le CSA (Photo : F . Valéry / France 3)

« Nous voulons mettre en place une télé du bien vivre ensemble, n’a cessé de marteler Christophe Musset, le patron de TV Sud, devant les sages du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel qui l’auditionnaient ce mercredi 5 octobre. Une chaîne qui aide à la compréhension de ce nouveau territoire qu’est la région Occitanie ». Le patron de TV Sud parle même de « servir ce territoire », des propos qui se rapprochent de ceux de la présidente PS de Région Carole Delga qui appelle de ses voeux une télé qui « mettent en valeur le territoire de la nouvelle région ».

Bruno Ledoux, le soutien de poids

Face au CSA, Christophe Musset était entouré par Jean Brun, le directeur des rédactions de TV Sud, Jean-Nicolas Baylet, le directeur général de La Dépêche du Midi (partenaire à 10 %) et le millionnaire Bruno Ledoux qui s’engage à prendre 25 % de la holding Médias du Sud (MDS) si le groupe remporte la fréquence de Toulouse, pour mettre en place un réseau régional puis national de télés locales.

Les porteurs du projet ont insisté sur le fait que la fréquence de Toulouse est « vitale » pour les autres télés locales du groupe. « Les autres chaînes du groupe ont besoin de Toulouse, et Toulouse aura besoin des autres chaînes ».

BFM n’aura pas d’influence sur l’éditorial

Sur le plan économique, le capital de TV Sud Toulouse sera constitué à 80,1 % par TV Sud Languedoc-Roussillon et 19,9 % par le groupe Next Radio TV (propriétaire de BFM TV) représenté par Alain Weill. L’accord avec BFM a été conclu lundi soir, soit quelques heures seulement avant les auditions publiques devant le CSA. Christophe Musset a indiqué que BFM TV n’aurait « pas d’influence sur l’éditorial ». 

Le groupe Dépêche du Midi reste à hauteur de 10 % du capital de TV Sud Languedoc-Roussillon. La nouvelle chaîne, si elle obtient l’autorisation du CSA, table sur l’apport d’argent public (par l’intermédiaire de Contrat d’objectifs et de moyens notamment avec la Région) à hauteur d’un tiers de ses ressources, au moins la première année.

JT, réactivité et télé-achat de produits régionaux

Quant aux programmes, TV Sud Toulouse prévoit un journal télévisé local de 10 minutes à 19h30 et des émissions locales mais surtout table sur une forte mutualisation de ses moyens et de ses programmes avec les autres chaînes existantes (à Nîmes, Montpellier et Toulouse) pour créer un réseau de télés locales en Occitanie. Elle prévoit aussi de prendre l’antenne à tout moment de la journée en cas d’actualité importante : faits-divers, intempéries, etc. Enfin, il existe un projet d’émission de télé-achat de produits régionaux.

15 personnes recrutées

15 personnes seraient recrutées à Toulouse. C’est moins que TLT avant sa disparition mais TV Sud dispose déjà d’une équipe de direction, de gestion, de diffusion technique, qui sera commune à toutes les chaînes. Il n’est pas exclu non plus de travailler avec les journalistes de La Dépêche du Midi qui fabrique déjà des reportages vidéos.

Après délibération du CSA, qui pourrait prendre entre 2 et 3 mois pour délibérer, et si les « sages » ne déclarent pas l’appel d’offres infructueux, TV Sud Toulouse pourrait démarrer à l’antenne fin mars 2017.

Fabrice Valéry (@fabvalery).

26 Sep

Télé locale à Toulouse : Bruno Ledoux, la botte secrète de TV Sud

Depuis que l’on connaît les deux dossiers candidats à la reprise de la fréquence hertzienne locale de Toulouse, TV Sud (groupe Médias du Sud) fait figure de « PME » face à BFM TV porté par le mastodonte Next-Radio/SFR/Numéricable. Mais un atout dans la manche de Christophe Musset change un peu la donne.

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Dans le dossier remis par TV Sud au Conseil supérieur de l’audiovisuel, figure un courrier qui est loin d’être anodin. Une letter of intention (LOI) qui fait de son signataire, Bruno Ledoux, un partenaire de poids de TV Sud dans la course à la fréquence télé toulousaine.

Un des grands argentiers des médias

Bruno Ledoux est peu connu du grand public. C’est pourtant lui qui a sauvé le journal Libération de la faillite, un journal dont ce jeune quinquagénaire est depuis 2014 le président du conseil de surveillance et surtout l’actionnaire à 50 % (après l’avoir été à 100 %, mais ça on vous l’explique plus bas, ne ratez rien, c’est croustillant !). Bruno Ledoux, richissime industriel, est aussi collectionneur de tableaux et mécène d’artistes, propriétaire du golf de Saint-Tropez ou encore du château d’Ilbarritz au Pays Basque. Il est surtout très impliqué dans les médias (L’Express, L’Expansion, Le Nouvel Economiste, L’Etudiant…). Continuer la lecture