07 Mar

Pluralisme des médias : quand la droite dépose un amendement « Baylet »

Jean-Michel Baylet (photo AFP)

Jean-Michel Baylet (photo AFP)

Quatorze députés de droite, dont Lionel Tardy (Haute-Savoie) ou Jacques Myard (Yvelines) avaient déposé le 4 mars un amendement à la loi « Liberté, indépendance et pluralisme des médias », qui, s’il ne cite pas nommément Jean-Michel Baylet, le vise directement.

Cet amendement souhaitait que lorsqu’un média est détenu par une personne qui a des fonctions politiques nationales ses lecteurs en soient informés.

Afin de renforcer la transparence, comme le veut cette proposition de loi, il faudrait que les lecteurs d’un titre de presse soient pleinement informés lorsque le propriétaire de l’entreprise éditrice, son dirigeant ou l’un de ses principaux actionnaires a des fonctions exécutives nationales. C’est d’ailleurs le cas depuis le dernier remaniement, malgré l’indifférence générale relative » (exposé sommaire de l’amendement).

Un amendement « anti-Baylet », Jean-Michel Baylet étant devenu lors du dernier remaniement ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités locales. S’il a quitté la présidence du groupe La Dépêche du Midi au profit de son ex-femme Marie-France Marchand-Baylet, Jean-Michel Baylet et sa famillle restent cependant actionnaires majoritaires du groupe.

Lors de la discussion sur le projet de loi en première lecture le 8 mars à l’Assemblée Nationale, cet amendement à été rejeté. Sans surprise.

FV

18 Sep

Peut-on raisonnablement demander au Président de la République pourquoi il n’a pas pris de parapluie à l’île de Sein ? [Ah, les journalistes !]

Je ne sais pas vous mais moi j’ai eu un peu honte à ma carte de presse lorsqu’une journaliste d’iTélé a demandé à François Hollande lors de sa conférence de presse pourquoi il n’avait pas pris de parapluie lors de son voyage sur l’ile de Sein.

Alors donc, voilà, dans un pays en crise (économique et politique), une journaliste qui se définit elle-même « journaliste politique » sur son compte Twitter, n’a rien trouvé d’autre à demander ce 18 septembre ?

Ah, en voilà un bel exemple pour les étudiants en journalisme !

Une belle image aussi des journalistes pour tous ceux qui regardaient l’exercice présidentiel à la télé ! 

Non mais sans blague, on fait des études, on débute en piges dans plusieurs médias, on décroche son premier contrat, on enfile des centaines de reportages, on fait des milliers de kilomètres, on passe des heures au téléphone, on fait des tonnes de direct à la télé, on écrit des millions de mots pour finir par… demander au Président de la République s’il n’a pas dégradé la fonction présidentielle en refusant un parapluie sous les trombes bretonnes ?

Les bras, le stylo, la caméra et tout le reste m’en tombent !

Chère Camille Langlade, puisqu’il s’agit de vous, ça sent le dossier bossé à fond, car quelques minutes plus tôt vous aviez déjà publié ça sur Twitter :

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Qui, respectant à la lettre la probité et les règles professionnelles, peut écrire ou dire que « le Président de la République attire la pluie », et se réclamer encore journaliste ? Et qui « dégrade la fonction », dans ce cas ? Hein ? Je pose la question. La réponse est induite.

Arrêtons « nos » conneries, s’il vous plait !

Enfin, cette question absurde, aura au moins eu un avantage : beaucoup de journalistes, comme Vanessa Descouraux de France-Inter, ont réagi devant cette misère intellectuelle :

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Et ça, c’est tant mieux !

FV