03 Fév

La future chaîne TV Sud Toulouse va recevoir 1,5 million d’euros de la Région

La commission permanente du Conseil régional d’Occitanie a approuvé vendredi 3 février le contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec TV Sud qui lance une nouvelle antenne locale à Toulouse le 31 mai. 1,5 millions d’euros seront versés sur l’exercice 2017-2019.

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

De longues semaines qu’il attend ça. Le patron de Médias du Sud, maison-mère de TV Sud, Christophe Musset, a reçu ce vendredi un feu vert financier du Conseil régional d’Occitanie qui s’est engagé à verser 1,5 millions d’euros entre 2017 et 2019. Le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) entre la chaîne locale et la Région a été approuvé ce vendredi par la Commission permanente du Conseil régional.

Bonne semaine pour TV Sud qui a aussi reçu le feu vert officiel du CSA pour la fréquence de Toulouse, laissée libre par la disparition de TLT en juillet 2015. Les « sages » de l’audiovisuel ont ratifié le projet de convention entre les deux parties.

Sans surprise, puisque que le CSA avait déjà fait connaître son choix en octobre dernier. Un choix pas très difficile à faire, TV Sud étant seule candidate après le retrait de BFM TV, qui avait préféré entré au capital du projet de son adversaire ! Mais il restait à obtenir l’argent de la région !

De longues discussions

Pendant des semaines, d’après nos informations, les dirigeants de TV Sud ont négocié avec le Conseil régional la signature du Contrat d’objectifs et de moyens (COM) et ses termes financiers et d’engagement en matière de programmes. Un financement impératif pour que le CSA accepte de signer la convention. Et d’après nos informations, ces négociations n’ont pas été faciles.

Au sein même de la majorité du Conseil Régional d’Occitanie, les points de vue divergeaient autour du versement de sommes importantes à une chaîne privée. Certains élus, qui auraient bien vu un rapprochement avec France 3, renaclaient à signer le chèque. TV Sud et ses antennes de Nîmes, Montpellier et Perpignan étaient déjà sous contrat avec l’ex-région Languedoc-Roussillon. Il fallait donc intégrer le projet toulousain dans les négociations.

500 000 euros par an

Finalement, l’accord a été décroché et la Région versera 500 000 euros par an à TV Sud Toulouse, soit un peu moins de 50 % de son budget prévisionnel (1,2 millions en 2017) ! Cette somme correspond à ce que l’ancien conseil régional Midi-Pyrénées avait versé à feue TLT (avec trois versements de 500 000 euros sur les 3 derniers exercices de la chaîne avant sa disparition en juillet 2015). En comparaison, la Région verse 200 000 euros par an à TV Perpignan.

Le patron du groupe Médias du Sud (qui est aussi associé dans le projet à La Dépêche du Midi, minoritaire) Christophe Musset précise qu’il lui faudra trouver d’autres financement, l’objectif étant de passer à 2 millions d’euros de budget en 2018.

Les élus régionaux ont en quelque sorte « payer pour voir », charge pour TV Sud d’être à la hauteur des espérances de la Région, notamment en matière de promotion du nouveau territoire régional, pour revenir à la table des négociations pour les années suivantes.

L’équipe de TV Sud peut maintenant continuer son travail pour l’installation de la nouvelle chaîne toulousaine, avec le recrutement de journalistes, une dizaine de « city-reporters » qui vont sillonner Toulouse et réaliser chaque jour un journal d’une dizaine de minutes diffusé à 19h30.

Une chaîne régionale privée, avec des fonds publics

Située dans la capitale de la région, TV Sud Toulouse devrait rapidement devenir le « navire-amiral » de TV Sud, qui exploite déjà les chaînes locales de Nîmes, Perpignan et Montpellier. Une mutualisation des moyens, y compris de diffusion, est prévue dès le lancement. Quant aux programmes, ils devraient également être rapidement mis en commun pour que les 4 chaînes de TV en Occitanie forment une nouvelle télé régionale. Répondant ainsi au voeu de Carole Delga qui avait appelé de ses voeux un média audiovisuel à l’échelle de la région, capable de promouvoir le nouveau périmètre régional. Quant à la mairie de Toulouse, elle est, contrairement à TLT, totalement absente du projet. Un souhait de Jean-Luc Moudenc qui a laissé le champ libre à Carole Delga.

Lancement attendu de TV Sud Toulouse le 31 mai, juste avant les élections législatives.

FV (@fabvalery)

11 Juil

Télé locale à Toulouse : les professionnels de l’audiovisuel s’inquiètent du retard

Ils sont producteurs, réalisateurs ou techniciens de l’audiovisuel et n’ont pas tardé à réagir à l’annonce du report de la date limite de candidature pour la fréquence TNT locale de Toulouse. Ils ont écrit au CSA pour dire leur inquiétude.

(Photo : MaxPPP)

(Photo : MaxPPP)

Les professionnels de l’audiovisuel ne comprennent pas les raisons pour lesquelles le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a reporté au 25 août prochain (au lieu du 13 juillet initialement) la date limite de dépôt des candidatures pour la fréquence d’une télé locale à Toulouse. En moins de 24 heures après cette annonce, ils se sont organisés et ont signé une lettre ouverte (voir ci-dessous la liste des premiers signataires) qu’ils ont adressé au président du CSA Olivier Schrameck.

« Nous craignons très fortement que ce retard n’en entraîne d’autres, écrivent-ils, par l’effet d’une mécanique administrative, et que finalement il n’y aura toujours pas de télévision locale à Toulouse en 2017. (…) Cela fait depuis trois ans que les professionnels de l’audiovisuel souffrent durement. En effet, avant qu’elle ne disparaisse, dès 2013 TLT moribonde avait mis un terme aux coproductions qu’elle faisait avec les entreprises locales. Une quinzaine d’entreprises locales est impactée, 150 artistes et techniciens n’ont plus cette perspective locale et régionale. Cela fait un an que tout le monde sait qu’une fréquence s’est libérée à Toulouse. Cela fait donc un an que d’éventuels prétendants ont pu concevoir et bâtir un projet. Nous ne pouvons donc comprendre ce nouveau retard. Permettre à un nouveau prétendant de fourbir une candidature ? Cette dernière serait alors quelque peu hors-sol et sans aucun contact ou partenariat avec le tissu local de production elle n’augurerait donc rien de bon ».

Ils réclament que la fréquence soit attribuée dès le mois d’octobre afin que cette nouvelle télé locale puisse émettre en janvier 2017. Ce calendrier est impossible à tenir. Après la fin du dépôt des candidatures, le CSA examinera d’abord les dossiers et cela devrait prendre environ deux mois. Ce n’est donc pas avant la fin octobre que les candidats seront auditionnés. Il faudra alors un nouveau délai aux sages du CSA pour délibérer et choisir le diffuseur (à moins que l’appel d’offres ne soient déclaré infructueux). Si tout se passe bien, on devrait donc connaître le nouvel exploitant de la télé toulousaine à Noël ou début janvier. Car courant janvier une partie du collège des sages du CSA sera renouvelée et la décision devrait être logiquement prise avant. Le temps de choisir les locaux, de recruter les équipes et de mettre en place la grille, on ne peut pas espérer voir les premières émissions avant le printemps 2017. Et cela inquiète grandement les professionnels de l’audiovisuel en région Occitanie qui souffrent économiquement dans un contexte difficile depuis plusieurs années.

FV (@fabvalery)

La liste des premiers signataires :

Vincent Barthe
Amic Bedel – Réalisateur – Piget Films
Francis Fourcou Réalisateur et Producteur
Dzu Le Lieu – Présidente Association Portraits Crachés
Gil Corre – Réalisateur
Thierry Maisonnave – France THM Productions
Chantal Teyssier
Annie Serres – Productrice
Vladimir Kozlov – Auteur Réalisateur – Prodigima
Christophe Vindis – Réalisateur
Elizabeth Germa – Réalisatrice – Le petit cowboy / le gros indien
Isabelle Millé – Réalisatrice
Pierre Mathiote – Producteur – Cinérgie Productions
Alexandre Croizier de Lacquvivier – Gérant – Antea
Pascal Bonnet – Producteur – Les Films du Sud
l’APIAMP – Association des producteurs Midi-Pyrénées
Pierre Mathiote – Producteur – Cinérgie Productions
Guy Chapouillé – Cinéaste
Jacques Mitsch – Réalisateur
Fabien Daguerre – Chef monteur
Sonia Paramo – gérante et productrice – Les Films Figures Libres
Dominique Henry – Cadreur – Réalisateur
Carole Giardino – Productrice – Argane Productions
Laurent Aït Benalla – Réalisateur
Franck Flies – Ingénieur du son
François Grandjacques – Réalisateur
Marc Faget – Comédien
Gilbert Kelner scénariste, réalisateur et metteur en scène de théâtre
Mathias Touzeris – Chef opérateur
Luc Reder, Chuck Productions.
Philippe Gracia, réalisateur et journaliste
Isabelle Dario – Chef Monteuse et Réalisatrice
Jean-Marc Pedoussaut – Ingénieur du son
Philippe Lignières – Réalisateur et OPS
MIDIFILM Techniciens et réalisateurs de Midi-Pyrénées
Gilles Pedoussaut – Monteur et Réalisateur
Frédéric Rascol – Distributeur de films documentaires
Yves Ardourel

 

 

07 Juil

Télé locale à Toulouse : le CSA reporte la date limite de dépôt des candidatures

Enième épisode dans le dossier de la succession de TLT, disparue des écrans en juillet dernier à Toulouse. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé de reporter la date limite pour déposer un dossier de candidature à la reprise de la fréquence TNT locale à Toulouse.

mirefbx

La date limite était initialement fixée au 13 juillet mais le CSA a décidé de la reporter au 25 août prochain à 17h. Officiellement, on explique au CSA que c’est à la demande de certains « éditeurs » de programmes télé qui pourraient faire acte de candidature que ce délai a été rallongé. La constitution d’un dossier de candidature est une longue marche, technique et précise, et le CSA reconnaît que le délai était un peu court.

Un report de 6 semaines qui laisse donc davantage de temps aux futurs candidats pour préparer leur dossier, voire à de nouveaux candidats la possibilité de sortir du bois. Et aux collectivités locales d’organiser leur éventuelle participation ou aide à cette future chaîne locale.

A Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc (LR), refroidi par l’expérience TLT, a encore affirmé début juillet ne pas être favorable à une prise de participation ou même à un contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec la future chaîne. Mais des membres de son entourage poussent à infléchir cette position sur le credo « si on paye, on a le droit de voir » !

Quant à la région, où la présidente Carole Delga (PS) appelle de ses vœux une télé plus régionale que locale, on ne communique pas officiellement sur la manière dont le Conseil régional pourrait s’adosser financièrement au futur projet mais, selon certaines sources, un COM serait le scénario le plus envisageable.

Ce report aura aussi peut-être des conséquences sur la date éventuelle de retour à l’antenne d’une télé locale à Toulouse. Le choix du futur exploitant devait se faire avant Noël pour une mise à l’antenne dans les premiers mois de 2017. Ce report devrait retarder l’arrivée de la chaîne au mieux au cœur de printemps 2017.

Plusieurs candidats se sont déjà fait connaître : TV Sud, déjà présent à Nîmes, Montpellier et Perpignan veut installer une télé locale à Toulouse pour créer un réseau régional à l’échelle de la nouvelle Occitanie et TVPI, installée à Bayonne, souhaite se développer dans le sud de la France et monter à Toulouse une télé tournée vers les jeunes. Un troisième projet local serait dans les startings-blocks. Réponse fin août.

FV (@fabvalery)

31 Mai

La CSA lance l’appel d’offres pour une télé locale à Toulouse

Info France 3 Midi-Pyrénées – Selon nos informations, les sages du CSA (Conseil supérieur de l’Audiovisuel), réunis en collège mi-mai, ont acté le principe du lancement d’un appel d’offres pour une télévision locale à Toulouse, pour réattribuer la fréquence hertzienne numérique de TLT, disparue des écrans en juillet 2015. L’appel d’offres était encore en rédaction ces derniers jours et sera publié de manière imminente par le CSA.

TELEVISION LOCALE LA CHAINE TLM

Le calendrier devrait être le suivant : publication de l’appel d’offres en juin, liste des candidats à la rentrée, audition des candidats à l’automne et décision du CSA à la fin de l’année 2016. La télé locale pourrait commencer à émettre à Toulouse en janvier ou février 2017.

La mairie de Toulouse voulait attendre

Ce calendrier et la décision du CSA ne vont pas vraiment dans le sens de la mairie de Toulouse. Jean-Luc Moudenc et son équipe souhaitaient prendre du temps, notamment pour réfléchir à un nouveau modèle économique de télévision locale : TLT était l’une des plus anciennes télés locales de France mais elle fut aussi un gouffre financier pour les collectivités locales notamment la mairie de Toulouse. La défaillance les uns après les autres des actionnaires privés avait même conduit CTV (la société d’économie mixte gestionnaire de la participation de Toulouse dans TLT) à devenir actionnaire principal de la chaîne. Si l’on y ajoute les participations du Conseil Régional (1,5 millions d’euros sur 3 ans via un contrat d’objectifs et de moyens), la télé locale n’avait plus grand chose de privée, fonctionnant surtout avec de l’argent public. 

Échaudée par cette expérience malheureuse, la mairie de Toulouse a fait savoir qu’elle ne voulait pas participer au tour de table du futur projet, ni en tant qu’actionnaire, ni même en tant que partenaire via un contrat d’objectifs et de moyens (COM). Tout au plus Jean-Luc Moudenc était-il prêt à faire acheter des espaces publicitaires par la ville et la métropole pour soutenir la nouvelle chaîne.

Mais la décision du CSA et l’entrée dans la danse du Conseil régional pourraient l’inciter à changer de chanson.

Télé locale ou télé régionale ?

Christophe Musset, patron de Médias du Sud qui possède les chaînes locales TV Sud à Montpellier, Nîmes et Perpignan, a été le premier à déclarer son intérêt pour la reprise de la fréquence de TLT. Son projet consisterait à fédérer ses différentes chaînes, diminuant les coûts, en partageant les grilles de programmes et en créant ainsi un réseau à l’échelle… d’une télé régionale ! Il emploie même depuis plusieurs mois un journaliste pigiste pour couvrir l’actualité toulousaine et montrer aux élus son intérêt pour la capitale régionale.

Un intérêt qui, très récemment, a dépassé les murs du Capitole et atteint ceux du Conseil régional. Juste après son élection en décembre dernier, entre le nom de la région, les assises du rail, le plan Marshall pour le BTP et la gestion d’une majorité complexe et d’une opposition remuante, la nouvelle présidente PS de la Région Carole Delga avait d’autres chats à fouetter. Mais, sous la pression de certains élus de sa majorité, le dossier est remonté sur le dessus de la pile. Carole Delga veut « un média régional qui redonne du lien pour faire connaître les initiatives et les talents sur tout le territoire » et estime publiquement que « France 3 ne remplit pas ce rôle actuellement ».

La candidature TV Sud et la perspective d’y trouver une télé régionale intéresse désormais beaucoup l’hôtel de région. Prise de participation ? COM ? Comment l’aide financière de la région pourrait-elle se matérialiser ? Il est encore trop tôt pour le savoir.

Cette perspective pourrait faire bouger les lignes à la mairie. Dans l’entourage de Jean-Luc Moudenc, on se méfie d’un projet inféodé au Conseil régional. Quitte à avoir une télé privée à Toulouse, autant qu’elle parle de Toulouse plutôt que de la région, se dit-on au Capitole. Le principe de la non-participation financière de la ville et de la métropole au projet pourrait donc être sacrifié. On pèse davantage sur les orientations lorsque l’on met de l’argent sur la table !

Une route encore longue… dans un dossier très politique

Le lancement de l’appel d’offres n’est donc qu’un premier pas vers le retour d’une chaîne locale à Toulouse. Les négociations seront longues. Même au sein de la majorité de Carole Delga à la région, certains, en l’occurrence les écologistes, souhaitent un rapprochement entre France 3 et le futur opérateur.

Outre TV Sud, TVPI a aussi fait connaître son intérêt. La publication de l’appel d’offres aura l’avantage de faire sortir tous les concurrents du bois. Et de comparer : projet contre projet et surtout modèle économique contre modèle économique.

Car l’enjeu est surtout là. Les collectivités locales ont eu leur part de responsabilités dans la disparition de TLT. Il est donc primordial de mettre en place et de soutenir une entreprise viable. A l’heure où la consommation de médias se fait de plus en plus en « picorant » des contenus sur les réseaux sociaux via leur smartphone ou leur tablette, les contribuables, qui ne sont plus des téléspectateurs captifs assis dans leur canapé devant la télé, auraient sans doute du mal à comprendre que des millions d’euros d’argent public soient de nouveau engloutis dans un projet de télé à la sauce 1990 !

FV (@fabvalery)

17 Août

TLT : le directeur général de CTV conteste les propos du CSA

L’interview de Nicolas About, membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) chargé des télés locales, réalisée sur ce blog début juillet juste après la disparition de la chaîne toulousaine TLT a fait réagir Jean-Marie Belin, nommé par Jean-Luc Moudenc à la direction générale de CTV, la société d’économie mixte qui gère les intérêts de Toulouse dans ce dossier.

Il nous a fait parvenir un long texte dans lequel il démonte plusieurs des arguments du CSA sur les responsabilités concernant la défaillance de TLT. Continuer la lecture

07 Juil

Le CSA souhaite une nouvelle télé locale à Toulouse avant l’été 2016

INFORMATION FRANCE 3 MIDI-PYRENEES –  Après la liquidation judiciaire et la disparition de Télé Toulouse (TLT), Nicolas About, l’un des 8 membres du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (présidé par Olivier Schrameck), a accepté de répondre à nos questions.

C’est lui qui suit les dossiers des chaînes locales au CSA. Il tire les enseignements de la disparition de TLT et indique vouloir lancer l’appel d’offres pour la fréquence hertzienne numérique « avant Noël » pour l’installation d’une nouvelle télé locale « avant l’été 2016« . Continuer la lecture

28 Mai

Le CSA renouvelle l’autorisation d’émettre de TLT, dont la survie est toujours incertaine

Olivier Schrameck, président du CSA

Olivier Schrameck, président du CSA

Alors qu’une journée cruciale est attendue ce vendredi 29 mai devant le tribunal de commerce de Toulouse, la chaîne locale TLT s’est vu renouveler pour 5 ans son autorisation d’émettre par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), comme le confirme ce courrier du président du CSA Olivier Schrameck, à l’issue de la réunion intervenue le mercredi 27 mai :

csa

Ce renouvellement est une bonne nouvelle pour la vingtaine de salariés de TLT mais le vrai enjeu se joue ce vendredi : le tribunal de commerce pourrait décider ce jour-là de la liquidation de la structure actuelle en raison de ses dettes.

La charge des salariés contre Jean-Luc Moudenc

Dans un communiqué les salariés de TLT se sont félicités du renouvellement de l’autorisation d’émettre par le CSA. Mais, à la veille du rendez-vous devant le tribunal de commerce, ils livrent également une charge contre le maire UMP de Toulouse : « Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse (mairie actionnaire à 60% du capital de TLT), écrivent-ils, a décidé depuis un an, pour des raisons obscures, de sacrifier la télévision locale toulousaine, créée en 1988 par Dominique Baudis, ancien maire centriste de Toulouse et Président emblématique du CSA. Pendant sa campagne, l’actuel maire de Toulouse s’était inscrit dans la continuité de Dominique Baudis  pour s’en démarquer aussitôt élu comme l’illustre l’affaire TLT, entre autres… Les salariés de TLT se demandent aujourd’hui, si l’acharnement du maire UMP de Toulouse à vouloir fermer le média, sous le faux nez de difficultés économiques, n’est pas une façon détournée de leur faire payer leur indépendance ».

Absence de repreneur ?

Les salariés de TLT demandent également au CSA « de veiller à ce que les éventuels repreneurs de la fréquence TNT, qui ne manqueront pas de se manifester si liquidation, reprennent aussi  tout ou grande partie des 20 salariés (journalistes et techniciens moyenne d’âge 45/50 ans), professionnels de l’audiovisuel et qui œuvrent dans la chaîne depuis sa création ».

D’après nos informations, les repreneurs ne se bousculent plus : ceux dont les noms ont circulé ces dernières semaines (Fiducial, Médias du sud, etc) auraient jeté l’éponge. Réponse demain, devant le tribunal de commerce.

FV