07 Mar

Médiacités lance une opération de crowdfunding pour soutenir son arrivée à Toulouse le 23 mai

On connaît désormais la date de lancement de Médiacités, le site d’info locale basé sur l’investigation, à Toulouse. Ce sera le 23 mai, quelques jours après le lancement de Lyon et avant Nantes.

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Médiacités fera son entrée dans le paysage médiatique toulousain le 23 mai prochain. Ce site internet, lancé en décembre à Lille, aura auparavant démarré le 10 mai à Lyon et poursuivra son extension le 17 juin à Nantes. Une croissance rapide qui coïncide avec le concept même de Médiacités, que nous avions qualifié ici-même, avant son lancement, de « Médiapart local » : une info basée exclusivement sur l’enquête, l’investigation.

Médiacités, lancé par des anciens journalistes de L’Express et de L’Expansion promet une enquête nouvelle par ville chaque semaine et ne se limitera pas à enquêter sur les sphères politiques. mais « au coeur des pouvoirs locaux », quels qu’ils soient : politique donc, mais aussi sportif, culturel, économiques.

A Toulouse, l’équipe a déjà « pré-recruté » une douzaine de journalistes pigistes qui devront enquêter pour publier des « révélations » chaque semaine à partir de 23 mai.

Sans pub, le site internet a fait le choix du payant (un abonnement à 6,90 euros par mois ou 59 euros par an) et vient de lancer une opération de financement participatif qui lui permettra de financer ses premières enquêtes à Toulouse mais aussi d’apporter de nouvelles fonctionnalités à son site internet.

Si ce crowdfunding fonctionne au-delà des espérances, Médiacités s’engage à bousculer son calendrier prévisionnel de développement (actuellement l’objectif est d’être présent dans les 10 plus grandes métropoles françaises d’ici 2020) et promet de lancer une cinquième ville dès la fin de cette année… choisie par les internautes !

FV (@fabvalery)

23 Fév

Le D’Oc, le nouveau média montpelliérain qui veut prendre du recul sur l’actualité

Le D’Oc, un nouveau média numérique (avec un magazine papier gratuit trimestriel) a vu le jour mercredi 22 février sur le grand Montpellier. Il veut proposer un autre regard sur l’actualité.

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« Le nom est un double clin d’oeil, explique Benjamin Téoule, le journaliste porteur de ce projet. Le D’Oc, parce que comme un médecin nous voulons ausculter l’info. Le D’Oc, comme le documentaire car nous voulons la traiter en profondeur ».

Le D’Oc, nouveau média qui traite d’infos autour du Grand Montpellier, du Pic Saint-Loup et du Pays de l’Or, est en ligne depuis mercredi 22 février. Dans l’équipe, des photographes, des journalistes, réunis autour de Benjamin Téoule, ex de L’Agglorieuse et correspondant local de L’Express.

Cet ancien élève de l’Ecole de Journalisme de Toulouse (EJT) avait depuis longtemps « l’envie de créer quelque chose« . Voilà chose faite avec ce projet, désormais concrétisé : un site internet qui ne fait pas du flux (environ une publication par jour) car il veut avant tout se détâcher de l’actualité « chaude » pour proposer aux lecteurs des « outils complémentaires aux médias de l’instantanéité ». « Ce n’est pas du tout un média contre un autre, explique Benjamin Téoule, mais nous souhaitons redonner leur place à des formes journalistiques actuellement moins utilisées localement : le reportage, l’enquête, l’interview ».

Le site (payant, environ 3,90 euros par mois selon la formule) et le trimestriel papier (gratuit) ne recevront aucune subvention des pouvoirs publics pour garder leur indépendance. Seule la publicité ouverte aux annonceurs privés sera présente.

Pour l’instant, ce nouveau média va prendre le temps de s’installer. Mais, il n’est pas exclu qu’il étende son territoire au reste de l’Occitanie. Son nom est d’ailleurs presque prédestiné.

En tout cas, c’est encore un pas vers plus de pluralisme dans la région. Dernièrement, c’est le site « Dis-leur ! » créé par deux anciens journalistes de Midi Libre qui a fait son apparition, avec là aussi le souhait d’offrir aux lecteurs d’autres champs que l’actualité pure et dure.

FV (@fabvalery)

16 Fév

« Dis-leur ! », le nouveau média contre la « bfmisation des esprits » en Occitanie

Deux anciens journalistes de Midi-Libre ont créé le site « Dis-leur ! » qui propose une info détachée de l’actualité en Occitanie. A découvrir.

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C’est une info qui veut prendre son temps et lutter contre la « bfmisation des esprits » comme en plaisante l’un des deux créateurs. Philippe Mouret et Olivier Schlama sont deux anciens journalistes de Midi-Libre, qui ont quitté le journal après son rachat par Jean-Michel Baylet et La Dépêche du Midi. « En tant que journaliste politique, je n’étais pas à l’aise dans un journal dirigé par un ministre« , explique Philippe Mouret. 

Surtout, les deux journalistes avaient envie de traiter l’information autrement, « d’aborder d’autres sujets que ceux que la presse traditionnelle publie en permanence ».

D’où l’idée de « Dis-leur ! », un titre retenu pour son homophonie avec « dealer », car « les journalistes sont des dealers d’infos ». Le site est d’ailleurs espièglement sous-titré « votre dose d’info en Occitanie » !

Installé sur la couveuse de jeunes entreprises du Grand Biterrois, le nouveau site régional d’info a vu le jour mardi 14 février, jour de la Saint-Valentin.

« On ne s’interdit rien, explique Philippe Mouret, mais on ne traitera les faits-divers ou le sport que s’ils ont un sens en matière de faits de société ». Pour son lancement Dis-leur ! propose par exemple des articles sur la chocolatine, sur les difficultés de circuler en train dans la région, ou encore une interview de Cécile Bois, la comédienne de la série Candice Renoir qui se déroule à Sète (dont sont originaires les deux créateurs du site).

En projet : des longs dossiers, des enquêtes, des échanges avec des blogueurs, l’apport de chroniqueurs et même une interactivité avec les lecteurs. « Régulièrement nous proposerons des sujets d’articles ou de dossiers et ce sont les lecteurs qui choisiront ceux que nous réaliserons. Ils pourront même proposer des idées d’articles ».

FV (@fabvalery)

07 Fév

Le site d’investigation « Médiacités » débarque en mai à Toulouse

En constante mutation depuis plusieurs années, le paysage médiatique toulousain va s’enrichir d’un nouveau venu. Comme nous vous l’annoncions sur ce blog dès septembre dernier, « Médiacités », le nouveau site d’infos exclusivement consacré à l’enquête et à l’investigation s’installe à Toulouse en mai 2017.

L'équipe de Médiacités lors du lancement à Lille.

L’équipe de Médiacités lors du lancement à Lille.

Une enquête fouillée, une révélation chaque semaine c’est l’ambition de « Médiacités », le nouveau média d’investigation lancé en région par une équipe de 7 co-fondateurs, pour la plupart des anciens de L’Express-L’Expansion. Le site, qui a vu le jour le 1er décembre à Lille, est en cours de développement dans plusieurs grandes métropoles : Lyon (en avril), Toulouse (en mai) et Nantes (en mai ou juin).

Mi-2017, les lecteurs toulousains vont donc pouvoir découvrir ce nouveau média qui veut revaloriser le travail d’enquête journalistique en région à travers « les coulisses, l’envers de la ville dans laquelle vivent nos lecteurs », explique Jacques Trentesaux, l’un des fondateurs.

A Toulouse, « la machine est enclenchée »

A Toulouse, comme ailleurs, Médiacités, surnommé sur ce blog « le médiapart local », veut, en toute indépendance, publier au moins une enquête par semaine. Tous les sujets sont concernés : politique, sport, économie, culture, etc. Pour cela, l’équipe a commencé à constituer à Toulouse une escouade de 12 à 15 pigistes, journalistes aguerris, connaissant bien le terrain, parfois spécialistes de l’enquête. « Ce sont des journalistes que nous sélectionnons pour leurs qualités d’enquêteurs, explique l’un des co-fondateurs Sylvain Morvan, mais nous n’excluons pas non plus de travailler en partenariat avec d’autres médias. Ce qui nous intéresse c’est d’enquêter au coeur des pouvoirs locaux. A Toulouse, ça y est, la machine est lancée ». 

L’investigation sans concession

En deux mois d’existence à Lille, le site a déjà révélé plusieurs infos : la centrale nucléaire de Gravelines, le maire de Valenciennes, le Grand Stade de Lille, les #footballleaks à propos du nouveau patron du LOSC (en collaboration avec Médiapart et France 3 Hauts-de-France) sont déjà accrochés à son tableau de chasse !

Pour vous faire une idée du travail de Médiacités, consultez le site, pour l’instant uniquement consacré à des articles sur Lille et sa région : l’abonnement est (pour le moment) gratuit (mais on peut souscrire un abonnement de soutien). Dans quelques semaines, l’abonnement de base devrait fixé autour de 6 euros/mois.

Un média indépendant sur abonnement

Un choix du payant qui est aussi une garantie d’indépendance : pas de pub, pas de subvention de mairies ou d’institutionnels. Le site reçoit uniquement une aide à la presse en ligne délivrée par le ministère de la culture. A Toulouse, comme dans les autres villes, les fondateurs tablent sur 3000 abonnés pour être à l’équilibre et assurer un bon niveau de rémunération des pigistes.

Après le lancement de Lille et avant ceux de Lyon, Toulouse et Nantes, Médiacités va se lancer dans une opération de crowdfunding. « C’est essentiel pour nous de faire savoir que nous existons, souligne Jacques Trentesaux. Aujourd’hui nous vivons sur le bouche à oreille et quelques articles dans la presse. Le 1er mars nous lançons une opération de financement participatif grâce à laquelle nous espérons attirer des lecteurs mais aussi lever des fonds pour lancer notre plan marketing ».

Les Toulousains avides d’enquêtes journalistiques

« Ce sont les Toulousains qui se sont montrés les plus intéressés, explique Sylvain Morvan, quand nous avons lancé notre enquête en ligne dans les 4 villes, pour connaître les attentes des lecteurs. Toulouse est mûre pour ce projet. On sent qu’ici ça piaffe d’impatience ».

Il faudra donc attendre encore un peu. Médiacités Toulouse, c’est pour mai 2017.

FV (@fabvalery)

02 Fév

Quand le « Décodex » du Monde confond deux sites d’infos toulousains

Le fact-cheking est un travail difficile. Le nouveau moteur de vérification des sites d’infos « Décodex » lancé par le journal Le Monde a confondu deux sites d’infos toulousains. Fack-cheking du fact-cheking.

Capture d'écran du Monde.fr

Capture d’écran du Monde.fr

Aïe ! Petit bug pour Décodex. Le tout nouveau moteur de vérification d’infos lancé par Le Monde.fr est tombé dans le piège des sites d’infos toulousains.

En effet, le moteur ne fait pas la différence entre Toulouse Infos, un site journalistique d’informations sur la ville de Toulouse et la métropole, et Infos Toulouse, un site de « réinformation » proche de l’extrême-droite dont nous avions parlé sur ce blog, lancé en 2016 par des auteurs qui ne se revendiquent pas journalistes et réécrivent l’information locale. Même Le Monde en avait parlé dans un article sur les « vrais-faux sites d’infos locales des militants identitaires ».

Or, quand on tape « Infos Toulouse » dans le moteur Décodex du Monde, on aboutit au site www.toulouseinfos.fr référencé par les décodeurs du Monde comme non-fiable avec la mention suivante :

Notre avis :

Ce site diffuse régulièrement de fausses informations ou des articles trompeurs. Restez vigilant et cherchez d’autres sources plus fiables. Si possible, remontez à l’origine de l’information ».

Il s’agit évidemment d’une erreur le site Toulouse Infos diffusant des informations fiables. Mais cela illustre ce que nous écrivions ici il y a quelques mois : en choisissant un nom proche de celui d’un site existant et respecté, les créateurs de Infos Toulouse introduisent de la confusion. Et même les décodeurs du Monde sont tombés dedans ! CQFD.

Après la parution de l’article de ce blog, Le Monde s’est engagé à corriger son Décodex. Ce qui était fait en fin de matinée jeudi.

FV (@fabvalery)

17 Jan

Après Montpellier, « L’agglo-rieuse » étend ses ailes sur Toulouse et l’Aveyron

Occitanie oblige, le journal satirique montpelliérain a décidé de s’attaquer à la capitale régionale, mais aussi au département voisin de l’Aveyron. Attention, ça risque de piquer un peu !

© L'agglorieuse

© L’agglorieuse

C’est un dessin qui résume bien la situation : publié sur le site de « L’agglo-rieuse« , on y voit Christian Teyssèdre, le maire de Rodez, Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie et Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, se réjouir, au nom de la liberté d’expression, de l’arrivée du journal à Toulouse et dans l’Aveyron. Au premier plan, une mouette (rieuse), symbole du journal, un flingue à la main. Et au second plan, Philippe Saurel, le maire de Montpellier, territoire de chasse habituel du journal, qui a cette phrase : « je leur dis rien, ils découvriront… »

C’est sans doute cela : les élus (et les lecteurs) toulousains et aveyronnais vont « découvrir » L’agglo-rieuse, l’hebdomadaire qui sévit à Montpellier depuis 15 ans. L’équipe a décidé d’étendre son territoire.

« On travaille sur de l’info politique et satirique à la fois, explique Tristan Cuche, le directeur de la publication. Et sans être prétentieux, on ne peut pas dire que cela soit très développé à Toulouse et en Aveyron ». Quelques correspondants locaux travaillent déjà pour le journal, qui continue de recruter des « informateurs du cru«  (l’expression est du journal lui-même).

Depuis début janvier 2017, on peut donc trouver des articles sur Toulouse et l’Aveyron sur le site internet du journal. Pour le moment, ces contenus sont gratuits, le temps de trouver un public. Dans quelques mois, il faudra s’abonner pour y accéder. En tout cas, cette extension de la zone de couverture de la mouette montpelliéraine ne se traduira pas pour l’instant par l’arrivée du journal papier dans les kiosques toulousains et aveyronnais.

« L’agglo-rieuse » est un peu le poil à gratter de la politique montpellièraine. A Toulouse, il y a eu Satiricon, une sorte de Canard Enchaîné local, très consciencieux journalistiquement parlant. « L’agglo-rieuse », elle, prend parfois quelques aises avec les principes journalistiques.

Chacun à sa manière, le succès du blog politique de France 3, l’arrivée de « Politic Région », le déploiement régional du média d’investigations Médiacités (au printemps), et l’atterrissage local de la mouette de « L’agglo-rieuse » sont des petits pas en faveur du pluralisme. Et en ce qui concerne le traitement en région de la politique, cela ne peut pas faire de mal, surtout au lecteur. Bien au contraire.

FV (@fabvalery)

08 Déc

Une pétition pour que les « petits » candidats à la présidentielle accèdent aux médias

Les candidats indépendants ou citoyens se sentent invisibles dans les médias. Ils veulent saisir le CSA. Parmi eux, 4 « petits » candidats de la région relayent une pétition qui demande plus de visibilité médiatique.

Sébastien Nadot, Toulousain candidat à la présidentielle

Sébastien Nadot, Toulousain candidat à la présidentielle

Connaissez-vous Sébastien Nadot, David Saforcada, Robert Baud ou encore Gérard Privat ? Sans doute non et la raison en est, il faut bien l’avouer, qu’ils sont invisibles dans les grands médias. Et pourtant, ils sont tous candidats « citoyens » à l’élection présidentielle de 2017 et issus de la société civile.

Une pétition nationale a été lancée en ligne pour demander au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ainsi qu’aux dirigeants des grands groupes audiovisuels français d’assurer une place sur les antennes à ces « petits » candidats à la présidentielle. Une pétition relayée par les 4 candidats citoyens de notre région.

Toulousain, il est invité sur les plateaux télés parisiens… une heure avant !

Le prof de sport toulousain Sébastien Nadot, candidat du Mouvement des progressistes de Robert Hue, est en campagne depuis plusieurs mois. Il reconnaît que parfois, c’est sa situation qui pose problème aux médias : « Il m’est arrivé d’être contacté par une chaîne de télé à Paris vers 11h30 pour être sur leur plateau à midi et demie, a-t-il notamment raconté à des étudiants en journalisme de Sciences-Po Toulouse, alors que je me trouvai à Toulouse en survêtement avec mes élèves ! »

Couleurs politiques différentes, mais même traitement médiatique

Trois autres candidats « citoyens » de la région sont en course pour la présidentielle :

  • le Toulousain Robert Baud, qui avait déjà tenté l’aventure en 2007 et 2012 sans obtenir les 500 signatures, et veut représenter les écologistes de la société civile.
  • le Bonapartiste toulousain David Saforcada
  • le Tarnais « utopiste solidaire », humaniste et anti-libéral Gérard Privat. 

Ils ont donc des divergences politiques parfois très importantes, mais un même élan qui les rassemble : demander à être entendu sur leurs propositions par les médias. Au point de signer un communiqué commun fin novembre et même d’envisager une conférence de presse commune !

Les primaires occupent l’espace médiatique

Problème pour les « petits » candidats citoyens ou indépendants : la primaire de la droite qui vient de se terminer et celle de la gauche qui commence occupent tout l’espace médiatique. A tel point que certains médias audiovisuels se voient obligé de multiplier ensuite les invitations à des élus d’autres partis représentés au Parlement (dont le Front National) pour rééquilibrer les temps de parole.

Ecrasés par ces mastodontes primaires qui tendent vers un bipartisme à l’américaine, les petits candidats sont invisibles à la télé et inaudibles à la radio.

La barrière des 500 signatures

Début septembre, France Info avait recensé 82 candidats à l’élection présidentielle ! Les primaires (droite, écologiste, gauche) ont permis d’écrémer un certain nombre de candidats mais de nouvelles candidatures apparaissent presque chaque jour.

Le problème c’est que bien peu franchiront le cap des 500 signatures de maires permettant de déposer sa candidature. En 2007, seuls 12 candidats étaient présents au premier tour. 10 en 2012.

La machine médiatique, cette injustice !

Mais pour les « petits » candidats, c’est l’histoire de la poule et de l’oeuf ! Les médias ne s’intéressent pas à eux car ils ont peu de chance de réunir les 500 signatures et d’être finalement candidats. Eux estiment que s’ils avaient plus de présence médiatique, ils auraient plus de chance de séduire des maires !

De toute façon, la logique médiatique est parfois très injuste. Un autre candidat d’Occitanie n’a eu besoin que d’une déclaration de candidature vidéo d’une vingtaine de secondes pour susciter des dizaines d’articles dans la presse nationale. Le « candidat » Sylvain Durif, alias le « Christ cosmique de Bugarach » (Aude), aura eu plus de retombées médiatiques en quelques heures que l’ensemble des autres petits candidats en plusieurs mois !

FV (@fabvalery)

26 Oct

Plainte en diffamation du maire de Rodez : la relaxe du site Aligorchie confirmée en appel

La cour d’appel de Montpellier a confirmé mardi 25 octobre la relaxe des auteurs du site internet satirique poursuivis en diffamation par le maire PS de Rodez Christian Teyssèdre, qui pourrait se pourvoir en cassation.

Le responsable du blog et son avocat lors du premier procès à Rodez (Photo : L. Tazelmati / France 3)

Le responsable du blog et son avocat lors du premier procès à Rodez (Photo : L. Tazelmati / France 3)

« Il n’y a pas eu diffamation contre Christian Teyssèdre et la liberté de la presse est respectée » a affirmé l’avocat du site Aligorchie après la décision de la cour d’appel de Montpellier qui a relaxé les auteurs du site, comme en première instance. Ils étaient poursuivis pour diffamation par le maire de Rodez. La Cour d’appel a également débouté les parties civiles des dommages et intérêts.

Christian Teyssèdre, interrogé par France 3, s’estime toujours « bafoué » et pourrait se pourvoir en cassation. 

En décembre 2014, ce blog qui caricature l’actualité aveyronnaise et particulièrement ruthénoise publie un article sur Christian Teyssèdre (« De Jacques à Saint-Jacques« ). Une fable dont la compréhension n’est pas à la portée du premier venu mais que le maire de Rodez a jugé diffamant.

Quant au site internet lui-même, les auteurs y ont mis fin en mars dernier, non pas pour des raisons judiciaires mais par manque de temps et de bras !

Fabrice Valéry et Luc Tazelmati

 

29 Sep

Proche de l’extrême-droite, le site Infos Toulouse veut « réinformer » les Toulousains

Il a fait discrètement son apparition dans le paysage médiatique, d’abord sous la forme d’un blog, puis d’un site depuis début septembre. « Infos Toulouse » propose une lecture très particulière de l’actualité locale avec des références à Robert Ménard, à fdesouche.com et à la droite de la droite. Qui est derrière Infos Toulouse ?

Capture d'écran du site Infos Toulouse

Capture d’écran du site Infos Toulouse

Un blog devenu site d’information

Pour la rédaction d’Infos Toulouse, les agresseurs sont des « racailles » et les articles parlent aisément d’Eric Zemmour, Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus, théoricien du « grand remplacement » ou des Identitaires. Créé en début d’année sous forme de blog, Infos Toulouse s’est transformé à la rentrée en site internet et vient tout juste de faire son apparition sur les réseaux sociaux. Dans quel but ?

Nous voulons réinformer les Toulousains »

« On veut proposer aux Toulousains une voix différente, explique Jérôme, l’un des membres de l’équipe. Les autres médias, que ce soit La Dépêche du Midi liée à un parti politique, Côté Toulouse qui appartient à Ouest-France ou France 3 Midi-Pyrénées, tous offrent la même information, qui va dans le sens du vent. Nous, nous voulons réinformer les Toulousains ».

La « réinformation » chère à l’extrême-droite

Le thème de la « réinformation » est un classique des médias liés de près ou de loin à l’extrême-droite : FdeSouche, Novopress, Polémia, Egalité et Réconciliation (le site d’Alain Soral), etc. Des médias nationaux, que citent volontiers les auteurs de Infos Toulouse, et que l’on retrouve aussi en région avec par exemple Infos Bordeaux, sous-titré « L’autre information ». Continuer la lecture

22 Sep

Audience de la presse : La Dépêche du Midi et Midi Libre en baisse

Les deux principaux titres de la presse quotidienne régionale (PQR) de la région Occitanie, La Dépêche du Midi et Midi Libre, qui appartiennent désormais au même groupe, sont à la baisse dans la nouvelle livraison des audiences de la presse française publiée ce 22 septembre (Etude One Global V2) par l’ACPM. 

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Selon cette étude, l’audience quotidienne de La Dépêche du Midi est de 715 000 personnes/jour sur la période janvier-juin 2016, alors qu’elle était de 725 000 en 2015 (- 10 000). Pour Midi Libre, elle est de 618 000 contre 634 000 précédemment.

Cette étude régulière porte sur l’audience cumulée « print » (version papier du journal) et web tous supports (internet fixe, mobile et tablette). Concernant uniquement le papier, les titres du Groupe Dépêche du Midi suivent la baisse observée depuis des années par toute la presse française : en septembre 2016, la diffusion payée de La Dépêche du Midi n’est que de 145 540 exemplaires (- 3,54 % par rapport à 2015), toutes éditions confondues, contre 171 553 en 2012 (soit une baisse de plus de 15 % en 4 ans). Continuer la lecture