04 Juil

Armagnacnews.com et Gascogne Côté Gers : il y a du nouveau dans la presse gersoise

Un site spécialisé (avec modération) dans l’Armagnac et un nouveau magazine aux couleurs de la Gascogne. Découverte de deux nouveaux médias gersois.

(Photo : Gascogne Côté Gers)

(Photo : Gascogne Côté Gers)

C’est le seul pure player (qui plus est gratuit) consacré à l’Armagnac. Armagnacnews.com a été créé par le journaliste Philippe Campa (ex-Sud Ouest et L’Indépendant) et e photographe et dirigeant de l’entreprise Plandecom. Il y est question de tout ce qui touche de près ou de loin à l’actualité de l’armagnac. Ce site d’information spécialisé espère se décliner rapidement en version papier.

Côté magazine, justement, Plandecom édite en ce début juillet le premier numéro de « Gascogne Côté Gers », un « lifestyle magazine » sur l’art de vivre, le tourisme et la culture dans le département du Gers. Au sommaire du premier numéro : le peintre Jean-Paul Chambas, André Daguin, etc. Tiré à 20 000 exemplaires, le magazine est gratuit. Son numéro 2 est attendu pour novembre 2017.

FV (@fabvalery)

 

08 Juin

Le site d’infos Côté Toulouse, absorbé par Actu.fr

Nouveau nom (Actu Toulouse), nouveau logo et nouvelle stratégie pour le site internet d’info Côté Toulouse. Il est intégré désormais à la plateforme Actu.fr du groupe Publihebdos (Ouest-France).

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Un peu plus de deux ans après son lancement, le site Côté Toulouse a, d’une certaine manière, tiré sa révérence ce jeudi 8 juin 2017. Alors évidemment, les contenus (articles passés, présents et à venir) ne disparaissent pas. Ils sont désormais intégrés à la plateforme Actu.fr appartenant au groupe Publihebdos, lui-même propriété du groupe Ouest-France. Un changement de nom, d’URL (https://actu.fr/toulouse), de logo et de code couleur.

Désormais, le lecteur toulousain se retrouve sur une plateforme où l’on trouve des infos nationales, internationales, bretonnes, normandes et… toulousaines. Une stratégie qui peut paraître étonnante pour un site qui avait, par sa ligne éditoriale différente, trouvé son public à Toulouse, mais expliquée sur le site :

Cette évolution importante s’est imposée à nous d’abord parce que, face au tournant du numérique et aux enjeux auxquels la presse est plus que jamais confrontée, c’est en mutualisant nos forces que nous serons plus fort.

L’équipe de journalistes toulousains qui animaient Côté Toulouse, depuis la transformation du site de Voix du Midi, continuent évidemment son travail (ainsi que la publication de l’hebdo gratuit Côté Toulouse qui fête aujourd’hui son 100ème numéro et qui, lui, ne change pas de nom). Simplement, le lecteur qui fréquente le site devra désormais se rendre sur Actu.fr pour retrouver les infos toulousaines.

Le nouveau site permettra aussi de mutualiser et de régionaliser avec les articles toulousains les contenus des hebdos travaillant dans le Lot (La vie Quercynoise) ou dans le Lauragais (La Voix du Midi Lauragais) sous l’onglet « Occitanie ».

En moins de 3 ans, le site a donc connu plusieurs évolutions importantes : fin 2014, le groupe Publihebdos (Ouest-France) rachète le groupe Presse régionale, qui édite une douzaine d’hebdos en France dont Voix du Midi, en mars 2015 le site du journal devient Actu Côté Toulouse qui est désormais absorbé par Actu.fr.

FV (@fabvalery)

22 Mai

Investigation : « Médiacités » publie ses premières enquêtes cette semaine à Toulouse

Après Lille et Lyon, le nouveau média local spécialiste des investigations publie ses premières enquêtes toulousaines à partir du mardi 23 mai.

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C’est un petit bouleversement dans le monde médiatique toulousain et d’Occitanie dont nous vous parlons sur ce blog depuis septembre 2016. A partir de ce mardi 23 mai, Médiacités va publier ses premières enquêtes toulousaines. Les lecteurs de la région, avides d’infos et de journalisme d’investigation, vont donc pouvoir découvrir ce média, né fin 2016 à Lille et installé depuis deux semaines à Lyon.

Il s’agit d’un site payant (de 4,92 à 6,50 euros par mois selon l’offre choisie), indépendant et sans publicité. Il a été créé par d’anciens journalistes de L’Express et de L’Expansion. Médiacités vise 3000 abonnés (par ville) d’ici 3 ans.

A Toulouse, les créateurs vont travailler avec une douzaine de pigistes, des journalistes dont certains sont spécialistes de l’investigation. Tous les domaines sont concernés : politique, culture, sport, environnement, etc. Si Médiacités a choisi de s’intéresser principalement à la métropole toulousaine, certaines de ses enquêtes vont aussi traiter de sujets dans des départements voisins.

Ces dernières années, le paysage médiatique toulousain ou régional a été frappé par de nombreuses disparitions (Carré d’Info, TLT, Métro, etc). Heureusement, il y a eu aussi des naissances (Boudu, Côté Toulouse). Ce nouveau média est donc une bonne nouvelle pour le pluralisme d’autant qu’en ces temps d’information parfois pré-digérée, vite ingurgitée, l’investigation et l’info de révélation sont (re)devenues des références en France et un réel besoin pour les lecteurs.

FV (@fabvalery)

11 Mai

Trois journalistes toulousains créent « Immédiat », conseil et formation au numérique

Xavier Lalu, Pierre Vincenot et Cécile Varin viennent de lancer « Immédiat » une société de formation au numérique à Toulouse qui s’adresse aux médias, aux entreprises et aux collectivités.

Les trois journalistes toulousains créateurs d'Immédiat (Photo : J-Christophe Magnenet)

Les trois journalistes toulousains créateurs d’Immédiat (Photo : J-Christophe Magnenet)

Parce que le numérique a bouleversé leurs propres usages, trois journalistes toulousains viennent de lancer « Immédiat », une scop qui intervient dans la formation aux univers numériques et le conseil en stratégie numérique. Xavier Lalu (ex-Carré d’info et Côté Toulouse), Pierre Vincenot (ex-La Dépêche du Midi) et Cécile Varin (ex-Sud Radio notamment) font le pari que les besoins en expertise dans ce domaine vont exploser et se lancent sur ce marché en Occitanie principalement. Tout trois, en dehors de leur expertise professionnelle, ont également une expérience de formation, notamment au journalisme.

Fact-checking, photo ou vidéo sur smartphones, écriture pour le web, création et gestion d’un compte sur les réseaux sociaux, la palette du catalogue de formations est large. « Au cours de nos expériences professionnelles, explique Xavier Lalu, on a acquis une expertise dans tous ces domaines. Ce que l’on propose en formation c’est donc ce que l’on sait faire, d’autant que les niveaux sont très divers, d’une structure à l’autre et même à l’intérieur d’une même entreprise ».

« Immédiat », créée en mars, sera officiellement lancée le 18 mai à Toulouse. Rapidement, ses créateurs ont pour projet de lancer le deuxième étage de la fusée : une sorte de médialab, qui permettrait de mettre en relation les journalistes, les entreprises innovantes, les développeurs web, etc. « L’idée, conclut Xavier Lalu, c’est de mettre en relation des gens qui ne se parlent pas, qui se connaissent peu, même s’ils travaillent tous sur le web et de leur proposer de réfléchir à l’avenir par exemple de l’écriture des contenus sur internet ou à l’évolution de la manière de travailler ». 

FV (@fabvalery)

07 Mar

Médiacités lance une opération de crowdfunding pour soutenir son arrivée à Toulouse le 23 mai

On connaît désormais la date de lancement de Médiacités, le site d’info locale basé sur l’investigation, à Toulouse. Ce sera le 23 mai, quelques jours après le lancement de Lyon et avant Nantes.

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Médiacités fera son entrée dans le paysage médiatique toulousain le 23 mai prochain. Ce site internet, lancé en décembre à Lille, aura auparavant démarré le 10 mai à Lyon et poursuivra son extension le 17 juin à Nantes. Une croissance rapide qui coïncide avec le concept même de Médiacités, que nous avions qualifié ici-même, avant son lancement, de « Médiapart local » : une info basée exclusivement sur l’enquête, l’investigation.

Médiacités, lancé par des anciens journalistes de L’Express et de L’Expansion promet une enquête nouvelle par ville chaque semaine et ne se limitera pas à enquêter sur les sphères politiques. mais « au coeur des pouvoirs locaux », quels qu’ils soient : politique donc, mais aussi sportif, culturel, économiques.

A Toulouse, l’équipe a déjà « pré-recruté » une douzaine de journalistes pigistes qui devront enquêter pour publier des « révélations » chaque semaine à partir de 23 mai.

Sans pub, le site internet a fait le choix du payant (un abonnement à 6,90 euros par mois ou 59 euros par an) et vient de lancer une opération de financement participatif qui lui permettra de financer ses premières enquêtes à Toulouse mais aussi d’apporter de nouvelles fonctionnalités à son site internet.

Si ce crowdfunding fonctionne au-delà des espérances, Médiacités s’engage à bousculer son calendrier prévisionnel de développement (actuellement l’objectif est d’être présent dans les 10 plus grandes métropoles françaises d’ici 2020) et promet de lancer une cinquième ville dès la fin de cette année… choisie par les internautes !

FV (@fabvalery)

23 Fév

Le D’Oc, le nouveau média montpelliérain qui veut prendre du recul sur l’actualité

Le D’Oc, un nouveau média numérique (avec un magazine papier gratuit trimestriel) a vu le jour mercredi 22 février sur le grand Montpellier. Il veut proposer un autre regard sur l’actualité.

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« Le nom est un double clin d’oeil, explique Benjamin Téoule, le journaliste porteur de ce projet. Le D’Oc, parce que comme un médecin nous voulons ausculter l’info. Le D’Oc, comme le documentaire car nous voulons la traiter en profondeur ».

Le D’Oc, nouveau média qui traite d’infos autour du Grand Montpellier, du Pic Saint-Loup et du Pays de l’Or, est en ligne depuis mercredi 22 février. Dans l’équipe, des photographes, des journalistes, réunis autour de Benjamin Téoule, ex de L’Agglorieuse et correspondant local de L’Express.

Cet ancien élève de l’Ecole de Journalisme de Toulouse (EJT) avait depuis longtemps « l’envie de créer quelque chose« . Voilà chose faite avec ce projet, désormais concrétisé : un site internet qui ne fait pas du flux (environ une publication par jour) car il veut avant tout se détâcher de l’actualité « chaude » pour proposer aux lecteurs des « outils complémentaires aux médias de l’instantanéité ». « Ce n’est pas du tout un média contre un autre, explique Benjamin Téoule, mais nous souhaitons redonner leur place à des formes journalistiques actuellement moins utilisées localement : le reportage, l’enquête, l’interview ».

Le site (payant, environ 3,90 euros par mois selon la formule) et le trimestriel papier (gratuit) ne recevront aucune subvention des pouvoirs publics pour garder leur indépendance. Seule la publicité ouverte aux annonceurs privés sera présente.

Pour l’instant, ce nouveau média va prendre le temps de s’installer. Mais, il n’est pas exclu qu’il étende son territoire au reste de l’Occitanie. Son nom est d’ailleurs presque prédestiné.

En tout cas, c’est encore un pas vers plus de pluralisme dans la région. Dernièrement, c’est le site « Dis-leur ! » créé par deux anciens journalistes de Midi Libre qui a fait son apparition, avec là aussi le souhait d’offrir aux lecteurs d’autres champs que l’actualité pure et dure.

FV (@fabvalery)

16 Fév

« Dis-leur ! », le nouveau média contre la « bfmisation des esprits » en Occitanie

Deux anciens journalistes de Midi-Libre ont créé le site « Dis-leur ! » qui propose une info détachée de l’actualité en Occitanie. A découvrir.

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C’est une info qui veut prendre son temps et lutter contre la « bfmisation des esprits » comme en plaisante l’un des deux créateurs. Philippe Mouret et Olivier Schlama sont deux anciens journalistes de Midi-Libre, qui ont quitté le journal après son rachat par Jean-Michel Baylet et La Dépêche du Midi. « En tant que journaliste politique, je n’étais pas à l’aise dans un journal dirigé par un ministre« , explique Philippe Mouret. 

Surtout, les deux journalistes avaient envie de traiter l’information autrement, « d’aborder d’autres sujets que ceux que la presse traditionnelle publie en permanence ».

D’où l’idée de « Dis-leur ! », un titre retenu pour son homophonie avec « dealer », car « les journalistes sont des dealers d’infos ». Le site est d’ailleurs espièglement sous-titré « votre dose d’info en Occitanie » !

Installé sur la couveuse de jeunes entreprises du Grand Biterrois, le nouveau site régional d’info a vu le jour mardi 14 février, jour de la Saint-Valentin.

« On ne s’interdit rien, explique Philippe Mouret, mais on ne traitera les faits-divers ou le sport que s’ils ont un sens en matière de faits de société ». Pour son lancement Dis-leur ! propose par exemple des articles sur la chocolatine, sur les difficultés de circuler en train dans la région, ou encore une interview de Cécile Bois, la comédienne de la série Candice Renoir qui se déroule à Sète (dont sont originaires les deux créateurs du site).

En projet : des longs dossiers, des enquêtes, des échanges avec des blogueurs, l’apport de chroniqueurs et même une interactivité avec les lecteurs. « Régulièrement nous proposerons des sujets d’articles ou de dossiers et ce sont les lecteurs qui choisiront ceux que nous réaliserons. Ils pourront même proposer des idées d’articles ».

FV (@fabvalery)

07 Fév

Le site d’investigation « Médiacités » débarque en mai à Toulouse

En constante mutation depuis plusieurs années, le paysage médiatique toulousain va s’enrichir d’un nouveau venu. Comme nous vous l’annoncions sur ce blog dès septembre dernier, « Médiacités », le nouveau site d’infos exclusivement consacré à l’enquête et à l’investigation s’installe à Toulouse en mai 2017.

L'équipe de Médiacités lors du lancement à Lille.

L’équipe de Médiacités lors du lancement à Lille.

Une enquête fouillée, une révélation chaque semaine c’est l’ambition de « Médiacités », le nouveau média d’investigation lancé en région par une équipe de 7 co-fondateurs, pour la plupart des anciens de L’Express-L’Expansion. Le site, qui a vu le jour le 1er décembre à Lille, est en cours de développement dans plusieurs grandes métropoles : Lyon (en avril), Toulouse (en mai) et Nantes (en mai ou juin).

Mi-2017, les lecteurs toulousains vont donc pouvoir découvrir ce nouveau média qui veut revaloriser le travail d’enquête journalistique en région à travers « les coulisses, l’envers de la ville dans laquelle vivent nos lecteurs », explique Jacques Trentesaux, l’un des fondateurs.

A Toulouse, « la machine est enclenchée »

A Toulouse, comme ailleurs, Médiacités, surnommé sur ce blog « le médiapart local », veut, en toute indépendance, publier au moins une enquête par semaine. Tous les sujets sont concernés : politique, sport, économie, culture, etc. Pour cela, l’équipe a commencé à constituer à Toulouse une escouade de 12 à 15 pigistes, journalistes aguerris, connaissant bien le terrain, parfois spécialistes de l’enquête. « Ce sont des journalistes que nous sélectionnons pour leurs qualités d’enquêteurs, explique l’un des co-fondateurs Sylvain Morvan, mais nous n’excluons pas non plus de travailler en partenariat avec d’autres médias. Ce qui nous intéresse c’est d’enquêter au coeur des pouvoirs locaux. A Toulouse, ça y est, la machine est lancée ». 

L’investigation sans concession

En deux mois d’existence à Lille, le site a déjà révélé plusieurs infos : la centrale nucléaire de Gravelines, le maire de Valenciennes, le Grand Stade de Lille, les #footballleaks à propos du nouveau patron du LOSC (en collaboration avec Médiapart et France 3 Hauts-de-France) sont déjà accrochés à son tableau de chasse !

Pour vous faire une idée du travail de Médiacités, consultez le site, pour l’instant uniquement consacré à des articles sur Lille et sa région : l’abonnement est (pour le moment) gratuit (mais on peut souscrire un abonnement de soutien). Dans quelques semaines, l’abonnement de base devrait fixé autour de 6 euros/mois.

Un média indépendant sur abonnement

Un choix du payant qui est aussi une garantie d’indépendance : pas de pub, pas de subvention de mairies ou d’institutionnels. Le site reçoit uniquement une aide à la presse en ligne délivrée par le ministère de la culture. A Toulouse, comme dans les autres villes, les fondateurs tablent sur 3000 abonnés pour être à l’équilibre et assurer un bon niveau de rémunération des pigistes.

Après le lancement de Lille et avant ceux de Lyon, Toulouse et Nantes, Médiacités va se lancer dans une opération de crowdfunding. « C’est essentiel pour nous de faire savoir que nous existons, souligne Jacques Trentesaux. Aujourd’hui nous vivons sur le bouche à oreille et quelques articles dans la presse. Le 1er mars nous lançons une opération de financement participatif grâce à laquelle nous espérons attirer des lecteurs mais aussi lever des fonds pour lancer notre plan marketing ».

Les Toulousains avides d’enquêtes journalistiques

« Ce sont les Toulousains qui se sont montrés les plus intéressés, explique Sylvain Morvan, quand nous avons lancé notre enquête en ligne dans les 4 villes, pour connaître les attentes des lecteurs. Toulouse est mûre pour ce projet. On sent qu’ici ça piaffe d’impatience ».

Il faudra donc attendre encore un peu. Médiacités Toulouse, c’est pour mai 2017.

FV (@fabvalery)

02 Fév

Quand le « Décodex » du Monde confond deux sites d’infos toulousains

Le fact-cheking est un travail difficile. Le nouveau moteur de vérification des sites d’infos « Décodex » lancé par le journal Le Monde a confondu deux sites d’infos toulousains. Fack-cheking du fact-cheking.

Capture d'écran du Monde.fr

Capture d’écran du Monde.fr

Aïe ! Petit bug pour Décodex. Le tout nouveau moteur de vérification d’infos lancé par Le Monde.fr est tombé dans le piège des sites d’infos toulousains.

En effet, le moteur ne fait pas la différence entre Toulouse Infos, un site journalistique d’informations sur la ville de Toulouse et la métropole, et Infos Toulouse, un site de « réinformation » proche de l’extrême-droite dont nous avions parlé sur ce blog, lancé en 2016 par des auteurs qui ne se revendiquent pas journalistes et réécrivent l’information locale. Même Le Monde en avait parlé dans un article sur les « vrais-faux sites d’infos locales des militants identitaires ».

Or, quand on tape « Infos Toulouse » dans le moteur Décodex du Monde, on aboutit au site www.toulouseinfos.fr référencé par les décodeurs du Monde comme non-fiable avec la mention suivante :

Notre avis :

Ce site diffuse régulièrement de fausses informations ou des articles trompeurs. Restez vigilant et cherchez d’autres sources plus fiables. Si possible, remontez à l’origine de l’information ».

Il s’agit évidemment d’une erreur le site Toulouse Infos diffusant des informations fiables. Mais cela illustre ce que nous écrivions ici il y a quelques mois : en choisissant un nom proche de celui d’un site existant et respecté, les créateurs de Infos Toulouse introduisent de la confusion. Et même les décodeurs du Monde sont tombés dedans ! CQFD.

Après la parution de l’article de ce blog, Le Monde s’est engagé à corriger son Décodex. Ce qui était fait en fin de matinée jeudi.

FV (@fabvalery)

17 Jan

Après Montpellier, « L’agglo-rieuse » étend ses ailes sur Toulouse et l’Aveyron

Occitanie oblige, le journal satirique montpelliérain a décidé de s’attaquer à la capitale régionale, mais aussi au département voisin de l’Aveyron. Attention, ça risque de piquer un peu !

© L'agglorieuse

© L’agglorieuse

C’est un dessin qui résume bien la situation : publié sur le site de « L’agglo-rieuse« , on y voit Christian Teyssèdre, le maire de Rodez, Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie et Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, se réjouir, au nom de la liberté d’expression, de l’arrivée du journal à Toulouse et dans l’Aveyron. Au premier plan, une mouette (rieuse), symbole du journal, un flingue à la main. Et au second plan, Philippe Saurel, le maire de Montpellier, territoire de chasse habituel du journal, qui a cette phrase : « je leur dis rien, ils découvriront… »

C’est sans doute cela : les élus (et les lecteurs) toulousains et aveyronnais vont « découvrir » L’agglo-rieuse, l’hebdomadaire qui sévit à Montpellier depuis 15 ans. L’équipe a décidé d’étendre son territoire.

« On travaille sur de l’info politique et satirique à la fois, explique Tristan Cuche, le directeur de la publication. Et sans être prétentieux, on ne peut pas dire que cela soit très développé à Toulouse et en Aveyron ». Quelques correspondants locaux travaillent déjà pour le journal, qui continue de recruter des « informateurs du cru«  (l’expression est du journal lui-même).

Depuis début janvier 2017, on peut donc trouver des articles sur Toulouse et l’Aveyron sur le site internet du journal. Pour le moment, ces contenus sont gratuits, le temps de trouver un public. Dans quelques mois, il faudra s’abonner pour y accéder. En tout cas, cette extension de la zone de couverture de la mouette montpelliéraine ne se traduira pas pour l’instant par l’arrivée du journal papier dans les kiosques toulousains et aveyronnais.

« L’agglo-rieuse » est un peu le poil à gratter de la politique montpellièraine. A Toulouse, il y a eu Satiricon, une sorte de Canard Enchaîné local, très consciencieux journalistiquement parlant. « L’agglo-rieuse », elle, prend parfois quelques aises avec les principes journalistiques.

Chacun à sa manière, le succès du blog politique de France 3, l’arrivée de « Politic Région », le déploiement régional du média d’investigations Médiacités (au printemps), et l’atterrissage local de la mouette de « L’agglo-rieuse » sont des petits pas en faveur du pluralisme. Et en ce qui concerne le traitement en région de la politique, cela ne peut pas faire de mal, surtout au lecteur. Bien au contraire.

FV (@fabvalery)