13 Sep

La tournée des popotes toulousaines du président du CSA Olivier Schrameck

Discret, peu médiatique, le président du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) Olivier Schrameck est à Toulouse les 14 et 15 septembre pour rencontrer notamment Jean-Luc Moudenc et Carole Delga.

Olivier Schrameck (Photo : Christophe Morin / MaxPPP)

Olivier Schrameck (Photo : Christophe Morin / MaxPPP)

 

Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) est en visite « officiellement » pendant deux jours à Toulouse jeudi 14 et vendredi 15 septembre. Le patron de l’instance de régulation et de contrôle des chaînes de télé et des radios se rend peu sur le terrain. Il arrive à Toulouse 15 jours avant le lancement des émissions de Vià Occitanie, nouveau nom de TV Sud. C’est le CSA qui lui a accordé fin 2016 la fréquence locale de Toulouse, laissée libre par la disparition de TLT en juillet 2015.

A Toulouse, Olivier Schrameck va surtout faire la tournée des popotes politiques : il aura un entretien le jeudi matin avec Carole Delga, la présidente PS du Conseil régional d’Occitanie, et le vendredi matin avec Jean-Luc Moudenc le maire LR et président de la Métropole de Toulouse.

Le poids des élus sur les médias

Les dossiers audiovisuels sont (toujours) très politiques. Localement comme nationalement, les élus aiment croire qu’ils peuvent avoir la mainmise ou pour le moins une influence sur les médias. La télé particulièrement. Ce média fascine ou repousse. Concernant TV Sud (pardon, Vià Occitanie), échaudé par l’expérience de TLT dont la métropole était devenu le principal pourvoyeur de fonds, Jean-Luc Moudenc n’a pas souhaité entrer dans le capital voire signer un Contrat d’objectifs et de moyens. La ville de Toulouse sera donc spectatrice mais pourrait tout de même, selon nos informations, « sponsoriser » certaines émissions de la nouvelle chaîne ou acheter des espaces publicitaires.

Il faut dire que le projet est à l’opposé de ce qu’était TLT. Les dirigeants de Médias du Sud vont lancer le 28 septembre une chaîne régionale, avec une grille commune aux antennes actuelles de Montpellier, Nîmes et Perpignan et à la nouvelle de Toulouse. Vià Occitanie conservera des décrochages locaux mais sera avant tout une chaîne aux contours proches de celle de la nouvelle région Occitanie. D’ailleurs, peu après son élection, Carole Delga appelait de ses vœux une chaîne régionale de plein exercice qui parle du nouveau territoire à ses habitants. Le conseil régional, déjà partenaire de Médias du Sud en ex-Languedoc-Roussillon a accordé 1,5 million d’euros sur trois ans à la chaîne au titre de son arrivée à Toulouse. 

L’énigme du CTA

Olivier Schrameck rencontrera aussi les membres du comité territorial de l’audiovisuel (CTA). Cette instance est inconnue du grand public. Il s’agit pourtant de la représentation locale du CSA en région. Ils sont au nombre de 12 et ont un vrai pouvoir : « ils assurent, comme l’indique le CSA sur son site, l’instruction des demandes d’autorisation pour la diffusion des services de radio par voie hertzienne terrestre et l’observation de l’exécution des obligations qu’elles contiennent. Ils peuvent, à la demande de l’assemblée plénière du Conseil, participer à l’instruction des demandes d’autorisation concernant des services de télévision locale et participer à l’observation de l’exécution des obligations contenues dans les autorisations ».

Celui de Toulouse a une particularité : il compte parmi ses membres un élu du conseil régional et président de la commission culture et audiovisuel de la Région. Serge Regourd est un spécialiste de l’audiovisuel, certes, mais, comme nous le faisions remarquer sur ce blog en 2016, qui a fait le choix d’entrer en politique. Il a donc une double casquette surprenante. En septembre 2016, le CSA nous indiquait que l’intéressé se mettrait « en retrait » du CTA quand les dossiers télés seraient discutés. Serge Regourd nous avait répondu qu’on surestimait son pouvoir et qu’il n’était alors question d’aucun retrait.

Une « tempête dans un verre d’eau » concluait-il. Il faut bien reconnaître que face à l’océan des problèmes des Français (emploi, santé, éducation, urgence climatique, etc), le dossier de l’audiovisuel ne pèse pas plus qu’une goutte. Même pas un verre.

FV (@fabvalery)

20 Sep

Audiovisuel : l’étonnante double casquette de Serge Regourd

Serge Regourd multiplie les casquettes :  universitaire spécialisé dans les médias, il est surtout à la fois président de la Commission culture et audiovisuel du Conseil régional et membre du CTA (l’émanation locale du Conseil supérieur de l’audiovisuel). Juge et partie ? Un mélange des genres qui fait grincer des dents.

Serge Regourd (Photo : MaxPPP)

Serge Regourd (Photo : MaxPPP)

Universitaire reconnu et membre du CTA de Toulouse

Il n’est pas producteur, pas journaliste, pas patron de télé, le grand public ne le connaît pas mais il est pourtant l’une des personnalités qui comptent dans le monde des médias à Toulouse et en Occitanie. Serge Regourd est universitaire. La lecture complète de sa longue biographie et de sa non-moins longue bibliographie, sur le site internet de l’Université Toulouse 1 Capitole, vous prendra plusieurs heures.

Décoré comme un sapin de Noël (Légion d’Honneur, Ordre national du Mérite, Palmes Académiques, Arts et Lettres), il a été ou est encore membre de nombres de commissions et autres comités, dans les domaines de l’audiovisuel et de la culture. Mais ce qui retient aujourd’hui l’attention, c’est la proximité étonnante entre ses fonctions politiques et son rôle au sein de la commission locale du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Continuer la lecture

08 Jan

La Toulousaine Aziliz de Veyrinas rejoint Le Figaro pour y créer un pôle « Events »

662R1sMz_400x400Elle n’est pas journaliste mais gravite dans l’économie de la presse depuis des années. La Toulousaine Aziliz de Veyrinas qui accompagnait jusqu’à présent un autre Toulousain parti à Paris, Jean-Christophe Tortora, dans ses projets de développement du groupe La Tribune, vient de quitter le groupe pour rejoindre Le Figaro. Directrice commerciale adjointe, elle a pris ses fonctions le 15 décembre pour « créer et diriger le pôle Events du groupe ».

« Après le virage du numérique, explique-t-elle, les groupes de presse ont besoin désormais de diversifier leurs revenus, de trouver de nouveaux business models. Au Figaro, nous allons développer les événements autour des grandes verticales du groupe, l’économie, la santé, l’art de vivre… »

L’idée est donc de créer des événements autour de la communauté de lecteurs du Figaro. Le premier devrait avoir lieu en juin 2016 à Paris autour de l’économie et notamment de la manière dont « la grande économie est bousculée aujourd’hui par de nouveaux modèles comme Uber, l’économie familiale, etc ».

Durant la première année, Le Figaro Events (le nom n’est pas encore totalement choisi) organisera ses événements à Paris avant de se tourner vers les grandes métropoles.

Nul doute qu’Aziliz de Veyrinas, qui s’est occupée notamment de la candidature (qui a finalement échoué) de Toulouse au titre de Capitale Européenne de la Culture 2013, ne manquera pas l’occasion de créer un événement dans sa ville. Sur les terres de son ancien employeur, La Tribune-Toulouse (ex-Objectif News) qui y organise régulièrement des forums où happy few et décideurs se bousculent.

FV (@fabvalery)

09 Mar

7 médias de Midi-Pyrénées s’engagent à promouvoir l’engagement solidaire

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

C’est une grande première en France : sept entreprises de médias de la région Midi-Pyrénées (France 3, La Dépêche, Sud radio, TLT, La Voix du Midi, France Bleu et ToulEco) ont signé ce lundi 9 mars une convention de partenariat avec Midi-Pyrénées Coopdev’.

L’idée c’est que l’engagement solidaire des Midi-Pyrénéens (qui représente 40.000 personnes) dans des actions de coopération ou de solidarité internationale (à travers des associations ou des fondations) puisse enfin se voir dans les médias : des projets parfois très importants manquent de visibilité. 

Votre association veut monter un dispensaire en Afrique ? Tout est prêt, financé… Parfait. Mais qui est au courant dans notre région ?

A travers ce partenariat, ces 7 grands médias (associés à l’école de journalisme de Toulouse, l’EJT, et à l’école supérieure d’audiovisuelle, l’ESAV) se sont donc engagés à être les relais de ces initiatives positives et à participer ainsi à des opérations d’information, d’éducation à la citoyenneté active et à la solidarité internationale.

Midi-Pyrénées Coopdev’ se définit comme « un réseau régional multi-acteurs de la coopération et de la solidarité internationale » qui a pour vocation « d’œuvrer à l’équilibre mondial et faire en sorte que chaque citoyen, chaque collectivité, chaque entreprise agisse dans ce sens, à sa mesure, dans le respect des principes de co-élaboration des projets, de partage et de réciprocité ». Parmi ses adhérents (et financeurs), le réseau regroupe les collectivités locales, les universités, les hôpitaux, les chambres consulaires, les entreprises, etc.

FV

18 Fév

2014, nouvelle année de baisse des ventes pour la presse régionale

Magazine display in a bookstore.  Présentoir de revues dans une librairie.

Midi-Pyrénées n’échappe pas à la règle nationale : comme partout en France, l’année 2014 a encore été marquée par une forte baisse des ventes de la presse régionale, qu’elle soit quotidienne (PQR) ou hebdomadaire (PHR), selon les chiffres communiqués par l’OJD.

L’érosion continue de La Dépêche

Parmi les quotidiens régionaux, La Dépêche du Midi fait partie des titres ayant le plus subi la baisse des ventes en France durant l’année (avec notamment Le Parisien, Nice Matin, Paris Normandie ou encore L’Alsace. Le quotidien régional a vu sa diffusion (ventes en France + ventes à l’étranger + diffusion gratuite) baisser de 5,29 % en 2014. C’est moins bien qu’en 2013 où les ventes de La Dépêche avaient aussi reculé, mais seulement de 3,6 %. Continuer la lecture

11 Fév

Presse économique : la Lettre M (Montpellier) rachète MPS et s’installe à Toulouse

Il y a du mouvement dans la presse économique dans la région. La Lettre M, publication économique multi-supports basée à Montpellier, vient de racheter MPS (Midi-Presse Service) à La Dépêche du Midi. Dans le cadre de sa réorganisation qui comprenait notamment la fermeture du mensuel Toulouse Mag, le groupe La Dépêche souhaitait mettre fin à cette publication économique sur abonnement qui existe en Midi-Pyrénées depuis 40 ans. Un accord a donc été trouvé avec La Lettre M.

lettre m

La Lettre M indique sur son site internet (réservé aux abonnés) que « sans attendre la naissance de la nouvelle région », elle s’installera dès le 24 février prochain à Toulouse, créant ainsi une grande lettre économique visant les décideurs de la future grande région Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.  C’est donc désormais un seul titre qui remplacera les deux avec deux équipes rédactionnelles à Montpellier et à Toulouse. La Lettre M annonce une lettre d’info hebdomadaire de 24 pages et un nouveau site internet commun « plus complet et plus ouvert ». Continuer la lecture

26 Jan

La société toulousaine NAP rachète les « Maisons de la Presse » et les « Mag Presse »

Image d'illustration (MaxPPP)

Image d’illustration (MaxPPP)

La société toulousaine NAP, spécialisée dans la distribution de produits dans les bureaux de tabac et chez les distributeurs de journaux, a racheté à Presstalis, la SEDDIF, filiale qui gère la distribution chez les 650 Maisons de la Presse et les 1000 Mag Presse en France, selon un communiqué publié conjointement par les deux groupes.

Fondée à Toulouse, la société NAP était à l’origine un distributeur de jouets qui s’est diversifié en vendant maintenant bon nombre de produits chez les marchand de journaux : papeterie, abonnements téléphoniques, etc.

NAP était déjà actionnaire à 25 % de la SEDDIF et prend désormais le contrôle de l’entreprise avec 75 % du capital, Presstalis (ex-Nouvelles messageries de la presse parisienne NMPP) conservant 25 % des parts.

En pleine crise de la distribution de tabac et de la presse (malgré la reprise de la ventes de journaux depuis les attentats de Paris), Arnaud Ayrolles le président de NAP indique vouloir développer les Mag Presse et Maisons de la Presse et « se positionne en véritable allié des commerces de proximité indépendants. En leur proposant une gamme de solutions complète et clé en main, nous accompagnons au quotidien ces magasins installés au cœur des lieux de vie et soutenons la diversification de leurs activités pour en faire de véritables convenience stores, pérennes et profitables » (communiqué).

FV