27 Oct

46e Festival de cinéma de Clisson, un petit air de Cannes…

À Clisson il n’y a pas que le Hellfest, l’un des plus grands festivals de musique métal en Europe, il y a aussi un festival de cinéma. Beaucoup moins bruyant, mais tout aussi intense !

Tous les ans Clisson accueille un festival dédié au 7e art. Et cette année pour sa 46e édition, le festival voit les choses en grand avec 18 films projetés en 52 séances au cinéma Le Connétable du 22 octobre au 12 novembre 2019.

Festival de cinéma de Clisson

Le festival de Cannes à Clisson

Moins de strass et de paillettes que sur la croisette, mais le tapis rouge est mis pour une programmation ambitieuse. Le Festival de Clisson propose une sélection de films qui ont marqué le dernier Festival de Cannes.

Comme « Atlantique » de Mati Diop qui a remporté le Grand Prix avec un film fort, troublant et onirique sur l’exil.

Le Festival de Clisson c’est donc l’occasion de voir des films primés à Cannes : « Bacurau » de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles et « Les misérables » de Ladj L, Prix du Jury ex-aequo, ou encore « Chambre 212 » de Christophe Honoré, présent dans la sélection Un certain regard et qui est reparti de Cannes avec un prix d’interprétation pour Chiara Mastroianni.

Les festivaliers pourront aussi découvrir « Alice et le maire » de Nicolas Pariser, « Tu mérites un amour » premier long-métrage de la comédienne Hafsia Herzi, « Papicha » de Mounia Meddour, « Le traite » de Marco Bellochio ou encore « Sorry we missed you » de Ken Loach, sur les effets du Brexit et programmé ici en sortie nationale. Tous étaient présentés au dernier Festival de Cannes dans différentes sélections.

Une programmation de choix :

Le Festival fait aussi le choix d’une programmation riche avec des films forts comme « Camille » de Boris Lojkine sur la vie de la jeune photo journaliste angevine Camille Lepage assassinée en 2014 lors d’un reportage en Centrafrique.

Dossier de France 3 Pays de la Loire sur Camille Lepage

Les habitués du festival pourront découvrir le dernier film du réalisateur Robert Guediguian présent lors de l’édition 2015, « Gloria Mundi », ou celui du réalisateur québécois Xavier Dolan « Matthias et Maxime », une belle chronique sur la découverte d’un amour et sur le doute.

Des invités attendus :

Roland Nurier, le réalisateur vient présenter son documentaire « Le char et l’olivier – une autre histoire en Palestine », un film sur l’histoire de la Palestine loin de ce que les médias appellent le conflit israélo-palestinien qui met en avant des témoignages d’experts internationaux, d’historiens, de diplomates des Nations-Unies, mais aussi de simples citoyens. Un éclairage objectif, non-militant pour se débarrasser des idées reçues.

La réalisatrice Lucie Borleteau, sera présente lors de la séance de clôture du festival avec son film en avant-première « Chanson douce », adapté du livre de Leïla Slimani, prix Goncourt en 2016, avec Karin Viard et Leïla Bekhti.

Lucie Borleteau est attachée à la région pour avoir fait ses études à Nantes. Actrice, réalisatrice et scénariste et elle s’est fait connaître du grand public en 2014 avec son premier long-métrage « Fidelio, l’odyssée d’Alice » qu’elle était venue présentée lors de l’édition de 2014 du Festival de Clisson.

Entretien avec Lucie Borleteau lors du Festival des 3 Continents 2018

►Festival de Clisson du 22 octobre au 12 novembre 2019 au cinéma Le Connetable

11 Oct

Festival International du Film de La Roche-sur-Yon : une 10ème édition incontournable !

Nouvelle édition pour le Festival International du Film de La Roche sur Yon qui se déroule du 14 au 20 octobre 2019, un événement qui a su en quelques années se faire une place de choix dans le paysage cinématographique de la région.

En effet, difficile de faire l’impasse sur ce festival qui propose une programmation riche et éclectique, des invités de marque, des animations, … de quoi attirer et ravir des festivaliers toujours plus nombreux.

Affiche 2019 du festival ©fif85

Un festival ambitieux :

Le Festival International du Film de La Roche-sur-Yon a fait ses preuves en 10 éditions, tout en restant fidèle à ses valeurs et à ses ambitions : une programmation accessible, ouverte à toutes les écritures et à tous les spectateurs.

Il a su développer une identité propre, centrée sur l’absence de contraintes de genre, de thème, de nationalité et sur la présentation d’une large palette de films inédits, en première nationale ou avant-première.

Dès sa création, le Festival International du Film de La Roche-sur-Yon a eu une attention particulière pour le public et lui donne l’occasion de découvrir, de partager et d’échanger. Avec plus de 27.000 spectateurs en 2018, le festival a su doubler sa fréquentation en 10 ans !

Des invités prestigieux :

Dès 2010, de grandes figures du cinéma hexagonal et mondial sont venues à La Roche-sur-Yon, à l’image du réalisateur américain Abel Ferrara, présent lors de la première édition.

Le festival, en quelques années, a assisté à de nombreuses rencontres mémorables avec des personnalités du cinéma : de Vincent Lindon à Karin Viard, de Ethan Hawke à Jean-Pierre Léaud, ou encore Anna Karina, Christophe Honoré, Mathieu Amalric, Quentin Dupieux, James L. Brooks et bien d’autres…

Et cette année, l’invité d’honneur est l’acteur, comédien et chanteur Lambert Wilson, l’occasion de le retrouver dans ses plus grands rôles, de « Alceste à bicyclette » de Philippe Le Guay, à « Rendez-vous » de André Téchiné en passant par « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois.

Le public pourra aussi rencontrer et échanger avec les actrices Adèle Haenel et Bulle Ogier, le cinéaste portugais Pedro Costa ou encore l’illustrateur de presse Lorenzo Mattotti.

Retrouvez l’article sur Lambert Wilson, invité d’honneur du festival

Une programmation attrayante :

Fidèle à sa création, pour cette 10ème édition, le Festival International du Film de La Roche-sur-Yon propose une programmation riche et soucieuse d’explorer un cinéma d’ici et d’ailleurs.

L’objectif est aussi de faire découvrir des nouveautés par le biais de nombreuses avant-premières comme « Chanson douce » de Lucie Borleteau, avec Karin Viard, une projection en présence de l’actrice ou « I see you » de Adam Randall.

Bande-annonce de « Chanson douce » de Lucie Borleteau – première française

  • La compétition

Compétition Internationale : des films qui révèlent l’actualité du cinéma contemporain à travers des formes de narration innovantes et pour tous les publics

Bande-annonce de « Vitanela Varela » du réalisateur portugais Pedro Costa – film en compétition

Compétition Nouvelles Vagues : des films de toutes durées en première française : inattendus, surprenants et qui ont le goût du risque.

Bande-annonce de « X&Y » de la réalisatrice suédoise Anna Odell – film en compétition

A noter aussi le prix du public, décerné par les spectateurs et le prix trajectoires, décerné par un jury composé de lycéens des classes option cinéma et audiovisuel de Vendée.

  • Les hommages :

Le festival rend hommage à Peter Fonda, décédé en août dernier. Icône de la contre-culture américaine des années 1960, Peter Fonda, a marqué le cinéma américain notamment pour son rôle dans « Easy Rider » de Dennis Hopper, qu’il avait co-écrit et pour lequel il avait été nommé en 1970 pour l’Oscar du meilleur scénario original.

Hommage aussi au réalisateur italien Bernardo Bertolucci, disparu le 26 novembre dernier avec la projection de deux de ses chefs d’œuvre en version restaurée.

Bande-annonce de « 1900 » du réalisateur italien Bernardo Bertolucci 

  • Le jeune public :

Une attention particulière est portée sur la programmation à destination des enfants avec une sélection de films où les contrées imaginaires et les animaux ont le premier rôle.

Les petits comme les grands vont pouvoir (re)découvrir des classiques comme le célèbre « Pinocchio » Enzo d’Alò, mais aussi assister à des avant-premières comme « l’extraordinaire voyage de Marona » de Anca Damian. 

Ces séances jeune-public sont proposées avec un moment d’échange avec les réalisateurs lors de petit déj’ conviviaux.

Bande-annonce de « Le voyage du prince » de Jean-François Laguionie et Xavier Picard – une avant-première

  • Les à-côtés :

Des concerts : Love Supreme,  French 79 DJ set

Le Festival s’accorde avec le Fuzz’Yon. La scène de musiques actuelles de La Roche-sur-Yon devient le soir une caisse de résonance des images, un lieu de prolongements des sons, des sens et des rencontres.

Une exposition : Meat Dept.

Composé des artistes David Nicolas, Laurent Nicolas et Kevin Van Der Meiren, le collectif Meat Dept. issu du street art est un véritable studio, basé entre Paris et Los Angeles, qui œuvre dans le domaine de l’animation, des arts graphiques, de la peinture, de la publicité, de la réalité virtuelle et de la création numérique.

►Toute la programmation du Festival International du Film de La Roche-sur-Yon – du 14 au 20 octobre 2019

13 Sep

« Le cinéma a du cœur », l’opération de solidarité avec les Restos du Cœur

On connaît bien sûr « Les Restos du Cœur » initiés par Coluche, « Les Rockeurs ont du Cœur » créés à Nantes par le groupe Elmer Food Beat, voici la première édition de l’opération « Le cinéma a du cœur ».

Un ticket pour la solidarité :

Les Restos du Cœur vous donnent rendez-vous du 18 au 24 septembre 2019 au cinéma pour une opération de collecte inédite : Le Cinéma a du Cœur

Le principe est simple pour une place de cinéma achetée au tarif habituel dans les cinémas partenaires, 1 euro est reversé aux Restos du Cœur, soit l’équivalent d’1 repas distribué.

C’est l’événement national solidaire de la rentrée au profit des Restos du Cœur (…) Un moment de détente, un geste simple et un témoignage fort de solidarité pour les plus démunis. Alors, allez au cinéma. Vous y trouverez forcément un film à votre goût !

Patrice Blanc, président bénévole des Restos du Cœur

Le cinéma de Saint-Michel-Chef-Chef, a dit OUI !

Le Cinéma Saint-Michel à St Michel-Chef-Chef en Loire-Atlantique a du cœur et s’engage avec les Restos du Cœur.

Les bénévoles du cinéma Le Saint-Michel

Pour Romain Baconnais, vice-président de l’association qui gère la salle, participer à cette opération était une évidence : « Nous avons reçu une demande via la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF), il n’y a eu aucune hésitation, le bureau de l’association a été tout de suite emballé par cette initiative qui correspond aux valeurs de notre cinéma. »

Nous avons donc voté OUI à l’unanimité.

Au programme :

• Mercredi 18/09 à 15h30 : « Playmobil le film » de Lino DiSalvo (goûter offert à l’issue de la séance)
• Vendredi 20/09 à 21h : « Je promets d’être sage » de Ronan Le Page, avec Pio Marmai, Léa Drucker
• Samedi 21/09 à 15h30 : « Comme des Bêtes 2« , film d’animation de Chris Renaud, Jonathan Del Val (goûter offert à l’issue de la séance)
• Samedi 21/09 à 21h : « Au nom de la Terre » d’Edouard Bergeon, avec Guillaume Canet (avant-première)
• Dimanche 22/09 à 21h : « Je promets d’être sage » de Ronan Le Page avec Pio Marmai, Léa Drucker
• Lundi 23/09 à 21h : « Une grande fille » de Kantemir Balagov (en VOstfr)
• Mardi 24/09 à 21h : « J’irai où tu iras« , la dernière comédie de Géraldine Nakache (avant-première)

►Le Saint Michel est un cinéma associatif qui existe sur la commune de St Michel-Chef-Chef depuis les années 50, il fonctionne avec une trentaine de bénévoles. Plusieurs événements y sont proposés tout au long de l’année, à noter du jusqu’au 17 septembre le Festival Ciné Police, 4ème rencontre du film et roman policier.

►Romain Baconnais est aussi le créateur du blog Cinéphiles 44 où l’on peut y retrouver ses nombreuses critiques de film, des actualités, des infos 

Restos du Cœur et cinéma : une belle histoire…

L’Opération “Le Cinéma a du Cœur” est une première ! Mais les liens avec le monde du cinéma sont forts depuis des années.

Les Restos du Cœur ont développé depuis plus de 20 ans des missions pour l’accès des plus démunis aux activités culturelles et notamment au cinéma, un clin d’œil au grand acteur que fut Coluche.

La précarité n’est pas que financière, c’est aussi l’isolement qu’il faut combattre pour éviter une exclusion supplémentaire. La salle de cinéma est un lieu de rencontres et de partage entre bénévoles, personnes accueillies et partenaires du monde du 7ème art.

En 20 ans, ce sont plus de 1,3 million de personnes accueillies aux Restos qui ont pu bénéficier de ce dispositif, sous différentes formes :

  • Des séances privées suivies d’échanges autour du film projeté entre personnes accueillies et bénévoles sur place et/ou dans les centres d’activités des Restos. Ces séances sont essentielles pour créer du lien, des échanges et pour sortir de l’isolement certains publics.
  • Des séances publiques auxquelles les personnes peuvent se rendre en toute autonomie. L’activité cinéma s’est étendue très largement sur le territoire, notamment en milieu rural. Elle prend aujourd’hui diverses formes en s’adaptant aux différents publics accueillis par les Restos.

►En Loire-Atlantique par exemple, les Rendez-vous au cinéma existent depuis 1999 sur plusieurs villes du département.

Pendant l’année 2016/2017, les Restos du Cœur de la Loire-Atlantique ont permis à 3333 personnes de bénéficier de ces rendez-vous cinéma, notamment pour les enfants, qui peuvent ainsi avoir accès à la majorité des films qui leur sont destinés chaque année.

11 Sep

Lambert Wilson, invité du prochain Festival International du Film de La Roche-sur-Yon

Quelle affiche !

Pour sa 10ème édition, le Festival International du Film de La Roche-sur-Yon, qui a lieu du 14 au 20 octobre prochain, accueille l’acteur, comédien et chanteur Lambert Wilson.

©FRANCK CASTEL/MAXPPP – AU BOUT DES DOIGTS

Durant toute la semaine, les festivaliers auront le plaisir de découvrir une sélection de ses films et une rencontre avec le public est prévue le dimanche 20 octobre dans la salle du Manège du Grand R, Scène Nationale de La Roche-sur-Yon.

Lambert Wilson, un artiste complet :

Acteur de cinéma, de théâtre, chanteur, metteur en scène, cet artiste fait partie depuis de nombreuses années du paysage cinématographique français et international.

Si pour ma part mon premier souvenir reste son apparition dans « La boum 2 » de Claude Pinoteau au côté de Sophie Marceau, Lambert Wilson a marqué le 7ème art par ses rôles dans le cinéma grand public comme dans le cinéma d’auteur.

Après une formation au Drama Centre London en Angleterre, il est révélé au public français en 1985 avec « Rendez-vous » d’André Téchiné où il donne la réplique à Juliette Binoche et Jean-Louis Trintignant et se voit ainsi nommé pour la première fois aux César dans la catégorie du meilleur acteur.

Il enchaîne les rôles et les réalisateurs et tourne avec les plus grands de Andrzej Żuławski à Philippe de Broca en passant par Alain Resnais qui le fera pousser la chansonnette dans « On connaît la chanson« .

Il se frotte aussi au cinéma américain avec des incursions dans le cinéma de James Ivory ou des frères Wachowski.

C’est aussi un caméléon, il est aussi juste dans la soutane de l’abbé Pierre dans « Hiver 54, l’abbé Pierre » de Denis Amar qu’avec le bonnet rouge du commandant Cousteau dans le film « L’Odyssée » de Jérôme Salle. En 2012 dans « Sur la piste du Marsupilami » d’Alain Chabat, il pousse même l’audace de se couler dans un fourreau pailleté pour interpréter une chanson Céline Dion !

La programmation du Festival International de Film de La Roche-sur-Yon n’est pas encore connue, mais il est fort à parier que l’équipe aura l’embarras du choix pour proposer au public une sélection de longs-métrages de ce comédien à la filmographie si foisonnante et si hétéroclite !

Lambert Wilson connaît bien la région, en 2017, il a été le président du 29ème Festival Premiers Plans d’Angers.

Un festival qui monte… qui monte

 

©fif85

Le Festival International du Film de La Roche-sur-Yon est devenu un incontournable des festivals de cinéma de la région. Fort d’une programmation très éclectique, il est parvenu à se faire une place de choix entre le Festival Premiers Plans d’Angers ou Le Festival du Cinéma Espagnol de Nantes.

Au fil des ans, des pointures du cinéma hexagonal ont répondu présentes comme Karin Viard l’année dernière ou le réalisateur et comédien Bruno Podalydès pour l’édition 2016. Mais c’est aussi un festival au rayonnement international avec une sélection de films venant de nombreux pays et d’invités prestigieux du cinéma d’ailleurs à l’image du réalisateur israélien Nadav Lapid  ou du britannique Lech Kowalski.

Ce festival a su récompenser et mettre en lumière des films qui ont par la suite marqué le 7ème art comme « The Favourite » de Yórgos Lánthimos, prix spécial de l’édition 2018, ou le prix spécial du jury 2016 « Une vie » de Stéphane Brizé.

Pour cette 10ème édition, la programmation n’est pas encore sortie mais l’on va retrouver les différentes catégories : Prix du jury internationalPrix nouvelles vagues, Prix du jury lycéen et prix du public et Prix trajectoires. Et le festival offre toujours une belle programmation jeunesse, des films scolaires, des ateliers, des concerts, des avant-premières, des masterclass,… 

Rendez-vous dès le 14 octobre !

31 Juil

« Solex dans les prés », un tournage 100% mayennais !

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Un road-movie en solex qui traverse Lassay-Les-Châteaux, Sainte-Suzanne ou Gorron, voilà un pari un peu fou pour un film totalement mayennais !

Après le succès il y a 4 ans de « Va y avoir du soui », 26 000 entrées dans 90 salles du Grand Ouest, l’équipe de Le Couvoir Production menée par Dominique et Isabelle Rocher vient d’achever la tournage de son nouveau projet. 

« Solex dans les prés », un ovni cinématographique

Des acteurs mayennais, des techniciens mayennais, un financement mayennais et la Mayenne pour décor… on l’aura compris « Solex dans les prés » est bien un film 100% mayennais !

C’est une fiction-documentaire dont le but est de découvrir la Mayenne et ses richesses mais pas n’importe comment… en prenant son temps, en allant au devant des gens…. et pour cela un seul moyen : le Solex !

Dominique Rocher, auteur et réalisateur du film a imaginé ce road-movie comme une comédie populaire aux dialogues ciselés, saupoudrée de magie, de poésie et de burlesque.

Un film qui hisse la naïveté au rang de vertu

©Dominique Rocher – Solex dans les prés

Un film participatif

Dominique nous raconte que l’idée lui est venue lors de la distribution de son premier film, et sa mise en place a pris forme quand des communes du département ont manifesté un véritable désir de partenariat pour ce projet basé sur la passion et la générosité.

Tous se sont mobilisés pour le plaisir de vivre une expérience unique et pour valoriser l’image de leur département. Ainsi, les entreprises de la région ont elles aussi adhéré à cette aventure, le financement a donc été exclusivement privé, sous forme de mécénat et participatif sous forme de crowdfunding.

Silence… on tourne

Après de longs mois de préparation, de casting et de répétitions, premier jour de tournage à Château-Gontier, puis direction Oisseau, Bouessay et La Roë.

©Dominique Rocher – Solex dans les prés

L’aventure mayennaise continue… Dominique raconte : « Nous sommes sur les routes du matin au soir avec tous les comédiens, toute l’équipe technique et tous les Solex, Motobécane et autre side-car. Une vraie caravane ! Chacun a vraiment envie que le film se fasse (…) l’équipe de production est vraiment contente car ça fait des mois qu’on travaille pour préparer tout ça, trouver les budgets et maintenant on est dans le truc (…) Je suis très content d’être avec cette équipe de gamins, ça me rajeunit ! « 

Clap de fin

Le tournage de « Solex dans les prés » s’est achevé dimanche 1er septembre dans la très westernienne vallée des grottes de Saulges.

Trente communes et une douzaine d’associations partenaires, des dizaines d’entreprises impliquées sous forme de mécénats, quarante comédiens et techniciens quotidiennement sollicités, des centaines de figurants, un millier de kilomètres à parcourir en Solex et en side-car… le projet était un peu fou, mais le pari est gagné !

L’aventure va maintenant se poursuivre de manière moins risquée et plus confidentielle avec les mois de montage et de post-production pour une sortie en salle toujours prévue en octobre 2020.

SynopsisKharis et Brindelune, 2 demi-sœurs ennemies, membres de la même agence de détectives privés parisienne, se lancent, à bord d’un antique side-car, dans un road-movie à travers la Mayenne. L’une vient d’être virée du RAID suite à une bavure, l’autre, gaffeuse invétérée, semble dotée de supers pouvoirs mal contrôlés. Au cours de cette picaresque odyssée frisant souvent le burlesque, Kharis et Brindelune vont croiser 2 amateurs de solex absorbés dans une improbable quête digne des chevaliers de la table Ronde ainsi qu’une extravagante jeune femme autour de laquelle plane une indicible menace…

01 Juil

Aux heures d’été de Nantes : le cinéma se met au vert

Exit les salles obscures, le pop-corn et les sièges en velours rouge… Bonjour la nuit étoilée, le jambon-beurre et le plaid étendu sur l’herbe.

Pour cette 15ème édition, le festival nantais et gratuit Aux heures d’été s’offre le monde ! De l’Egypte, au Pakistan en passant par New-York découvrez des artistes, des spectacles mais aussi des films, avec des séances de cinéma en plein air.

Détendez-vous, prenez un pique-nique et direction les jardins de Nantes pour découvrir une programmation variée et tout public.

►mercredi 10 juillet : « La fiancée du désert » de Cecilia Atán et Valeria Pivato

Rendez-vous à l’embarcadère du Port-Boyer pour un road trip argentin rempli de tendresse et de douceur (VO sous-titrée)

►jeudi 11 juillet : « 20 000 lieues sous les mers » de Richard Fleischer

Revoir à la belle étoile sur la grande pelouse du jardin des plantes l’adaptation hollywoodienne du célèbre roman de Jules Verne, incontournable ! (VO sous-titrée)

►jeudi 18 juillet : « Paris la blanche » de Lidia Terki

Dans le parc de la Roche, un voyage qui nous emmène d’un petit village de Kabylie aux quartiers parisiens

►mercredi 17 juillet : « Parvana » de Nora Twomey

Du cinéma d’animation pour tous au parc de Bottière-Chénaie, avec ce conte merveilleux sur l’émancipation des femmes et l’imagination face à l’oppression.

►mercredi 24 juillet : « Une année polaire » de Samuel Collardey

Partir au Groenland avec les Inuits pour un docu-fiction instructif et émouvant. A découvrir dans le parc des Dervallières. (VO sous-titrée)

►mercredi 31 juillet : « Brooklyn yiddish » de Joshua Z. Weinstein

Découvrez New-York et le quartier juif de Brooklyn assis dans l’herbe de l’Hippodrome du petit port avec cette quête paternelle qui offre une immersion dans un monde à part. (VO sous-titrée)

►mercredi 7 août : « Menina » de Cristina Pinheiro

Luisa Palmeira a 10 ans, elle est française mais sa famille est portugaise. Faites sa connaissance au parc de la Boucardière.

►mercredi 14 août : « Crash test Aglaé » d’Eric Gravel

Pour finir ce tour du monde cinématographique, direction l’Inde avec ce périple de 3 ouvrières délocalisées qui tentent de rejoindre leur nouveau lieu de travail. A voir au parc de la Crapaudine.

Les pieds à Nantes mais la tête ailleurs, voilà le programme du festival Aux heures d’été… pour explorer la ville autrement.

Aux heures d’été c’est 6 semaines de cultures d’ici et d’ailleurs, avec des concerts, des spectacles jeune public, des lectures, … soit 35 spectacles avec la présence d’une centaine d’artistes du monde entier.

Un vrai rendez-vous humain !

06 Juin

Festival des Zones Portuaires de St Nazaire : cap au nord !

4ème édition pour ce festival qui nous transporte chaque année de port en port, pour nous faire découvrir cet univers où se côtoient des bateaux, des marchandises et des hommes.

Jusqu’au 11 juin, cap sur la Scandinavie et le grand nord. Cette année le festival « ZONES PORTUAIRES – rencontres internationales cinéma et villes portuaires  » part à la découverte d’un cinéma nourri d’un imaginaire culturel fort, porté par les grands espaces…

Une programmation exigeante et audacieuse

Ce rendez-vous propose un programme varié : fictions, documentaires, films d’animation…Un voyage sur les terres boréales, à travers les chefs d’œuvre de Bergman, la vision du monde de Kaurismäki ou la douce folie de la très regrettée Solveigh Anspach.

C’est aussi l’occasion de découvrir des œuvres inscrites dans l’actualité. Des films qui nous rappellent combien ces régions nordiques sont les premières frappées par le réchauffement climatique, et qu’elles font face à l’exil de ceux qui fuient les malheurs des pays du sud.

Un festival multiple

Le festival des Zones Portuaires va au-devant du public et propose de nombreuses séances accompagnées par des réalisateurs, des comédiens comme Jean-Pierre Darroussin pour « Rendez-vous à Kiruna » de Anna Novion ou Antoine Russbach qui vient présenter son film en avant-première « Ceux qui travaillent« .

Le jeune public n’est pas oublié avec des séances pour les plus petits, les scolaires et les animations sont nombreuses : ciné-concert, atelier cinéma, ciné plein-air…

Mais il en est une qui sort du lot : 24h à toute vapeur !?

Un défi… et plouf dans l’eau

L’association Les Pieds dans le Paf organise un défi : réaliser un court-métrage en 24h.

Le principe : rendez-vous vendredi à 19h au local des Pieds dans le Paf, on forme les équipes, le téléphone sonne pour annoncer le thème ou la contrainte mystère et le compte à rebours est lancé ! Chaque équipe s’organise pour terminer son court-métrage pour le lendemain samedi à 19h30.

Et le clou de l’aventure : la projection des films dans une soirée ciné-vapeur. Voir des films dans un bain chaud… voilà de quoi surprendre.

Proposée par Les Abeilles, cette soirée « l’heure du bain » nous invite à la détente dans des bains chauds pour assister à la projection des films réalisés dans le cadre des « 24h à toute vapeur ».

N’oubliez pas vos maillots de bain et vos serviettes !

L’association Les pieds dans le paf

L’association « Les pieds dans le paf » existe depuis une trentaine d’années à Saint-Nazaire, autour de  trois axes forts : l’éducation aux médias, la promotion des médias « pas pareils », associatifs, participatifs, collectifs, indépendants, libres, alternatifs, engagés…  et la défense des usagers des médias.

Elle organise tous les deux mois depuis de nombreuses années un « défi 24h » : réaliser un film en 24h, sur une thématique et avec des contraintes données. Le rendez-vous est donné dans le local de l’asso à St Nazaire pour la constitution des équipes en s’assurant que chacun dispose de toutes les compétences et du matériel pour faire un film.

Hélène de l’association raconte : « le téléphone sonne, une voix mystérieuse annonce le thème et/ou les contraintes, et c’est parti ! On revient le lendemain, montrer son film aux autres, et débriefer. Cela permet de décomplexer le rapport que l’on peut avoir aux différentes étapes de fabrication d’un film (écriture, tournage, montage notamment), puisqu’il faut travailler en groupe et dans l’urgence. Ces films sont également projetés dans le cadre de nos Risques de Projection, des projection de courts métrages de la région, au Café Scott à Saint Nazaire. Le prochain aura lieu le 18 juin. »

►Festival des Zones Portuaires, jusqu’au 11 juin à St Nazaire et dans plusieurs salles du département

29 Mai

Court&49, une association angevine dédiée aux courts-métrages

Une passion pour le 7ème art, une envie de cinéma, un désir de tenter l’expérience de la réalisation… le court-métrage est souvent la réponse pour faire ses premiers pas dans le cinéma. C’est un format qui permet toutes les narrations, toutes les audaces.

À Angers, l’association Court&49 regroupe des talents de la région et apporte son aide pour des projets de réalisation de court-métrage.

Pour ses fondateurs, Court&49 c’est d’abord un collectif, né d’une envie, celle de réaliser et de se réaliser.

Le but est de pouvoir partager ses connaissances et ses expériences aux membres du groupe et de proposer des projets.

►Entretien avec Johan Neveu, président de l’association :

  • Comment est née cette association ?

Court&49 est une association née à Angers en 2014 à l’initiative de Vincent Malaisé, qui au moment de se lancer dans la réalisation n’a pas trouvé sur place écho à ce qu’il voulait faire, d’où l’idée de rassembler des gens intéressés comme lui par la création audiovisuelle.

Elle est composée de passionné(e)s de cinéma qui se retrouvent, échangent et réalisent des courts-métrages.

Deux fois par mois nous nous réunissons pour faire avancer nos projets. Nous organisons aussi des ateliers pratiques ou théoriques ouverts à tous.

Nous sommes actuellement une quinzaine d’adhérents et chaque année s’ajoute de nouvelles têtes ! 

© David Lair

  • Pourquoi le choix du format court ?

Le format court est très versatile et permet d’expérimenter.

La création audiovisuelle est chronophage et la plupart de nos membres évoluent dans des milieux différents de celui du cinéma ou de la vidéo. En général, ils commencent avec des formats très courts (2 ou 3 minutes), ensuite les scénarios se complexifient et la durée s’allonge !

  • Quels sont vos champs d’actions ? 

Un membre vient avec une idée, et nous l’accompagnons de l’écriture au montage. Le but n’est pas de produire des films « one shot » mais que les réalisateurs d’un jour participent aussi au tournage et à la préparation des projets des autres membres en tant que technicien, régisseur,…

Nous servons un peu de structure de production en finançant certains postes particuliers comme des plans de drone, du conseil en montage, prise son ou la mise en place de la régie.

Lorsqu’un film est prêt, nous organisons une avant-première, mais ensuite, c’est au réalisateur de décider comment il souhaite faire vivre son film en terme de projection et de festival.

© David Lair

  • Quels ont été les événements marquants depuis sa création ?

En tout nous avons aidé à réaliser 11 films de 6 réalisateurs différents !

Notre dernier film « La Dormance » de Vincent Malaisé, a été récompensé par plus de 20 prix (dont celui du meilleur court-métrage français au Paris Art Movie ou le prix de la meilleure actrice pour Aurélie Garault au Redline International Film Festival de Toronto – Canada)

Synopsis : Au début du cycle de la dormance, moment où la vigne va devoir vivre sur ses réserves, Mélanie se fait renvoyer de l’exploitation vinicole qui l’emploi. Dépendante et vivant dans sa voiture, elle entre en errance.

Court&49 a accompagné au développement et à la production de plusieurs courts-métrages dont « Le Boa » de Jérôme et Stéphanie Lebeau, « Zetematium » de Yulia Nikiforova ou encore « Clown » de Johan Neveu.

L’association participe également à l’éducation à l’image en organisant plusieurs rencontres au profit de ses membres et du public avec des techniciens ou réalisateurs reconnus, comme la mise en place d’une masterclass avec Cécile Pradère, monteuse professionnelle.

Nous organisons des rencontres entre les angevins et des professionnels du milieu cinématographique. Nous avons ainsi accueilli Stéphane Brizé, (réalisateur de « La loi du marché », césar du meilleur acteur pour Vincent Lindon) ou encore Alexandre Charlot (scénariste notamment de « Bienvenue chez les Ch’tis »).

Toujours dans cet esprit de rencontre, nous mettons en place des avant-premières pour nos différents films, en invitant toutes les personnes qui permettent à nos films d’exister et qui sont nombreux (ceux qui prêtent les lieux, les accessoires, les figurants,…).

Et nous avons également organisé avec d’autres associations productrices de courts-métrages des soirées de projection sur Angers et Nantes, « Court sur le Grill » qui eurent un grand succès.

  • Vous avez des partenariats avec le Festival Premiers Plans, le cinéma Les 400 Coups ?

Nous sommes encore une association jeune et avons à faire nos preuves. Le Cinéma Les 400 Coups nous accueille pour nos événements de manière classique.

Le festival Premiers Plans est lui réservé aux professionnels, sortant d’école de cinéma, et ne programme pas de films amateurs. Cependant nous connaissons les dirigeants, et ils nous connaissent. L’idée de créer un festival « Off » nous trotte derrière la tête depuis quelques années !

  • Quels sont les prochains projets de Court&49 ?
Plusieurs personnes ont des scénarios en cours qu’ils souhaitent réaliser. Pour ce qui me concerne, je termine un script pour un tournage en fin d’année. 
Nous cherchons aussi à faire plus d’ateliers pratiques pour faire plus d’images et tout apprendre ! 

© David Lair

Le tournage de « Se dévoiler par le Cœur« , de Benoit Rolandeau, vient de s’achever, un atelier écriture sur la transformation des personnages est prévu avec Gildas Jaffrennou et un concours d’affiche est lancé pour le prochain film « A new born man »
  • En quoi consiste ce concours d’affiche ?

Le concours d’affiche est un moyen pour nous de faire connaître notre association ainsi que de permettre à des graphistes en herbe de s’essayer à la création d’affiche. Les participants reçoivent un lien du film et ont ensuite carte blanche sur leur création.

Il n’est pas à l’adresse de professionnels. Nous cherchons toujours des « amateurs éclairés », comme nous le sommes, pour partager notre amour du cinéma !

  • Votre dernier coup de cœur cinématographique ?

C’est « Us » de Jordan Peele. Je n’aime pas forcément les thriller mais j’aime beaucoup sa direction artistique et sa façon de souligner son thème avec le cadre. Ça et l’inventivité du scénario m’ont conquis. Jordan Peele a eu une carrière comique avant de passer à la réalisation, qui je pense lui offre une grande maîtrise du rythme, essentiel en comédie. 

►Johan Neveu est un réalisateur installé depuis 2014. Après des études d’ingénieur en horticulture et paysage, il se lance par passion dans la réalisation. Autodidacte, il a travaillé sur des projets diversifiés allant de la vidéo de communication web au court-métrage en passant par les webdocs avec le Parc naturel régional Loire Anjou Touraine. Son premier court-métrage ‘Bol D’Ouest’ est sélectionné au concours de courts du festival Accroches Cœurs.

Il est cadreur sur le court-métrage « Madeleine » de Vincent Malaisé, sur « Zetematium » de Yulia Nikiforova et lors de la réalisation du Clip « Bouge » du collectif Culture Contre Attaque. Il passe à la réalisation avec « Clown » un court-métrage poétique tourné à Angers en 2017.

07 Mai

Rencontre avec Matthieu Haag, réalisateur de « L’Orphelinat »

Le réalisateur nantais, Matthieu Haag, présente son premier long-métrage documentaire « L’Orphelinat », mardi 14 mai à 20h30 au cinéma Le Concorde à Nantes.

Entretien avec le réalisateur, il revient sur son parcours et la genèse de ce projet, une rencontre avec le directeur d’un orphelinat à Hanoï  qui nous donne à appréhender la vie de cet homme, pour mieux nous conter une histoire universelle.

Sans titre (1)

« Petit fils d’une immigrée slovaque venue en France à pied, je ne me sens nulle part chez moi. Lors d’une errance au Vietnam, je fais la rencontre d’un père adoptif en série, Monsieur Vu Tiên, qui me confie son histoire alors même que je ne parle pas sa langue. Débute alors un parcours initiatique sur ma place d’homme, et de père, fait de rencontres et de révélations.« 

Ce film est bien né d’une rencontre et la rencontre est ce qui résume le parcours atypique et surprenant de Matthieu Haag.

Je n’aimais pas aller au cinéma jusqu’à l’âge de 25 ans.

Voilà une entrée en matière pour le moins surprenante de la part d’un réalisateur. Matthieu explique : « j’avais un besoin de confrontation plus directe, de comprendre le monde« . Il devient scientifique, agrégation de physique, bac+5 en robotique, c’est ce que l’on appelle une tête… mais toujours en connexion direct avec l’humain.

C’est l’achat d’une caméra et sa curiosité pour la technique qui pousse Matthieu vers le cinéma. Il profite d’un voyage en Côte d’Ivoire pour faire l’expérience d’un film. Le virus est là.

Dès lors, il devient un spectateur assidu, presque « gargantuesque », visionnant un film par jour, il a la maturité, la curiosité et se forge sa propre culture cinématographique.

Le déclic a lieu devant « To Be or Not to Be » réalisé par Ernst Lubitsch en 1942, « on peut faire passer de telles émotions ! » Il découvre aussi les films de fiction et de documentaire d’Alain Cavalier, et croise le réalisateur angevin Pascal Bonnelle, avec qui il collabore sur certains projets.

Il maîtrise de plus en plus la narration, le montage, … et se bâtit une expérience dans le documentaire.

Le documentaire, c’est aller saisir des choses qui existent déjà.

En 2008, Matthieu décide de passer à la fiction, pour se confronter à une écriture différente et à la direction d’acteurs. Plusieurs de ses courts-métrages sont remarqués comme Etat des lieux (2012) ou Un parfum de Liban (2014) qui sera sélectionné dans de nombreux festivals et qui obtiendra 5 prix.

Son désir de cinéma est là, mais c’est une rencontre qui va amener Matthieu Haag à réaliser L’Orphelinat.

« Un ami me contact pour faire un film institutionnel sur une ONG en Asie du Sud Est. Le deal : je n’étais pas rémunéré mais je bénéficiais d’une équipe sur place et de 20 jours de tournage en plus pour faire un film » raconte Matthieu. Il écrit alors une fiction, mais sur place le projet n’aboutit pas. Et c’est une rencontre qui va tout changer, il fait la connaissance du directeur d’un orphelinat à Hanoï, se lie d’amitié avec lui et filme ce vieil homme qui lui raconte sa vie.

Une vie d’engagements et entièrement dédiée aux autres.

Matthieu rentre en France avec des rushs dont il n’a pas toute la traduction, le temps passe. « Lors d’une soirée, je fais la connaissance d’un vietnamien installé en France depuis de nombreuses années, qui me propose de traduire les propos du directeur de l’orphelinat ». A l’issu des traductions, Matthieu est décidé, il va faire un film sur Monsieur Vu Tiên et son incroyable histoire. Après un mois d’écriture, il retourne à Hanoï, compléter le tournage.

Mais un problème se pose : produire le film. Et là encore, c’est une rencontre qui va faire aboutir ce projet. Après quelques refus, Matthieu prend contact « au culot » avec la productrice d’Alain Cavalier, qui au vu d’un premier visionnage donne son accord. « Assis au bureau de cette femme qui a côtoyé Clint Eastwood ou Orson Wells, je vis un rêve ! »

Rêve qui devient réalité : L’Orphelinat sort au cinéma !

Il y a un avant et un après cette expérience.

► Rendez-vous mardi 14 mai à 20h30 au cinéma Le Concorde à Nantes, la projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur

► « L’orphelinat » a reçu le Grand Prix du meilleur documentaire à Cleveland, Etats-Unis (Great Lakes Film Festival) , Grand Prix du meilleur documentaire à Baku, Azerbaïdjan (Zoroaster Film Festival) et le Grand Prix du meilleur documentaire en Martinique (MIFF)

02 Mai

Ludivine Sagnier, marraine d’Eden 3, le nouveau cinéma du pays d’Ancenis

Avec Eden 3, le rêve des habitants du pays d’Ancenis devient réalité : un cinéma à la hauteur de leurs attentes. Ce nouvel équipement ouvre ses portes les 4 et 5 mai pour deux jours de fête avec des avant-premières, des animations et quelques surprises.

Une marraine prestigieuse…

Et pour ce week-end d’inauguration, le cinéma Eden 3 a vu les choses en grand et déroule le tapis rouge pour la venue très attendue de la comédienne Ludivine Sagnier, marraine de ce cinéma flambant neuf.

Ludivine Sagnier / © Franck Castel – Maxppp

Présente samedi 4 mai, la jeune actrice est une marraine idéale, car elle représente pour les organisateurs, par sa filmographie éclectique, les valeurs de la programmation de ce nouveau complexe.

Révélée par François Ozon dans le déjanté « Gouttes d’eau sur pierres brûlantes », Ludivine Sagnier s’est illustrée dans un cinéma aussi bien d’auteur que populaire « Swimming Pool » du même réalisateur, « La fille coupée en deux » de Claude Chabrol, « Les chansons d’amour » de Christophe Honoré ou plus récemment « Lola et ses frères » d’Antoine Blossier.

Programme du week-end…

Samedi 4 mai

. 14h : Ouverture des portes

. 15h : Avant-première Jeune public « Stubby » avec un jeu quizz.

. 19h : set DJ de Mr Cornelius autour de musiques de film.

. 20h30 : Carte blanche à Ludivine Sagnier, la marraine d’Eden 3, en sa présence : projection de « Pieds nus sur les limaces », de Fabienne Berthaud (2010), avec notamment Ludivine Sagnier et Diane Kruger.

Dimanche 5 mai

. 10h30 : P’tit ciné « Ariol prend l’avion » (et autres têtes en l’air).

Cadeaux et goûter offerts, en partenariat avec le réseau Bibliofil (bibliothèques du secteur d’Ancenis- saint-Géréon).

. 18h00 : Avant-première : « Venise n’est pas en Italie » d’Ivan Calbérac, avec notamment Benoit Poelvoorde et Valérie Bonneton. (Surprise impromptue de 30 mn en avant-séance)

Un bel écrin…

Adieu l’Eden de la rue Saint-Fiacre !

L’Eden 3 prend ses quartiers près de la gare et occupe le bâtiment de l’ancienne usine de Manitou.

Le bâtiment est une invitation au voyage cinématographique : la façade avec son ruban d’inox symbolise la bobine de film et suggère au public de converger vers un seul point, l’entrée du bâtiment.

Eden 3, avec ses trois salles et ses 549 fauteuils, répond aux critères actuels de qualité d’image et de son, notamment avec la technologie de son immersif Dolby Atmos qui offre aux spectateurs encore plus de réalisme.

Cinéma Eden 3 / © COMPA Nathalie Gautier

L’association Louis Lumière…

Pour gérer ce nouvel équipement, un partenariat a été conclu entre la COMPA (Communauté de communes du Pays d’Ancenis) et l’association Louis Lumière, qui gère depuis 1971 le cinéma Eden de la rue Saint-Fiacre.

Avec ses 3 salariés et ses 80 bénévoles, l’association franchit aujourd’hui une grande étape : proposer dans un équipement professionnel et moderne, une grande variété de films, mais sans perdre son ADN.

L’Eden est, et on l’espère, restera avec l’Eden 3, un cinéma à la programmation grand public, mais aussi ouverte sur d’autres cinémas… plus pointus, tout en développant des animations et l’éducation à l’image.

Il s’agit pour nous de présenter une programmation riche et variée et de l’ouvrir à toutes les cultures, à toutes les générations – Philippe Rigollier, président

Un peu d’histoire…

Héritier de la première salle de cinéma implantée à Ancenis en 1920, le Cinéma Eden, originellement entreprise familiale, a été exploité par la Société Ancienne de Cinéma, sous statut de SARL, de 1946 à 1965, date à laquelle l’association Louis Lumière a repris la gestion de la salle.

Durant toutes ces années, le cinéma Eden, véritable institution locale, s’est appuyé en grande partie sur des bénévoles adhérents de l’association pour faire fonctionner cet équipement cinématographique mono-salle.

Maintenant place à l’Eden 3…