31 Mai

Toulouse : un maire adjoint accusé d’avoir détourné le fichier et l’argent d’une association à des fins électorales

Un maire adjoint de Toulouse, Jean-Jacques Bolzan, est candidat à la présidence du parti Radical de la Haute-Garonne. Son concurrent l’accuse d’avoir utilisé le fichier et l’argent d’une association pour faire campagne.

Jean-Jacques Bolzan, maire adjoint de Toulouse

Ce vendredi 1er juin, les radicaux de la Haute-Garonne doivent élire leur président. L’ambiance n’est pas vraiment confraternelle. Deux candidats sont en compétition et la confrontation vire au pugilat. Un concurrent accuse sont adversaire de détournement de fichier.

Le mercredi 30 mai, un courrier a été adressé à la présidente de la Commission des conciliations des radicaux. Plusieurs élus ont reçu une copie de la lettre.Une lettre de deux pages et au ton accusatoire : « Je tiens à porter à votre connaissance les faits d’une particulière gravité qui sont susceptibles d’entacher la sincérité de l’élection à la présidence du Mouvement Radical, Social et Libéral de la Haute-Garonne ».

C’est un adjoint au maire de Toulouse qui est visé. Selon son accusateur (le co-délégué départemental du parti Radical) Jean-Jacques Bolzan a envoyé ses professions de foi sous l’enveloppe de l’association qu’il préside. Il a également utilisé le fichier des adhérents. Le concurrent de Jean-Jacques Bolzan demande donc que la CNIL soit saisie. Pierre Nicolas Bapt estime qu’il s’agit « d’une violation de données personnelles ». Il invoque également un problème de financement de la campagne. Selon lui, c’est l’association qui « a pris en charge a minima les frais de diffusion ».

Contacté par France 3 Occitanie, Jean-Jacques Bolzan dément : « tout est clair ». L’élu toulousain reconnait avoir utiliser une carte d’abonnement de son association afin de profiter d’un tarif préférentiel s’agissant des envois postaux. Des envois que Jean-Jacques Bolzan évalue à 250. Mais Jean-Jacques Bolzan affirme avoir réglé la facture avec sa carte bleue et sans que cela coûte de l’argent à son association.

L’élu toulousain précise également ne pas avoir envoyé, sur la base du fichier « Agir pour l’avenir des Toulousains », des professions de foi aux membres de son association.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

30 Mai

Municipales à Toulouse : l’ancien président du Sénat, Jean-Pierre Bel, définit un calendrier et dresse le portrait du candidat de la gauche

Jean-Pierre Bel consulte et réfléchit aux municipales à Toulouse. Pour l’ancien président (PS) du Sénat, la gauche doit rapidement trouver un candidat naturel. Un candidat capable de parler aux Insoumis de Jean Luc Mélenchon et au centre gauche.

AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

Jean-Pierre Bel n’est pas officiellement candidat. Il ne le sera peut-être jamais. Mais l’ancien président du Sénat est très intéressé par les municipales à Toulouse. Jean-Pierre Bel multiplie les rencontres. Des rencontres avec, au menu, un plat consistant : 2020 et le Capitole. Jean-Pierre Bel a évoqué le sujet avec une toulousaine devenue ministre, Nicole Belloubet. Dans les prochains jours, il doit rencontrer le patron de la fédération PS de la Haute-Garonne, Sébastien Vincini.

L’ex sénateur a également abordé la question avec un candidat potentiel, Claude Raynal. Les deux hommes ont notamment discuté d’une formule : un ticket et deux candidats, un pour la mairie et un autre pour Toulouse Métropole. Jean-Pierre Bel n’est d’ailleurs pas favorable à cette solution. La semaine dernière, dans une brasserie toulousaine, Jean-Pierre Bel a également discuté « municipales » avec une figure du PS départemental.

Bref, Jean-Pierre Bel revendique un attachement quasiment viscéral à la ville Rose. Mais il n’est pas simplement fan des quais de la Daurabe ou du marché Victor Hugo. Il est véritablement impliqué dans la préparation des municipales. Jean-Pierre Bel suit de près l’actualité toulousaine. Il évoque une réunion dans le quartier de Matabiau et a une idée sur le bilan de Jean-Luc Moudenc : « Jean-Luc Moudenc n’a pas de bilan catastrophique. On cherche simplement un souffle, le souffle que mérite Toulouse et sa métropole. On ne voit pas bien ou veut en venir Jean-Luc Moudenc notamment sur les infrastructures de Transport. Il suffit de voir la 3ème ligne de Métro ».

Jean-Pierre Bel « pense que la gauche ça existe toujours ». Il ne souhaite pas simplement que la gauche reprenne Toulouse. Le socialiste, proche de François Hollande, a des idées sur la méthode. Jean-Pierre Bel est convaincu qu’il faut « aller très vite ». Il fixe même une échéance : « vers l’été ». Jean-Pierre Bel dresse un portrait-type du candidat : « un candidat naturel qui ne fait pas forcément consensus mais qui est capable de parler avec tout le monde ».

Jean-Pierre Bel « reconnaît que l’alchimie est compliquée ». Mais, pour le socialiste, une seule option est possible : « le candidat devra rassembler ».

Pas de commentaire sur la candidate PS quasi déclarée, Nadia Pellefigue. Une simple observation qui se veut générale et impersonnelle : « il ne faut pas s’enfermer dans la Fédération socialiste, la gauche a évolué ». Jean-Pierre Bel dessine-t-il son propre portrait en parlant d’un candidat rassembleur et « naturel » ? Le socialiste botte en touche et se contente d’une évidence :  » je ne me désintéresse pas » des municipales.

C’est le moins que l’on puisse dire. Son entourage est plus direct : « bien sur il a envie d’y aller ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

29 Mai

Tarn: une députée En Marche dépose un amendement pour organiser des « soldes » sur le glyphosate !

Du glyphosate moins cher. La députée En Marche ! du Tarn, Marie-Christine Verdier-Jouclas a déposé un amendement pour solder l’herbicide mais aussi tous les produits phythosantaires.

Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée du Tarn. Photo : MaxPPP/Tanguy

Deux mois de solde sur le glyphosate. C’est l’idée défendue par la députée En Marche ! du Tarn. Marie-Christine Verdier-Jouclas a déposé un amendement afin de permettre aux agriculteurs d’acheter des produits phytosanitaires moins cher. Un de ses collègues, s’est écrié  : « c’est une blague ! ».

Mais la députée tarnaise est parfaitement sérieuse :

On veut redonner du pouvoir d’achat aux agriculteurs…permettons-leur d’acheter à un prix inférieur des produits phytosanitaires. Mon amendement vise à maintenir des rabais à la manière des soldes

Un des collègues de Marie-Christine Verdier-Jouclas n’a pas été convaincu. C’est le moins que l’on puisse dire :  » ceux qui font des bénéfices avec le vente de tels produits, ce sont les firmes ! Pour les agriculteurs s’est toujours plus cher. Quand il y a des rabais, les firmes se rattrapent sur le reste ».

Le contradicteur de la députée n’est pas dans l’opposition. Matthieu Orphelin est membre, comme Marie-Christine Verdier-Jouclas, de la majorité parlementaire.

Favorable à l’interdiction du glyphosate, le député du Maine-et-Loire aurait pu rajouter un point. Un produit phytosanitaire phare (le Roundup, commercialisé par la compagnie américaine Monsanto) est classé « cancérigène probable » par l’Organisation Mondiale de la Santé.

NB : Marie-Christine Verdier-Jouclas est élue dans une terre viticole et la députée est membre du groupe « vin, viticulture et œnologie » à l’Assemblée.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Des députés En Marche ! de la Haute-Garonne favorables à l’interdiction du glyphosate : le gouvernement dit « non »

Le gouvernement a rejeté un amendement visant à interdire le glyphosate. Deux députées de la Haute-Garonne étaient signataires du texte.

Photo : MaxPPP

C’était une promesse d’Emmanuel Macron. La France devait interdire un herbicide controversé, le glyphosate. Malgré un engagement présidentiel, le gouvernement recule. Le ministre de l’Agriculture rejette deux amendement qui restreignaient l’emploi du principe actif. Un des amendements a été déposé par un membre de la majorité, Mathieu Orphelin.

 

Le texte, défendu par plusieurs parlementaires En Marche !, prévoyait de mettre un point final en 2021, avec des dérogations jusqu’en 2023.

 

L’amendement a été rejeté par 63 voix mais 20 députés ont voté « pour ». Parmi les défenseurs de l’interdiction du glyphosate, on compte deux députées En Marche ! de la Haute-Garonne : Sandrine Mörch et Elisabeth Toutut-Picard.

Contactés par France 3 Occitanie, les deux parlementaires n’ont pas souhaité réagir.

A noter que 5 députés (En Marche ! et Les Républicains) de notre région ont voté « contre’ l’amendement défendu par leurs 2 collègues de la Haute-Garonne : Arnaud Viala (Aveyron), Marie-Christine Verdier-Jouclas (Tarn), Philippe Huppé (Hérault), Nicolas Dumoulin (Hérault), Olivier Gaillard (Gard).

Laurent Dubois (@laurentdub)

Le déplacement à Toulouse du premier ministre, Edouard Philippe, reporté

Le premier ministre, Edouard Philippe, devait se rendre à Toulouse ce vendredi 1er juin. Le déplacement est reporté.

Edouard Philippe, premier ministre. Photo : MaxPPP/Tanguy

Le premier ministre a répondu à l’invitation de Jean-Luc Moudenc. Un déplacement était prévu pour le vendredi 1er juin. Mais, pour des raisons d’agenda, la visite est reportée. Du côté de Matignon, une seule précision : « ce sera très vite ». Le déplacement pourrait se dérouler la semaine prochaine. Le programme ne change pas. Edouard Philippe va signer un pacte budgétaire entre Toulouse Métropole et l’Etat. La signature doit se dérouler dans le village de Mondouzil.

Laurent Dubois (@laurentdub)

28 Mai

Haute-Garonne : 1er Test Électoral pour le nouveau parti Radical

Le nouveau parti Radical doit élire son nouveau président départemental en Haute-Garonne. Cette élection interne est un vrai test politique.

En décembre dernier, le radicaux se sont réunifiés. En Haute-Garonne, la création d’un nouveau parti a maintenu l’ancienne organisation. Deux présidents cohabitent, un ex-radical de gauche et un ex-Valoisien. Cette période de transition se termine. Les militants (320 à 330 votants) vont départager les deux sortants qui sont concurrents. Le scrutin est prévu pour le 1er juin.

Jean-Jacques Bolzan et Pierre-Nicolas Bapt viennent d’envoyer leurs professions de foi.

Sur le papier, le favori est Pierre-Nicolas Bapt. Les militants ex-PRG sont les plus nombreux. Un cadre du parti chiffre le rapport de force à 2/3 – 1/3. 2/3 pour Bapt et 1/3 pour Bolzan.

Néanmoins, Jean-Jacques Bolzan dispose d’un atout : ses mandats de conseiller régional et d’adjoint à la mairie de Toulouse. L’ex-Valoisien dispose d’un poids politique. ll transforme ce CV en argument de campagne.

Selon nos informations, un autre point peut peser sur les urnes. L’élu toulousain pourrait bénéficier du soutien de la présidente du parti, Sylvia Pinel. Jean-Jacques Bolzan siège actuellement au sein du groupe de la Droite et du Centre au conseil régional. L’élu pourrait rejoindre le groupe créé par Sylvia Pinel au sein de l’assemblée régionale. Deux autres élus sont susceptibles de suivre . Ce transfert peut rapporter à Jean-Jacques Bolzan un soutien de poids, celui de Sylvia Pinel.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Bataille des revenus dans le Lauragais : revenus en baisse (côté agents) et indemnités en hausse (pour les élus)

Un syndicat dénonce une « injustice sociale » dans la communauté de communes Terres du Lauragais. Les agents subissent une baisse de revenus. Dans le même temps, les élus ont augmenté leurs indemnités.

Photo : MaxPPP

La naissance est récente. La communauté de communes « Terres de Lauragais » a été portée sur les fonds baptismaux en 2017. Elle est née de la fusion de 3 intercommunalités (Cœur Lauragais, Cap Lauragais, CalaurSud) et regroupe 58 communes. Ses premiers pas ne se déroulent pas le calme et la sérénité.

Un syndicat, Sud-Solidaires, dénonce une véritable lutte des « classes ». Des agents subiraient une baisse de leur régime indemnitaire. En revanche, les élus ont augmenté leurs indemnités.

Le syndicat a sorti la calculatrice. La communauté de communes refuse d’attribuer une prime compensatoire. Sans cette prime, les revenus des agents vont baisser et le financement de la compensation correspond « pile-poil au montant de l’augmentation des indemnités des élus sur 8 mois ».

Le Syndicat reprend le chiffrage de la prime par Terre de Lauragais (40 000 euros par an) et fait un parallèle entre ce montant et les indemnités perçues par les élus (180 612 euros par an).

Sud-Solidaire enfonce le clou en soulignant que « les élus se sont octroyés le maximum, alors qu’ils pouvaient faire moins ». Le syndicat rend également public les indemnités brutes du président de la communauté de communes (2610 euros en plus d’une indemnité de maire, 1664 euros) et des vice-présidents (957 euros)

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Une buraliste refuse de délivrer un colis à une femme voilée et finit en justice : un « procès politique » pour le Front National

Une buraliste albigeoise a refusé de délivrer un colis postal à une femme portant un voile. Une procédure judiciaire est ouverte. Pour le Front National, il s’agit d’un « procès politique ».

MaxPPP

A Albi, une commerçante est poursuivie en justice pour « discrimination religieuse ». La buraliste s’est opposée à la remise d’un colis postal à une femme voilée. Motif : l’impossibilité de vérifier son identité. Une plainte a été déposée. Une audience s’est tenue, le 24 mai dernier, devant le tribunal correctionnel. Le parquet a requis 3 000 euros d’amende et trois mois de prison avec sursis.

Plusieurs associations soutiennent la plaignante. Le conseiller régional FN, Frédéric Cabrolier, estime que ce soutien dénature la procédure judiciaire :

L’objet de ces 2 associations qui luttent contre l’islamophobie ou le racisme alors que cette affaire relève de la liberté d’un commerçant de servir ou non une personne au visage non entièrement découvert dans son commerce lors d’un contrôle d’identité, montre que ce procès est utilisé pour faire avancer une cause étrangère à l’Etat de droit.

Pour l’élu Frontiste, un autre « indice » prouve la « politisation » de la procédure :

Le fait que les quatre femmes voilées qui se sont portées parties civiles et leur comité de soutien étaient en grande partie voilé pendant l’audience , montre que ce procès relevait plus du politique que du droit.

Depuis la loi du 11 octobre 2010, un texte interdit de dissimuler son visage dans l’espace à l’aide, d’un masque, d’une cagoule ou d’un voile islamiste intégral. En revanche, le port d’un voile n’entre pas dans la champs d’application de la législation. C’est ce qui explique que des femmes voilées peuvent assister à une audience dans un tribunal.

Laurent Dubois (@laurentdub)

26 Mai

Le premier ministre, Édouard Philippe, à Toulouse à l’invitation de Jean-Luc Moudenc

Le Premier ministre sera à Toulouse ce vendredi 1er juin. Édouard Philippe répond à l’invitation de Jean-Luc Moudenc. Le chef du gouvernement vient officialiser un pacte budgétaire entre Toulouse Métrople et l’Etat.

Edouard Philippe et Jean-Luc Moudenc. Photo : MaxPPP/Morin

Depuis mi-avril, l’hypothèse existait. Elle est désormais une réalité. Le Premier ministre va passer la journée du 1er juin à Toulouse. Ce déplacement fait suite à une proposition de Jean-Luc Moudenc.

Le maire de Toulouse entretient une relation privilégiée avec Edouard Philippe Le maire de Toulouse connaissait le premier ministre avant qu’il ne s’installe à Matignon. Issu du même parti, Les Républicains, Edouard Philippe et Jean-Luc Moudenc échangent régulièrement par téléphone.

Cette proximité joue, d’ailleurs, un rôle dans le dossier de la LGV. Jean-Luc Moudenc a pu mettre dans la « boucle » Matignon. Ce « booster »  facilite les tractations entre les collectivités  (maire de Toulouse, conseil départemental et régional) et les différents ministères impliqués dans le projet : Transports, Bercy.

S’agissant de la visite du 1er juin, c’est d’ailleurs un sujet financier qui est à l’ordre du jour.

Toulouse Métropole a inauguré le pacte budgétaire proposé par le gouvernement  aux collectivités : une maîtrise des dépenses de fonctionnement et, en contrepartie, une (légère) hausse ou du moins un maintien des dotations de l’État.

La métropole toulousaine est la première à s’être pronnoncée en faveur de ce dispositif. Il manquait la signature de l’Etat. Édouard Philippe va l’apporter dans ses bagages.

Son déplacement se décompose en deux séquences. Une réception au Capitole, len fin de mantinée, puis un déplacement sur la commune de Mondouzil.

Avec ses 236 habitants, Mondouzil est la plus petite commune de Toulouse Métropole. Le village est également le visage rural de la métropole toulousaine.

Laurent Dubois (@laurentdub)

25 Mai

Groupe France Insoumise au Conseil Régional : la justice dit « non »

Les élus France Insoumise du conseil régional sont « non inscrits » et vont le rester. Ils ont saisi la justice administrative afin d’obtenir le maintien de leur ancien groupe. Un groupe dissout après le départ des élus écologistes et communistes. Le juge des référés a rejeté le recours.

Assemblée Plénière du conseil régional d’Occitanie. Photo : MaxPPP

Fini les avantages matériels et humains. Après la dissolution du groupe « Nouveau Monde En Commun », les 4 élus France Insoumise du conseil régional se retrouvent « non inscrits ». En janvier 2018 leurs alliés communistes et écologistes ont décidé de créer un nouveau groupe. Les Insoumis conservent, comme tous les élus régionaux, un « bureau de passage », un espace de travail. Mais, sans groupe, ils ont perdu une ligne budgétaire permettant de recruter un collaborateur et surtout une certaine lisibilité politique.

Le règlement intérieur du conseil régional est formel. Les 4 « non inscrits » ne sont pas suffisamment nombreux pour constituer un autre groupe. Mais, pour les Insoumis, ce n’est pas le sujet.

Ils estiment que leur ancien groupe existe toujours.  A leurs yeux, ils ne sont pas « non inscrits », ils continuent à appartenir au « Nouveau Monde En Commun ».

Les insoumis ont donc saisi la justice. Plusieurs recours ont été déposés. Ce mardi 3 mai, vers 15 heures, le juge des référés a rejeté l’un d’entre eux. Il demandait « la suspension de la décision retirant aux élus France Insoumise le statut de groupe politique au sein du conseil régional d’Occitanie ». Le tribunal administratif de Toulouse a débouté les requérants au motif qu’il n’existe aucune décision prise en ce sens.

Le changement de statut des Insoumis n’est pas formalisé par une décision.  C’est la conséquence de l’application (mécanique) du règlement intérieur du conseil régional.

Cette décision n’est pas surprenante. Elle est dans la droite ligne d’une jurisprudence constante. La constitution d’un groupe (dans une assemblée locale, nationale ou européenne) suppose des formalités : dépôt d’un nom et identité des membres. En revanche, la dissolution est de facto (ou plutôt de jure). Une ou plusieurs démissions peuvent avoir un effet radical : la fin du groupe. Une seule chose compte :  le seuil fixé par le règlement intérieur. S’il n’est plus atteint le groupe est dissout. Peu importe que cela intervienne 3 jours, 6 mois ou 3 ans après la création du groupe. Peu importe que les départs concernent 3 personnes ou les 3/4 des élus. Le seul critère, c’est le quorum fixé par le règlement intérieur.

Parallèlement à une résistance juridique, les Insoumis mènent un combat politique.

Ils considèrent qu’ils sont victime d’une mesure de « relégation ». Les élus France Insoumise sont concentrés sur la préparation de la manifestation du samedi 26 mai, la  « Marée Humaine ».

Ils ne commentent pas la décision de la justice administrative. Mais une réaction est prévue pour le début de la semaine prochaine.

Laurent Dubois (@laurentdub)