22 Sep

Haute-Garonne – sénatoriales 2020 : Myriam Martin (LFI), « nous aussi nous sommes capables d’avoir des candidats »

La France Insoumise présente une liste aux sénatoriales en Haute-Garonne. C’est une première depuis la création du parti.

Myriam Martin. Tête de liste LFI aux sénatoriales en Haute-Garonne. Photo : Facebook MMartin

Ce dimanche 27 septembre, en Haute-Garonne, 8 listes se présentent pour le renouvellement de 5 sièges. La France Insoumise participe pour la première fois à ce renouvellement sénatorial. En soi cette participation (inédite) n’a rien de remarquable. Le parti de Jean-Luc Mélenchon n’existait pas (encore) au moment du précédent scrutin, en 2014. La présence d’une liste pourrait tout simplement se réduire à une question chronologique et d’histoire interne à LFI.

Mais, en réalité, ce n’est pas aussi simple. Le fondateur de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a siégé au Palais du Luxembourg pendant 20 ans. En revanche, les Insoumis découvrent un mode de scrutin atypique : une élection au suffrage indirect.

Pour la tête de liste en Haute-Garonne, « le premier objectif était de montrer que nous (ndlr : LFI) sommes capables d’avoir des candidats ». L’objectif est atteint. La liste a été déposée en préfecture. Il reste maintenant un autre obstacle : faire campagne. Une sénatoriale suppose d’aller à la rencontre des fameux grands électeurs, maires, délégués, conseillers municipaux, départementaux et régionaux, parlementaires du département.

L’exercice est évident lorsque les candidats aux sénatoriales sont implantés dans les collectivités locales. C’est beaucoup plus compliqué lorsque, à l’image de LFI, on compte sur les doigts d’une main les élus locaux et nationaux membres ou proches du parti. Myriam Martin reste toutefois confiante. La tête de liste LFI organise des meetings virtuels (Covid oblige). Des militants mobilisent leurs contacts et des maires sympathisants jouent les relais.

Face aux réseaux du PS et de LR cela n’est pas certain (du tout) que cela suffise.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

21 Sep

Régionales 2021 : Antoine Maurice tête de liste pour Europe-Ecologie Les Verts ?

Antoine Maurice est l’actuel leader de l’opposition municipale à Toulouse; Mais il prépare la prochaine échéance : les Régionales.

Antoine Maurice. Photo : MaxPPP/XdeFenoyl

Quatre mois après les municipales, l’agenda politique d’Antoine Maurice prend une tournure régionale. Officiellement, c’est un non sujet. Contacté par France 3 Occitanie, Antoine Maurice déclare :

Je m’exprimerai en temps utile et l’heure n’est pas venue.

Selon nos informations, l’élu toulousain a toutefois évoqué (ouvertement) sa candidature aux régionales en interne. Antoine Maurice est intéressé par la tête de liste Europe-Ecologie-Les Verts. Ce positionnement est assez récent. Il remonte à peine à quelques semaines. Le conseiller municipal de Toulouse bénéficierait notamment de l’appui de  Cécile Dufflot.

En toute hypothèse, Il ne s’agit que d’une candidature à la candidature. Les militants doivent voter pour investir leur tête de liste. Les réactions sont mitigées et parfois franchement négatives. Les nouvelles ambitions régionales d’Antoine Maurice sont perçues comme prématurées et déplacées : 4 mois après les municipales et en contradiction avec l’engagement d’un mandat unique. Le mouvement Archipel Citoyen a permis l’élection d’Antoine Maurice et de 15 autres co-listiersEt, pour des militants, le fait de « courir » après un nouveau mandat ne respecte pas l’esprit et la promesse d’un mouvement qui veut rompre avec les « vieilles » pratiques politiques.

Un malaise est également perceptible au niveau du groupe politique que préside Antoine Maurice au Capitole. L’inquiétude porte notamment sur l’avenir du groupe si son président est accaparé par la campagne des régionales.

Pour le moment, toutes ces réserves et ces réticences restent virtuelles. Antoine Maurice n’a pas encore rendu publique sa candidature.

Mais une chose est certaine; La campagne interne est déjà belle et bien lancée.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

15 Sep

Régionales 2021 – Occitanie : le numéro 3 de LR et député du Lot, Aurélien Pradié, ne sera pas  » tête de liste »

Secrétaire général des Républicains et député du Lot, Aurélien Pradié était pressenti pour être « tête de liste » aux régionales en Occitanie.Selon nos informations, le jeune parlementaire va se concentrer sur son mandat national et ne mènera pas la liste de droite.

Aurélien Pradié, député du Lot. Photo : MaxPPP/Padilla

Trois ans après son élection au Palais Bourbon, le jeune député du Lot est parvenu à se faire un nom. Ses interventions médiatiques et dans l’hémicycle, lui ont (notamment) valu le prix de député de l’année 2019. A l’intérieur de son parti, Aurélien Pradié  a également (rapidement) gravi les échelons au point de devenir le numéro 3 des Les Républicains. Cette ascension rapide fait du parlementaire lotois un candidat « naturel » pour la tête de liste aux régionales en Occitanie.

Selon nos informations, ce scénario ne se concrétisera pas. Aurélien Pradié doit officialiser prochainement sa décision. Le député du Lot souhaite se concentrer et se consacrer à deux choses : son mandat parlementaire et ses responsabilités nationales au sein de LR.  Selon son entourage, « ce serait une erreur, à peine élu député, de courir après la présidence d’une grande région. Les électeurs détestent de ce genre d’attitude qui consiste à galoper après plusieurs lièvres en même temps ».

Aurélien Pradié  pourrait être candidat « de base » aux régionales. Ce serait, en quelque sorte, un retour aux sources. Le jeune lotois a siégé à l’hôtel de Région dans le passé, entre janvier 2016 et janvier 2018. Un come back dans l’hémicycle régional. Mais pas question de prendre la tête de liste.

Un premier sondage, publié cette semaine,  fournit un argument supplémentaire. Une liste menée par Aurélien Pradié récolte 14% d’intentions de vote, derrière le Rassemblement National et le PS. Un tel score n’a qu’une valeur relative. Un sondage reste un sondage, surtout 6 mois avant les élections. Mais ce n’est pas un signal encourageant.

Selon nos informations, un retrait d’Aurélien Pradié est antérieur à la publication du sondage .La décision est prise depuis au moins 3 semaines.

Mais c’est une raison de plus de ne pas franchir le pas. Un point reste, toutefois, en suspens : qui pour remplacer Aurélien Pradié ?

Pour le moment, la question reste sans réponse.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

30 Août

Régionales 2021 : En Marche en quête d’une tête de liste

En Marche a déjà la tête dans les régionales de 2021 mais toujours pas de leader en Occitanie.  Une option est sur la table : la candidature d’une personnalité nationale. Le nom de l’ex ministre de la Ville et actuel ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, circule.

Julien Denormandie. Ministre de l’Agriculture. Photo : Lepictorium/MaxPPP

Depuis plusieurs semaines, les parlementaires En Marche d’Occitanie planchent sur la préparation des régionales. Toutes les options sont sur la table. Y compris une alliance avec la présidente (socialiste) sortante, Carole Delga.

Une alliance En Marche-LR

Selon nos informations, un scénario à la « toulousaine » est également débattu. Pour les municipales, En Marche a préféré une alliance avec un candidat LR à une candidature autonome. Mais cette formule suppose une « macron-compatibilité » du candidat de droite. Du côté des Républicains, deux candidatures planent. Celle du député de Lot, Aurélien Pradié et celle du conseiller régional, Christophe Rivenq. La candidature du jeune lotois, par ailleurs secrétaire général du parti Les Républicains, est la plus solide. Aurélien Pradié dispose d’un capital médiatique et d’une notoriété nationale. Mais un ticket est improbable. En effet, Aurélien Pradié ne ménage pas ses coups contre le gouvernement et Emmanuel Macron.

Plusieurs parlementaires d’Occitanie sont hostiles à une solution « lotoise » quand elle porte les couleurs des Républicains. Mais le département du Lot pourrait toutefois constituer une planche de salut pour un parti En Marche en manque de leader régional. Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, est natif du Lot.

Julien Denormandie, une personnalité nationale avec des racines lotoises

 

Le 14 août dernier, le ministre de l’Agriculture a labouré les terres de la Haute-Garonne. Julien Denormandie a visité deux exploitations du sud de la Haute-Garonne. Pendant que le ministre discutait avec les exploitants les commentaires fusaient parmi les invités, représentants de la chambre d’Agriculture, agriculteurs, parlementaires et élus locaux.

Parmi ces commentaires, certains portaient sur une éventuelle candidature du ministre aux régionales. Il s’agissait de simples discussions en marge d’un buffet républicain. Mais l’hypothèse d’une candidature de Julien Denormandie en Occitanie a été évoquée de manière explicite. L’entourage du ministre n’a absolument pas abordé ou simplement esquissé le sujet. Mais, entre la charcuterie et le fromage, les régionales ont été évoquées par les « locaux » de l’étape. La participation, à la visite ministérielle, de Carole Delga favorisait le glissement d’un déplacement consacré à la canicule vers les prochaines régionales.

Depuis, l’hypothèse Denormandie a pris une autre dimension. Il ne s’agit plus simplement de propos de buffet. Selon nos informations, une candidature du ministre a été défendue lors des réunions consacrées à la préparation des régionales.

Le profil du ministre est mis en avant. Ses racines lotoises mais aussi un parcours ministériel permettant de « parler » aux métropoles de Toulouse et Montpellier mais aussi aux zones rurales du Tarn et de la Lozère. En effet, avant de récupérer le portefeuille de l’agriculture, Julien Denormandie a été ministre de la Ville.

Laurent Dubois @laurentdub

 

 

 

 

 

18 Août

La tension monte d’un cran entre le maire de Toulouse et l’association de lutte contre la corruption, Anticor

Nouvel épisode dans les relations tumultueuses entre le maire de Toulouse et Anticor. L’association de lutte contre la corruption demande une vérification de la déclaration d’intérêts du maire de Toulouse.

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse. Photo : MaxPPP

Les relations entre Anticor et Jean-Luc Moudenc sont particulièrement tendues. Le 10 juillet dernier, lors d’un conseil municipal, le 1er magistrat de la ville Rose a qualifié la charte de l’association de lutte contre la corruption de « populiste ». Cette déclaration au vitriol faisait suite à une interpellation de son adversaire aux dernières municipales, Antoine Maurice.Un adversaire électoral et désormais leader de l’opposition au sein du conseil municipal qui a, d’ailleurs, signé la charte d’Anticor.

Anticor : une posture politique pour Jean-Luc Moudenc

Deux mois après une première sortie, Jean-Luc Moudenc dégaine une nouvelle fois et dénonce « le caractère politique de la posture » d’Anticor et une proximité avec ses « opposants ».

La nouvelle charge de Jean-Luc Moudenc est une réplique à une démarche de l’association. L’association Anticordemande une vérification de la situation du maire de Toulouse auprès de la Haute Autorité pour la transparence de l’autorité.


Juridiquement, il n’existe pas procédure permettant à un citoyen ou à une association de saisir la Haute Autorité. Mais Anticor bénéficie d’un agrément, délivré par la HATVP, qui lui permet, de manière dérogatoire, de saisir l’autorité administrative indépendante. Une saisine qui, selon l’association, porte sur « des incohérences manifestes » dans la déclaration d’intérêts du maire de Toulouse.Les incohérences en question portent sur le statut de haut fonctionnaire de Jean-Luc Moudenc et sa présidence de plusieurs associations.

Contacté par France 3 Occitanie, Jean-Luc Moudenc dément :

La vérité factuelle c’est que j’avais, postérieurement à ma déclaration initiale (faite après mon élection comme maire de Toulouse en avril 2014), effectué une seconde démarche auprès de la HATVP, par lettre, après ma réintégration (ndlr : au ministère des Finances). J’avais alors reçu un courrier du président de la HATVP d’alors m’en accusant réception…En outre, j’ai effectué, en juin 2017, une autre déclaration d’intérêt. Toutes mes fonctions y sont déclarées : élu, fonctionnaire et responsable association bénévole.

L’affaire est désormais entre les mains de la HATVP. L’autorité administrative n’est pas tenue de communiquer. Mais, en médiatisant l’affaire, Anticor soulève une polémique qui renvoie, d’ailleurs, à son propre mode de fonctionnement.

Le profil « politique » de référents d’Anticor

En contre-attaquant sur le terrain politique, Jean-Luc Moudenc met l’accent sur une « faille » de la célèbre association.

Anticor est un acteur connu et reconnu de la lutte contre la corruption. En faisant des signalements au parquet ou en portant plainte avec constitution de partie civile ; l’association a fait avancer la lutte contre la corruption, les détournements de fonds et les trafics d’influence. Mais le recrutement des co-référents départementaux pose question.

En Haute-Garonne, les co-référents de l’association  sont, au moment de sa création, un ancien élu et une conseillère municipale, membre du parti radical de gauche. Cette dernière a démissionné. Mais il n’en demeure pas moins que ces profils peuvent surprendre pour une association qui se veut se apolitique et neutre. Dans le Tarn, le référent a été candidat aux législatives et aux municipales.

Les décisions sont prises nationalement par un bureau composé de juriste et présidé par un magistrat. Les référents départementaux se contentent de faire remonter les dossiers à Paris.

Mais le choix des relais locaux entretient une certaine suspicion ou du moins affaiblit la légitimité d’Anticor. Et ce n’est pas sans conséquence.

Cela permet à Jean-Luc Moudenc d’enfoncer le clou sur la « politisation » d’Anticor.

Laurent Dubois @laurentdub

16 Juil

Métropole Toulousaine : Jean-Luc Moudenc réélu président, des élus s’estiment exclus

Dans la foulée des résultats des Municipales de juin dernier, le conseil métropolitain se réunissait ce jeudi 16 juillet pour élire président, vice-présidents et membres de son bureau. Certains élus de l’opposition ont dénoncé leur exclusion des instances exécutives.

Jean-Luc Moudenc. Photo MaxPPP/Xavier de Fenoyl

Réélu par 96 voix pour et 37 votes blancs dont le sien, Jean-Luc Moudenc était le seul candidat déclaré. Il a tenu à « remercier de la confiance qui lui était accordée ». Et le maire LR de Toulouse a immédiatement enchaîné en remerciant également le conseil « d’avoir assuré la diversité démocratique à travers son vote ».

Un point de vue que ne partage pas le maire de l’Union. Une fois faite l’annonce des vingt vice-présidents, il a tenu à prendre la parole. Il dénonce alors l’absence d’élus majoritaires de sa commune et de celle de Cugnaux de l’exécutif.

Cugnaux et l’Union éjectées » Marc Péré

« Le signal qui est donné d’éjecter Cugnaux et l’Union des vice-présidence n’est pas conforme à l’esprit qui doit régner ici » assène Marc Péré. Et l’élu de poursuivre : « Le SDEHG (syndicat départemental d’énergie de la Haute-Garonne) compte 82 représentants dont aucun de mon groupe qui constitue pourtant 15% de cette assemblée. Je trouve ça inqualifiable ! »

La réponse du président fraîchement réélu ne se fait pas attendre. « Il y a 10 postes de vice-président pour la ville centre, Toulouse, et dix pour les communes hors ville centre. Laisser croire que cela veut dire que seraient exclues les 27 autres communes est totalement contraire à la réalité et à tout ce qui s’est pratiqué dans cette collectivité » rétorque Jean-Luc Moudenc.

Pacte de gouvernance

Le maire de Toulouse revient également sur le pacte de gouvernance et d’orientation signé par certaines communes (et tous les vice-présidents) et que Marc Péré affirme ne pas s’être vu présenter. « Nous avons souhaité qu’il y ait un travail en commun entre maires de sensibilités différentes mais qui sur le travail métropolitain à faire ces dernières années reconnaissent qu’il y a des convergences objectives. Vous ne pouvez pas Monsieur Péré prendre de façon répétitive des positions différentes de la quasi-totalité des maires et vouloir, comme si de rien n’était, exercer des responsabilités exécutives ».

Marc Péré semble ainsi payer ses années d’opposition lors de son précédent mandat à la Métropole. Mais qu’en est-il de Cugnaux et de sa nouvelle majorité issue d’une liste citoyenne ? En l’absence de son maire, Albert Sanchez, c’est l’un de ses adjoints qui demande des explications. « Je ne comprends pas que notre commune n’ait pas été contactée » s’interroge Thomas Karmann. Et le nouvel élu de déplorer que « même si les habitants de la quatrième ville de la métropole nous ont élus, on se retrouve face au fait accompli sans pouvoir partager une gouvernance ».

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas dans l’exécutif que vous serez exclus » Jean-Luc Moudenc

Là encore la réponse de Jean-Luc Moudenc laisse peu de prise : « J’ai essayé de joindre le nouveau maire de Cugnaux. Je lui ai même laissé un SMS le 5 juillet. Je n’ai jamais eu de réponse. J’ai eu votre SMS le 14 juillet un petit peu après 23 heures et je vous ai fait joindre immédiatement le lendemain matin. (…) S’agissant de votre commune, elle va participer pleinement aux instances métropolitaines, en particulier dans le bureau que nous avons élu. M. Sanchez y figure naturellement (…) Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas dans l’exécutif que vous serez exclus ».

De son côté Antoine Maurice souhaite que le pacte de gouvernance et d’orientation proposé par Jean-Luc Moudenc soit rendu public. « Il aurait été préférable que vous le proposiez à tous » lance l’élu Europe Ecologie Les Verts à son ancien adversaire aux Municipales. Pas de réponse du président réélu de la Métropole.

Sensibilités politiques différentes

Des vice-présidents de sensibilité politique différente de celle de Jean-Luc Moudenc, il y en a pourtant dans ce nouveau conseil métropolitain. Mais ils n’ont pas emboîté le pas de Marc Péré ou de Thomas Karmann. La socialiste Karine Traval-Michelet a déclaré vouloir « être vigilante quant à la mise en œuvre du pacte de gouvernance ». « Un pacte que nous avons co-rédigé » précise-t-elle.

« Il y a dedans des objectifs auxquels nous sommes attachés et qui sont non négociables comme la participation citoyenne, la transition écologique ou le travail pour faire face à la crise économique. Il ne s’agit pas là d’un contrat de majorité mais bien d’un pacte de gouvernance » a tenu à préciser la maire réélue de Colomiers qui aura en charge l’habitat à la Métropole.

Travailler sans perdre son identité politique ou communale » Joseph Carles

Autre groupe à avoir pris la parole, et là encore sans abondé dans le sens du maire de l’Union, celui dit « indépendant » de Joseph Carles. Le maire de Blagnac a également obtenu un poste de vice-président (prospective et contractualisation). Pour lui, comme lors de la crise sanitaire, il est possible de travailler pour la Métropole sans perdre son identité politique ou communale. « Nous aurons des choix douloureux à faire mais cette Métropole doit continuer à avancer » prévient-il.

Parmi les dossiers majeurs qu’aura à traiter cette nouvelle assemblée métropolitaine : la troisième ligne de métro (les représentants de Tisséo collectivités ont aussi été élus par le conseil ce jour) ou encore la LGV. Jean-Luc Moudenc a également placé comme priorité la transition écologique et la relance économique. Une fois encore, il s’est engagé à ne pas augmenter les impôts. La « diversité démocratique » se ressentira-t-elle dans ce futur programme ? En tout cas, les débats, eux, promettent d’être animés.

Patrick Noviello (@patnoviello)

20 Juin

Municipales à Toulouse : menace de démission collective au PS pour dénoncer la fusion avec Archipel Citoyen

Un groupe d’adhérents annonce qu’il va quitter le PS. Ils ne se reconnaissent pas dans la fusion entre la liste socialiste et Archipel Citoyen. Ils appellent à voter pour le maire sortant, Jean-Luc Moudenc.

Photo : MaxPPP

13 adhérents socialistes doivent rendre leur carte d’adhérents. Issus de plusieurs sections toulousaines et de différents courants, ils quittent le PS afin de dénoncer l’accord entre leur parti et la liste d’Antoine Maurice, Archipel Citoyen.

14 ans au PS mais « là ça  ne va plus »

 » 14 ans que j’ai été au PS. J’ai toujours été à jour de cotisation et j’ai fait les campagnes de Pierre Cohen sur Toulouse, de Georges Méric lors des départementales ou encore de Carole Delga aux régionales. Mais là ça ne va plus » affirme Ahmed Khelkhal.

L’ex adhérent, revendique une inscription sur la section 1 de Toulouse, et se définit comme un membre de l’ancien courant de Manuel Valls. Son départ du PS est motivé par la présence, sur la liste d’Archipel, de représentants de la France Insoumise. « Je n’ai jamais été proche de Jean-Luc Mélenchon, je ne me reconnais absolument pas dans les Insoumis »  souligne Ahmed Khelkal.

L’ex socialiste ne se contente pas de rendre sa carte. Il assume son choix pour le 2nd tour. « Je ne suis pas d’accord sur beaucoup de chose avec Jean-Luc Moudenc mais je préfère la continuité au saut dans l’inconnu avec Archipel » précise Ahmed   Khelkhal. L’ancien militant a déjà pris ses distances avec le PS.

Un de ses anciens camarades de section précise qu’il ne l’a pas revu depuis au moins les dernières Européennes. Des Européennes pour lesquelles le militant s’est engagé en faveur d’Emmanuel Macron.

Cela dit, Ahmed Khelkal se dit en relation avec un groupe de militants socialistes qui prépare une action collective.

Dans un texte, envoyé par mail à la presse, ce même groupe affirme qu’il « veut rendre les cartes ». La tonalité est vive et même virulente :

En tant que personnes de gauche, nous devrions nous porter sur le candidat d’Archipel Citoyens, Antoine Maurice. Pourtant nous considérons qu’Archipel Citoyens n’a plus rien de citoyen. Ils sont en réalité une bande d’extrémistes qui ont la haine de tous ceux qui ne pensent pas comme eux

Lors du dernier vote militant, en juin 2019, le PS comptait 349 participants. Un chiffre à relativiser puisqu’il intègre les sections de toute la métropole. Mais, au regard de cet effectif, la démission (annoncée) de 13 militants toulousains peut sembler marginale. Surtout que ce nombre reste à vérifier puisque le 1er Fédéral déclare ne pas être au courant de départs dans le rang de son parti.

Une manoeuvre grossière pour le 1er Fédéral du PS

De son côté, le patron du PS 31 dénonce une  » manoeuvre grossière ». Pour Sébastien Vincini, Ahmed Khelkal est un « soit-disant militant » qui  « a fait un passage par le PS en 2012 avait payé une cotisation de 50€ et a disparu pour réapparaître au moment des primaires de la droite où il a milité pour Juppé et Fillon « . 

En toute hypothèse, la démarche d’Ahmed Khelkal et de ses camarades est loin d’être isolée. Le numéro 2 de liste de la socialiste Nadia Pellefigue a publiquement annoncé qu’il votera pour…Jean-Luc Moudenc. Un ex-colister du candidat PS  en 2014 et de Nadia Pellefigue a également déclaré ne pas voter pour Archipel Citoyen. S’agissant d’Abdul Djouri, le 1er Fédéral du PS, souligne qu’il  » n’a plus jamais repris sa carte depuis sa défaite en 2014 avec Pierre Cohen« . 

En revanche, du côté des « Eléphants » du PS, le soutien à Archipel Citoyen est sans faille. Les critiques (acerbes) d’avant- fusion appartiennent au passé. Les architectes de l’accord entre le PS et Antoine Maurice (le président du conseil départemental et le 1er Fédéral) s’impliquent fortement dans la dernière ligne droite avant le vote du 28 juin.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Addendum.  Ahmed KhelKhal a fourni à la rédaction de France 3 un ensemble de pièces attestant de son parcours militant au sein du PS : carte d’adhérent, documents internes ou photos de campagne notamment pour l’ancien maire socialiste, Pierre Cohen. Sébastien Vincini affirme qu’Ahmed Khelkhal a fait un passage exprès en 2012. Une photo, prise lors d’une opération de tractage, montre que 2 ans après cette date, en 2014, Ahmed Khelkhal distribue, avec d’autres camarades, des tracts du candidat socialiste

Par soucis de rigueur et de transparence une carte d’adhérent est reproduite ci-dessous. Contenant des données personnelles, elle a été toutefois « floutée ». Dans un courrier, diffusé sur les réseaux sociaux, le 1er Fédéral du PS reproche au Blog Politique de France 3 d’avoir qualifier de militant socialiste, Abdul Djouri. Ce n’est pas conforme à la réalité des faits et très facilement vérifiable. Il suffit de lire le post Facebook intégré dans l’article. Abdul Djouri précise lui même et précise noir sur blanc qu’ll est un ancien militant. Enfin Sébastien Vincini conteste l’existence d’un groupe de militants prêt à démissionner. Cette information repose sur un mail envoyé à la rédaction de France 3. Une partie de ce communiqué est d’ailleurs cité dans l’article. Ce n’est pas à un organe de presse de livrer l’identité des auteurs du texte. Il arrive au PS, comme à d’autres partis, de défendre la liberté de la presse. Le secret des sources (prévue et protégée par la Loi) n’est pas géométrie variable. Elle ne s’arrête pas ou commencent  les intérêts partisans.

 

15 Juin

Municipales à Toulouse : l’Union des Musulmans de France appelle à faire barrage à Jean-Luc Moudenc

L’Union des Démocrates des Musulmans Français (UMDF) prend position dans les municipales à Toulouse et appelle à faire barrage à Jean-Luc Moudenc.

Jean-Luc Moudenc; Maire sortant (LR) de Toulouse; Photo : MaxPPP

Proche des Frères Musulmans égyptiens, l’UMDF a tenté de constituer, sous ses propres couleurs, une liste au 1er des municipales à Toulouse. Finalement, le mouvement s’est contenté de candidats sur une liste intitulée En Avant Toulouse. Avec 120 voix et 0,14% des suffrages exprimés, l’expérience a tourné court. Mais l’UMDF s’engage, tout de même, dans le scrutin du 28 juin prochain.

Donner la victoire à Antoine Maurice

Son représentant toulousain, Mhamdi Taoufik, demande « aux musulmans de Toulouse qui ont un amour fou de la  République mais surtout de la religion » de faire « tout (leur) possible pour faire un barrage » au maire sortant, Jean-Luc Moudenc. L’objectif (affiché) de l’UMDF est clair : « donner la victoire à Antoine Maurice ».

L’appel à voter pour la liste d’Antoine Maurice ne sont pas simplement des paroles. Le représentant de l’UMDF a participé à une rencontre avec le candidat écologiste le 8 juin dernier.

L’impact électoral des consignes de vote est toujours très relatif. Surtout lorsqu’elles émanent d’une force politique qui représente quelques centaines de voix. Mais la justification de la position de l’UMDF est révélatrice des tensions qui pèsent sur la campagne.

En effet, le « barrage » anti-Moudenc est justifié par une comparaison qu’aurait fait le maire de Toulouse entre le Coran et « le livre d’Hilter » c’est-à-dire Mein Kampf.

L’UMDF réveille une polémique qui remonte au 19 août 2016. Lors du 72ème anniversaire de la Libération de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a déclaré :

 Le terrorisme et la barbarie nous ont frappés et nous frappent encore. Notre premier devoir est de nommer le mal. Ceux qui préfèrent édulcorer la réalité se contentent de parler de « terrorisme » et de « barbarie », évitant soigneusement de désigner l’idéologie qui les inspire. C’est comme si, derrière Vichy, on avait ignoré qu’il y avait « Mein Kampf ». Ce mal c’est le « nazislamisme »

Le représentant de l’UMDF ressort ces propos tenus il y a quasiment 4 ans et réveille une affaire qui, à l’époque, avait secoué la communauté musulmane.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte très particulier. Sur les réseaux sociaux circulent des vidéos qui portent atteinte à la vie privée d’une tête de liste. Avant le 1er tour, les rédactions ont reçu des appels visant l’entourage d’un autre candidat.

Moins de deux semaines avant le 2nd tour, c’est carrément l’ombre d’Hitler qui déboule dans la campagne.

Encore une fois, l’UMDF n’est pas un mouvement de premier plan,  avec des élus et des bataillons d’électeurs. Il faut relativiser.

Mais ce n’est pas insignifiant. Cela traduit une évidence : nous traversons une époque très  particulière.

Les Municipales 2020 ont pris une tournure hors norme avec la Covid et le confinement.

La crise sanitaire s’éloigne mais l’atmosphère de la campagne reste toujours aussi atypique.

Laurent Dubois (@laurentdub)

12 Juin

Chronique de l’après (2) : « Effort de guerre »

Gagner moins ou réduire ses congés pour préserver l’emploi. C’est le principe des « accords de performance collective » prônés par la Ministre du Travail Muriel Pénicaud. Parallèlement, l’Etat revient en force pour relancer l’économie. Mais les salariés devront également contribuer à l’effort de guerre payé à la crise sanitaire.

Salariés du sous-traitant aéronautique Derichebourg à Toulouse, le 2 juin dernier. Photo MaxPPP/PQR Nathalie Saint-Affre.

L’exemple le plus marquant, et qui plus est dans notre région, est sans doute celui du sous-traitant aéronautique Derichebourg. Alors que l’Etat a annoncé ce mardi, un plan de sauvetage de 15 milliards d’euros pour la filière, cette entreprise prévoyait bel et bien de supprimer 700 emplois, soit un sur deux sur son site toulousain si ses salariés n’acceptaient pas un accord de performance. Autrement dit, ils devront s’asseoir notamment sur leur treizième mois.

Si l’on y ajoute leurs indemnités transport et repas, chaque employé pourrait perdre en moyenne 270 euros par mois. Dans cet entreprise, le syndicat Force Ouvrière, majoritaire, a accepté le principe de ce sacrifice financier. Ce qui valait sans doute à son secrétaire général cet aveu plus global et empreint de soupirs sur France Inter ce mercredi matin : « il nous arrive, nous syndicats de négocier des plans de sauvegarde de l’emploi qui sont en réalité des plans de licenciement parce que à chaque fois, à chaque endroit, on essaie de défendre au mieux les intérêts des salariés ».

On a aussi de très mauvais souvenirs. Tout le monde a en tête SMART. Deux ans plus tard, on délocalise en Chine. »

Et Yves Veyrier de revenir sur ces « accords de performance collective ». « Dans quelques exemples, on a pu passer le cap mais on a aussi de très mauvais souvenirs. Tout le monde a en tête SMART. Deux ans plus tard, on délocalise en Chine ». « Les promesses n’engagent que ceux qui y croit » dit le dicton populaire. Et sur ce point, je vous renverrai vers le remarquable film de Stéphane Brizé, « En guerre », où Vincent Lindon incarne un leader syndical victime justement d’y avoir cru.

Ce même acteur a proposé début mai ce qui a pris le nom de taxe Jean Valjean. Son principe serait de taxer de 1 à 5 % les patrimoines français de plus de 10 millions d’euros. La somme ainsi récoltée serait ensuite reversée aux plus de 20 millions de foyers « trop pauvres pour être assujettis à l’impôt sur le revenu ». L’idée donnera peut-être un jour un film, mais elle ne semble pas près de devenir une loi.

Les hauts revenus et les grandes propriétés doivent être taxés dans l’intérêt de la collectivité »

Dans la même veine, la conseillère régionale Ensemble-France Insoumise Myriam Martin propose, elle, une taxe d’urgence Covid. La tribune qu’elle a co-signé avec d’autres élus et militants de gauche européens développe « l’idée selon laquelle les hauts revenus et les grandes propriétés doivent être taxés dans l’intérêt de la collectivité ». Sans attendre un consensus à 27, les signataires demandent à ce qu’elle rentre en vigueur dès le 30 juin dans les pays qui décideraient de l’appliquer. Peu de probabilité là encore que le projet aboutisse, et encore moins dans les temps.

Parce que le temps presse. Je pense aussi en écrivant ces lignes à deux de mes connaissances qui, juste avant la crise sanitaire, avaient décidé de redonner un coup d’accélérateur à leurs carrières et à leurs projets professionnels. Trentenaires compétents, ils avaient démissionné pour rejoindre deux entreprises sur la région toulousaine, l’un dans l’artisanat, l’autre dans la recherche et développement. Les voilà aujourd’hui menacés par l’imparable logique du « dernier arrivé, premier licencié ».

Blocage partiel des dividendes

Malgré le prolongement du chômage partiel, les formation-reconversions, le prêt de main d’œuvre ou encore la mobilité interne, il y aura, quoi qu’il arrive, des licenciements. Mais, en même temps (comme dirait l’autre) qu’on demande aux salariés de se serrer la ceinture pourquoi ne pas solliciter aussi les actionnaires ?

Etat, organisations patronales et régulateurs seraient désormais parvenus à un consensus sur un blocage partiel des dividendes. Enfin reste la question des banques. Répondront-elles présentes pour ses salariés et entreprises que le Covid a laissé exsangues ? Peu d’infos filtrent à ce sujet depuis la sommation du chef de l’Etat à leur encontre mi-avril. J’attends de voir si elles participeront elles aussi à « l’effort de guerre ».

Patrick Noviello (@patnoviello)

03 Juin

Chroniques de « l’après » : collapsologues !

Exode urbain, changement d’habitudes de consommation, alimentaires, de déplacement, redéfinition de nos conditions de travail, … Alors que certains, économistes notamment, nous annoncent un monde d’après pire que celui d’avant, d’autres, collapsologues, nous invitent à tout changer.

La circulation reprend sur le périphérique toulousain (Photo PQR/Nathalie Saint Affre/ MaxPPP)

Que serait-il advenu si le Covid, telle une peste, aurait été plus mortel encore ? Aurions-nous réussi à subvenir à nos besoins ? Aurions-nous eu accès si facilement à l’eau, à l’électricité ? Quelques questions nous viennent à l’esprit et voilà qu’un rétro-scénario glaçant s’ébauche.

Ces collapsologues, que nous voyons désormais un peu partout dans les médias, nous poussent à la sobriété mais aussi à une « reterritorialisation » ainsi qu’à une réduction de notre consommation énergétique. Bref au diable le superflu !

Quand j’y repense, je n’ai plus acheté de nouveaux vêtements depuis plusieurs mois. Le dernier en date était ce costume gris-clair que vous m’avez sans doute vu arborer lors d’un débat d’avant-premier tour.

Bon, je l’avoue, j’ai pêché. Je me suis fait livrer pas mal de bouquins à la maison pendant le confinement, moi qui défend pourtant corps et âme nos amis libraires.

Mais je vous l’assure : ma voiture est en train de sécher lamentablement dans la rue et mon vélo a repris du service, plus d’une fois par semaine (rythme auquel était monté auparavant mon fidèle destrier, un Peugeot de 1983).

J’avoue aussi avoir consulté plusieurs sites internet de …petites annonces de maisons de campagne à vendre, plus pour rêver (pour le prochain confinement ?) que pour vraiment quitter la ville.

Certes, Toulouse m’agace de plus en plus, dans cet entre-deux où l’on galère autant pour circuler en voiture qu’à vélo, comme dans bien d’autres grandes villes en évolution. Evidemment que, d’année en année, on y voit de plus en plus de monde en certains endroits (bords de Garonne, terrasses de café, rues piétonnes, métro, etc.) Mais je souhaite y rester.

Nul doute que la saturation, à tous les niveaux, nous guette, et que finalement, on ne peut donner tort, sur de nombreux points, à ces collapsologues que certains qualifient « de mauvais augures ».

Agnès Sinaï, dans un long entretien accordé à Libération, en appelle à la création de « biorégions » « définies non pas par des frontières administratives, mais par des caractéristiques naturelles – les plaines céréalières, les plateaux, les corridors forestiers. » Je sens que cet argument peut germer dans certains programmes des futures élections Régionales.

Mais suffit-il simplement de changer de paysage, d’environnement ou de lieu de résidence ? Bien sûr que non. Les collapsologues nous demandent d’élargir le champ de nos compétences.

Essayons par exemple, que l’on soit manuel ou pas, de réparer les choses et objets que l’on aurait autrefois jeté sans vergogne. Mon voisin, qui n’est pas collapsologue et encore moins un dangereux baba-cool autarcique, l’a compris depuis longtemps. Non content d’entretenir un potager qui le rend autosuffisant en légumes d’été, il vient de réparer ma tondeuse en un clin d’œil.

Il m’en a coûté un euro cinquante de roulement à bille. Sans mon voisin, l’engin aurait terminé sa vie dans une décharge. Quant moi, j’aurais dépensé deux-cent fois plus au magasin de bricolage. Sans compter les deux heures de queue de perdues pour accéder à chacun de ses endroits pris d’assaut en ce moment.

Un bémol cependant… Vous vous doutez bien que j’avais d’abord moi-même désossé cette fichue tondeuse sans apercevoir la moindre once de panne. Je ne vais donc pas devenir mécanicien et agriculteur du jour au lendemain…

Le chemin que nous recommandent les collapsologues est donc encore long et semé d’embûches. Mais y réfléchir, c’est déjà commencer à l’emprunter, chacun à son rythme.

Patrick Noviello (@patnoviello)

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