01 Nov

Jean-Luc Moudenc et 2012 : avantage marginal, risque maximal.

Jean-Luc Moudenc est candidat aux législatives. En juin 2012, il sera sur les marchés. Des tracts à la main. Objectif : le Palais-Bourbon. Cette ambition est forcée. L’ancien maire de Toulouse a une obsession : Toulouse et sa mairie. La case « députation » est – pour lui – un « mal nécessaire ».

16 mars 2008, Pierre Cohen est élu au Capitole. 16 mars 2008, Jean-Luc Moudenc découvre les résultats. Et, immédiatement, il pense à une seule chose : récupérer son fauteuil. 1209 voix lui coutent son mandat. 1209 voix le lancent en campagne. Dans son esprit, l’étroitesse de la défaite est prometteuse. Elle dessine une victoire future.

Mais, avant 2014, il y a 2012 et ses législatives.

A priori, c’est une formalité.

La circonscription de Jean-Luc Moudenc est taillée sur mesure. Elle intègre le canton 9. Dont l’ancien conseiller général est…Jean-Luc Moudenc. Elle englobe le dernier canton de Droite sur Toulouse. Celui des Carmes. Surtout, Ramonville n’est pas dans son périmètre. Ce fief de Gauche – berceau de Pierre Cohen – est exclu du jeu.

Bref, le ministère de l’Intérieur fait bien les choses. En dehors de Balma – entre les mains du socialiste Alain Fillola -, les futurs électeurs de Jean-Luc Moudenc sont triés sur le volet.

Malgré tout, il hésite. Tergiverse. Finalement, c’est la visite de Jean-François Copé qui tranche. Le patron de l’UMP exige des gages de fidélité. Le soldat Moudenc doit monter au front. Sans fleur au canon.
Un siège de député est un petit atout. Il crée une dynamique. En revanche, un échec complique la route du Capitole.

Pour Jean-Luc Moudenc, les législatives se résument à une équation : « avantage marginal, risque maximal ».

La découpe – millimétrée – de la circonscription ne garantit rien.

L’élection législative est totalement « impactée » par les présidentielles. Une vague Rose peut emporter les digues sociologiques. Une sortie pour le sortant –Nicolas Sarkozy – poussera Jean-Luc Moudenc dans le fossé.

Une seule consolation. L’éternel candidat au Capitole barre la route à un concurrent. Un autre candidat – venu d’une écurie « amie » – ne le dépassera pas par la Droite.

Un îlot de satisfaction dans un océan de tension.

29 Oct

PRIMAIRES : FANTOME ET DEMONS

Pari gagné. Des isoloirs pleins. Un vainqueur confortablement élu. Les primaires sont un succès. En Midi-Pyrénées, les électeurs ont été nombreux. 182 500. Et le score de François Hollande est imposant. 5 à 10 points au-dessus du niveau national.

La campagne a été dure. Martine Aubry rude. « Gauche molle ». « Le loup est dans le flou ». La maire de Lille a sorti les crocs. Les coups de dents, les coups de sang ont ponctué le second tour. Dans ce contexte, les plaies peuvent suppurer. Les battus – aubrystes et fabusiens – vont-ils succomber à un vieux démon : les petits meurtres entre « camarades ».

Le fantôme de 2007 hante le PS. Les socialistes vivent avec un spectre : la guérilla entre la candidate Royal et le Parti. Ce précédent éveille, réveille les craintes d’une division fratricide.
A l’heure actuelle, le front est calme. Après son échec, Martine Aubry a rendu les armes rapidement, proprement. La convention d’investiture : pacifique, réussie. La situation peut se dégrader. Mais François Hollande est sur de bons rails.

Des « molosses » veillent sur le troupeau. La députée de Haute-Garonne – Catherine Lemorton – « grogne ». Elle a soutenu Martine Aubry. Désormais elle menace : les « brebis galeuses » seront ramenées dans le rang.

La menace du bâton est inutile. Une « carotte » est plus efficace. Une carotte au goût de portefeuilles ministériels, de sièges à l’Assemblée. La possibilité d’une victoire est le meilleur des « gendarmes ». La dernière victoire aux présidentielles remonte au siècle dernier, en 1988. Et les derniers ministres socialistes doivent leurs maroquins à Lionel Jospin.
Cette cure d’opposition aiguise les appétits. Achète la paix des esprits. Si on ajoute à cela, le tempérament fédérateur de François Hollande et la netteté de sa victoire, la guerre des roses est improbable.
Improbable. Mais pas impossible.

La Rancœur a ses raisons que la Raison ne connait pas.

26 Oct

On ne devrait jamais quitter Montauban – Edito de Patrick Noviello


EDITO_LVEL_MONTAUBAN_2610 par france3midipyrenees

Au début, une invitation… un cœur ou une tomate qui nous dit : « rendez-vous le 20 octobre, 9h30 place du Capitole. » Jusque là, rien de bien polémique au contraire plutôt original comme concept com’.

Ensuite un communiqué éclaircit tout ça. Brigitte Barège donne une conférence de presse, place du Capitole à Toulouse pour parler… du Grand Montauban. Début d’interrogation.

Enfin dernier étage de la fusée : une campagne d’affichage. « 25 minutes ! Comme un quartier ». Autrement dit : « Habiter Montauban c’est comme habiter un quartier toulousain en termes de temps de route. » Un argument sensé attirer particuliers et entreprises vers la préfecture du Tarn et Garonne.

Les montalbanais n’ont pas tous apprécié la comparaison. Et l’opposition de s’engouffrer dans la brèche : Montauban n’est pas un quartier de Toulouse.

Moralité : Même pour lancer une campagne de pub, On ne devrait jamais quitter Montauban.

21 Oct

Après La Primaire, la campagne ? – samedi 22 octobre à 11h30

Cette semaine, la Voix est Libre revient sur la Primaire citoyenne organisée par le Parti Socialiste.
En plateau :

Kader Arif
Député Européen PS

Martine Martinel
Député de Haute-Garonne PS

Vincent Terrail-Novès
Conseiller Régional UMP

Après cet exercice démocratique inédit, place maintenant à la confrontation d’idées et de programmes.
L’heure de la campagne est-elle déjà venue ou est-ce que chaque camps va temporiser pour s’organiser?

Réponse samedi à 11h30 dans La Voix est Libre sur France 3 Midi-Pyrénées.

A bout de nerfs – Edito de Patrick Noviello


A bout de nerfs ! Edito de Patrick Noviello par france3midipyrenees

A bout de nerfs…

Des infirmiers psychiatriques du CHU en grève depuis trois mois et qui s’enchaînent aux grilles de leur direction…

Une employée de Pôle Emploi de Muret en grève de la faim pour protester contre la nouvelle façon de travailler qu’on lui impose.

Des agents des finances toulousains qui s’insurgent contre les agressions dont ils sont victimes…

Peut-être un peu plus fort qu’ailleurs en France, notre fonction publique régionale se révolte.

Et pendant ce temps que font les Politiques ?

Une Primaire citoyenne pour les socialistes, une critique de cette Primaire citoyenne pour la droite.

A Matignon, François Fillon reste à la barre.

Et annonce… un budget d’austérité.

Pas de quoi regonfler les voiles ou le moral.

Pas de quoi surtout faire oublier le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Dernière mesure phare du gouvernement restée dans les esprits des citoyens.

La preuve aujourd’hui encore elle révolte les principaux concernés.

14 Oct

La primaire, oui mais jusqu’où ?


La primaire, oui mais jusqu'où ? – par france3midipyrenees

La Primaire oui mais jusqu’où ?

Succès indéniable de l’exercice avec près de 175000 votants en Midi-Pyrénées.

Occupation médiatique réussie pour l’ensemble des candidats.
Y compris les moins connus comme notre régional Jean-Michel Baylet.

Seulement ne fallait-il pas s’arrêter là ?
Un tour n’aurait-il pas suffit ?

La légitimité des urnes ne va-t-elle pas s’effacer face aux traditionnelles tractations d’appareil ?

A fleuret moucheté jusqu’à présent, l’affrontement risque de se durcir entre les deux finalistes.

Une chose est sûre : le vainqueur sortira certainement affaibli de cette dernière ligne droite.

Autre question : les votants seront-ils aussi nombreux au second tour ?

L’exercice démocratique a parfois ses limites.

Elles ont peut-être été atteintes aujourd’hui.

11 Oct

Midi-Pyrénées est elle durable ? – Samedi 15 octobre à 11h30

Pour deux jours cette semaine, notre région accueille les

6èmes assises nationales du développement durable.

Voir l’émission

Une région peut-elle agir à elle seule et à son échelle sur l’environnement ?
Que fait Midi-Pyrénées pour préserver ses ressources naturelles ?
Croissance et écologie sont-elles compatibles ?

Réponse avec nos invités : Françoise Dedieu Casties, vice-présidente Europe Ecologie de la région, Gérard Poujade, conseiller régional socialiste et Sacha Briand élu UMP, tous deux membres de la commission développement durable.


Contribuez et suivez en direct les 6èmes assises nationales du Développement Durable

10 Oct

Sénat à gauche : pourquoi et pour quoi faire ? – samedi 8 octobre à 11h30 dans la Voix est libre

Voir l’émission

Retour samedi dans la Voix est Libre sur ce que certains, comme Gérard Larcher, ont qualifié de « séisme politique ».
Le Sénat est désormais à gauche dirigé par un président socialiste et midi-pyrénéen, l’ariégeois Jean-Pierre Bel.
Nous reviendrons sur les clés de cette victoire avec la plupart des composantes politiques de l’assemblée.
En plateau pour débattre : Alain Fauconnier sénateur socialiste de l’Aveyron, Yvon Collin sénateur Radical de Gauche du Tarn et Garonne et Alain Châtillon, sénateur Radical valoisien et apparenté UMP de Haute-Garonne .
De son côté Laurent Dubois, notre politologue analysera cette bascule à gauche et nous expliquera ce que l’on peut attendre d’un tel renversement de majorité au palais du Luxembourg.
« Le Sénat à gauche : pourquoi et pour quoi faire ? » c’est samedi à 11h30 dans La Voix est Libre sur France3 Midi-Pyrénées.

07 Oct

Instincts primaires


Instincts primaires par france3midipyrenees

Alors tout est prêt c’est bon… ça va fonctionner… Des tests ont même été réalisés en place publique à Toulouse, dans des salles des fêtes par ci-par là…Les Primaires socialistes c’est pour les 9 et 16 octobre.
Reste une grande question : qui va voter ?
Les socialistes évidemment. Là pas de soucis de légitimité. Mais après ?
Chaque votant doit signer l’engagement de reconnaissance dans les valeurs de la gauche.
Avec ça on n’est bien avancé…
Est-ce qu’un écolo peut voter ?
Est-ce qu’un communiste peut voter ?
Est-ce qu’un partisan de Mélenchon peut voter ?
Et si un centriste totalement au centre, c’est à dire qui se retrouve dans certaines valeurs de la droite et d’autres de la gauche voulait voter ? Il compterait pour une demi-voix ?
Donc ça risque de bouillonner dans les cerveaux de certains avant d’approcher l’urne.
D’autres auront certainement moins de scrupules pour aller choisir le candidat socialiste.
Quoi qu’il en soit, si vous en êtes, n’oubliez pas une chose : votre pièce d’un euro pour participer aux frais d’organisation.

05 Oct

Soleil d’Austerlitz, ombre de Canossa

Le PS sort du brouillard sénatorial. Des décennies de brume. Cinquante années d’opposition. Et, en 2011, le soleil. Une majorité, un président. Une ombre plane sur cette victoire. Austerlitz peut mener à Canossa. Le nouveau président du Sénat doit résister au conservatisme « maison ».
179 voix. Le plein à Gauche. Et même 2 votes venus d’ailleurs. Jean-Pierre Bel est bien élu. Cette réussite est exigeante. L’ancien maire de Mijanès ne doit pas se contenter des lauriers.
Conflits d’intérêts, retraites occultes et privilèges dignes de Versailles. Les ors du Sénat sont moisis. Jean-Pierre Bel souhaite moderniser la chambre Haute. Le premier chantier mobilise une invention datant des années 1800 : le balai. Il faut dépoussiérer, nettoyer le Sénat. Des années de laxisme et de corruption des mœurs ont gâté les boiseries.
Une œuvre de salubrité publique attend le président des sénateurs. Sa connaissance des lieux est une force. Jean-Pierre Bel fréquente le Sénat depuis 1998. Il connait les us et coutumes de ce «club anglais ». Mais cette familiarité peut être sa faiblesse.
La culture du compromis et la lutte contre le corporatisme sont ennemies.
Un fait rend optimiste. Jean-Pierre Bel a rendez-vous avec son destin. Il le sait. Le premier président socialiste du Sénat ne peut pas être « simplement » un nouveau président. Il doit présider autrement. Avec plus de transparence et dans une institution rénovée.
Le 1er octobre 2011, le sénateur ariégeois est entré dans l’Histoire.
Un chapitre essentiel reste à écrire. Le seul qui compte vraiment : la présidence Bel.
Cela passe par l’Hémicycle et un bilan législatif.
Mais aussi par la rue et une réforme du Sénat.
Jean-Pierre Bel doit convaincre nos concitoyens. Vaincre les résistances intérieures.
Il doit – par ses actes – éviter un dépit populaire.
Il a trois ans pour conjurer une déception.
Un constat – dressé dans un café ariégeois ou toulousain – résonnerait comme un échec personnel.
Une alternance au Sénat. Un « progrès démocratique » ? Un « évènement historique » ?
Non. Des sénateurs qui succèdent à d’autres sénateurs !!!

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