01 Déc

Sud Radio : première vague de licenciements à Toulouse

Les premiers entretiens préalables au licenciement ont eu lieu mercredi 30 novembre dans les locaux de Labège près de Toulouse, dans le cadre du déménagement de la radio du sud à Paris, décidé par le propriétaire Fiducial Médias.

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7 salariés de Sud Radio ont été convoqués mercredi 30 novembre à un entretien préalable au licenciement, selon nos informations, la direction de la radio leur signifiant que leur poste est transféré à Paris. Il s’agit d’une assistante, d’une standardiste, d’un producteur, d’un animateur et de trois journalistes.

Mutés à Paris ou licenciés

La DRH de l’entreprise leur a indiqué qu’ils étaient mutés à Paris, sans augmentation de salaire. En cas de refus, ce qui semble être le cas des 7 personnes concernées par cette première vague, ils se voient proposer un reclassement dans le groupe, pour certains des CDD à Paris moins bien rémunérés que leurs postes actuels à Toulouse. 

Les salariés ont jusqu’au 21 décembre pour faire connaître leur réponse. Ce délai passé, ils seront licenciés pour motif économique. Certains, d’après nos informations, seraient même s’ils le souhaitent dispensés d’activité dès lundi 5 décembre.

25 salariés concernés à Toulouse

Les salariés et leurs représentants syndicaux s’insurgent contre les méthodes de Fiducial qui s’était engagé devant les élus lors d’un CE extraordinaire début novembre à ne licencier personne avant les fêtes. Quant aux autres salariés toulousains, ils sont dans l’attente.

Selon les salariés, en procédant par « petits groupes », Fiducial évite de déposer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et gagne ainsi du temps dans sa procédure de déménagement de Sud Radio de Toulouse à Paris. Sud Radio emploie encore environ 25 personnes à Labège.

Toulouse, un simple bureau ?

Quant à l’avenir de l’implantation de la radio historique à Toulouse, la direction indique qu’elle souhaite quitter les locaux de Labège pour une « vitrine » dans Toulouse. Mais pour le personnel la décision semble prise : il ne devrait rester d’ici juin 2017 qu’un simple bureau avec un ou deux correspondants, comme c’est déjà le cas à Bordeaux ou Marseille.

La « RMCisation » de Sud Radio

Dans le même temps, Sud Radio renforce, à Paris, son recrutement de « signatures » : l’animatrice ex-porno star Brigitte Lahaie, le polémiste André Bercoff, le journaliste politique ex-iTélé Mickaël Darmon… L’antenne de l’ex-« radio du grand sud » ressemble de plus en plus à sa concurrente RMC, même si ses dirigeants s’en défendent. Mais en terme d’audience, RMC a une sacrée longueur d’avance.

Les (longues) années toulousaines de Sud Radio semblent déjà être du passé.

FV (@fabvalery)

25 Nov

Nouvel émetteur TNT : la grande solitude des téléspectateurs toulousains

Depuis le changement d’émetteur de Lafilaire à Pech David en début de semaine à Toulouse, beaucoup de téléspectateurs ont perdu les chaînes gratuites de la TNT. Il leur faut alors faire appel à un antenniste. A leurs frais.

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Pour regarder les émissions et les journaux régionaux de France 3, les programmes de France 2 mais aussi de TF1, France 5, M6, Arte, W9, etc, il faut maintenant que les antennes râteaux des Toulousains soient tournées vers l’émetteur de la colline de Pech David, qui distribuait déjà les chaînes payantes de la TNT.

Depuis mardi 22 novembre, bon nombre de téléspectateurs toulousains ne captent plus les chaînes concernées et pas des moindres (TF1, France 2, France 3, France 5, M6, ARTE, W9, TMC, NT1, NRJ 12, LCP/PUBLIC SENAT, France 4, France O, 6ter, France info) ou les captent mal avec des messages du type « signal inexistant ou faible ». 

Cette grande pagaille a un coût

Il faut alors intervenir sur l’antenne râteau (évidemment ce problème en concerne pas ceux qui captent la TNT par satellite, par le câble ou la fibre optique) et c’est là que ça se corse.

La seule solution : faire appel à un professionnel. On l’a déjà dit, ne prenez pas le risque de monter sur votre toit. Mais pour que votre télé retrouve ses chaînes, il faut déjà réussir à joindre un antenniste : depuis mardi, ils sont débordés par les appels des Toulousains. Et les interventions sont payantes : 80 ou 100 euros minimum.

Les chaînes ne sont pas responsables de cette situation

Depuis mardi, les médias concernés, dont France 3 Midi-Pyrénées, reçoivent de nombreux appels de téléspectateurs désarmés. Et pourtant les chaînes ne sont pas responsables de cette situation. C’est TowerCast, opérateur de diffusion (Groupe NRJ, deuxième opérateur français derrière TDF) qui a gagné le marché de diffusion de ses chaînes sur Toulouse pour 5 ans et dont les équipements sont installés à Pech David.

« Il y avait aussi la question des émetteurs proches du centre-ville que la mairie de Toulouse voulait voir déménager pour les installer à la périphérie« , explique-t-on chez TowerCast qui indique que les téléspectateurs ne pourront pas bénéficier d’aides financières pour fdaire modifier leur installation « mais ont la garantie qu’ensuite rien ne bougera pour les 5 ans qui viennent ».

En cas de problème, vous pouvez joindre l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ou bien directement l’opérateur TowerCast sur son site internet ou par téléphone au 01 40 71 40 71.

FV (@fabvalery)

15 Nov

L’agence audio toulousaine A2PRL ouvre un bureau à Paris

L’agence, qui se présente comme la première agence audio en Europe et travaille pour 200 diffuseurs dans le monde, ouvre une antenne à Paris pour des questions de notoriété mais aussi pour couvrir la campagne électorale qui s’annonce.

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C’est le journaliste Boris Kharlamoff (ex-Sud Radio et RMC) que la direction d’A2PRL a choisi pour animer le nouveau bureau parisien de l’agence audio basée à Toulouse. A2PRL a choisi cet automne d’installer un journaliste dans la capitale à la fois pour renforcer la notoriété de l’agence et réaliser des reportages notamment sur la campagne présidentielle pour ses clients.

« L’une de nos spécificités, explique Sylvain Athiel, directeur général d’A2PRL, c’est d’être basé à Toulouse et d’avoir la volonté d’y rester. Mais dans le même temps, l’entreprise, qui est bonne santé et en phase de développement, ne peut pas être coupée de Paris pour à la fois exister auprès des autres agences et puis couvrir l’actualité nationale ou internationale. Pour les grands rendez-vous nous avions des envoyés spéciaux mais à l’occasion de la campagne présidentielle nous nous sommes dit qu’il fallait avoir un journaliste sur place en permanence ».

A2PRL (ex-AFP audio) a été rachetée en juin 2014 au groupe Lagardère par le groupe toulousain Mediameeting. Elle compte 200 clients, principalement des radios locales et régionales musicales pour lesquelles elle assure des flashs infos, des journaux ou des chroniques radio mais aussi la couverture de grands événements sportifs.

L’agence s’est installée en 2015 dans des locaux de la route d’Espagne à Toulouse : une grande newsroom et une dizaine de studios radio y sont exploités 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Elle emploie une trentaine de personnes dont 25 journalistes.

Fabrice Valéry (@fabvalery)

05 Oct

Associée à BFM, TV Sud veut une télé du « bien vivre ensemble » à Toulouse

Après le coup de théâtre du retrait du dossier de BFM TV qui entre finalement au capital de son ex-concurrent (à hauteur de 19,9 %), on en sait un peu plus sur l’unique projet de chaîne de télé locale pour Toulouse.

Les porteurs du projet de TV Sud devant le CSA (Photo : F . Valéry / France 3)

Les porteurs du projet de TV Sud devant le CSA (Photo : F . Valéry / France 3)

« Nous voulons mettre en place une télé du bien vivre ensemble, n’a cessé de marteler Christophe Musset, le patron de TV Sud, devant les sages du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel qui l’auditionnaient ce mercredi 5 octobre. Une chaîne qui aide à la compréhension de ce nouveau territoire qu’est la région Occitanie ». Le patron de TV Sud parle même de « servir ce territoire », des propos qui se rapprochent de ceux de la présidente PS de Région Carole Delga qui appelle de ses voeux une télé qui « mettent en valeur le territoire de la nouvelle région ».

Bruno Ledoux, le soutien de poids

Face au CSA, Christophe Musset était entouré par Jean Brun, le directeur des rédactions de TV Sud, Jean-Nicolas Baylet, le directeur général de La Dépêche du Midi (partenaire à 10 %) et le millionnaire Bruno Ledoux qui s’engage à prendre 25 % de la holding Médias du Sud (MDS) si le groupe remporte la fréquence de Toulouse, pour mettre en place un réseau régional puis national de télés locales.

Les porteurs du projet ont insisté sur le fait que la fréquence de Toulouse est « vitale » pour les autres télés locales du groupe. « Les autres chaînes du groupe ont besoin de Toulouse, et Toulouse aura besoin des autres chaînes ».

BFM n’aura pas d’influence sur l’éditorial

Sur le plan économique, le capital de TV Sud Toulouse sera constitué à 80,1 % par TV Sud Languedoc-Roussillon et 19,9 % par le groupe Next Radio TV (propriétaire de BFM TV) représenté par Alain Weill. L’accord avec BFM a été conclu lundi soir, soit quelques heures seulement avant les auditions publiques devant le CSA. Christophe Musset a indiqué que BFM TV n’aurait « pas d’influence sur l’éditorial ». 

Le groupe Dépêche du Midi reste à hauteur de 10 % du capital de TV Sud Languedoc-Roussillon. La nouvelle chaîne, si elle obtient l’autorisation du CSA, table sur l’apport d’argent public (par l’intermédiaire de Contrat d’objectifs et de moyens notamment avec la Région) à hauteur d’un tiers de ses ressources, au moins la première année.

JT, réactivité et télé-achat de produits régionaux

Quant aux programmes, TV Sud Toulouse prévoit un journal télévisé local de 10 minutes à 19h30 et des émissions locales mais surtout table sur une forte mutualisation de ses moyens et de ses programmes avec les autres chaînes existantes (à Nîmes, Montpellier et Toulouse) pour créer un réseau de télés locales en Occitanie. Elle prévoit aussi de prendre l’antenne à tout moment de la journée en cas d’actualité importante : faits-divers, intempéries, etc. Enfin, il existe un projet d’émission de télé-achat de produits régionaux.

15 personnes recrutées

15 personnes seraient recrutées à Toulouse. C’est moins que TLT avant sa disparition mais TV Sud dispose déjà d’une équipe de direction, de gestion, de diffusion technique, qui sera commune à toutes les chaînes. Il n’est pas exclu non plus de travailler avec les journalistes de La Dépêche du Midi qui fabrique déjà des reportages vidéos.

Après délibération du CSA, qui pourrait prendre entre 2 et 3 mois pour délibérer, et si les « sages » ne déclarent pas l’appel d’offres infructueux, TV Sud Toulouse pourrait démarrer à l’antenne fin mars 2017.

Fabrice Valéry (@fabvalery).

26 Sep

Télé locale à Toulouse : Bruno Ledoux, la botte secrète de TV Sud

Depuis que l’on connaît les deux dossiers candidats à la reprise de la fréquence hertzienne locale de Toulouse, TV Sud (groupe Médias du Sud) fait figure de « PME » face à BFM TV porté par le mastodonte Next-Radio/SFR/Numéricable. Mais un atout dans la manche de Christophe Musset change un peu la donne.

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Bruno Ledoux (Photo : AFP)

Dans le dossier remis par TV Sud au Conseil supérieur de l’audiovisuel, figure un courrier qui est loin d’être anodin. Une letter of intention (LOI) qui fait de son signataire, Bruno Ledoux, un partenaire de poids de TV Sud dans la course à la fréquence télé toulousaine.

Un des grands argentiers des médias

Bruno Ledoux est peu connu du grand public. C’est pourtant lui qui a sauvé le journal Libération de la faillite, un journal dont ce jeune quinquagénaire est depuis 2014 le président du conseil de surveillance et surtout l’actionnaire à 50 % (après l’avoir été à 100 %, mais ça on vous l’explique plus bas, ne ratez rien, c’est croustillant !). Bruno Ledoux, richissime industriel, est aussi collectionneur de tableaux et mécène d’artistes, propriétaire du golf de Saint-Tropez ou encore du château d’Ilbarritz au Pays Basque. Il est surtout très impliqué dans les médias (L’Express, L’Expansion, Le Nouvel Economiste, L’Etudiant…). Continuer la lecture

16 Sep

Un Toulousain gagne 50 ans de loyer sur Virgin Radio et empoche un chèque de 382 000 euros

L’animateur Camille Combal, qui dirige la matinale de Virgin Radio, a fait gagner ce vendredi matin un chèque de 381 198 euros à un Toulousain de 31 ans, l’équivalent de 50 années de son loyer.

L'équipe de Camille Combal avec le gros chèque qui sera remis à un Toulousain.

L’équipe de Camille Combal avec le gros chèque qui sera remis à un Toulousain.

Eric est un papa célibataire de 31 ans, qui habite à Toulouse. Ce vendredi matin, son numéro de portable a été tiré au sort alors que Camille Combal était en train de faire gagner 50 ans de loyer à un auditeur.  Au total près de 382 000 Euros pour ce gagnant toulousain ! Continuer la lecture

12 Sep

BFM TV est candidate à la télé locale de Toulouse

Crédit photo : MaxPPP

Crédit photo : MaxPPP

INFO LE BLOG MEDIAS D’ICI – C’est la surprise du jour. Alors que Médias du Sud (MDS) et sa chaîne TVSud semblaient être les seuls à avoir déposé un dossier auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour reprendre la fréquence TNT disponible à Toulouse depuis la disparition de TLT, on a appris ce lundi 12 septembre qu’un deuxième opérateur avait candidater et pas des moindres : BFM TV ! Cette information devrait être confirmée dans les heures qui viennent, le CSA se réunissant en séance plénière mercredi 14 pour arrêter la liste officielle des candidats. Continuer la lecture

26 Août

TVPI jette l’éponge, TV Sud seule candidate à la succession de TLT à Toulouse ?

TELEVISION

Et s’il n’y avait qu’un seul candidat ? Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ne dévoilera pas avant plusieurs jours le nom des candidats à la reprise de la fréquence TNT laissée libre par la disparition de la chaîne locale TéléToulouse (TLT), mais on sait désormais que TVPI qui comptait candidater n’a finalement pas déposé de dossier.

TVPI jette l’éponge

La date limite de dépôt des candidatures, fixée au 25 août à 19 heures, est aujourd’hui dépassée. TV Sud et son président Christophe Musset, sur les rangs dès les premiers jours après la disparition de TLT en juillet 2015, a bien déposé son dossier en temps et en heures. En revanche, l’autre candidat déclaré, TVPI, basé à Bayonne, nous a indiqué ce vendredi avoir finalement renoncé à le faire. TVPI souhaitait monter à Toulouse une télé métropolitaine adressée plus particulièrement à un public jeune.

Le CSA semble considérer que le nouveau modèle économique des télés locales passe par un financement régional »

« La première raison, explique le directeur Michel Lamarque, c’est que le délai de deux mois était trop court, alors qu’il faut 4 mois pour monter un dossier sérieux. La deuxième c’est que l’on devine un pré-fléchage de l’attribution de la fréquence et que j’ai passé l’âge de jouer les faire-valoir pour un autre. Enfin, les dernières attributions par le CSA, à Marseille et à Toulon ont été aux candidats qui avaient décroché le financement du Conseil régional. Le CSA semble donc considérer que le nouveau modèle économique des télés locales par un financement régional ».

Michel Lamarque qui regrette qu’à la disparition de TLT le tribunal de commerce de Toulouse ait rejeté son plan de reprise. « Cela aurait évité l’interruption d’antenne et le licenciement de tous les salariés ».

Un projet régional pour TV Sud

Faire une télé régionale, c’est le projet de Médias du Sud qui exploite déjà les télés locales TV Sud (à Nîmes, Montpellier et Perpignan) et qui a bien déposé un dossier au CSA. Son patron Christophe Musset veut mettre en place un réseau de télés régionales au niveau de la région Occitanie : il bénéficie du soutien du groupe Dépêche du Midi (qui a racheté récemment Midi Libre à Montpellier) et surtout, semble-t-il, de la bénédiction du nouveau conseil régional d’Occitanie, déjà partenaire financier de TV Sud à Montpellier à travers un contrat d’objectif et de moyens (COM). TV Sud souhaite même désormais monter une chaîne tout info sur la région, indiquant employer une soixantaine de personnes à cet exercice : les salariés des télés existantes plus une vingtaine de nouveaux employés à Toulouse comme nous l’indiquait Christophe Musset récemment.

La ville de Toulouse (volontairement) hors du jeu

En l’absence de TVPI, TV Sud pourrait donc être seule candidate à la reprise de la télé toulousaine, à moins qu’un autre candidat soit sorti du bois dans les dernières heures, dans le plus grand secret. Cette candidature, qui s’apparente donc à celle d’une télé régionale sur une fréquence locale, a aussi pour conséquence de mettre hors du jeu la mairie de Toulouse, qui a pourtant été à la manoeuvre politique et financière (17 millions d’euros au total de coût pour la ville selon Jean-Luc Moudenc), durant toute la vie de TLT.

Mais le maire de Toulouse ne veut plus entendre parler de cette télé. Il a réaffirmé en juillet qu’il « n’engagera pas Toulouse dans un nouveau projet de télé locale ». Il préfère investir « dans les écoles et les crèches », mais n’exclut cependant pas des achats d’espaces sur la nouvelle chaîne, un engagement « révocable et sans engagement ».

Le CSA va maintenant lister les candidats, ce qui devrait être vite fait. Valider le dossier de candidature de TV Sud, fixer la date de l’audition, délibérer puis attribuer la fréquence, sans doute en janvier 2017, juste avant le dernier renouvellement des « sages » du CSA avant la présidentielle.

Fabrice Valéry (@fabvalery)

11 Juil

Télé locale à Toulouse : les professionnels de l’audiovisuel s’inquiètent du retard

Ils sont producteurs, réalisateurs ou techniciens de l’audiovisuel et n’ont pas tardé à réagir à l’annonce du report de la date limite de candidature pour la fréquence TNT locale de Toulouse. Ils ont écrit au CSA pour dire leur inquiétude.

(Photo : MaxPPP)

(Photo : MaxPPP)

Les professionnels de l’audiovisuel ne comprennent pas les raisons pour lesquelles le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a reporté au 25 août prochain (au lieu du 13 juillet initialement) la date limite de dépôt des candidatures pour la fréquence d’une télé locale à Toulouse. En moins de 24 heures après cette annonce, ils se sont organisés et ont signé une lettre ouverte (voir ci-dessous la liste des premiers signataires) qu’ils ont adressé au président du CSA Olivier Schrameck.

« Nous craignons très fortement que ce retard n’en entraîne d’autres, écrivent-ils, par l’effet d’une mécanique administrative, et que finalement il n’y aura toujours pas de télévision locale à Toulouse en 2017. (…) Cela fait depuis trois ans que les professionnels de l’audiovisuel souffrent durement. En effet, avant qu’elle ne disparaisse, dès 2013 TLT moribonde avait mis un terme aux coproductions qu’elle faisait avec les entreprises locales. Une quinzaine d’entreprises locales est impactée, 150 artistes et techniciens n’ont plus cette perspective locale et régionale. Cela fait un an que tout le monde sait qu’une fréquence s’est libérée à Toulouse. Cela fait donc un an que d’éventuels prétendants ont pu concevoir et bâtir un projet. Nous ne pouvons donc comprendre ce nouveau retard. Permettre à un nouveau prétendant de fourbir une candidature ? Cette dernière serait alors quelque peu hors-sol et sans aucun contact ou partenariat avec le tissu local de production elle n’augurerait donc rien de bon ».

Ils réclament que la fréquence soit attribuée dès le mois d’octobre afin que cette nouvelle télé locale puisse émettre en janvier 2017. Ce calendrier est impossible à tenir. Après la fin du dépôt des candidatures, le CSA examinera d’abord les dossiers et cela devrait prendre environ deux mois. Ce n’est donc pas avant la fin octobre que les candidats seront auditionnés. Il faudra alors un nouveau délai aux sages du CSA pour délibérer et choisir le diffuseur (à moins que l’appel d’offres ne soient déclaré infructueux). Si tout se passe bien, on devrait donc connaître le nouvel exploitant de la télé toulousaine à Noël ou début janvier. Car courant janvier une partie du collège des sages du CSA sera renouvelée et la décision devrait être logiquement prise avant. Le temps de choisir les locaux, de recruter les équipes et de mettre en place la grille, on ne peut pas espérer voir les premières émissions avant le printemps 2017. Et cela inquiète grandement les professionnels de l’audiovisuel en région Occitanie qui souffrent économiquement dans un contexte difficile depuis plusieurs années.

FV (@fabvalery)

La liste des premiers signataires :

Vincent Barthe
Amic Bedel – Réalisateur – Piget Films
Francis Fourcou Réalisateur et Producteur
Dzu Le Lieu – Présidente Association Portraits Crachés
Gil Corre – Réalisateur
Thierry Maisonnave – France THM Productions
Chantal Teyssier
Annie Serres – Productrice
Vladimir Kozlov – Auteur Réalisateur – Prodigima
Christophe Vindis – Réalisateur
Elizabeth Germa – Réalisatrice – Le petit cowboy / le gros indien
Isabelle Millé – Réalisatrice
Pierre Mathiote – Producteur – Cinérgie Productions
Alexandre Croizier de Lacquvivier – Gérant – Antea
Pascal Bonnet – Producteur – Les Films du Sud
l’APIAMP – Association des producteurs Midi-Pyrénées
Pierre Mathiote – Producteur – Cinérgie Productions
Guy Chapouillé – Cinéaste
Jacques Mitsch – Réalisateur
Fabien Daguerre – Chef monteur
Sonia Paramo – gérante et productrice – Les Films Figures Libres
Dominique Henry – Cadreur – Réalisateur
Carole Giardino – Productrice – Argane Productions
Laurent Aït Benalla – Réalisateur
Franck Flies – Ingénieur du son
François Grandjacques – Réalisateur
Marc Faget – Comédien
Gilbert Kelner scénariste, réalisateur et metteur en scène de théâtre
Mathias Touzeris – Chef opérateur
Luc Reder, Chuck Productions.
Philippe Gracia, réalisateur et journaliste
Isabelle Dario – Chef Monteuse et Réalisatrice
Jean-Marc Pedoussaut – Ingénieur du son
Philippe Lignières – Réalisateur et OPS
MIDIFILM Techniciens et réalisateurs de Midi-Pyrénées
Gilles Pedoussaut – Monteur et Réalisateur
Frédéric Rascol – Distributeur de films documentaires
Yves Ardourel

 

 

07 Juil

Télé locale à Toulouse : le CSA reporte la date limite de dépôt des candidatures

Enième épisode dans le dossier de la succession de TLT, disparue des écrans en juillet dernier à Toulouse. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé de reporter la date limite pour déposer un dossier de candidature à la reprise de la fréquence TNT locale à Toulouse.

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La date limite était initialement fixée au 13 juillet mais le CSA a décidé de la reporter au 25 août prochain à 17h. Officiellement, on explique au CSA que c’est à la demande de certains « éditeurs » de programmes télé qui pourraient faire acte de candidature que ce délai a été rallongé. La constitution d’un dossier de candidature est une longue marche, technique et précise, et le CSA reconnaît que le délai était un peu court.

Un report de 6 semaines qui laisse donc davantage de temps aux futurs candidats pour préparer leur dossier, voire à de nouveaux candidats la possibilité de sortir du bois. Et aux collectivités locales d’organiser leur éventuelle participation ou aide à cette future chaîne locale.

A Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc (LR), refroidi par l’expérience TLT, a encore affirmé début juillet ne pas être favorable à une prise de participation ou même à un contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec la future chaîne. Mais des membres de son entourage poussent à infléchir cette position sur le credo « si on paye, on a le droit de voir » !

Quant à la région, où la présidente Carole Delga (PS) appelle de ses vœux une télé plus régionale que locale, on ne communique pas officiellement sur la manière dont le Conseil régional pourrait s’adosser financièrement au futur projet mais, selon certaines sources, un COM serait le scénario le plus envisageable.

Ce report aura aussi peut-être des conséquences sur la date éventuelle de retour à l’antenne d’une télé locale à Toulouse. Le choix du futur exploitant devait se faire avant Noël pour une mise à l’antenne dans les premiers mois de 2017. Ce report devrait retarder l’arrivée de la chaîne au mieux au cœur de printemps 2017.

Plusieurs candidats se sont déjà fait connaître : TV Sud, déjà présent à Nîmes, Montpellier et Perpignan veut installer une télé locale à Toulouse pour créer un réseau régional à l’échelle de la nouvelle Occitanie et TVPI, installée à Bayonne, souhaite se développer dans le sud de la France et monter à Toulouse une télé tournée vers les jeunes. Un troisième projet local serait dans les startings-blocks. Réponse fin août.

FV (@fabvalery)