22 Jan

Jean-Christophe Tortora : « TLT n’est pas ma priorité »

Jean-Christophe Tortora (photo AFP)

Jean-Christophe Tortora (photo AFP)

Alors que la santé financière de chaîne locale toulousaine TLT et donc son avenir sont toujours au coeur des préoccupations des actionnaires et du premier d’entre-eux, la ville de Toulouse, plusieurs noms d’industriels ou de professionnels de la presse circulent pour participer à un éventuel nouveau tour de table et ainsi sauver TLT.

Parmi ces noms, celui de Jean-Christophe Tortora, patron de La Tribune, qui fut pendant plusieurs années producteurs et animateurs d’émissions sur Télé Toulouse.

« C’est vrai, dit-il, que je suis attaché à cette télé locale en tant que Toulousain et ancien de la maison. Et son évolution malheureuse me rend triste. Mais je ne suis pas un professionnel de la télévision, pas un expert en gestion audiovisuelle. Mon sentiment, quand je vois les difficultés financières récurrentes de TLT, c’est qu’il faut s’interroger sur le modèle économique de ces télévisions locales, qui ne peuvent pas vivre sans un engagement fort des collectivités locales ».

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Le patron de presse, qui lance actuellement des offres numériques régionales de La Tribune, confirme donc qu’il ne sera pas le prochain repreneur de TLT mais pourrait tout de même faire partie du tour de table : « Je suis prêt à étudier toute proposition s’il y a un projet ambitieux mais pas en tant que locomotive. TLT n’est pas ma priorité en 2015. Et puis à Toulouse, TLT fait face à  France 3. Alors, y a-t-il la place pour deux chaînes métropolitaines ou régionales ?« .

En novembre dernier, le tribunal de commerce de Toulouse avait donné 3 mois de sursis supplémentaires aux dirigeants de TLT pour trouver une solution. Le PDG Emmanuel Schwartzenberg a donc jusqu’à fin février pour trouver de nouvelles rentrées d’argent pour la chaîne.

FV

25 Nov

3 mois de sursis supplémentaires pour TLT

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Le tribunal de commerce de Toulouse, qui avait convoqué la direction de TLT (Télé Toulouse) dans le cadre du suivi du plan de continuation, a accordé un délai de 3 mois supplémentaire à son PDG Emmanuel Schwarzenberg pour tenter d’équilibrer les comptes.

TLT fait face à une dette abyssale et ne serait pas en mesure de payer ses fournisseurs. La direction a donc jusqu’à fin février 2015 pour trouver des solutions.

La chaîne locale a pour actionnaire majoritaire la mairie de Toulouse avec laquelle elle a signé au début de l’été un contrat d’objectifs et de moyens (COM) qui prévoit le versement de 1,5 millions d’euros sur 3 ans. Mais cela ne suffira certainement pas et la chaîne locale doit trouver de nouveaux partenaires.

Au Capitole, c’est le directeur de cabinet de Jean-Luc Moudenc, Antoine Grézaud, qui fut le plus proche collaborateur de Dominique Baudis au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) et qui connaît parfaitement ce type de dossier qui suit « en direct » le cas TLT, en collaboration avec l’adjoint aux finances Sacha Briand.

En cas de nouvelle défaillance de la société, des repreneurs seraient déjà sur les rangs, trois selon nos confrères de La Voix du Midi.

Selon nos informations, le groupe Fiducial, qui a récemment racheté Sud Radio, ferait partie des intéressés.