28 Mai

Le CSA renouvelle l’autorisation d’émettre de TLT, dont la survie est toujours incertaine

Olivier Schrameck, président du CSA

Olivier Schrameck, président du CSA

Alors qu’une journée cruciale est attendue ce vendredi 29 mai devant le tribunal de commerce de Toulouse, la chaîne locale TLT s’est vu renouveler pour 5 ans son autorisation d’émettre par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), comme le confirme ce courrier du président du CSA Olivier Schrameck, à l’issue de la réunion intervenue le mercredi 27 mai :

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Ce renouvellement est une bonne nouvelle pour la vingtaine de salariés de TLT mais le vrai enjeu se joue ce vendredi : le tribunal de commerce pourrait décider ce jour-là de la liquidation de la structure actuelle en raison de ses dettes.

La charge des salariés contre Jean-Luc Moudenc

Dans un communiqué les salariés de TLT se sont félicités du renouvellement de l’autorisation d’émettre par le CSA. Mais, à la veille du rendez-vous devant le tribunal de commerce, ils livrent également une charge contre le maire UMP de Toulouse : « Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse (mairie actionnaire à 60% du capital de TLT), écrivent-ils, a décidé depuis un an, pour des raisons obscures, de sacrifier la télévision locale toulousaine, créée en 1988 par Dominique Baudis, ancien maire centriste de Toulouse et Président emblématique du CSA. Pendant sa campagne, l’actuel maire de Toulouse s’était inscrit dans la continuité de Dominique Baudis  pour s’en démarquer aussitôt élu comme l’illustre l’affaire TLT, entre autres… Les salariés de TLT se demandent aujourd’hui, si l’acharnement du maire UMP de Toulouse à vouloir fermer le média, sous le faux nez de difficultés économiques, n’est pas une façon détournée de leur faire payer leur indépendance ».

Absence de repreneur ?

Les salariés de TLT demandent également au CSA « de veiller à ce que les éventuels repreneurs de la fréquence TNT, qui ne manqueront pas de se manifester si liquidation, reprennent aussi  tout ou grande partie des 20 salariés (journalistes et techniciens moyenne d’âge 45/50 ans), professionnels de l’audiovisuel et qui œuvrent dans la chaîne depuis sa création ».

D’après nos informations, les repreneurs ne se bousculent plus : ceux dont les noms ont circulé ces dernières semaines (Fiducial, Médias du sud, etc) auraient jeté l’éponge. Réponse demain, devant le tribunal de commerce.

FV

26 Mai

TLT : les écologistes dénoncent « l’attentisme » de Jean-Luc Moudenc

Antoine Maurice, président du groupe EELV au conseil municipal de Toulouse.

Antoine Maurice, président du groupe EELV au conseil municipal de Toulouse.

Dans un courrier adressé à Jean-Luc Moudenc, maire UMP et président de Toulouse Métropole, Antoine Maurice, le président du groupe EELV à la mairie, dénonce l’attentisme dont fait preuve le maire de la ville dans le dossier TLT.

Alors que le tribunal de commerce doit examiner de nouveau la situation de la chaîne locale ce vendredi 29 mai, « je tiens à exprimer ma perplexité face à ce qui s’apparente à de l’attentisme de votre part, écrit Antoine Maurice. Au mois d’avril, le Conseil de Toulouse Métropole a adopté la reconduction du Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) avec TLT. Il aura fallu attendre cinq mois après l’arrivée à terme du précédent COM pour que ce renouvellement bienvenu soit enfin soumis à notre assemblée. Cinq mois durant lesquels la situation financière de TLT s’est aggravée. Aujourd’hui, à trois jours de l’audience au tribunal de commerce, il apparaît que ce COM, bien que voté, n’est toujours pas effectif. C’est là un signal très négatif quant à l’engagement de notre collectivité aux côtés de TLT ».

L’élu écologiste demande, de nouveau, qu’un projet éditorial nouveau soit bâti de manière collective pour l’avenir de TLT. Il réitère la proposition des élus écologistes (de la ville et de la région) d’associer davantage TLT à France 3 Midi-Pyrénées. 

Vendredi, le tribunal de commerce pourrait prononcer la liquidation de la structure actuelle, criblée de dettes.

FV

20 Mai

Les salariés de TLT de plus en plus inquiets face à la menace d’une liquidation judiciaire

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Les salariés de Télé Toulouse ont de nouveau exprimé mardi 20 mai leur vive inquiétude sur l’avenir de leur entreprise. TLT, criblée de dettes, vit sous le couperet du tribunal de commerce qui doit rendre sa décision le 29 mai sur une mise en liquidation judiciaire… Lire la suite sur le site info de France 3 Midi-Pyrénées.

06 Mai

Une soirée de soutien à TLT le 20 mai à Toulouse

Une soirée de soutien à TLT (Télé Toulouse) est organisée à La Dynamo à Toulouse le 20 mai prochain, alors que quelques jours plus tard le tribunal de commerce décidera de l’avenir de la chaîne locale. 

Les salariés organisent donc une soirée pour permettre aux Toulousains de montrer leur attachement à la chaîne qui existe depuis 27 ans. Des artistes y feront une petite prestation amicale : Bernardo Sandoval, El Gato Negro, Strange Enquete et Piérick.

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L’avenir de TLT est toujours sous un ciel très orageux en raison de sa situation financière. Très endettée la chaîne vit sous le couperet du tribunal de commerce : le loueur de véhicules, non-payé, a repris les voitures de reportages ; il n’y a pas plus de maquilleuse pour les plateaux, etc.

Les salariés demandent toujours aux actionnaires « de prendre leur responsabilité ». En avril, Toulouse Métropole a reconduit le contrat d’objectifs et de moyens (COM) mais cela ne suffira pas pour apurer le passif. Les salariés tiendront d’ailleurs une conférence de presse le jour-même de la soirée de soutien.

FV

09 Mar

7 médias de Midi-Pyrénées s’engagent à promouvoir l’engagement solidaire

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

C’est une grande première en France : sept entreprises de médias de la région Midi-Pyrénées (France 3, La Dépêche, Sud radio, TLT, La Voix du Midi, France Bleu et ToulEco) ont signé ce lundi 9 mars une convention de partenariat avec Midi-Pyrénées Coopdev’.

L’idée c’est que l’engagement solidaire des Midi-Pyrénéens (qui représente 40.000 personnes) dans des actions de coopération ou de solidarité internationale (à travers des associations ou des fondations) puisse enfin se voir dans les médias : des projets parfois très importants manquent de visibilité. 

Votre association veut monter un dispensaire en Afrique ? Tout est prêt, financé… Parfait. Mais qui est au courant dans notre région ?

A travers ce partenariat, ces 7 grands médias (associés à l’école de journalisme de Toulouse, l’EJT, et à l’école supérieure d’audiovisuelle, l’ESAV) se sont donc engagés à être les relais de ces initiatives positives et à participer ainsi à des opérations d’information, d’éducation à la citoyenneté active et à la solidarité internationale.

Midi-Pyrénées Coopdev’ se définit comme « un réseau régional multi-acteurs de la coopération et de la solidarité internationale » qui a pour vocation « d’œuvrer à l’équilibre mondial et faire en sorte que chaque citoyen, chaque collectivité, chaque entreprise agisse dans ce sens, à sa mesure, dans le respect des principes de co-élaboration des projets, de partage et de réciprocité ». Parmi ses adhérents (et financeurs), le réseau regroupe les collectivités locales, les universités, les hôpitaux, les chambres consulaires, les entreprises, etc.

FV

06 Mar

Le tribunal de commerce de Toulouse accorde deux mois supplémentaires à TLT

Les salariés de TLT attendant la décision du tribunal de commerce (© Bruno Frédiani / France 3)

Les salariés de TLT attendant la décision du tribunal de commerce (© Bruno Frédiani / France 3)

La décision de liquidation judiciaire tant redoutée par la vingtaine de salariés n’est pas tombée ce vendredi matin : le tribunal de commerce de Toulouse a accordé ce vendredi matin deux mois supplémentaires à Télé Toulouse (TLT). 

Criblée de dettes, la société était sous la menace d’une liquidation judiciaire : c’est d’ailleurs ce que son PDG Emmanuel Schwartzenberg avait demandé au tribunal. Mais finalement ce dernier a prolongé la durée de vie de TLT de deux mois supplémentaires pour permettre la réalisation de l’engagement pris ces derniers jours par Toulouse-Métropole et le Conseil Régional de renouveler leur aide financière par l’intermédiaire des contrats d’objectifs et de moyens (COM). Celui de Toulouse Métropole devrait être voté le 9 avril prochain.

Le PDG Emmanuel Schwartzenberg (© B. Frédiani / France 3)

Le PDG Emmanuel Schwartzenberg (© B. Frédiani / France 3)

Coincés entre leur actionnaire majoritaire (la ville de Toulouse via la société d’économie mixte CTV) et leur PDG (contre lequel ils ont voté fin février une motion de défiance), les salariés de TLT sont donc soulagés. Ils avaient demandé eux-mêmes le report de l’audience pour permettre aux collectivités locales de finaliser le renouvellement des contrats d’objectifs et de moyens. Pour la représentante du CE, Anne Oriol, cette décision du jour est « une victoire ».

Dans cette nouvelle période, les actionnaires seront appelés à se réunir une nouvelle fois pour engager la société dans les contrats d’objectifs et de moyens cités plus haut mais aussi pour demander à certains actionnaires qui sont aussi des créanciers de la chaîne de tirer un trait sur une partie de sa dette : 300.000 euros seraient au compte de la ville de Toulouse, notamment le loyer des locaux de TLT à la médiathèque José Cabanis. Car les COM seront signés non pas pour apurer le passif mais pour financer des programmes ! Et pendant ce temps la dette risque de se creuser un peu plus.

Alors quelle sera l’attitude des actionnaires ? Oublier les créances ? Remettre de l’argent public au pot ? La dette s’élèverait actuellement à 1,8 millions d’euros et un juge-enquêteur va devoir, en deux mois, demander aux actionnaires une augmentation de capital qui paraît bien improbable.

Au conseil municipal qui se tenait au même moment, Jean-Luc Moudenc a rappelé que la ville de Toulouse a versé 17 millions d’euros à TLT depuis la création de la chaîne locale en 1988.

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Les salariés de TLT ont aussi moyennement apprécié le mot que le maire Jean-Luc Moudenc a eu en ouverture du conseil municipal ce vendredi matin : une « pensée de sympathie » (citée notamment sur Twitter par l’adjointe au maire et députée UMP Laurence Arribagé – voir ci-dessus) que les salariés ont pris, au moment où ils attendaient la décision du tribunal, comme un baiser de la mort. Finalement, il reste encore un peu d’espoir !

FV

EN VIDEO / le reportage de Bruno Frédiani et Christian Bestard :

 

04 Mar

« Victimes d’un imbloglio », les salariés de TLT expriment leur inquiétude

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A 48 heures du rendez-vous crucial de la société TLT devant le tribunal de commerce de Toulouse, les salariés ont exprimé ce mercredi leur inquiétude face à la situation, un véritable « imbroglio » qui pourrait causer la disparition de la plus ancienne chaîne de télé locale de France et provoquer leur licenciement.

Dans un communiqué (que nous reproduisons ci-dessous), ils renvoient dos à dos le PDG Emmanuel Schwarzenberg et la mairie de Toulouse, co-responsables selon eux de la situation actuelle de la chaîne, dont nous avons déjà parlé ici : Emmanuel Schwartzenberg leur assure que la responsabilité incombe à Toulouse-Métropole qui n’a pas renouvelé le Contrat d’Objectifs et de Moyens  (COM) qui s’est achevé en décembre. Les élus au Capitole reprochent eux au Pdg de ne pas avoir fait le nécessaire pour faire progresser les recettes publicitaires, mais selon les salariés ce sont les actionnaires (dont majoritairement la ville de Toulouse) qui refusent d’embaucher un commercial !

Pris entre le marteau et l’enclume, les salariés de TLT redoutent le pire : la fin de TLT. Dans ce cas, « la fréquence et le matériel financés en grande partie depuis 27 ans avec de l’argent public tomberont dans l’escarcelle d’un repreneur ». Et les salariés resteront sur le carreau.

FV

Voici l’intégralité du communiqué :

COMMUNIQUE DES SALARIÉS DE TÉLÉ TOULOUSE :

Les salariés prennent acte que leur PDG Emmanuel Schwarzenberg a écrit que le risque d’envoi en liquidation judiciaire de Télé Toulouse ce 6 mars, était du au fait que Jean Luc Moudenc, maire  de Toulouse et Président de la Communauté d’Agglomération n’avait pas renouvelé à temps le Contrat d’objectifs et de Moyens (COM du Grand Toulouse) qui s’achevait fin décembre; ainsi qu’une subvention culturelle ce qui impacte défavorablement notre trésorerie pour l’audience.

La municipalité, quant à elle, pointe le fait que les recettes publicitaires de TLT n’ont pas évolué depuis près d’un an. Les salariés actent que leur PDG affirme, lui, qu’il n’ a aucun commercial dédié à TLT car les actionnaires (dont la Mairie actionnaire majoritaire à 60% par CTV) refusent cette embauche . 
 
Les salariés, eux, sont les victimes de cet imbroglio et relèvent que, pour la deuxième fois en moins de 4 mois, TLT est envoyée par devant le tribunal de commerce pour une liquidation, en raison d’un retard allégué par le PDG dans le versement des subventions publiques et qui ne sont pas compensées par des recettes publicitaires, quasiment inexistantes depuis 2 ans.

Si TLT est liquidée à court ou moyen terme : sont menacés 30 emplois directs (cdi, pigistes et intermittents) et 100 emplois indirects (producteurs de documentaires). Les fournisseurs régionaux ne seront pas payés , la fréquence et le matériel financés en grande partie depuis 27 ans avec de l’argent public tomberont dans l’escarcelle d’un repreneur. TLT est la première télévision locale créée en France en 1988 par Dominique Baudis.

Fait à Toulouse le 4 mars 2015.

02 Mar

Pour sauver TLT, les écologistes réclament un rapprochement avec France 3 Midi-Pyrénées

Plusieurs élus écologistes ont demandé ce lundi matin à Toulouse, lors d’une conférence de presse, de rapprocher TLT de France 3 Midi-Pyrénées, alors que la chaîne locale de Toulouse est sous la menace d’une liquidation judiciaire, avant une audience cruciale au tribunal de commerce vendredi 6 mars prochain.

Les élus proposent que ce rapprochement avec France 3 se fasse avec la bénédiction du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Pour cela, ils réclament au juge du tribunal de commerce de Toulouse de donner « quelques semaines de délai supplémentaires » à la chaîne locale. Gérard Onesta et Marie-Christine Pons (vice-présidents EELV du Conseil régional), Antoine Maurice et Michèle Bleuze (élus d’opposition EELV au conseil municipal de Toulouse) ont défendu l’idée de ce rapprochement pour assurer la survie de TLT et faire de la chaîne locale « une télé citoyenne ».

L’interview de Gérard Onesta :

Une tentative déjà avortée

Un tel rapprochement avait été envisagé il y a quelques mois par la ville de Toulouse : Jean-Luc Moudenc et Jean-Marie Belin, président de CTV la société d’économie mixte qui gère la participation de la ville dans le capital de TLT, avaient rencontré à Paris Rémi Pflimlin, le président de France Télévisions, pour évoquer un éventuel lien structurel entre les deux chaînes. Mais cette option a depuis été abandonnée.

Un dossier de plus en plus politique

La semaine dernière, ce sont les élus socialistes Pierre Cohen et Claude Raynal qui avaient demandé à Jean-Luc Moudenc de tout faire pour sauver TLT, notamment en prolongeant le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) qui lie Toulouse à la chaîne locale. Le maire UMP de Toulouse a répondu samedi qu’il avait mis ce sujet à l’ordre du jour du prochain conseil de métropole, le 9 avril prochain, un mois donc après la décision attendue du tribunal de commerce.

En proie à de graves difficultés financières depuis des années, TLT pourrait connaître actuellement ses derniers jours d’existence avant l’audience de vendredi au tribunal de commerce. 21 salariés permanents sont concernés.

FV

 

28 Fév

L’avenir de TLT au menu de Toulouse Métropole… un mois après la décision du tribunal de commerce

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A la suite des prises de position des présidents des groupes PS à la mairie et à Toulouse Métropole Pierre Cohen et Claude Raynal (lire ici notre billet à ce sujet), Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse-Métropole indique ce samedi dans un courrier envoyé à Claude Raynal et diffusé à la presse qu’il a mis à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la Métropole le renouvellement du contrat d’objectif et de moyens (COM) qui prévoit le versement de fonds à la chaîne locale en échange d’objectifs en terme de programmes et d’audience.

Déjà trop tard ?

Problème : cette réunion est programmée… le 9 avril prochain, alors que c’est dans une semaine vendredi 6 mars, un mois plus tôt donc, que le tribunal de commerce de Toulouse doit se prononcer sur l’avenir de la chaîne de télé locale, avec un risque élevé de prononcer la liquidation judiciaire de la structure actuelle.

Voici le courrier de Jean-Luc Moudenc

La discussion des élus de la Métropole sur le renouvellement du COM pourrait donc intervenir sur les ruines de la télé locale si le tribunal prononce la liquidation de TLT le 6 mars. 

Mais si la société actuelle (dont la ville de Toulouse est actionnaire principal via la société d’économie mixte CTV) est dissoute par la justice, la Métropole pourrait ainsi engager des discussions avec un repreneur, ou un groupe de nouveaux actionnaires.

Des repreneurs déjà sur les rangs

D’après nos informations, le Capitole continue ces derniers jours de consulter des groupes de médias intéressés par la télé locale pour tenter de réunir un nouveau tour de table et éviter l’écran noir… On parle beaucoup du groupe Médias du Sud qui exploite déjà des télés locales à Marseille, Nîmes et Montpellier. En revanche, la piste de Fiducial Médias, qui a repris récemment Sud Radio à Toulouse, semble désormais abandonnée.

Un dossier politique

A l’approche de la date fatidique du 6 mars, le dossier, déjà très politique, l’est encore plus. Lundi 2 mars, ce sont les élus écologistes qui organisent une conférence de presse pour présenter leurs propositions pour sauver TLT et en faire « une télé citoyenne« .

FV

27 Fév

Toulouse : les élus socialistes demandent à Jean-Luc Moudenc de sauver TLT

Les élus socialistes de la ville de Toulouse et de Toulouse-Métropole ont demandé ce vendredi au maire Jean-Luc Moudenc de tout faire pour sauver la chaîne locale TLT, alors que la chaîne locale est convoquée vendredi 6 mars devant le tribunal de commerce de Toulouse qui pourrait prononcer sa liquidation judiciaire.

MEDIAS-TELEVISION-SOCIAL

Pierre Cohen, ancien maire et président du groupe d’opposition PS à la ville, demande à son successeur Jean-Luc Moudenc dans un communiqué de presse « des réponses claires sur l’avenir de TLT et les engagements financiers nécessaires pour assurer sa pérennité ». « La nouvelle municipalité toulousaine, écrit-il, a choisi de revoir le contrat d’objectifs et de moyens de la télévision locale en réduisant progressivement les moyens alloués par la ville. Alors que TLT vit en grande partie grâce à l’argent public, cette décision équivaut à une mise à mort du média. Lors de la précédente mandature, un véritable plan a été mis en place, redressant progressivement la situation de TLT à l’aide des actionnaires et mobilisant de nombreux acteurs locaux, culturels comme sportifs. Télé Toulouse assure, en complément des éditions locales de France Télévisions, une information de proximité, diverse et pluraliste, indispensable à notre Métropole ».

Moins offensif et plus consensuel, le sénateur socialiste de Haute-Garonne et président du groupe socialiste à Toulouse Métropole Claude Raynal vient lui d’écrire au maire UMP de Toulouse Jean-Luc Moudenc pour lui demander un engagement ferme vis-à-vis de TLT.

Après avoir reçu les salariés, Claude Raynal indique dans ce courrier (qu’il a transmis à la presse) qu’il souhaite que le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole confirme la continuation du Contrat d’Objectif et de Moyens (COM) avec la chaîne locale afin de donner des garanties avant l’audience cruciale devant le tribunal de commerce. Surtout, l’élu socialiste assure Jean-Luc Moudenc du soutien de son groupe d’opposition dans cette démarche.

Le courrier de Claude Raynal :

Paralysée par les dettes, TLT, dont l’actionnaire principal est la ville de Toulouse (via la société d’économie mixte CTV), vit sous perfusion des COM de la ville et de la région Midi-Pyrénées. La direction de la chaîne est convoquée par le tribunal de commerce le 6 mars et l’avenir de TLT est désormais plus qu’incertains. Plusieurs repreneurs seraient déjà sur les rangs, notamment le groupe Médias du Sud, qui exploite la télé locale de Montpellier TV Sud.

La vingtaine de salariés est aujourd’hui dans l’expectative.

FV