18 Jan

Après 5 ans d’existence, « Friture Mag » s’arrête

arton1926-05648Encore une mauvaise nouvelle sur le front de la presse régionale. « Friture Mag, c’est fini ». C’est avec ces mots que Philippe Gagnebet, la cheville ouvrière de Friture Mag (qui est aussi le correspondant du Monde à Toulouse), vient d’annoncer sur le site internet du magazine qu’il ne paraîtra pas en 2016. 

Après 5 ans d’existence, le « magazine des possibles » s’arrête donc, faute de moyens notamment.

« Après avoir connu des pointes à près de 700 abonné-e-s, 30 000 visites par mois sur le site, écrit Philippe Gagnebet, des ventes au numéro avoisinant parfois les 2000 exemplaires, les journalistes et les membres du CA ne peuvent que constater un épuisement général, une baisse de motivation, et surtout un manque cruel de moyens financiers. Malgré un équilibre presque atteint en 2016, mais avec un léger déficit que nous comblerons en cours d’année, nous avons décidé de mettre un terme à l’aventure et à nos publications. Faute de moyens – tous les journalistes, photographes et illustrateurs étaient rémunérés – et surtout faute de sang neuf dans l’équipe rédactionnelle et administrative. Il n’y aura donc pas de nouveau numéro papier ce printemps et le site va continuer à tourner au ralenti. »

Le site internet du magazine était passé au payant et « Friture » avait également sorti un album collector pour ses 5 ans. Mais le magazine n’aura donc pas survécu à son 5ème anniversaire.

Une nouvelle fois, le pluralisme en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, prend un sacré coup dans les côtes ! Et c’est d’autant plus triste que cela touche un média innovant, privilégiant un regard pointu sur l’actualité et offrant un vrai travail iconographique.

FV (@fabvalery)

15 Juin

Pour ses 5 ans, Friture Mag sort un abécédaire entièrement illustré

Capture

5 ans pour Friture Mag, le « média des possibles dans le grand sud » ! Pour cet anniversaire, la rédaction du magazine (et du site internet) sort ce lundi 15 juin un numéro exceptionnel laissant (toute) la place à l’illustration.

Ce magazine, « qui se veut engagé, pas militant, fouillé, mais pas exhaustif, alternatif, peut-être, mais pas « fanzine », selon les termes de son rédacteur en chef Philippe Gagnebet, fête ainsi avec des illustrateurs, un anniversaire qui…n’était pas couru d’avance.

« Bon an, mal an, nous poursuivons notre petite route et un nouveau numéro devrait sortir à la rentrée, écrit Philippe Gagnebet, entièrement consacré aux « Biens communs », en écho aux débats actuels, et récurrents, qui surgissent sur les questions de propriétés, de « public ou privé », de gestion des terres, de l’eau, de l’air, de l’apparition des logiciels libres ou des tiers-lieux. On dit bien « devrait », car notre situation reste encore très fragile. Si le drame de Charlie a rassemblé la France quelques temps – où en est-on aujourd’hui ? – il a aussi permis de zoomer sur la situation des petits « canards » comme le nôtre. Du coup, des aides ont été mises en place par le gouvernement pour aider ces structures. Si nous ne touchons pas ces aides à la rentrée, l’avenir se rebouchera à nouveau… On croise les doigts ».

La rédaction a mis en ligne une version numérique de ce numéro spécial. Vous pouvez le consulter ci-dessous mais le mieux pour soutenir la presse indépendante reste encore de l’acheter. 9 euros pour un numéro collector ce n’est pas une ruine et ça donne un sacré coup de pouce au pluralisme !

FV