06 Mai

Une soirée de soutien à TLT le 20 mai à Toulouse

Une soirée de soutien à TLT (Télé Toulouse) est organisée à La Dynamo à Toulouse le 20 mai prochain, alors que quelques jours plus tard le tribunal de commerce décidera de l’avenir de la chaîne locale. 

Les salariés organisent donc une soirée pour permettre aux Toulousains de montrer leur attachement à la chaîne qui existe depuis 27 ans. Des artistes y feront une petite prestation amicale : Bernardo Sandoval, El Gato Negro, Strange Enquete et Piérick.

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L’avenir de TLT est toujours sous un ciel très orageux en raison de sa situation financière. Très endettée la chaîne vit sous le couperet du tribunal de commerce : le loueur de véhicules, non-payé, a repris les voitures de reportages ; il n’y a pas plus de maquilleuse pour les plateaux, etc.

Les salariés demandent toujours aux actionnaires « de prendre leur responsabilité ». En avril, Toulouse Métropole a reconduit le contrat d’objectifs et de moyens (COM) mais cela ne suffira pas pour apurer le passif. Les salariés tiendront d’ailleurs une conférence de presse le jour-même de la soirée de soutien.

FV

02 Avr

Comment la liberté d’informer s’est (presque) arrêtée aux portes du Tarn-et-Garonne

Au conseil départemental du Tarn-et-Garonne ce 2 avril / Photo AFP

Au conseil départemental du Tarn-et-Garonne ce 2 avril / Photo AFP

Ordre. Contre-ordre. Et re-contre-ordre ! C’est à ne plus rien y comprendre. Après avoir annoncé mercredi que France 3 Midi-Pyrénées retransmettrait jeudi 2 avril l’élection du président du Conseil départemental du Tarn-et-Garonne sur son site internet, nous avons été obligés d’annoncer le soir-même que nous y renonçions… avant de finalement réussir à retransmettre cet événement en direct !

Cela mérite quelques explications. Que voici.

Notre mission de service public d’information nous imposait de tout faire pour retransmettre cette séance publique du Conseil départemental à Montauban car, pour qui s’intéresse à la politique, l’indécision à l’issue des élections faisait de ce « 3ème tour » un moment important de la politique régionale.

Mais mercredi 1er avril (et oui !), le Conseil départemental nous fait savoir qu’il sera impossible de retransmettre les débats… en raison de l’article 35 du règlement intérieur qui interdit de diffuser les débats en dehors du bâtiment.

Ces débats, entre élus représentants les citoyens, sont pourtant publics, la présence des médias y est autorisée. La présidence sortante du département n’en démord pas la veille de l’élection : pas de retransmission !

Alors que s’est-il réellement passé ce jeudi 2 avril pour que France 3 Midi-Pyrénées parvienne tout de même à diffuser cette élection en direct sur son site internet ? Nous avons décidé que le droit à l’information primait, dans ce cas précis, sur toute autre considération. Les journalistes de France 3 sont donc entrés avec leurs collègues dans la salle de l’assemblée, avec caméras et moyens de diffusion en direct contre l’avis du service communication du département… et à son insu !

Tout cela ne mérite évidemment ni louanges, ni médailles ! Car nous n’avons fait que notre travail. Mais nécessitait quelques éclaircissements.

FV

24 Mar

Semaine de la presse à l’école : France 3 partenaire de 5 établissements de l’académie de Toulouse

Pour la semaine de la presse à l’école qui se déroule du 23 au 28 mars 2015, France 3 Midi-Pyrénées est partenaire du rectorat d’académie de Toulouse et reçoit tout au long de la semaine des élèves de 5 établissements scolaires qui ont travaillé sur la presse et les médias. Ils ont tous réalisé des micro-trottoirs sur notre chaîne.

Il s’agit :

  • du Lycée de Fonsorbes (Haute-Garonne) où un groupe d’élèves de première a réalisé lui aussi ce micro-trott :
  • du Lycée Fermat de Toulouse avec 6 élèves de 1ère. « Lors d’un de nos cours de français, écrivent-ils, notre professeur nous a communiqué l’information de votre concours pour venir visiter vos locaux. Et c’est donc sans attendre que nous nous sommes proposés tous les six pour participer. Poussés tout d’abord par la curiosité, se sont nos âmes de journalistes amateurs qui se sont réveillées durant le “tournage” du micro-trottoir. En effet, chacun d’entre nous voit son avenir dans le journalisme et par ce projet, nous pouvions mettre un pied dans la réalité de ce métier, un pied dans notre avenir. De plus, en tant qu’équipe de choc, c’est un nouveau défi à renouveler pour montrer de quoi nous étions capables. Il est vrai que certaines personnes nous sont passées à côté sans même nous regarder quand nous les interpellions, mais dans l’ensemble, les gens ont essayé de répondre à nos questions ou au moins de nous répondre poliment qu’ils n’avaient pas le temps. Alors, sous la pluie, nous avons enchaîné les interviews dans la joie et la bonne humeur. Ainsi, ce projet s’est révélé très intéressant et enrichissant.  Par exemple, il a permis à Aurélien, le monteur de la vidéo, de se familiariser avec le logiciel de montage et donc d’en apprendre plus. Ou encore, il nous a permis de ne pas redouter la prise de parole en public et d’aller vers des inconnus pour les questionner. Nous avons maintenant la chance de pouvoir visiter les studios de France 3 et de pouvoir voir de plus près comment fonctionne le monde de l’information télévisuelle. En espérant que notre micro-trottoir vous aura aidé et intéressé. » Voici leur micro-trottoir en vidéo :

Tous ces élèves visitent cette semaine les locaux de France 3 Midi-Pyrénées à Toulouse et sont ainsi mis en contact direct avec le métier de journaliste et les techniques de la télévision.

FV

 

 

 

19 Mar

Mouvements de grève à France 3 et France-Bleu

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Deux mouvements de grève pour des motifs différents touchent ce jeudi les antennes de France 3 Midi-Pyrénées et France-Bleu Toulouse. 

Au sein du groupe Radio France, c’est un préavis de grève illimité qui a été déposé par plusieurs organisations syndicales. Les inquiétudes des salariés portent sur les perspectives budgétaires déficitaires du groupe publique et sur leurs conséquences sur l’emploi. A France-Bleu Toulouse, les programmes du jour sont perturbés.

A France 3, l’intersyndicale a déposé un préavis de grève national après des sanctions contre des grévistes des sites parisiens où un mouvement social est suivi depuis plusieurs semaines, perturbant notamment les éditions nationales de France 3 et France 2.

Sur France 3 Midi-Pyrénées, les éditions du 12/13 et du 19/20 peuvent être perturbées ce jeudi par ce mouvement.

FV

09 Mar

7 médias de Midi-Pyrénées s’engagent à promouvoir l’engagement solidaire

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

Copyright Emmanuel Grimault/CRMP

C’est une grande première en France : sept entreprises de médias de la région Midi-Pyrénées (France 3, La Dépêche, Sud radio, TLT, La Voix du Midi, France Bleu et ToulEco) ont signé ce lundi 9 mars une convention de partenariat avec Midi-Pyrénées Coopdev’.

L’idée c’est que l’engagement solidaire des Midi-Pyrénéens (qui représente 40.000 personnes) dans des actions de coopération ou de solidarité internationale (à travers des associations ou des fondations) puisse enfin se voir dans les médias : des projets parfois très importants manquent de visibilité. 

Votre association veut monter un dispensaire en Afrique ? Tout est prêt, financé… Parfait. Mais qui est au courant dans notre région ?

A travers ce partenariat, ces 7 grands médias (associés à l’école de journalisme de Toulouse, l’EJT, et à l’école supérieure d’audiovisuelle, l’ESAV) se sont donc engagés à être les relais de ces initiatives positives et à participer ainsi à des opérations d’information, d’éducation à la citoyenneté active et à la solidarité internationale.

Midi-Pyrénées Coopdev’ se définit comme « un réseau régional multi-acteurs de la coopération et de la solidarité internationale » qui a pour vocation « d’œuvrer à l’équilibre mondial et faire en sorte que chaque citoyen, chaque collectivité, chaque entreprise agisse dans ce sens, à sa mesure, dans le respect des principes de co-élaboration des projets, de partage et de réciprocité ». Parmi ses adhérents (et financeurs), le réseau regroupe les collectivités locales, les universités, les hôpitaux, les chambres consulaires, les entreprises, etc.

FV

06 Mar

Le tribunal de commerce de Toulouse accorde deux mois supplémentaires à TLT

Les salariés de TLT attendant la décision du tribunal de commerce (© Bruno Frédiani / France 3)

Les salariés de TLT attendant la décision du tribunal de commerce (© Bruno Frédiani / France 3)

La décision de liquidation judiciaire tant redoutée par la vingtaine de salariés n’est pas tombée ce vendredi matin : le tribunal de commerce de Toulouse a accordé ce vendredi matin deux mois supplémentaires à Télé Toulouse (TLT). 

Criblée de dettes, la société était sous la menace d’une liquidation judiciaire : c’est d’ailleurs ce que son PDG Emmanuel Schwartzenberg avait demandé au tribunal. Mais finalement ce dernier a prolongé la durée de vie de TLT de deux mois supplémentaires pour permettre la réalisation de l’engagement pris ces derniers jours par Toulouse-Métropole et le Conseil Régional de renouveler leur aide financière par l’intermédiaire des contrats d’objectifs et de moyens (COM). Celui de Toulouse Métropole devrait être voté le 9 avril prochain.

Le PDG Emmanuel Schwartzenberg (© B. Frédiani / France 3)

Le PDG Emmanuel Schwartzenberg (© B. Frédiani / France 3)

Coincés entre leur actionnaire majoritaire (la ville de Toulouse via la société d’économie mixte CTV) et leur PDG (contre lequel ils ont voté fin février une motion de défiance), les salariés de TLT sont donc soulagés. Ils avaient demandé eux-mêmes le report de l’audience pour permettre aux collectivités locales de finaliser le renouvellement des contrats d’objectifs et de moyens. Pour la représentante du CE, Anne Oriol, cette décision du jour est « une victoire ».

Dans cette nouvelle période, les actionnaires seront appelés à se réunir une nouvelle fois pour engager la société dans les contrats d’objectifs et de moyens cités plus haut mais aussi pour demander à certains actionnaires qui sont aussi des créanciers de la chaîne de tirer un trait sur une partie de sa dette : 300.000 euros seraient au compte de la ville de Toulouse, notamment le loyer des locaux de TLT à la médiathèque José Cabanis. Car les COM seront signés non pas pour apurer le passif mais pour financer des programmes ! Et pendant ce temps la dette risque de se creuser un peu plus.

Alors quelle sera l’attitude des actionnaires ? Oublier les créances ? Remettre de l’argent public au pot ? La dette s’élèverait actuellement à 1,8 millions d’euros et un juge-enquêteur va devoir, en deux mois, demander aux actionnaires une augmentation de capital qui paraît bien improbable.

Au conseil municipal qui se tenait au même moment, Jean-Luc Moudenc a rappelé que la ville de Toulouse a versé 17 millions d’euros à TLT depuis la création de la chaîne locale en 1988.

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Les salariés de TLT ont aussi moyennement apprécié le mot que le maire Jean-Luc Moudenc a eu en ouverture du conseil municipal ce vendredi matin : une « pensée de sympathie » (citée notamment sur Twitter par l’adjointe au maire et députée UMP Laurence Arribagé – voir ci-dessus) que les salariés ont pris, au moment où ils attendaient la décision du tribunal, comme un baiser de la mort. Finalement, il reste encore un peu d’espoir !

FV

EN VIDEO / le reportage de Bruno Frédiani et Christian Bestard :

 

04 Mar

« Victimes d’un imbloglio », les salariés de TLT expriment leur inquiétude

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A 48 heures du rendez-vous crucial de la société TLT devant le tribunal de commerce de Toulouse, les salariés ont exprimé ce mercredi leur inquiétude face à la situation, un véritable « imbroglio » qui pourrait causer la disparition de la plus ancienne chaîne de télé locale de France et provoquer leur licenciement.

Dans un communiqué (que nous reproduisons ci-dessous), ils renvoient dos à dos le PDG Emmanuel Schwarzenberg et la mairie de Toulouse, co-responsables selon eux de la situation actuelle de la chaîne, dont nous avons déjà parlé ici : Emmanuel Schwartzenberg leur assure que la responsabilité incombe à Toulouse-Métropole qui n’a pas renouvelé le Contrat d’Objectifs et de Moyens  (COM) qui s’est achevé en décembre. Les élus au Capitole reprochent eux au Pdg de ne pas avoir fait le nécessaire pour faire progresser les recettes publicitaires, mais selon les salariés ce sont les actionnaires (dont majoritairement la ville de Toulouse) qui refusent d’embaucher un commercial !

Pris entre le marteau et l’enclume, les salariés de TLT redoutent le pire : la fin de TLT. Dans ce cas, « la fréquence et le matériel financés en grande partie depuis 27 ans avec de l’argent public tomberont dans l’escarcelle d’un repreneur ». Et les salariés resteront sur le carreau.

FV

Voici l’intégralité du communiqué :

COMMUNIQUE DES SALARIÉS DE TÉLÉ TOULOUSE :

Les salariés prennent acte que leur PDG Emmanuel Schwarzenberg a écrit que le risque d’envoi en liquidation judiciaire de Télé Toulouse ce 6 mars, était du au fait que Jean Luc Moudenc, maire  de Toulouse et Président de la Communauté d’Agglomération n’avait pas renouvelé à temps le Contrat d’objectifs et de Moyens (COM du Grand Toulouse) qui s’achevait fin décembre; ainsi qu’une subvention culturelle ce qui impacte défavorablement notre trésorerie pour l’audience.

La municipalité, quant à elle, pointe le fait que les recettes publicitaires de TLT n’ont pas évolué depuis près d’un an. Les salariés actent que leur PDG affirme, lui, qu’il n’ a aucun commercial dédié à TLT car les actionnaires (dont la Mairie actionnaire majoritaire à 60% par CTV) refusent cette embauche . 
 
Les salariés, eux, sont les victimes de cet imbroglio et relèvent que, pour la deuxième fois en moins de 4 mois, TLT est envoyée par devant le tribunal de commerce pour une liquidation, en raison d’un retard allégué par le PDG dans le versement des subventions publiques et qui ne sont pas compensées par des recettes publicitaires, quasiment inexistantes depuis 2 ans.

Si TLT est liquidée à court ou moyen terme : sont menacés 30 emplois directs (cdi, pigistes et intermittents) et 100 emplois indirects (producteurs de documentaires). Les fournisseurs régionaux ne seront pas payés , la fréquence et le matériel financés en grande partie depuis 27 ans avec de l’argent public tomberont dans l’escarcelle d’un repreneur. TLT est la première télévision locale créée en France en 1988 par Dominique Baudis.

Fait à Toulouse le 4 mars 2015.

02 Mar

Pour sauver TLT, les écologistes réclament un rapprochement avec France 3 Midi-Pyrénées

Plusieurs élus écologistes ont demandé ce lundi matin à Toulouse, lors d’une conférence de presse, de rapprocher TLT de France 3 Midi-Pyrénées, alors que la chaîne locale de Toulouse est sous la menace d’une liquidation judiciaire, avant une audience cruciale au tribunal de commerce vendredi 6 mars prochain.

Les élus proposent que ce rapprochement avec France 3 se fasse avec la bénédiction du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Pour cela, ils réclament au juge du tribunal de commerce de Toulouse de donner « quelques semaines de délai supplémentaires » à la chaîne locale. Gérard Onesta et Marie-Christine Pons (vice-présidents EELV du Conseil régional), Antoine Maurice et Michèle Bleuze (élus d’opposition EELV au conseil municipal de Toulouse) ont défendu l’idée de ce rapprochement pour assurer la survie de TLT et faire de la chaîne locale « une télé citoyenne ».

L’interview de Gérard Onesta :

Une tentative déjà avortée

Un tel rapprochement avait été envisagé il y a quelques mois par la ville de Toulouse : Jean-Luc Moudenc et Jean-Marie Belin, président de CTV la société d’économie mixte qui gère la participation de la ville dans le capital de TLT, avaient rencontré à Paris Rémi Pflimlin, le président de France Télévisions, pour évoquer un éventuel lien structurel entre les deux chaînes. Mais cette option a depuis été abandonnée.

Un dossier de plus en plus politique

La semaine dernière, ce sont les élus socialistes Pierre Cohen et Claude Raynal qui avaient demandé à Jean-Luc Moudenc de tout faire pour sauver TLT, notamment en prolongeant le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) qui lie Toulouse à la chaîne locale. Le maire UMP de Toulouse a répondu samedi qu’il avait mis ce sujet à l’ordre du jour du prochain conseil de métropole, le 9 avril prochain, un mois donc après la décision attendue du tribunal de commerce.

En proie à de graves difficultés financières depuis des années, TLT pourrait connaître actuellement ses derniers jours d’existence avant l’audience de vendredi au tribunal de commerce. 21 salariés permanents sont concernés.

FV

 

28 Fév

L’avenir de TLT au menu de Toulouse Métropole… un mois après la décision du tribunal de commerce

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A la suite des prises de position des présidents des groupes PS à la mairie et à Toulouse Métropole Pierre Cohen et Claude Raynal (lire ici notre billet à ce sujet), Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse-Métropole indique ce samedi dans un courrier envoyé à Claude Raynal et diffusé à la presse qu’il a mis à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la Métropole le renouvellement du contrat d’objectif et de moyens (COM) qui prévoit le versement de fonds à la chaîne locale en échange d’objectifs en terme de programmes et d’audience.

Déjà trop tard ?

Problème : cette réunion est programmée… le 9 avril prochain, alors que c’est dans une semaine vendredi 6 mars, un mois plus tôt donc, que le tribunal de commerce de Toulouse doit se prononcer sur l’avenir de la chaîne de télé locale, avec un risque élevé de prononcer la liquidation judiciaire de la structure actuelle.

Voici le courrier de Jean-Luc Moudenc

La discussion des élus de la Métropole sur le renouvellement du COM pourrait donc intervenir sur les ruines de la télé locale si le tribunal prononce la liquidation de TLT le 6 mars. 

Mais si la société actuelle (dont la ville de Toulouse est actionnaire principal via la société d’économie mixte CTV) est dissoute par la justice, la Métropole pourrait ainsi engager des discussions avec un repreneur, ou un groupe de nouveaux actionnaires.

Des repreneurs déjà sur les rangs

D’après nos informations, le Capitole continue ces derniers jours de consulter des groupes de médias intéressés par la télé locale pour tenter de réunir un nouveau tour de table et éviter l’écran noir… On parle beaucoup du groupe Médias du Sud qui exploite déjà des télés locales à Marseille, Nîmes et Montpellier. En revanche, la piste de Fiducial Médias, qui a repris récemment Sud Radio à Toulouse, semble désormais abandonnée.

Un dossier politique

A l’approche de la date fatidique du 6 mars, le dossier, déjà très politique, l’est encore plus. Lundi 2 mars, ce sont les élus écologistes qui organisent une conférence de presse pour présenter leurs propositions pour sauver TLT et en faire « une télé citoyenne« .

FV

27 Fév

Toulouse : les élus socialistes demandent à Jean-Luc Moudenc de sauver TLT

Les élus socialistes de la ville de Toulouse et de Toulouse-Métropole ont demandé ce vendredi au maire Jean-Luc Moudenc de tout faire pour sauver la chaîne locale TLT, alors que la chaîne locale est convoquée vendredi 6 mars devant le tribunal de commerce de Toulouse qui pourrait prononcer sa liquidation judiciaire.

MEDIAS-TELEVISION-SOCIAL

Pierre Cohen, ancien maire et président du groupe d’opposition PS à la ville, demande à son successeur Jean-Luc Moudenc dans un communiqué de presse « des réponses claires sur l’avenir de TLT et les engagements financiers nécessaires pour assurer sa pérennité ». « La nouvelle municipalité toulousaine, écrit-il, a choisi de revoir le contrat d’objectifs et de moyens de la télévision locale en réduisant progressivement les moyens alloués par la ville. Alors que TLT vit en grande partie grâce à l’argent public, cette décision équivaut à une mise à mort du média. Lors de la précédente mandature, un véritable plan a été mis en place, redressant progressivement la situation de TLT à l’aide des actionnaires et mobilisant de nombreux acteurs locaux, culturels comme sportifs. Télé Toulouse assure, en complément des éditions locales de France Télévisions, une information de proximité, diverse et pluraliste, indispensable à notre Métropole ».

Moins offensif et plus consensuel, le sénateur socialiste de Haute-Garonne et président du groupe socialiste à Toulouse Métropole Claude Raynal vient lui d’écrire au maire UMP de Toulouse Jean-Luc Moudenc pour lui demander un engagement ferme vis-à-vis de TLT.

Après avoir reçu les salariés, Claude Raynal indique dans ce courrier (qu’il a transmis à la presse) qu’il souhaite que le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole confirme la continuation du Contrat d’Objectif et de Moyens (COM) avec la chaîne locale afin de donner des garanties avant l’audience cruciale devant le tribunal de commerce. Surtout, l’élu socialiste assure Jean-Luc Moudenc du soutien de son groupe d’opposition dans cette démarche.

Le courrier de Claude Raynal :

Paralysée par les dettes, TLT, dont l’actionnaire principal est la ville de Toulouse (via la société d’économie mixte CTV), vit sous perfusion des COM de la ville et de la région Midi-Pyrénées. La direction de la chaîne est convoquée par le tribunal de commerce le 6 mars et l’avenir de TLT est désormais plus qu’incertains. Plusieurs repreneurs seraient déjà sur les rangs, notamment le groupe Médias du Sud, qui exploite la télé locale de Montpellier TV Sud.

La vingtaine de salariés est aujourd’hui dans l’expectative.

FV