08 Juil

TVSud, premier candidat à la reprise de la fréquence de TLT à Toulouse

Il n’aura pas fallu attendre très longtemps. C’est la société TVSud/Médias du Sud qui est sortie la première du bois pour se positionner sur la reprise de la fréquence laissée libre par la liquidation de TLT à Toulouse.

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Mardi, le membre du CSA Nicolas About révélait dans nos colonnes que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel consulterait les acteurs locaux et nationaux à la rentrée avant de lancer l’appel d’offres « avant Noël » afin de permettre à une nouvelle télé locale d’émettre à Toulouse « avant l’été 2016« .

Dès le lendemain, Christophe Musset, le pdg de Médias du Sud indique donc que « Toulouse doit garder une télévision locale ». « Nous candidaterons sous la marque TVSud Toulouse », poursuit-il. « Les collectivités ont toujours soutenu TLT : nous espérons qu’elles renouvelleront leur confiance en notre projet au service du territoire, locale et régional ». Continuer la lecture

07 Juil

Le CSA souhaite une nouvelle télé locale à Toulouse avant l’été 2016

INFORMATION FRANCE 3 MIDI-PYRENEES –  Après la liquidation judiciaire et la disparition de Télé Toulouse (TLT), Nicolas About, l’un des 8 membres du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (présidé par Olivier Schrameck), a accepté de répondre à nos questions.

C’est lui qui suit les dossiers des chaînes locales au CSA. Il tire les enseignements de la disparition de TLT et indique vouloir lancer l’appel d’offres pour la fréquence hertzienne numérique « avant Noël » pour l’installation d’une nouvelle télé locale « avant l’été 2016« . Continuer la lecture

03 Juil

Ecran noir pour TLT à Toulouse

Sans surprise, le tribunal de commerce de Toulouse a mis fin ce vendredi 3 juillet à 27 ans d’histoire de la télévision locale hertzienne toulousaine en prononçant la liquidation judiciaire de TLT, Télé Toulouse. Mais selon nos informations, des investisseurs sont déjà sur les rangs pour récupérer auprès du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) la fréquence TNT ainsi libérée. En revanche, le Capitole dément fermement vouloir monter une télé locale sur internet.

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« Au revoir et merci »

L’histoire de TLT s’achève donc après des mois de péripéties et une vingtaine de salariés se retrouvent ce vendredi sur le carreau. TLT était la plus ancienne chaîne locale en France. Accablée par ses dettes et maintenue en vie depuis des mois, avec un plan de continuation drastique, la chaîne créée quand Dominique Baudis était maire s’éteint alors que la ville de Toulouse (via la société CTV), dirigée par Jean-Luc Moudenc qui se place en héritier de Baudis, en était devenue le principal actionnaire. Continuer la lecture

19 Juin

Métronews et TLT : le 3 juillet, un « vendredi noir » pour la presse toulousaine ?

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Le vendredi 3 juillet 2015 pourrait bien être un « vendredi noir » pour la presse locale à Toulouse avec la parution du dernier numéro papier du quotidien gratuit Metronews et la probable liquidation de la chaîne TLT.

Selon plusieurs médias spécialisés, c’est en effet que le vendredi 3 juillet que le groupe TF1 cessera la parution papier de son quotidien Metronews, distribué à Paris et dans 5 villes de province dont Toulouse. Le journal ne sera plus, à partir de cette date, que consultable sur internet.

Inquiétude pour les salariés, une soixantaine de postes devant être supprimés en France. A Toulouse, Metronews emploie un journaliste titulaire, deux commerciaux et plusieurs pigistes. Leur avenir est toujours flou. Quant aux « jobs » de distribution du journal le matin dans les rues de la ville, occupés la plupart du temps par des étudiants, ils sont, par la force des choses, supprimés.

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C’est aussi le vendredi 3 juillet que la chaîne de télé locale TLT est convoquée devant le tribunal de commerce, pour être « probablement liquidée » pour reprendre les termes de l’avocat des salariés. Criblée de dettes, la chaîne locale pourrait ainsi disparaître corps et bien et une vingtaine de salariés vont se retrouver au chômage. Les salariés de la chaîne qui reprochent à Jean-Luc Moudenc de les avoir « lâchés », la ville de Toulouse étant l’actionnaire principal.

Si cette liquidation se confirme, ce vendredi de début d’été sera une sombre journée pour la presse toulousaine, le pluralisme et l’emploi.

FV

17 Juin

Les (derniers ?) JT en direct du Capitole et une manifestation pour les salariés de TLT

Lors d'une manifestation des salariés de TLT en 2008.

Lors d’une manifestation des salariés de TLT en 2008.

Les salariés de TLT (Télé Toulouse), dont la chaîne est sous la menace d’une liquidation judiciaire le 3 juillet prochain devant le tribunal de commerce de Toulouse, ont décidé de présenter tous leurs journaux télévisés chaque soir en direct de la place du Capitole à partir du vendredi 19 juin, « pour dire au revoir aux Toulousains que nous avons servi depuis 27 ans », indiquent-il dans un communiqué.

Le personnel de la chaîne, une vingtaine de personnes, a également décidé de se joindre aux organisations (FCPE, CGT, etc) qui vont manifester vendredi matin au moment du conseil municipal de la ville. Une manifestation pour dénoncer la hausse des impôts locaux, la fermeture de piscines cet été, la suppression de la gratuité des cantines pour les plus démunis et les menaces qui pèsent sur TLT.

Assomée par les dettes, l’une des plus anciennes télés locales de France pourrait disparaître totalement le 3 juillet prochain. Les salariés ont dénoncé à plusieurs reprises l’immobilisme du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc et ont adressé un courrier à la ministre de la culture et de la communication Fleur Pellerin pour lui demander d’intervenir dans ce dossier.

FV

04 Juin

Les salariés de TLT réclament l’intervention de la ministre de la Culture Fleur Pellerin

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Dans l’attente de la décision du tribunal de commerce de Toulouse prévue le 3 juillet et qui pourrait conduire à la liquidation et à la disparition de la chaîne locale TLT, les salariés de la chaîne viennent d’adresser un courrier à la ministre de la Culture et de la Communication, dans lequel ils demandent expressément à Fleur Pellerin d’intervenir dans ce dossier auprès « auprès du Maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, principal actionnaire de TLT qui est en passe de casser le service public dans notre ville ».

Jean Luc Moudenc est en passe de casser le service public dans notre ville » (Les salariés de TLT)

Les salariés demandent donc à la ministre (PS) de se mouiller et de faire pression sur Jean-Luc Moudenc (Les Républicains, ex-UMP) pour notamment obtenir la tenue d’une table ronde « avec les collectivités, les représentants d’associations, les élus locaux, pour réfléchir tous ensemble à un avenir pérenne pour notre chaîne ».

DOCUMENT / le courrier des salariés de TLT à Fleur Pellerin :

29 Mai

TLT : le tribunal de commerce de Toulouse décidera le 3 juillet, liquidation « vraisemblable »

La régie de TLT (copyright TLT)

La régie de TLT (copyright TLT)

Le tribunal de commerce de Toulouse rendra sa décision concernant l’avenir de TLT (Télé Toulouse) le 3 juillet prochain, mais selon l’avocat des salariés « on se dirige vers la liquidation judiciaire ». Le tribunal pourrait donc prononcer la liquidation au début de l’été.

« Nous n’avons de la trésorerie que pour les salaires de juin, a ajouté Maître Michel Dublanche, représentant des 20 salariés. Il ne nous reste donc qu’un mois pour trouver une solution ». Trouver un nouvel actionnaire, un repreneur, ou permettre aux actuels actionnaires de réinjecter des fonds dans la chaîne, est mission impossible selon les salariés.

Les différents scénarios

Le 3 juillet le tribunal peut prononcer la liquidation judiciaire sans poursuite d’activité. Ou avec poursuite provisoire, le temps de chercher un repreneur. Autre scénario, désormais improbable, ne pas liquider TLT.

L’aval du CSA

Cette audience est intervenue deux jours après le renouvellement par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) de l’autorisation d’émettre pour 5 ans pour TLT. Si les finances de la chaîne locale sont exangues, la ville de Toulouse attendait ce renouvellement pour mettre en action le volet financier du Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) adopté par Toulouse Métropole début avril.

Le Pdg Emmanuel Schwartzenberg et une partie des salariés de TL au tribunal de commerce ce vendredi. (photo S. Compan / France 3)

Le Pdg Emmanuel Schwartzenberg et une partie des salariés de TL au tribunal de commerce ce vendredi. (photo S. Compan / France 3)

Une chaîne privée… avec de l’argent public

TLT a été créée en 1988. Installée d’abord à Compans-Caffarelli, elle a ensuite déménagée à l’arche Marengo. En 2008, en cessation de paiements, la chaîne est contrainte à un plan social. Avec moins de personnel, la chaîne perd non seulement de l’audience mais aussi de la notoriété. Elle entame avec beaucoup de retard un timide virage numérique. Le passage à la TNT est également douloureux : la chaîne émet sur le canal 31 et demeure difficile à trouver sur les box (n°236, 331, 435 ou 95 selon les opérateurs).

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Mais surtout, la chaîne locale symbolise un modèle économique essoufflé : chaîne « privée » mais soutenue (pour ne pas dire plus) depuis sa création par les subventions municipales, elle finit, au fil des recompositions de l’actionnariat, à devenir « semi-publique » avec la ville de Toulouse comme principal actionnaire et pourvoyeur de fonds ! Sans régie publicitaire, avec des rentrées financières maigres, la chaîne ne pouvait survivre que sous perfusion d’argent public.

Une bataille politique

Ces derniers mois, le dossier TLT est devenu très politique. Ancienne et nouvelle majorité se renvoient mutuellement la responsabilité à grands coups de courriers généreusement distribués à la presse. « Nous tentons de sauver TLT, parce rien n’a été fait ces 6 dernières années » s’ouvrait mi-2014 un proche de Jean-Luc Moudenc. A l’approche de la date fatidique devant le tribunal de commerce, l’ancienne majorité (par la voie de l’élue EELV Antoine Maurice) a reproché au contraire « l’attentisme«  de Jean-Luc Moudenc. « Exploitation politique«  lui a répondu l’adjoint au finances de Jean-Luc Moudenc, Sacha Briand.

Il faudra donc attendre encore. Pour la vingtaine de salariés, le supplice continue. Mais l’espoir s’amenuise.

FV

EN VIDEO / le reportage de Stéphane Compan et Frédéric Desse :

 

28 Mai

Le CSA renouvelle l’autorisation d’émettre de TLT, dont la survie est toujours incertaine

Olivier Schrameck, président du CSA

Olivier Schrameck, président du CSA

Alors qu’une journée cruciale est attendue ce vendredi 29 mai devant le tribunal de commerce de Toulouse, la chaîne locale TLT s’est vu renouveler pour 5 ans son autorisation d’émettre par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), comme le confirme ce courrier du président du CSA Olivier Schrameck, à l’issue de la réunion intervenue le mercredi 27 mai :

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Ce renouvellement est une bonne nouvelle pour la vingtaine de salariés de TLT mais le vrai enjeu se joue ce vendredi : le tribunal de commerce pourrait décider ce jour-là de la liquidation de la structure actuelle en raison de ses dettes.

La charge des salariés contre Jean-Luc Moudenc

Dans un communiqué les salariés de TLT se sont félicités du renouvellement de l’autorisation d’émettre par le CSA. Mais, à la veille du rendez-vous devant le tribunal de commerce, ils livrent également une charge contre le maire UMP de Toulouse : « Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse (mairie actionnaire à 60% du capital de TLT), écrivent-ils, a décidé depuis un an, pour des raisons obscures, de sacrifier la télévision locale toulousaine, créée en 1988 par Dominique Baudis, ancien maire centriste de Toulouse et Président emblématique du CSA. Pendant sa campagne, l’actuel maire de Toulouse s’était inscrit dans la continuité de Dominique Baudis  pour s’en démarquer aussitôt élu comme l’illustre l’affaire TLT, entre autres… Les salariés de TLT se demandent aujourd’hui, si l’acharnement du maire UMP de Toulouse à vouloir fermer le média, sous le faux nez de difficultés économiques, n’est pas une façon détournée de leur faire payer leur indépendance ».

Absence de repreneur ?

Les salariés de TLT demandent également au CSA « de veiller à ce que les éventuels repreneurs de la fréquence TNT, qui ne manqueront pas de se manifester si liquidation, reprennent aussi  tout ou grande partie des 20 salariés (journalistes et techniciens moyenne d’âge 45/50 ans), professionnels de l’audiovisuel et qui œuvrent dans la chaîne depuis sa création ».

D’après nos informations, les repreneurs ne se bousculent plus : ceux dont les noms ont circulé ces dernières semaines (Fiducial, Médias du sud, etc) auraient jeté l’éponge. Réponse demain, devant le tribunal de commerce.

FV

26 Mai

TLT : les écologistes dénoncent « l’attentisme » de Jean-Luc Moudenc

Antoine Maurice, président du groupe EELV au conseil municipal de Toulouse.

Antoine Maurice, président du groupe EELV au conseil municipal de Toulouse.

Dans un courrier adressé à Jean-Luc Moudenc, maire UMP et président de Toulouse Métropole, Antoine Maurice, le président du groupe EELV à la mairie, dénonce l’attentisme dont fait preuve le maire de la ville dans le dossier TLT.

Alors que le tribunal de commerce doit examiner de nouveau la situation de la chaîne locale ce vendredi 29 mai, « je tiens à exprimer ma perplexité face à ce qui s’apparente à de l’attentisme de votre part, écrit Antoine Maurice. Au mois d’avril, le Conseil de Toulouse Métropole a adopté la reconduction du Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) avec TLT. Il aura fallu attendre cinq mois après l’arrivée à terme du précédent COM pour que ce renouvellement bienvenu soit enfin soumis à notre assemblée. Cinq mois durant lesquels la situation financière de TLT s’est aggravée. Aujourd’hui, à trois jours de l’audience au tribunal de commerce, il apparaît que ce COM, bien que voté, n’est toujours pas effectif. C’est là un signal très négatif quant à l’engagement de notre collectivité aux côtés de TLT ».

L’élu écologiste demande, de nouveau, qu’un projet éditorial nouveau soit bâti de manière collective pour l’avenir de TLT. Il réitère la proposition des élus écologistes (de la ville et de la région) d’associer davantage TLT à France 3 Midi-Pyrénées. 

Vendredi, le tribunal de commerce pourrait prononcer la liquidation de la structure actuelle, criblée de dettes.

FV