30 Juin

Marie-Sophie Lacarrau au 13 heures de France 2 : « une grande fierté »

La journaliste toulousaine a été choisie par France 2 pour succéder à Elise Lucet aux commandes du journal de 13 heures de la chaîne publique. Marie-Sophie Lacarrau va assurer la présentation du JT pendant l’été en alternance avec Nathanaël de Rincquesen qui deviendra ensuite son « joker » et s’installera définitivement au « 13 heures », dans une formule renouvelée dès la rentrée.

En exclusivité pour le blog Médias d’ici, Marie-Sophie Lacarrau s’exprime pour la première fois depuis sa nomination. Celle qui incarne désormais avec David Pujadas (20 heures) et Laurent Delahousse (week-end) les éditions d’informations de France 2, dit sa fierté et n’oublie pas d’où elle vient.

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Médias d’ici : Marie-Sophie, comment avez-vous accueilli la nouvelle de votre nomination au 13 heures de France 2 ?

Marie-Sophie Lacarrau : Bien-sûr je m’y attendais un peu mais sans être sûre de rien. Quand Michel Field, le directeur de l’information de France Télévisions m’a appelée, je me suis dit que ça y est dans les 15 secondes je vais savoir. J’étais évidemment ravie de son annonce d’autant qu’il a argumenté son choix et ce qu’il m’a dit m’a vraiment fait plaisir. C’est une grande fierté. Donc, je suis vraiment très heureuse et en même temps je sais que je bascule dans un autre monde. Sur le plan personnel, c’est un changement de vie radical avec aussi d’immenses responsabilités professionnelles.

Comment vivez-vous le fait qu’une journaliste de région soit choisie ?

Je trouve que c’est un super message envoyé à toutes les personnes qui travaillent dans les antennes régionales de France 3 et qui ont parfois l’impression d’être mal considérées, regardées par Paris d’un mauvais oeil, dénigrées. C’est la preuve qu’il n’y a pas de barrière. Que l’on peut se faire remarquer, même en travaillant en région. Et ça aussi c’est une grande fierté de se dire que France 2 a choisi une journaliste de région. 

Je suis la preuve aujourd’hui que l’on peut y arriver »

Ces 15 années à France 3 Midi-Pyrénées ont été très formatrices ?

Forcément. Je dis souvent que je n’ai pas fait d’école de journalisme, que j’ai été formée sur le terrain. Sur les routes de la Région Midi-Pyrénées avec des reportages qu’il fallait sortir dans l’urgence, parfois avec peu de moyens. Quand j’ai dit dans ma famille que je voulais être journaliste, on m’a dit que je n’y arriverai jamais, que je n’avais pas de relations dans ce milieu. Je suis la preuve aujourd’hui que l’on peut y arriver et je dois beaucoup à tous mes collègues, aux cadres, avec lesquels j’ai travaillé à Toulouse.

Quelles différences entre la présentation des JT de France 3 Midi-Pyrénées et le 13 heures de France 2 ?

A Toulouse, j’ai toujours eu l’impression de m’adresser à des gens que je connais, à ma famille, à des gens qui ont la même vie que moi. A France 2, le sentiment est différent. On parle évidemment à beaucoup plus de monde, avec un public d’une plus grande diversité. Mais cette disparité de la population est gommée par notre souhait de traiter l’actualité qui concerne le plus de monde. 

Elise Lucet a salué votre nomination sur Twitter. C’est un bel encouragement ?

Je ne suis pas sur Twitter, et non pas encore, mais quand je l’ai découvert, d’ailleurs sur votre blog, ça m’a beaucoup touchée qu’elle affiche en public ce que l’on s’était dit en privé. On va dire « oui elle se sent obligée de dire du bien parce qu’elle lui succède », mais j’ai sincèrement beaucoup d’admiration pour Elise qui est une grande professionnelle et avec laquelle j’ai de très bons rapports depuis deux ans que je la remplace pendant les vacances.

Le journal de 13 heures va évoluer sur la forme et sur le fond »

Votre arrivée au 13 heures de France 2 va s’accompagner d’une nouvelle formule de ce journal de la mi-journée ?

Oui, il y aura une nouvelle formule à la rentrée sur laquelle on travaille actuellement. On en est à jeter pleins d’idées sur la table pour trouver une formule différente, pour une édition qui doit évoluer. Dans le même temps, il existe des marques associées au 13 heures, des rubriques, que les téléspectateurs ne veulent pas perdre et que nous conserverons. Mais oui le journal va évoluer sur la forme et sur le fond.

Avec toujours, en face, la difficile concurrence du 13 heures de TF1, dominateur. Vous avez des objectifs d’audience ?

On ne me fixe aucun objectif d’audience mais avec toute l’équipe on espère réduire l’écart, qui est d’ailleurs de moins en moins important. J’ai découvert le fonctionnement de cette édition à l’été 2014 lorsque j’ai commencé à faire les remplacements d’Elise Lucet. Et j’ai vraiment eu un coup de coeur pour cette édition, pour l’équipe et pour la rédaction de France 2. 

Propos recueillis par Fabrice Valéry (@fabvalery).

21 Juin

Marie-Sophie Lacarrau prend les rênes du 13 heures de France 2

La Toulousaine, présentatrice des journaux de France 3 Midi-Pyrénées, a été choisie pour succéder à Elise Lucet, désormais patronne d’Envoyé Spécial et de Complément d’Enquête.

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C’est donc la journaliste toulousaine Marie-Sophie Lacarrau, jusqu’à présent présentatrice des éditions régionales de France 3 Midi-Pyrénées à Toulouse qui a été choisie par Michel Field, le patron de l’info à France Télévisions pour succéder à Elise Lucet. La présentatrice du 13 heures vient d’être nommée à la tête des magazines d’information du jeudi soir sur France 2, « Envoyé  Spécial » et « Complément d’Enquête ».

Après avoir été le « joker » de Carole Guessler au 19/20 national de France 3, Marie Sophie Lacarrau assurait depuis 2014 l’intérim d’Elise Lucet au 13 heures de France 2, notamment pendant les périodes de congés ou lorsque la présentatrice était mobilisée sur son émission phare « Cash Investigation ». La direction de l’info de la chaîne a pris son temps pour décider de la succession d’Elise Lucet et c’est donc Marie-Sophie Lacarrau, habituée à ce rôle, qui a été sélectionnée. Elle présente également depuis cette année In Situ, le magazine économique des rédactions régionales de France 3.

Sa nomination va s’accompagner d’une refonte du rendez-vous d’info de la mi-journée sur France 2, dont la nouvelle formule sera mise à l’antenne en septembre.

Cette Aveyronnaise d’origine va quitter la rédaction de France 3 Midi-Pyrénées pour rejoindre celle de France 2 où elle a déjà ses habitudes. A Toulouse, ceux qui ont travaillé à ses côtés savent que Marie-Sophie est une professionnelle d’une grande simplicité et d’une infinie rigueur. Chacun se réjouit de cette nomination.

FV

14 Juin

Candidate à la succession de TLT à Toulouse, TVPI veut une télé métropolitaine tournée vers les jeunes

Après TV Sud, nous continuons notre revue des candidats à la reprise de la fréquence de télé locale à Toulouse (le CSA qui a lancé l’appel d’offres attend les candidatures jusqu’au 13 juillet prochain). Parmi ces candidats, TVPI, la télé locale de Bayonne et du Pays Basque. Elle emploie actuellement une dizaine de salariés avec un modèle économique plutôt rare : des recettes uniquement privées, issues d’annonceurs locaux, et aucun contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec les collectivités, ni d’argent public dans son capital.

Michel Lamarque, le patron de TVPI, revient pour le blog « Médias d’ici » sur son intérêt pour la fréquence TNT toulousaine.

Michel Lamarque, président de TVPI.

Michel Lamarque, président de TVPI.

Pourquoi vous intéressez-vous à Toulouse ?

Michel Lamarque : Tout entrepreneur a envie de se développer. Toulouse est une belle opportunité pour le sud-ouest. Et puis l’histoire est finalement assez ancienne. Lorsque TLT a commencé vraiment à « tousser » il y a plus d’un an, nous avons proposé un projet de reprise. Ce projet n’a pas été retenu et c’est bien dommage car cela aurait permis de ne pas interrompre la diffusion et de sauver des emplois. Donc, lorsque le CSA a lancé récemment l’appel d’offres pour réattribuer la fréquence, il était normal que nous soyons candidats.

Le vrai patron d’une chaîne locale ce doit être le téléspectateur ».

Pour y mener quel projet ?

Nous sommes en 2016. On ne peut pas monter un projet de télé locale comme dans les années 80, quand il n’y avait que 4 ou 5 chaînes de télé. On a grosso modo une trentaine de chaînes gratuites sur la TNT aujourd’hui. Or, le vrai patron d’une chaîne locale ce doit être le téléspectateur. Et à Toulouse, le téléspectateur est particulier.

A Toulouse, nous mettrons l’accent sur la jeunesse »

Il y a les Toulousains mais surtout de très nombreux jeunes, notamment des étudiants venus d’un peu partout. Toulouse est une ville dynamique qui attire beaucoup de jeunes. C’est là-dessus que nous essaierons de mettre l’accent, mais je ne peux pas vous en dire plus car nous réservons nos informations à la procédure mise en place par le CSA. Il faut une chaîne qui plaise au téléspectateur, qui lui parle de chez lui. Tant qu’à être locale, il faut que cette chaîne parle de local et tant qu’à utiliser une fréquence publique, il faut aussi qu’elle rende service à l’intérêt général. Il faut parler sport, culture, actualité mais la jeunesse, c’est important !

Quant au modèle économique, ce sera une chaîne 100 % privée ?

La situation à Toulouse est un peu différente de celle de Bayonne, vu la taille de la ville. Il faut donc une chaîne à tiroirs : ce que l’annonceur local veut et peut payer, il faut être prêt à l’accueillir, et ce qu’éventuellement les collectivités locales veulent financer et bien il ne faut pas s’en passer.

Si la puissance publique a envie de financer il faut qu’elle soit accueillie mais si elle n’a pas envie il ne faut pas qu’on l’y oblige ».

Mais il faut à tout prix que la chaîne puisse vivre honnêtement, en liberté, dans la durée, avec un modèle économique solide. Il ne faut pas dépenser trop d’argent et en même temps être ouvert à tout : si la puissance publique a envie de financer, il faut qu’elle soit accueillie mais si elle n’a pas envie il ne faut pas qu’on l’y oblige.

Vous avez déjà des discussions avec la mairie de Toulouse, la Région ?

On commence à prendre des contacts. Mais qui décide ? C’est le CSA. Il peut être sensible aux enjeux locaux mais son principal critère c’est l’intérêt des téléspectateurs. Ce serait ridicule qu’un candidat se présente avec la mairie dans sa musette et un autre avec la Région ou le département. Quelle que soit la collectivité et quelle que soit la chaîne, chacune doit être capable de travailler avec l’autre, si besoin et si envie. Nous n’avons pas signé de pré-contrat d’objectifs et de moyens avec quiconque. 

Vous employez 10 personnes à Bayonne. Quels pourraient être les effectifs à Toulouse ?

Pour 400 à 500 000 habitants au Pays Basque, nous sommes 10 personnes. A Toulouse, le CSA parle d’1,2 million d’habitants desservis, on ne va pas multiplier par trois mais un effectif de 15 à 20 personnes me paraît nécessaire. Ce ne sont encore que des estimations qui seront affinées quand notre business plan sera terminé. 

Le coeur de notre projet c’est le téléspectateur dans sa proximité »

Ce qui vous distingue du projet de TV Sud, qui souhaite faire de Toulouse un maillon d’un réseau régional de chaînes locales, c’est votre souhait de monter une chaîne purement locale, métropolitaine ?

Je le redis : le patron c’est le téléspectateur. Le local, la proximité ça l’intéresse. A Toulouse, on est sur une diffusion en zone urbaine donc on est dans ce cas sur un échelon métropolitain, pas régional. Cela n’empêche bien évidemment pas de diffuser certains émissions régionales, en accord avec d’autres diffuseurs. Mais le coeur de notre projet c’est le téléspectateur dans sa proximité, son intérêt et si on peut aussi faire passer des messages d’intérêt général autour de cette grande région qui se construit, ce sera avec plaisir. 

Propos recueillis par Fabrice Valéry (@fabvalery)

13 Juin

Télé locale : ce que TV Sud veut faire à Toulouse

Une vingtaine de salariés, un projet de fédération régionale de chaînes locales mutualisant moyens et programmes avec les autres chaînes locales du groupe. Le patron de Médias du Sud, Christophe Musset, qui exploite les télés locales de Montpellier, Nîmes et Perpignan, répond au Blog Médias d’Ici pour présenter son projet de télé à Toulouse.

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a lancé l’appel d’offres pour que les candidats se fasse connaître. Christophe Musset était sorti du bois dès l’arrêt de TLT en juillet 2015. Il explique ici son modèle économique, son projet pour Toulouse, ses relations avec les collectivités locales et la presse quotidienne régionale. Interview.

Christophe Musset

Christophe Musset

Quel est votre projet pour Toulouse ?

Christophe Musset : D’abord ce projet il nous paraît naturel car nous avons les télés locales de Nîmes, Montpellier et Perpignan, donc nous sommes les télés du sud. Toulouse étant la capitale régionale de la nouvelle grande région, nous souhaitons obtenir cette fréquence pour créer ce réseau de chaînes locales en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées.

Toulouse serait donc un maillon d’un réseau régional de chaînes locales ?

Oui TV Sud Toulouse serait un maillon du groupe Médias du Sud mais qui aurait une place prépondérante en raison de la taille de la ville et de la métropole.

Mais le projet prévoit aussi une mutualisation de programmes et de moyens entre toutes vos chaînes ?

C’est un peu le principe de notre modèle. Nous arrivons grâce à la mutualisation à être plus performants ce qui nous permet de faire des économies d’échelles et nous aurons donc des programmes dédiés, spécifiques à Toulouse, et une autre partie des programmes, des émissions régionales, communes aux autres chaînes, qui auront pour but une meilleure compréhension des territoires de la nouvelle région.

Une chaîne locale ne peut pas vivre sans les collectivités mais ne peut pas vivre exclusivement des collectivités ».

Quels rôles jouent les collectivités locales ou régionales dans votre modèle économique ?

A Nîmes et Montpellier, nous sommes sur la base d’un 50/50 : 50 % de notre financement vient du privé, 50 % du public. Une chaîne locale ne peut pas vivre sans les collectivités mais ne peut pas vivre exclusivement des collectivités. Il faut s’appuyer sur les collectivités mais aussi savoir aller chercher des partenaires ailleurs.

Donc il faut conclure des contrats d’objectifs et de moyens (COM) ?

L’appel du CSA vient juste d’être lancé donc nous n’avons pas débuté les discussions avec les collectivités à Toulouse. Mais je peux vous annoncer que nous irons voir l’ensemble des collectivités, la mairie et la métropole de Toulouse, le Conseil régional et aussi le conseil départemental qui ne s’est jamais engagé dans TLT. On sait que pour la ville de Toulouse, l’expérience TLT a été douloureuse. Mais, il ne peut pas ne pas y avoir de télé locale dans la 4ème aire urbaine de France. On espère donc que la ville et la métropole reverront leur position. (NDLR : après l’échec de TLT, gouffre financier, Jean-Luc Moudenc n’est pas favorable à l’entrée dans le capital ou même à un COM avec une nouvelle chaîne mais dans son entourage certains poussent à changer cette position afin de peser dans le choix du nouvel exploitant voire à influer sur la ligne éditoriale de la future chaîne).

Une chaîne loco-régionale ferait vivre l’écosystème audiovisuel autour de Toulouse et dans la région. On souhaite que la Région soit sensible à cet argument »

Votre projet est très « régional ». Vous êtes en contact avec le Conseil régional et sa présidente Carole Delga ?

Nous avons des COM avec la Région pour nos chaînes existantes. Donc nous allons voir avec la Région quelle est sa position pour Toulouse. Je ne m’exprimerai pas au nom de Carole Delga mais nous allons défendre l’idée de cette fédération de télés locales au niveau régional et tant mieux si la Région est réceptive. On considère qu’il y a un alignement des astres, car l’appel d’offres pour la fréquence de Toulouse se fait au moment de la création de la grande région et que cela peut être une belle opportunité pour tout le monde audiovisuel, notamment les producteurs qui ont besoin de diffuseur de qualité. Une chaîne loco-régionale ferait vivre l’écosystème audiovisuel autour de Toulouse et dans la région. On souhaite que la Région soit sensible à cet argument. 

Et pour la partie privée de votre modèle économique ?

Nous avons également su diversifier nos ressources avec la production, avec l’événementiel avec de l’achat publicitaire et puis, sur le digital, nous sommes comme une start-up : nous venons de lever des fonds pour notre plateforme vidéo MyVidéoPlace. Nous sommes une référence dans la monétisation des vidéos sur le digital. Côté charges, nous avons mutualisé plein de métiers dans le groupe : ça va de la présidence du groupe, la direction générale, la direction commerciale, le comptable, l’administratif, ce qui permet d’avoir une structure qui coûte moins cher. On a aussi un système de diffusion des chaînes centralisé qui nous permet de les gérer à distance. Tout cela pour dire que toutes les personnes qui seront dans l’effectif de TV Sud Toulouse seront liées à la production. 

Quels effectifs pour la future chaîne toulousaine si vous êtes choisi par le CSA ?

L’effectif à Toulouse devrait se situer autour de 20 personnes. La différence avec TLT, c’est que ces 20 personnes, comme je viens de vous l’expliquer, seront à 90 % dédiées à la production. Cela permet d’avoir plus de « cityreporters » pour suivre l’actualité toulousaine.

Êtes vous en discussion avec La Dépêche du Midi parmi vos futurs partenaires ?

Le lien avec La Dépêche du Midi vient d’un lien historique : Midi Libre possédait 10 % du capital de TV Sud Languedoc-Roussillon. Donc quand La Dépêche a racheté Midi Libre, mécaniquement, elle est devenue actionnaire de nos chaînes. Ce partenariat nous paraît très équilibré. Nous avons notamment des accords industriels autour de l’utilisation de nos vidéos. 

Nous n’avons aucun marqueur politique »

Des proches de Jean-Luc Moudenc disent qu’un accord du futur exploitant de la télé locale avec La Dépêche serait un casus belli avec la mairie. Pourriez-vous vous passer de l’un ou de l’autre ?

J’entends que les rapports entre La Dépêche et Moudenc sont compliqués. Mais dans le milieu télévisuel, on essaie de ne pas tenir compte de ce genre de situation. Notre offre est équilibrée, nous respectons la pluralité. Donc si La Dépêche entre au capital, cela n’influencera pas nos programmes et notre façon de voir l’actualité toulousaine. Ce que l’on a déjà démontré, c’est que l’on sait travailler avec toutes les collectivités, quelle que soit leur couleur politique. Nous n’avons aucun marqueur politique. 

Vous êtes confiant pour décrocher cette fréquence toulousaine ?

Je suis toujours très triste quand une télé locale s’arrête. Notre projet est cohérent, au niveau régional : le rugby, le sport, la culture, la découverte des territoires dans cette nouvelle région. C’est formidable qu’il puisse y avoir une nouvelle chaîne sur Toulouse, berceau des télés locales. 

Propos recueillis par Fabrice Valéry (@fabvalery)

03 Juin

Télé locale à Toulouse : l’appel aux candidats lancé par le CSA

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Et voilà, c’est parti. Comme nous vous le révélions sur ce blog il y a quelques jours, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a lancé ce vendredi 3 juin l’appel d’offres pour la fréquence d’une chaîne de télé locale à Toulouse libérée par la disparition de TLT en juillet 2015.  Les candidats ont jusqu’au 13 juillet pour se faire connaître.

Le CSA indique dans un communiqué :

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé, le mercredi 1er juin 2016, de lancer un appel aux candidatures dans la zone de Toulouse, pour l’édition d’un service de télévision à vocation locale en haute définition sur la télévision numérique terrestre (TNT).

Les candidats sont invités à déposer leurs dossiers de candidature au plus tard le mercredi 13 juillet 2016 à 17h00 en cinq exemplaires, dont un exemplaire sous forme numérique, au Conseil supérieur de l’audiovisuel, Direction des médias télévisuels, Département Autorisations et plateforme TNT, Tour Mirabeau, 39-43, quai André-Citroën, 75739 Paris Cedex 15.

Les dossiers peuvent être également adressés au Conseil par voie postale, au plus tard le 13 juillet 2016 (le cachet de la poste faisant foi), sous pli recommandé avec avis de réception ».

La course est donc lancée entre les différents candidats déjà déclarés (comme Médias du Sud avec TV Sud ou encore TVPI) et ceux qui vont maintenant sortir du bois.

Selon un spécialiste des procédures au CSA, l’instruction des dossiers devrait durer environ 2 mois, ce qui nous amène mi-septembre. Les candidats retenus seront alors convoqués par le CSA pour un grand oral, sans doute fin septembre-début octobre et on devrait connaître la décision du CSA (si l’appel d’offres n’est pas infructueux) avant Noël. Il faudra alors quelques mois pour mettre en place la nouvelle télé qui pourrait démarrer en février ou mars 2017, soit moins de deux ans après la disparition de TLT.

Ce dossier éminemment politique intéresse en hauts lieux à Toulouse. Le maire LR Jean-Luc Moudenc ne souhaitait pas renouveler la mauvaise expérience financière de TLT, que ce soit en tant qu’actionnaire ou à travers un contrat d’objectifs et de moyens (COM). Mais le soudain intérêt pour ce dossier de la nouvelle présidente PS du Conseil régional, Carole Delga, qui appelle de ses voeux une télé régionale pourrait inciter le Capitole à revoir sa position pour peser dans le choix du candidat.

Déjà présent à Montpellier, Nîmes et Perpignan, TV Sud fait figure de favori pour l’attribution de la fréquence. Mais le jeu est encore très ouvert.

FV (@fabvalery)

31 Mai

La CSA lance l’appel d’offres pour une télé locale à Toulouse

Info France 3 Midi-Pyrénées – Selon nos informations, les sages du CSA (Conseil supérieur de l’Audiovisuel), réunis en collège mi-mai, ont acté le principe du lancement d’un appel d’offres pour une télévision locale à Toulouse, pour réattribuer la fréquence hertzienne numérique de TLT, disparue des écrans en juillet 2015. L’appel d’offres était encore en rédaction ces derniers jours et sera publié de manière imminente par le CSA.

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Le calendrier devrait être le suivant : publication de l’appel d’offres en juin, liste des candidats à la rentrée, audition des candidats à l’automne et décision du CSA à la fin de l’année 2016. La télé locale pourrait commencer à émettre à Toulouse en janvier ou février 2017.

La mairie de Toulouse voulait attendre

Ce calendrier et la décision du CSA ne vont pas vraiment dans le sens de la mairie de Toulouse. Jean-Luc Moudenc et son équipe souhaitaient prendre du temps, notamment pour réfléchir à un nouveau modèle économique de télévision locale : TLT était l’une des plus anciennes télés locales de France mais elle fut aussi un gouffre financier pour les collectivités locales notamment la mairie de Toulouse. La défaillance les uns après les autres des actionnaires privés avait même conduit CTV (la société d’économie mixte gestionnaire de la participation de Toulouse dans TLT) à devenir actionnaire principal de la chaîne. Si l’on y ajoute les participations du Conseil Régional (1,5 millions d’euros sur 3 ans via un contrat d’objectifs et de moyens), la télé locale n’avait plus grand chose de privée, fonctionnant surtout avec de l’argent public. 

Échaudée par cette expérience malheureuse, la mairie de Toulouse a fait savoir qu’elle ne voulait pas participer au tour de table du futur projet, ni en tant qu’actionnaire, ni même en tant que partenaire via un contrat d’objectifs et de moyens (COM). Tout au plus Jean-Luc Moudenc était-il prêt à faire acheter des espaces publicitaires par la ville et la métropole pour soutenir la nouvelle chaîne.

Mais la décision du CSA et l’entrée dans la danse du Conseil régional pourraient l’inciter à changer de chanson.

Télé locale ou télé régionale ?

Christophe Musset, patron de Médias du Sud qui possède les chaînes locales TV Sud à Montpellier, Nîmes et Perpignan, a été le premier à déclarer son intérêt pour la reprise de la fréquence de TLT. Son projet consisterait à fédérer ses différentes chaînes, diminuant les coûts, en partageant les grilles de programmes et en créant ainsi un réseau à l’échelle… d’une télé régionale ! Il emploie même depuis plusieurs mois un journaliste pigiste pour couvrir l’actualité toulousaine et montrer aux élus son intérêt pour la capitale régionale.

Un intérêt qui, très récemment, a dépassé les murs du Capitole et atteint ceux du Conseil régional. Juste après son élection en décembre dernier, entre le nom de la région, les assises du rail, le plan Marshall pour le BTP et la gestion d’une majorité complexe et d’une opposition remuante, la nouvelle présidente PS de la Région Carole Delga avait d’autres chats à fouetter. Mais, sous la pression de certains élus de sa majorité, le dossier est remonté sur le dessus de la pile. Carole Delga veut « un média régional qui redonne du lien pour faire connaître les initiatives et les talents sur tout le territoire » et estime publiquement que « France 3 ne remplit pas ce rôle actuellement ».

La candidature TV Sud et la perspective d’y trouver une télé régionale intéresse désormais beaucoup l’hôtel de région. Prise de participation ? COM ? Comment l’aide financière de la région pourrait-elle se matérialiser ? Il est encore trop tôt pour le savoir.

Cette perspective pourrait faire bouger les lignes à la mairie. Dans l’entourage de Jean-Luc Moudenc, on se méfie d’un projet inféodé au Conseil régional. Quitte à avoir une télé privée à Toulouse, autant qu’elle parle de Toulouse plutôt que de la région, se dit-on au Capitole. Le principe de la non-participation financière de la ville et de la métropole au projet pourrait donc être sacrifié. On pèse davantage sur les orientations lorsque l’on met de l’argent sur la table !

Une route encore longue… dans un dossier très politique

Le lancement de l’appel d’offres n’est donc qu’un premier pas vers le retour d’une chaîne locale à Toulouse. Les négociations seront longues. Même au sein de la majorité de Carole Delga à la région, certains, en l’occurrence les écologistes, souhaitent un rapprochement entre France 3 et le futur opérateur.

Outre TV Sud, TVPI a aussi fait connaître son intérêt. La publication de l’appel d’offres aura l’avantage de faire sortir tous les concurrents du bois. Et de comparer : projet contre projet et surtout modèle économique contre modèle économique.

Car l’enjeu est surtout là. Les collectivités locales ont eu leur part de responsabilités dans la disparition de TLT. Il est donc primordial de mettre en place et de soutenir une entreprise viable. A l’heure où la consommation de médias se fait de plus en plus en « picorant » des contenus sur les réseaux sociaux via leur smartphone ou leur tablette, les contribuables, qui ne sont plus des téléspectateurs captifs assis dans leur canapé devant la télé, auraient sans doute du mal à comprendre que des millions d’euros d’argent public soient de nouveau engloutis dans un projet de télé à la sauce 1990 !

FV (@fabvalery)

22 Avr

Y aura-t-il une télé locale à Toulouse pour Noël ?

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n’a toujours pas lancé la procédure d’appel d’offres pour reprendre la fréquence de Télé Toulouse (TLT) qui a disparu des écrans début juillet 2015. La probabilité qu’une télé locale privée émette à Toulouse avant Noël prochain s’éloigne.

(Crédit photo : page facebook TLT)

(Crédit photo : page facebook TLT)

Une procédure qui a pris du retard

Le CSA avait indiqué en juillet dernier que la procédure serait rapide : lancement de l’appel d’offres « avant Noël 2015″, nouvel opérateur aux commandes « avant l’été 2016 ». Mais le dossier a pris du retard et la nouvelle télé locale (ou régionale ?) ne sera pas sur les rails avant la fin de l’année 2016. Les « sages » du CSA en sont encore, d’après nos informations, à la phase de concertation avec les collectivités locales et régionales. Il faudra ensuite lancé l’appel d’offres, examiner les offres des candidats, en choisir une, donner le feu vert à sa diffusion et laisser le temps à cet opérateur de recruter du personnel et de lancer sa grille de programmes. Au minimum entre 8 et 10 mois de travail.

Il faut dire que la phase de concertation n’est pas simple. Dans une ville et une région où paysages médiatiques et politiques s’entremêlent régulièrement et sont théâtres de tiraillements, pour ne pas dire plus, le dossier est très, mais alors très très politisé !

Le CSA en visite à Toulouse

Tellement politisé d’ailleurs que le CSA est actuellement en « tournée » dans la région. Nathalie Sonnac, membre du CSA, a rencontré ce vendredi la mairie de Toulouse mais aussi le Conseil régional. Un signe que le CSA pourrait pencher vers un réseau de télé locales dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées. « Les Toulousains ne regardaient pas TLT, explique un bon connaisseur du dossier, et TLT n’était pas vue en dehors de Toulouse. Avec un réseau, on pourrait parler de Toulouse, capitale régionale, dans toute la nouvelle région ! »

Mais les intérêts des uns et des autres ne vont pas toujours dans le même sens.

TV Sud pour un « réseau régional de TV locale »

Les cendres de TLT étaient encore fumantes quand les dirigeants de TV Sud ont, dès juillet 2015, déclaré leur intérêt pour la reprise de la fréquence toulousaine. Pour la société qui dirige les télés locales de Nîmes, Montpellier et Perpignan (et a mis en gérance celle de Marseille après quelques difficultés d’exploitation), Toulouse, capitale de la nouvelle région, est un enjeu stratégique. TV Sud emploie d’ailleurs actuellement un pigiste pour réaliser des reportages à Toulouse, histoire de montrer son intérêt pour la ville, alors même qu’elle n’y a pas (encore) d’antenne.

Reste que le modèle économique de TV Sud est fragile et que le projet que tentent de faire accepter aux collectivités locales ses dirigeants tend plutôt vers une télé régionale avec un flux mutualisé entre ses différentes antennes qu’en une chaîne locale de plein exercice véritablement toulousaine. D’ailleurs, la direction de TV Sud ne s’est jamais caché de vouloir mutualiser ses contenus et ses moyens techniques et humains entre chacune de ses entités locales. Dans ce projet, la télé locale toulousaine pourrait se faire avec moins d’une quinzaine de salariés.

Pour autant, même en mutualisant et en réduisant la masse salariale, il faut de l’argent pour faire vivre une télé : Christophe Musset, le pdg de Médias du Sud maison-mère de TV Sud ne le cachait pas, dès juillet dernier : « les collectivités ont toujours soutenu TLT : nous espérons qu’elles renouvelleront leur confiance en notre projet au service du territoire, local et régional ».

Le poids de la mairie de Toulouse dans la balance

Du côté de la mairie de Toulouse, on n’est pas pressé de voir naître une nouvelle télé locale. L’expérience de TLT reste un très mauvais souvenir. Pas question donc au Capitole de rentrer dans le tour de table, même symboliquement. La mairie ne rentrera pas au capital, même minoritaire. Ce fut le cas à TLT et quelques années plus tard on a vu le résultat : actionnaire minoritaire, la ville (à travers la SEM CTV) est devenue au fil du temps le gestionnaire de TLT et Jean-Luc Moudenc a même dû endosser auprès des salariés la responsabilité de son naufrage.

Dans l’entourage du maire, on penche davantage pour un « accompagnement financier », qui pourrait se faire via l’achat d’espaces publicitaires ou le sponsoring d’émissions. Encore faut-il que la nouvelle société et son tour de table reçoivent auparavant le soutien officiel de la mairie de Toulouse et de Toulouse Métropole. Et il y a dans ce domaine des lignes rouges à ne pas franchir.

La Dépêche du Midi persona non grata

Une source dans l’entourage de Jean-Luc Moudenc le confie, c’est LA condition sine qua non du soutien financier de la ville : que La Dépêche ne soit pas mêlée de près ou de loin au projet. La présence dans le tour de table de La Dépêche du Midi serait une déclaration de guerre pour le Capitole. Pourtant, le groupe Baylet était présent dans celui de TLT. Mais, depuis, les relations entre la mairie et le groupe de PQR se sont tendus au point d’exploser au grand jour lors d’un reportage du Petit Journal de Canal +. En 2016, la mairie et la métropole ne versent plus un seul euro au groupe Dépêche du Midi, ni en achats d’espaces publicitaires, ni en annonces légales.

Pourtant d’après nos informations, La Dépêche du Midi, qui poursuit sa politique de diversification face à la baisse des ventes de la presse papier, est en contact avec la direction de TV Sud pour faire partie du tour de table de la future chaîne locale toulousaine. Une chaîne qui, vu l’état du marché publicitaire local, ne pourra se passer de l’aide financière de la ville. Pour TV Sud qui même actuellement une opération-séduction auprès des élus toulousains, l’appui de La Dépêche est donc, du point de vue du Capitole, un sérieux handicap.

Le Conseil régional sur des dossiers plus urgents !

C’est un doux euphémisme : les promoteurs d’une télé locale/régionale n’ont pas beaucoup l’oreille de la nouvelle présidente de région Carole Delga et de son cabinet. Il faut dire qu’entre la fusion des services des deux anciennes régions, le nom à trouver pour la nouvelle, le plan Marshall pour l’emploi, les états généraux du rail, la gestion d’une majorité complexe et d’une opposition agressive, la présidente PS du Conseil régional a d’autres chats à fouetter.

On est loin de l’engagement de Martin Malvy pour TLT dans les dernières années du mandat précédent : tentative (échouée) d’imposer son directeur de cabinet Philippe Joachim à la direction générale de la chaîne, signature d’un contrat d’objectif et de moyens (COM) à hauteur de 1,5 millions d’euros sur 3 ans, etc. La région Midi-Pyrénées rêvait alors d’une télé locale transformée en télé régionale.

Pourtant à l’hôtel de région, certains ont bien tenté ces derniers mois de poser le dossier d’une nouvelle chaîne de télé sur le bureau de la présidente. Mais inexorablement, il est redescendu en-dessous de la pile. Rien d’urgent, donc on ne bouge pas.

Ou plutôt, on ne bougeait pas. Un très proche collaborateur de Carole Delga rencontrera tout de même ce vendredi 22 avril la délégation du CSA. Pour dire quoi ?

Certains rêvent toujours à la région d’un mariage entre un opérateur local privé et France 3 pour accoucher d’une télé régionale « de service public » avec la Région penchée sur le berceau. Une option très mal vue du côté du Capitole.

Des doutes sur la pertinence d’une télé locale hertzienne en 2016

De bons connaisseurs du dossier n’hésitent pas à le dire : ce serait une erreur de vouloir lancer une nouvelle télé locale à Toulouse en 2016. Il vaut mieux prendre le temps de réfléchir à un média nouveau qui pouvait passer par le numérique, moins onéreux que la diffusion hertzienne.

Tout média qui se respecte doit aujourd’hui, avant tout, avoir une stratégie numérique : or, le coût d’exploitation d’une télé locale de plein exercice risque d’être un frein au développement de la chaîne sur internet, les téléphones mobiles et les réseaux sociaux. Sans stratégie numérique pas de salut ; sans moyens financiers importants, pas de stratégie numérique !

Le modèle économique des télés locales des années 90 ou 2000 a montré ses limites. D’un autre côté, les tenants d’une télé « semi-publique » financée par l’argent publique des institutions locales ou régionales se heurtent aux gestionnaires qui tiennent les cordons de la bourse, de moins en moins pleine en raison des baisses des dotations de l’Etat aux collectivités. Allez donc expliquer aux contribuables qui payent déjà la redevance pour financier l’audiovisuel public (dont France Télévisions) qu’une partie de la ponction fiscale locale sera employée à lancer une télé dont l’avenir est incertain !

Quant à TV Sud, la société est privée mais 50 % de ses rentrées financières proviennent de contrats d’objectifs et de moyens signés avec les collectivités, donc de l’argent public. 

D’autres opérateurs dans les starting-blocks

Une chose est sûre, si TV Sud est pour le moment la seule à s’être déclarée officiellement intéressée par la fréquence orpheline de TLT sur la TNT, d’autres opérateurs sorten du bois peu à peu comme les Basques de TVPI.  pour récupérer ce joujou, à la faveur de la procédure lancée par le CSA.

Des opérateurs nationaux vont aussi proposer au CSA un dossier avec des programmes nationaux et un « décrochage » local de quelques heures par jour pour « aspirer » le marché publicitaire local. Une hypothèse économiquement séduisante, même si elle l’est moins sur le plan éditorial. Mais qui voudra endosser la responsabilité d’un échec économique d’une nouvelle chaîne à Toulouse quelques années après celui de TLT en 2015 ?

Fabrice Valéry (@fabvalery)

04 Sep

Votez pour Marie-Sophie Lacarrau, nommée aux Trofémina 2015

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La Toulousaine Marie-Sophie Lacarrau, présentatrice des éditions d’informations de France 3 Midi-Pyrénées et joker l’Elise Lucet au 13 heures de France 2, a été choisie dans la short-list des « femmes d’exception » qui se voient remettre chaque année un trophée dans diverses catégories.

Dans la catégorie « médias », le jury a choisi également Carole Gaessler, la journaliste de France 3, la blogueuse Dominique Planche, la dirigeante de RMC Découverte Guénaelle Troly, la rédactrice en chef des « Nouvelles esthétiques Spa » Laure Jeandemange, la journaliste de Cana+ et iTélé Magali Sallé-Forestier et la blogueuse et comédienne Victoria Montfort.

Le public peut voter pour ses lauréates jusqu’au 15 septembre. Alors mobilisez-vous pour que Marie-Sophie Lacarrau figure au premier rang !

FV

17 Août

TLT : le directeur général de CTV conteste les propos du CSA

L’interview de Nicolas About, membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) chargé des télés locales, réalisée sur ce blog début juillet juste après la disparition de la chaîne toulousaine TLT a fait réagir Jean-Marie Belin, nommé par Jean-Luc Moudenc à la direction générale de CTV, la société d’économie mixte qui gère les intérêts de Toulouse dans ce dossier.

Il nous a fait parvenir un long texte dans lequel il démonte plusieurs des arguments du CSA sur les responsabilités concernant la défaillance de TLT. Continuer la lecture

16 Juil

Un diaporama sonore sur les derniers jours de TLT

Le reporter-photographe toulousain Frédéric Scheiber a promené son objectif photo mais aussi son micro et son écoute dans les murs de TLT dans les derniers jours et même les dernières heures de Télé Toulouse, la chaîne locale qui a été liquidée par le tribunal de commerce le 3 juillet dernier.

Il vient de publier un diaporama sonore : des photos en noir et blanc avec des paroles, en off, souvent désabusées mais d’une grande dignité, de certains des salariés.

A voir et à écouter.