17 Oct

VIDEO – Quand Mélenchon se moque de l’accent toulousain d’une journaliste

Le député France Insoumise et ancien député européen du sud-ouest a singé ce mercredi l’accent de la journaliste politique de France 3 Véronique Gaurel, originaire de Toulouse.

(Photo : Vincent Isore / MaxPPP)

A travers Véronique Gaurel, c’est tous les Français qui s’expriment, comme on dit, « avec un accent » qui se sont sentis visés.

Interrogé par les journalistes à l’Assemblée nationale, au lendemain des perquisitions qui ont visées la France Insoumise et son propre domicile, Jean-Luc Mélenchon s’est moqué de l’accent de la journaliste politique de France 3, originaire de Toulouse, l’imitant devant les caméras et micros pour tenter de ne pas répondre à la question qui lui était posée.

Il a alors ajouté cette phrase, vexante pour la journaliste :

Quelqu’un a-t-il une question formulée en Français ?

Evidemment, la scène a été filmée :

Le natif de Tanger et ancien élu de la région parisienne a sans doute été surpris qu’à Paris, au coeur du pouvoir législatif, une journaliste puisse lui poser une question avec un accent qui sentait bon la province.

A LIRE AUSSI : « Se moquer de l’accent du Midi, pour un élu c’est déplacé »

Jean-Luc Mélenchon a sans doute oublié que cette province à l’accent chantant, le sud de la France, lui a offert ses deux derniers mandats électoraux : actuellement député des Bouches-du-Rhône à Marseille et précédemment député européen du sud-ouest.

Dont Toulouse, d’où est originaire notre consoeur. Là où les voix chantent le soleil et on l’on dit chocolatine.

La présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga a réagi en conseillant à Jean-Luc Mélenchon de « se détendre », notamment en écoutant la chanson de Zebda « L’accent tué » :

Réaction également de Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse :

Jeudi matin, l’un des bras droits de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, lui aussi toulousain, a qualifié de « polémique à deux balles » les réactions indignées autour de cette moquerie :

Pour lui ce n’était pas l’accent de la journaliste qui était en cause mais le contenu de sa question.

FV (@fabvalery)

VIDEO – Oh, le vilain petit journaliste tarnais qui refuse d’aller à une conférence de presse de la députée !

Dans une question orale au ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin, la députée LREM Marie-Christine Verdier-Jouclas a publiquement mis en cause un  journaliste tarnais qui avait refusé de venir à sa conférence de presse consacrée au budget.

Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée LREM du Tarn (Photo : MaxPPP)

Oh le vilain petit canard ! Mais qui est donc ce journaliste qui a tant froissé la députée LREM du Tarn au point que son refus de se rendre à une conférence de presse a amené la parlementaire à en parler dans la séance de questions au gouvernement mardi ?

Alors qu’elle allait interroger le ministre des comptes publics, Marie-Christine Verdier-Jouclas, après avoir eu une pensée pour les victimes des inondations dans l’Aude et pour la policière tuée la veille sur la rocade d’Albi, a eu cette petite phrase qui ne manque pas d’intérêt pour les journalistes :

Il y a 10 jours de cela, j’ai organisé une conférence de presse dans mon département pour y présenter le budget. Un journaliste n’est pas venu au motif que ce n’était pas assez spécifique pour le Tarn et que cela ne concernait pas les Tarnaises et les Tarnais ».

La députée a partagé elle-même la vidéo de sa question au gouvernement sur son compte Twitter :

 

Elle explique ensuite que les décisions budgétaires prises par le gouvernement sont au contraire, selon elle, très concernantes pour tous les Français, pour tous les Tarnais.

Alors bien-sûr, ce n’était pour la députée qu’une manière de s’exprimer pour argumenter en faveur du travail du gouvernement et de la majorité, mais cela peut apparaître assez maladroit de fustiger un journaliste de son département (sans le citer nommément) devant les caméras et la représentation nationale ! 

Oui, les rédactions ont encore le droit (même dans le Tarn) de choisir quels événements elles couvrent, à quelles conférences de presse elles se rendent.

Contactée, Marie-Christine Verdier-Jouclas n’a pas donné de précisions sur l’esprit de cette étonnante sortie parlementaire.

FV (@fabvalery)

10 Oct

Editée à Toulouse, la revue Radici sort un numéro spécial « migrants » avec des signatures prestigieuses dont Roberto Saviano

La revue dirigée par le Toulousain Rocco Femia s’est mobilisée face à la situation politique en Italie.

Roberto Saviano (Photo : MaxPPP)

Lien avec la communauté italienne en France, la revue Radici, éditée à Toulouse, ne pouvait rester insensible à la situation politique en Italie avec notamment les prises de position cinglantes du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini sur la politique d’immigration.

Le directeur de Radici, Rocco Femia a donc fait appel à de nombreuses signatures, en France et en Italie, pour mener à bien le projet de faire de l’édition automnale de ce bimestriel un numéro spécial sur les migrants, « car le moment est à l’engagement ».

Radici s’appuie sur le soutien de titres de la presse italienne  (L’Espresso, Il Fatto Quotidiano, Micromega, Famiglia Cristiana, Globalist) et sur des signatures prestigieuses dont celle du journaliste et écrivain Roberto Saviano. L’auteur de « Gomora », spécialiste de la mafia, et devenu pour une partie des Italiens le symbole de la résistance au ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

Aux côtés d’auteurs et journalistes, en Italie et en France, il signe donc un texte dans ce numéro spécial de 84 pages de Radici.

La revue bilingue est disponible en kiosques, en librairie ou sur abonnement.

FV (@fabvalery)

05 Oct

Une centaine de dessins de Charb exposés à Toulouse

La revue toulousaine « Noir & Blanc », née après l’attentat contre Charlie Hebdo, organise pendant 5 semaines une expo d’une centaine de dessins du directeur de Charlie, tombé sous les balles des terroristes.

Charb photographié en 2012 (Photo : AFP)

« Ce n’est pas difficile de trouver des dessins de Charb toujours d’actualité : il en a produit des milliers et beaucoup sont encore vraiment en lien avec notre époque » explique David Fauré, le créateur de la revue « Noir & Blanc », à l’origine de l’exposition d’une centaine de dessins de Charb à Toulouse (du 6 octobre au 10 novembre 2018).

Une exposition de reproductions de dessins d’actualité qui se tient dans 17 lieux de Toulouse : disquaires, cinés, bars, restos, coiffeurs et même à la médiathèque José Cabanis. En collaboration avec Clutch et Campus FM.

Trois semaines avant l’attentat, David Fauré, passionné par le dessin de presse, avait écrit à la rédaction de Charlie Hebdo pour lui apporté son soutien, alors que le journal traversait une crise financière. Bouleversé par l’attentat, le Toulousain a voulu rendre hommage aux dessinateurs tombés sous les balles. Le 1er avril 2015, 3 mois après l’attentat, il a donc lancé le premier numéro de « Noir & Blanc, le journal sans couleurs et sans a priori ».

« Chaque mois, j’invite un nouveau dessinateur pour la une et un portfolio, explique-t-il. Nous en sommes au 39ème numéro, distribué à chaque fois entre 400 et 500 exemplaires, auxquels s’ajoutent les nombreuses expositions dans la ville ».

Celle-ci est une nouvelle occasion de (re) découvrir le travail sans concession de Charb. Tout le programme est à découvrir sur la page facebook de « Noir & Blanc ». 

FV (@fabvalery)

26 Sep

Le site d’investigation Médiacités crée une plateforme sécurisée pour les lanceurs d’alertes locaux

Le site spécialisé dans les enquêtes dans les grandes métropoles va lancer le 1er octobre une plateforme où les citoyens pourront alerter les journalistes de dérives locales en toute sécurité.

Photo d’illustration (F. Sirou / MaxPPP)

Elle se nomme « Lanceur d’enquêtes » ou PALS pour Plateforme d’Alerte Locale Sécurisé. Le 1er octobre, Médiacités, le site d’investigation en région déjà présent à Toulouse, Lille, Nantes et Lyon, va installer cette plateforme pour permettre à des lanceurs d’alerte qui le souhaitent de signaler des dossiers, des dérives, des bizarreries locales dont ils pensent que les journalistes du site peuvent s’emparer.

Cette plateforme, développée avec l’association nantaise GoLeaks, spécialisée dans la protection des données personnelles, et avec l’ONG Nothing2Hide, experte de la sécurité informatique pour les journalistes et leurs sources, va permettre à ceux qui le souhaitent de transmettre des infos, des idées d’enquête, des documents en toute sécurité : les communications entièrement chiffrées permettront de protéger intégralement les sources et les lanceurs d’alerte.

A la différence des autres plateformes existantes, « Lanceur d’enquêtes » a été conçu pour favoriser les remontées de la part de citoyens qui, jusqu’alors, pouvaient hésiter à transmettre une information sensible sur leur ville ou leur région en supposant – à tort ou à raison – qu’elle n’intéresserait pas les médias concernés, expliquent les dirigeants de Médiacités. Au travers de ses enquêtes consacrées, par exemple, à l’évasion fiscale au coin de la rue, à la pollution des sols ou de l’air, aux pratiques douteuses d’élus locaux ou de chefs d’entreprises, Mediacités incite à la participation citoyenne pour une meilleure information ».

Médiacités s’engage à analyser toutes les infos qui lui parviendront : certaines donneront lieu à des enquêtes et des publications. D’autres, concernant les villes où Médiacités n’est pas encore présent, pourront être transmises à d’autres médias partenaires, avec l’accord préalable du ou des lanceur(s) d’alerte.

FV (@fabvalery)

19 Sep

VIDEO – « Benalla par-ci, Benalla par là », l’étonnante chanson de Sud Radio

L’ex-radio toulousaine a mis en ligne une chanson sur l’affaire Benalla, où l’on voit notamment l’animateur André Bercoff et (c’est plus étonnant) le rédacteur en chef de la radio désormais parisienne Christophe Bordet.

Décidément, Sud Radio surprend (NDA : ceci est une litote !). La radio, installée en région parisienne depuis un an après son départ de Toulouse, vient de sortir… son premier « tube » sous le nom de groupe « Les vraies voix » (du nom de son émission de fin d’après-midi) ! Une vidéo a été publiée sur les réseaux sociaux de la radio mardi, à la veille de l’audition d’Alexandre Benalla devant la commission d’enquête du Sénat.

Il s’agit en fait d’une sorte de « queue leu leu » sur l’air de « Quand il faut y aller, on est toujours là », qui fustige l’affaire Benalla.

A la baguette, hilare, le polémiste et animateur de la radio André Bercoff et, déchaîné, le rédacteur en chef de la station Christophe Bordet.

A chacun de se faire son avis :

FV (@fabvalery)

13 Sep

Sébastien Dupuis (ex-Canal +) quitte Vià Occitanie

L’ancien commentateur de foot sur Canal avait rejoint les équipes de Vià Occitanie il y a un an en tant que directeur des sports. Il quitte la chaîne et nous explique pourquoi.

Sébastien Dupuis

Chacun sait que mener de front vie professionnelle et vie familiale est parfois un combat. Les journalistes n’y échappent pas. Arrivé à l’été 2017 dans les équipes de Vià Occitanie (ex-TV Sud), prenant le poste de directeur des sports, le journaliste toulousain Sébastien Dupuis, bien connu des téléspectateurs pour avoir commenté pendant des années les matchs de Ligue 1 sur Canal + (particulièrement ceux du TFC) quitte la chaîne régionale après seulement un an de collaboration.

« J’ai décidé de recentrer ma vie professionnelle autour de ma famille, précise Sébastien Dupuis. Moi je ne sais pas faire les choses à moitié. Ce poste de directeur des sports était passionnant, mais j’étais submergé de travail et je n’ai pas voulu sacrifier ma famille. J’ai été en revanche ravi de contribuer à la mise en place du projet Vià Occitanie ».

Le journaliste et Vià Occitanie se sont séparés à l’amiable. « Nous gardons d’excellentes relations, indique Jean Brun, directeur de l’antenne, et il n’est d’ailleurs pas impossible que Sébastien revienne de temps en temps pour des événements sports, particulièrement sur le réseau Vià » (NDLR : réseau d’une vingtaine de chaînes locales privées en France, qui vont adopter petit à petit l’identité Vià et des programmes en commun).

« C’est effectivement une possibilité, confirme Sébastien Dupuis, mais il y en a d’autres ».

Selon nos informations, il est fort probable que l’on retrouve rapidement le journaliste sportif aux commentaires de certains matchs de foot sur une antenne nationale.

Pour le moment le poste de directeur des sports de Vià Occitanie reste vacant. C’est toujours Judith Soula (ex-Canal +, Sud Radio, L’Equipe TV, France TV) qui est la rédactrice en chef des sports de la chaîne.

FV (@fabvalery)

13 Juil

Un Toulousain condamné pour avoir menacé une journaliste

Un homme de 24 ans a été condamné vendredi à Toulouse à 70 heures de travaux d’intérêt général pour avoir proféré des menaces à l’encontre d’une journaliste de France 3 en mai dernier.

Le Palais de Justice de Toulouse (Photo : France 3)

Tout est parti d’un simple article publié le 20 mai 2018 sur le site internet de France 3 Occitanie : un article qui indique que, 2 ans après les faits, un Toulousain sera jugé en octobre 2018 pour avoir proféré sur facebook des insultes homophobes et des menaces de mort à l’encontre du médecin, auteur et chroniqueur toulousain Baptiste Beaulieu. Fait important : dans cet article, le nom du mis en cause n’est pas cité et rien ne permet de l’identifier.

Pourtant dans les deux jours qui vont suivre la publication de cet article, l’homme va tenter par tous les moyens (messages sur facebook, téléphone) d’entrer en contact avec la journaliste en se montrant rapidement insultant et menaçant. Les messages vont alors devenir de plus en plus violents et l’homme va même se présenter dans les locaux de France 3 à Toulouse, se montrant à nouveau menaçant et insultant, à tel point que la journaliste a été contrainte de porter plainte.

L’homme a été placé en garde à vue, déferré puis placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec la journaliste et de s’approcher des locaux de France 3, avant d’être donc convoqué devant le tribunal correctionnel de Toulouse ce vendredi. A la barre, il a eu du mal à justifier son attitude, expliquant, en s’excusant, qu’il avait été poussé par des « proches » sur facebook qui s’étaient moqué de lui après la parution de l’article. Il avait, selon lui, d’abord tenté d’entrer en contact avec la journaliste, puis avoue avoir été emporté par son tempérament, reconnaissant n’avoir pris conscience de ses actes qu’au moment de sa garde à vue.

Le procureur de la République a fustigé une attitude « inadmissible au nom des libertés fondamentales ». « Vous dévoyez la liberté d’expression » a-t-il ajouté avant de réclamer une peine de prison avec sursis pour les menaces contre la journaliste.

L’avocat du prévenu a précisé que son client « s’est senti visé par cet article où il n’est pourtant pas cité ». « Il a un problème de communication » a-t-il ajouté au sujet de son utilisation des réseaux sociaux. L’avocat a indiqué que son client, dont le casier judiciaire était vierge, était prêt à effectuer une peine de travaux d’intérêt général (TIG) y compris… dans une association luttant contre l’homophobie !

Le juge l’a condamné à 70 heures de TIG à effectuer dans une collectivité ou une association. En cas de non-exécution de la peine, il risque 3 mois de prison.

Le condamné a maintenant de nouveau rendez-vous avec la justice, en octobre prochain, cette fois pour répondre des menaces de mort et des insultes homophobes à l’encontre de Baptiste Beaulieu.

FV (@fabvalery)

 

02 Juil

Julien Corbière nouveau rédacteur en chef de France Bleu Occitanie à Toulouse

L’actuel rédacteur en chef de France Bleu Saint-Etienne Loire prendra ses nouvelles fonctions fin août.

Julien Corbière (Photo : Christophe ABRAMOWITZ / Radio France)

Il succède à Jean-Marc Perez, rédacteur en chef de France Bleu Toulouse (devenue France Bleu Occitanie) durant 7 ans : Julien Corbière a été nommé rédacteur en chef à Toulouse. Il occupe actuellement le même poste à France Bleu à Saint-Etienne.

Julien Corbière va arriver à Toulouse dans un contexte particulier : la transformation de France Bleu qui se régionalise (dans les limites de l’ex-région Midi-Pyrénées, trois autres radios existant déjà à Perpignan, Montpellier et Nîmes) et doit se réorganiser pour couvrir une vaste zone, la nouvelle antenne s’accompagnant d’ouvertures de fréquences dans certaines départements et de changement sur la bande FM à Toulouse (France Bleu quitte le 90,5 Mhz, récupéré par 100 % Radio qui s’installe à Toulouse, et bouge sur le 91,8 Mhz).

Ces changements s’accompagnent évidemment de modifications de la ligne éditoriale de France Bleu Occitanie, passée d’une radio locale toulousaine à une radio régionale. Et puis reste le dossier du rapprochement souhaité par le gouvernement entre France 3 et France Bleu.

Bref, le nouveau patron de la rédaction de France Bleu ne va pas manquer de travail !

FV (@fabvalery)

11 Juin

Audiovisuel public : l’union de la presse en région, présidée par Jean-Michel Baylet, s’emporte contre la ministre de la Culture

L’UPREG n’a pas du tout apprécié que Françoise Nyssen estime que la proximité est « délaissée par les médias privés » et pousse l’audiovisuel public a créer un « média quotidien régional ».

Jean-Michel Baylet (Photo : Ph. Uste / MaxPPP)

Pas contente, mais alors pas contente du tout, l’union de la presse en région (UPREG), qui regroupe la presse quotidienne régionale et départementale et qui est présidée depuis janvier dernier par l’ex-ministre et toujours pdg du groupe La Dépêche du Midi Jean-Michel Baylet.

Dans un communiqué, l’UPREG s’insurge des propos tenus par Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, lors de la présentation lundi 4 juin des nouvelles orientations pour l’audiovisuel public. La ministre a plaidé pour la création d’un média quotidien régional, en écho avec la presse quotidienne régionale (PQR), en rapprochant France 3 en région de France Bleu.

Colère de l’UPREG qui dans un communiqué fustige ce projet à grands coups de règlements de comptes avec les journalistes de l’audiovisuel public en région, qui apprécieront notamment cette phrase, contestant un pseudo abandon des territoires locaux par la presse privée :

L’utilisation massive par l’audiovisuel public local des informations publiées dans les colonnes de nos journaux en est la preuve

Ce que l’UPREG et son président Jean-Michel Baylet n’ont pas apprécié c’est la sortie de la ministre qui avait estimé que la proximité était « délaissée par les médias privés ». Une phrase sinon maladroite au moins mal comprise, la ministre visant plus probablement les médias audiovisuels privés, pas forcément la presse écrite.

D’où la colère de l’UPREG :

Au passage, ce sont donc les rédactions locales et régionales de France 3 et de France Bleu qui « prennent » ! Cette réaction est aussi l’illustration des rapports difficiles, dans certaines régions, entre l’audiovisuel public et la PQR, notamment depuis que France 3 puis France Bleu ont renforcé leur présence sur les supports numériques. Une certaine idée du pluralisme, ou plutôt, du monopole, à l’ancienne.

Bien-sûr, la presse quotidienne régionale est une source d’informations pour les autres médias, parmi bien d’autres sources. Mais l’inverse est aussi vrai.

L’intention, affichée par la ministre, de renforcer les moyens des médias audiovisuels publics sur le numérique risque donc de donner des boutons à l’UPREG.

FV (@fabvalery)