20 Déc

Journalisme : 2019, annus horribilis

Violences, précarité, dérapages, course à l’audience. L’année qui s’achève n’a pas été la plus brillante pour le métier de journaliste.

Photo : Christophe Petit Tesson / MaxPPP

Mon métier, celui que j’exerce depuis presque 30 ans déjà, celui que j’ai toujours voulu faire, depuis tout petit, sans même savoir à l’époque en quoi il consistait, ce métier-là et ce qui l’entoure se sont particulièrement dégradés. Et 2019 a bien fait son oeuvre.

L’année qui s’achève aura été compliquée pour ce métier que j’adore (toujours). Elle me pousse à quelques réflexions que des collègues ne partageront pas (ou pas toutes) mais que je veux ici argumenter.

Avant toute chose, comme je l’ai toujours fait sur ce blog, la défense du métier de journaliste n’est pas, pour moi, un réflexe corporatiste. La liberté de la presse, le pluralisme, l’exercice libre et entier de ce métier sont des piliers essentiels dans une démocratie. Les barrières à l’exercice du métier mais aussi les simulacres de journalisme (j’y reviendrai plus loin) sont des obstacles à un accès libre à une information vérifiée et recoupée pour chaque citoyen qui le souhaite.

Insultes, coups, interpellations, jugements…

L’année aura été marquée par une forte augmentation de la violence envers les journalistes en France. Certes, dès la fin 2018 et les premières manifs de Gilets jaunes, on a vu des journalistes pris à partie, insultés, menacés physiquement par des manifestants inconscients. A Toulouse, le souvenir de ces images hante encore la profession.

Mais au fil des samedis, on ne compte plus les journalistes blessés par des jets de projectiles, par des armes des forces de l’ordre, ceux au matériel de protection (un casque, un masque pour respirer, etc) confisqué avant les manifs, ceux, enfin et c’est le plus grave, interpellés, placés en garde à vue, jugés. Et même lorsque le journaliste interpellé a été arrêté par erreur, confondu avec un manifestant violent, la police ne reconnaît pas son erreur et il faut aller jusque devant un juge pour que l’innocence du reporter soit reconnue, comme ce fut le cas en novembre pour un jeune confrère toulousain.

La peur au ventre

Chaque jour, une douleur persistante à la cheville droite me rappelle le 12 janvier dernier. J’ai été blessé ce jour-là lors d’une manifestation place du Capitole, par une grenade de désencerclement. Un éclat a fait exploser le verre de mes lunettes, protégeant miraculeusement mon oeil d’une blessure.

Au fil des samedis, les cas de journalistes blessés ou violentés se comptent par dizaines. Le journaliste David Dufresne les compulse méthodiquement.

Je suis retourné sur le terrain des manifs deux mois plus tard. Les choses avaient changé.

J’y ai croisé des confrères aguerris ayant « la peur au ventre ». Plus méfiants, moins « au contact ». Depuis septembre je ne suis pas retourné sur les manifs de Gilets jaunes. Ce que je pouvais apporter comme éléments d’information durant les nombreux samedis de couverture du mouvement à ses débuts ne me semble plus possible aujourd’hui sans risque pour ma propre intégrité physique. Je ne cherche pas la bagarre. Je veux juste pouvoir informer sans danger.

Sans jouer les vieux briscards, on a tous, journalistes, couvert des manifestations qui dégénèrent. Dans le brouillard des lacrymos, on se protégeait, et face à un groupe de policiers ou CRS chargeant les manifestants, quand on était un peu trop près, il suffisait de s’identifier en criant « presse, presse, je suis journaliste » et la vague passait.

Aujourd’hui, la mention « presse » sur le casque, le brassard bien visible, une caméra, un appareil photo ou un smartphone équipé pro ne vous protègent plus. 

Régulièrement, lors des mouvements sociaux, les journalistes sont délibérément pris pour cible par les forces de l’ordre.

La vague, désormais, vous risquez de vous la prendre en pleine gueule. Non, merci.

Une dégradation généralisée

Comment en est-on arrivé là ? Chacun aura sa propre opinion sur le sujet.

En couvrant un rassemblement illégal, vous y participez. Vous savez donc les risques que vous prenez» m’a dit un policier après ma blessure.

Suffisamment stupéfiant pour me laisser sans voix.

L’un des points essentiels pour comprendre la dégradation des relations police-journaliste, c’est que la presse française (dans son ensemble et malgré quelques exceptions notables) a fait le taff sur les pratiques policières et sur la montée des violences. Au fil des mois, nous avons écrit, documenté, expliqué, interrogé. On nous reprocherait donc d’avoir fait notre travail ? On paye cher cette liberté.

Mais il y a d’autres points. Qu’il ne faut pas négliger.

Peut-on être témoin et acteur en même temps ? Je fais partie de ceux qui pensent qu’on ne peut pas être journaliste sur le terrain, témoin de ce qui se passe (être les yeux et les oreilles du lecteur ou du téléspectateur avide d’infos) et en même temps prendre position publiquement, notamment en direction des forces de l’ordre… C’est une question d’impartialité. Ce qui nous permet d’écrire ou de dire librement tout ce que l’on voit ou constate.

Malheureusement, des journalistes, parfois très expérimentés, ne se comportent pas sur le terrain avec le recul nécessaire. Donner du sérum physiologique à une maman prise dans les lacrymos avec ses enfants alors qu’elle faisait des courses en centre-ville, ce n’est pas prendre position. Mais invectiver les policiers lors d’une interpellation (même virile) ce n’est pas faire son boulot correctement. Nous sommes là pour dire et montrer, pas pour nous interposer. En faisant cela, certains journalistes choisissent leur camp. Ce n’est pas, à mon sens, celui de l’info.

Ensuite, je suis pour que le journaliste demeure un métier ouvert. Pour que les journalistes ne soient pas tous issus du même milieu social, de la même formation, du même moule. Mais quand on voit, comme on a pu le constater à Toulouse, un jeune manifestant au premier rang des manifs pendant des semaines, aux côtés des plus radicaux, surgir un samedi avec un casque portant la mention « presse » et s’autoproclamer journaliste sur les réseaux sociaux, voire comme quasi-porte parole de la profession face à la police, cela pose question sur l’encadrement de notre métier.

Le « tous journalistes » fait progresser la précarité des professionnels

Enfin, dernier point sur ce sujet, les mouvements sociaux, notamment cette année, ont été un terrain fertile pour l’expérimentation grandeur nature du métier de journaliste par de jeunes apprentis. Certains s’en sortent très honorablement, avec un vrai regard « circulaire » sur les événements, un recul nécessaire… Mais d’autres malheureusement, pour la photo qui choque ou la vidéo aux 50 retweets, vont prendre des risques inconsidérés, méconnaissant ou ignorant les règles de base du métier. Ils sont souvent aux premières loges, certes, mais souvent aussi ceux qui s’exposent le plus, pour une montée d’adrénaline et quelques heures de gloire sur Twitter.

Pour un live sur Facebook ou quelques photos, ils bouleversent (involontairement) le travail de professionnels qui pour certains (c’est notamment vrai pour les photographes de presse) sont des précaires, dont le niveau de vie est lié à la vente du produit de leur travail. Ceux-là subissent de plein fouet le « Tous Journalistes » qui se généralise : « Coco, tes photos sont pas très spectaculaires, je préfère acheter celles que j’ai vu chez un twittos ! ». Ils sont les premières victimes de cette surenchère.

Et quand on sait que l’attribution de la carte de presse est notamment liée à la proportion des revenus issus du journalisme, la boucle est bouclée et la précarité grandit. Ce n’est pas, non plus, un signe de bonne santé pour la profession et pour notre société.

Course effrénée à l’audience

Autre fait marquant de la dégradation du métier de journaliste, la culture de l’audience, notamment sur le numérique. Du quantitatif pur.

Il y a 30 ans on se moquait d’une chaîne de télé, tout juste privatisée, dont les dirigeants affichaient les audiences de la veille dans les ascenseurs, histoire de mettre un peu la pression sur le personnel.

Aujourd’hui, tous les médias, ou presque, ne cessent de communiquer sur leurs audiences web. On ne montre que la face visible de la lune. La presse écrite, frappée de plein fouet depuis des années par la numérisation de l’info, ne communique plus sur les maigres ventes de sa version print. Aujourd’hui c’est le site internet ou rien.

A coups de dizaines de millions de visites par mois, chacun montre ses muscles. C’est la glorification d’une audience qui, par nature, est volatile, peu fidèle et qui picore de l’info un peu partout.  Du quantitatif au détriment du qualitatif.

Si l’augmentation de l’audience numérique est le seul objectif, c’est l’éditorial qui trinque. Ne nous méprenons pas : il est important de savoir que les articles publiés sont lus, partagés, que les vidéos sont visionnées… Personnellement, j’assume ma dépendance à Chartbeat, l’outil de suivi en direct de l’audience numérique !

Mais la dérive, cette année, s’est amplifiée dans certaines rédactions : entre deux papiers à écrire, beaucoup choisissent celui dont on sait qu’il va marcher. Répondre à la demande immédiate du lecteur, plutôt que lui proposer une offre qui peut aussi le séduire.

Bilan : des chiffres qui gonflent mais de plus en plus de titres « putaclics » et de nombreux faits divers…

«Les deux mamelles du journalisme moderne sont l’information et le démenti » disait Pierre Lazareff, mort en 1972 et qui n’a pas connu les excès de l’info sur le web.

Aux mépris des règles du métier, on cumule l’audience d’un article écrit à la va-vite avec celle d’un papier du lendemain qui dit exactement l’inverse.

A ce sujet, 2019 est à marquer d’une pierre noire : l’affaire Dupont de Ligonnès a donné un sacré coup derrière la tête au métier de journaliste. D’autres l’ont bien détaillé, je n’y reviendrai pas.

Heureusement, ces derniers mois, plusieurs médias ont travaillé à une autre manière de traiter l’info : publier moins mais mieux, redonner la parole, enquêter, y compris localement, éviter le journalisme moutonnier qui recopie ce que le concurrent a déjà publié sans y ajouter la moindre plus-value. Mais c’est un labeur long et pénible. Un combat.

D’autant que dans le flot d’infos qui se déverse toute la journée sur nos smartphones et tous nos écrans, la vraie info, le bon travail de vérification, sont souvent noyés, disparaissant sous la marée d’infos sans importance.

Sur internet, via les réseaux sociaux, il n’y a pas de hiérarchie de l’info. Alors tout semble avoir la même valeur : une vidéo d’un hippopotame qui glisse dans une mare au Kenya comme une longue enquête sur l’islamisme ou un témoignage poignant sur le cancer. Devinez celui qui fera le plus d’audience ?

Déontologie et cadre législatif

Dans ce malstrom informatif, la tentation est forte d’encadrer davantage le métier de journaliste. Sous couvert de lutter contre le poids des plateformes type Facebook ou Twitter, notamment en période électorale, le gouvernement promulgue une loi anti-infox ; un secrétaire d’Etat appelle à la création d’un conseil de l’ordre des journalistes ; un sénateur de Montpellier tente de faire voter des amendements interdisant de photographier ou de filmer un policier sur la voie publique, etc.

Sous la pression, la profession a donc créé en cette fin 2019 un Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation. Ne jugeons pas avant de l’avoir vu à l’oeuvre. Mais nous sommes nombreux à penser que le métier de journaliste a déjà suffisamment de garde-fous : la Charte de déontologie de Munich (1971), les chartes diverses adoptées dans les entreprises de presse et puis il y a aussi la conscience individuelle de chaque journaliste confrontée quotidiennement à l’exercice collectif de ce métier, à la « ligne éditoriale » de son média.

Des raisons d’espérer

Non décidément, 2019 est bien annus horribilis pour l’exercice de ce métier. Volontairement, je ne suis pas exhaustif. D’autres faits durant l’année, notamment, j’insiste, la précarisation du métier, mériteraient d’être détaillés ici. Le sociologue des médias Jean-Marie Charron parle d’un « vent mauvais » pour les journalistes. C’est un cyclone dont on ne verrait pas la fin…

Mais il existe aussi des raisons d’espérer au premier rang desquels la place, de plus en plus importante, du journalisme d’investigation. Aux côtés du Canard Enchaîné ou de Médiapart, les initiatives comme Médiacités dans les grandes villes, le collectif WeReport, le média à but non lucratif Disclose, remettent l’enquête au coeur des bases professionnelles.

Tout aussi honorable, il faut signaler le travail précis de nombreux journalistes dans des médias généralistes plus traditionnelles pour révéler des infos, sortir des enquêtes, bousculer les habitudes… Ils doivent faire la fierté de leur rédaction. Signalons enfin, la volonté de certains médias de s’ouvrir aux signalements des citoyens, d’enquêter grâce à des lanceurs d’alertes locaux….

Enfin, et ce n’est pas négligeable, il faut croiser le regard des étudiants en journalisme. Il faut y lire leur motivation à exercer ce métier-passion, leur détermination à le faire dans les règles, à se nourrir de l’expérience de confrères pour tracer leur propre chemin. A ne pas se laisser séduire par un journalisme facile, par un exercice dévoyé de ce métier. Cela redonne de l’espoir.

Ciao 2019, on ne te regrettera pas. Vivement 2020.

Et bonnes fêtes à tous les lecteurs de ce blog.

FV (@fabvalery)

11 Déc

Les « reporters en colère » se manifestent à Toulouse

Ce collectif qui dénonce les pratiques policières vis-à-vis de la presse pendant les manifestations a déployé une banderole durant la manif contre la réforme des retraites mardi 10 décembre.

H. Murail (@HMurail / Twtter)

A Toulouse, des journalistes, des photographes ont, ces derniers mois, depuis le début des manifs de Gilets jaunes, étaient visés, blessés, violentés, voire placés en garde à vue par les forces de l’ordre.

Comme à Paris, un collectif se dresse « contre la répression ».

Mardi 10 décembre, lors de la manifestation contre la réforme des retraites dans Toulouse, ils sont quelques uns à avoir déployé une banderole « Reporters en colère » face aux forces de l’ordre.

Visages masqués

Et comme à Paris, certains des reporters qui ont choisi de faire connaître leur inquiétude ont choisi de dissimuler leur visage, comme on le voit sur la vidéo ci-dessus. Une pratique qu’il faut bien qualifiée de contradictoire avec la volonté affichée de travailler librement.

De plus, participaient à ce rassemblement à Toulouse, des « reporters » très engagés ces derniers mois dans la mouvement des Gilets jaunes dans la ville rose, voire des manifestants qui se sont ensuite, au fil des mois, improvisés ou auto-proclamés journalistes.

Conditions de travail difficiles

Ceci étant dit, de plus en plus de journalistes couvrant les manifestations sociales se plaignent du traitement de la presse par les forces de l’ordre. Les conditions de travail dans ce contexte sont ainsi rendues extrêmement difficiles : saisie de matériel de protection ou d’enregistrement vidéo, quand les journalistes ne sont pas directement visés, par exemple par des tirs de LBD.

Le tout à un moment où le Sénat, sous l’impulsion du sénateur de l’Hérault Jean-Pierre Grand, a adopté un amendement permettant de condamner toute personne filmant ou photographiant les forces de l’ordre sans leur autorisation. Un texte qui va à l’encontre de la liberté de la presse dénoncent les organisations professionnelles et des juristes.

FV (@fabvalery)

08 Déc

Les associés du maire de Gaillac (Tarn) déboutés de leur poursuite en diffamation contre un article de presse

Le tribunal a relaxé La Dépêche du Midi, son directeur de la publication et le journaliste auteur de l’article.

Le tribunal d’Albi (Photo : E. Cayre / MaxPPP)

Mardi 3 décembre, le journal La Dépêche du Midi, son directeur de la publication Jean-Nicolas Baylet et le journaliste Patrick Guerrier comparaissaient devant le tribunal correctionnel d’Albi après la plainte en diffamation déposée en décembre 2017 par les deux associés du maire de Gaillac, Patrice Gausserand, au sein de la société « le comptoir des bastides ».

Pierre-Yves Olivier et sa femme chinoise, Jing Liu épouse Olivier, pointaient du doigt un article de la DDM datant du 16 septembre 2017 et intitulé « Chine : les relations du maire de Gaillac posent question » (cliquez ici pour en prendre connaissance).

Un article anti-chinois pour la partie civile…

Tous les deux s’estimaient avoir été salis par cet article laissant planer le doute, selon eux, sur leur probité et sur le fait qu’ils auraient profité du mandat du maire de Gaillac pour leurs affaires.

« Ils ont été victimes d’un véritable plan média contre Patrice Gausserand mené par l’opposition municipale » a assuré Me Laurent Decaunes lors de sa plaidoirie soulignant par ailleurs l’utilisation de façon « répétée et excessive » dans ce papier du nom de ses clients mais aussi la nationalité de Madame Olivier. Une façon de laisser sous-entendre une position raciste et anti-chinoise du journaliste rédacteur de l’article.

Intérêts privés et publics

Ce dernier s’est contenté d’expliquer à la barre que son intention n’avait jamais été de cibler le couple d’investisseurs mais de poser des questions sur les pratiques d’un élu, en l’occurrence Patrice Gausserand, mélangeant ses intérêts privés avec son mandat public, soulignant que l’élu n’a jamais évoqué devant le conseil municipal ses nouvelles activités.

Patrice Guerrier a par ailleurs rappelé que son travail de journaliste ne semblait pas dénoué de sens puisque Patrice Gausserand et Pierre-Yves Olivier comparaîtront le 17 décembre prochain devant le tribunal d’Albi pour corruption et prise illégale d’intérêt dans le rachat de la Bodega à Gaillac.

Le tribunal a décidé de relaxer le quotidien et ses représentants.

Pas de compte-rendu

Une petite victoire pour le journal et sa rédaction tarnaise dont n’auront pas connaissance leurs lecteurs. Un journaliste de la rédaction était dans la salle afin de publier un compte-rendu.

Depuis l’audience, rien n’a pourtant été publié. Un lien avec la 3e édition du festival des lanternes à Gaillac dont La Dépêche du Midi est partenaire et s’occupe de la régie publicitaire ?

26 Nov

« C’est moi c’est l’Italien » : le journaliste politique Patrick Noviello monte sur scène pour un one man show

Journaliste et rédacteur en chef adjoint à France 3 Occitanie, Patrick Noviello endosse un nouveau rôle : seul en scène, il évoque, avec humour, ses origines italiennes.

Patrick Noviello (Photo : R. Femia)

Dans la lumière (à la télé et sur le web sur France 3 Occitanie), on le connaît comme présentateur de l’émission hebdomadaire Dimanche en Politique, chroniqueur politique dans les journaux télés et sur le blog du même nom.

Dans l’ombre, professionnellement, il orchestre les journaux télé de la chaîne en tant que rédacteur en chef adjoint. Passé par Télé Toulouse et la rédaction nationale de France 3, enseignant en journalisme à l’Ecole de Journalisme de Toulouse (EJT), Patrick Noviello a désormais une nouvelle corde à un arc déjà bien fourni : le voilà qui monte sur scène pour interpréter le spectacle qu’il a lui même écrit.

J’ai toujours voulu faire ça. Depuis le club de théâtre du collège, je me suis toujours dit qu’un jour je ferai de la scène. C’est évidemment très différent du métier de journaliste que je continue d’exercer. Il n’y a pas de lien entre les deux, si ce n’est la transmission d’infos. Dans ce spectacle, on rit, on est ému, mais on apprend aussi des choses, sur l’histoire contemporaine de l’Italie, sur la politique, sur l’immigration »

Le metteur en scène et producteur, Rocco Femia, bien connu à Toulouse pour diriger la revue Radici (« Racines » en italien) à laquelle Patrick Noviello collabore, parle à propos de ce spectacle d’une « conférence théâtralisée ».

Mais n’imaginez pas un Patrick Noviello tristounet assis derrière un bureau sombre, lisant un texte soporifique sur fond de diapositives délavées ! Libéré des contraintes du journalisme, il a écrit un vrai one man show, usant de l’humour cinglant et toujours très efficace que ses collègues de travail et ses amis lui connaissent.

« C’est moi c’est l’Italien » (astucieusement sous-titré « de Reggiani à Salvini ») est un spectacle, vivant, qui vous embarque dans l’histoire de l’immigration et de la politique italienne à travers l’exemple de la famille de l’auteur-interprète.

Ce que j’ai voulu c’est restituer un vécu personnel, familial, toujours replacé dans le contexte historique de l’Italie. Mais c’est un spectacle grand public, qui tourne autour de citations, de films et de chansons populaires, que tout le monde connaît. Ce n’est pas réservé à ceux qui ont des origines italiennes. »

Accompagné par le pianiste Giovanni Canzanella, Patrick Noviello réalisera sa première sur scène ce samedi 30 novembre au Centre culturel Lalande à Toulouse. D’autres dates sont prévues.

Toutefois, le journaliste a une autre scène qui l’attend dans les mois qui viennent : celle des élections municipales, où il sera à la manœuvre des débats et des soirées électorales sur France 3 Occitanie.

Un autre monde. Quoique…

FV (@fabvalery)

 

15 Nov

Toulouse : le journaliste Guillaume Bernard, interpellé pendant une manif de Gilets jaunes, a été relaxé par la justice

Jugé pour rébellion ce vendredi, après avoir passé 27 heures en garde à vue le 12 octobre, le jeune journaliste de 26 ans a été relaxé des faits qui lui été reprochés.

Le journaliste Guillaume Bernard devant le palais de Justice (Photo : FV / FTV

Il est ressorti du palais de justice de Toulouse plus détendu que lorsqu’il y était rentré un peu plus tôt.

Guillaume Bernard, journaliste indépendant travaillant pour « Rapports de force », Ecomnews et Sans Transitions, a été blanchi par le tribunal de Toulouse, qui intervenait en formation de juge unique, des faits de rébellion qui lui étaient reprochés.

Je suis vraiment soulagé. C’est une période très dure à vivre qui s’achève. Merci à ceux qui m’ont soutenu. La profession de journaliste est attaquée, il faut se serrer les coudes (Guillaume Bernard)

27 heures de garde à vue

Le 12 octobre dernier, il avait été interpellé à Toulouse et avait passé 27 heures en garde à vue. Au départ, les enquêteurs lui reprochaient des jets de projectiles. Mais au fil de la garde à vue, il est apparu qu’il y avait eu sans doute erreur sur la personne.

Ce sont donc uniquement des faits de rébellion qui avaient été retenus contre lui, une faible « résistance » au moment de l’interpellation, « pour éviter de tomber » a-t-il expliqué au juge, un « réflexe par un acte de rébellion » a précisé son avocate Maître Claire Dujardin.

« On savait que Guillaume Bernard était journaliste mais on l’a maintenu en garde à vue, on a prolongé sa garde à vue alors qu’on savait qu’il n’était pas l’auteur des jets de projectiles » s’est insurgée son avocate.

De nombreux soutiens

Guillaume Bernard était soutenu par des nombreux confrères journalistes, des organisations syndicales, l’Association des Journalistes de Toulouse, le club de la presse d’Occitanie ou encore la Ligue des Droits de l’Homme.

Tout le monde s’est réjoui de sa relaxe. Le ministère public avait estimé que les faits de rébellion étaient constitué et avait réclamé un stage de citoyenneté à son encontre.

Ce procès a été l’occasion de revenir sur la difficulté pour les journalistes de travailler lors des exercices de maintien de l’ordre.

« Nous sommes face à un Etat de plus en plus répressif et il est de plus en plus difficile d’informer, a déclaré Dominique Pradalié, secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ), qui avait fait le déplacement à Toulouse à cette occasion. La violence policière et judiciaire contre les journalistes est là pour les empêcher de témoigner, d’informer. Guillaume Bernard en est un nouvel exemple, un exemple de trop ».

Voilà donc le jeune journaliste toulousain (diplômé de l’école de journalisme de Sciences Po Paris) débarrassé de tout soupçon et accusations.

Des conséquences pour les petites rédactions

Mais ce procès était aussi l’occasion d’expliquer que ces procédures ne sont pas sans conséquences notamment pour les médias indépendants.

« Il y a un aspect moral, sur la liberté d’informer. Mais il y a des conséquences matérielles aussi pour des petits médias indépendants comme le notre, explique Stéphane Ortéga, de « Rapports de Force » l’un des employeurs de Guillaume Bernard. Quand Guillaume est en garde à vue, il ne peut pas écrire les articles qu’il devait faire. Quand nous allons le soutenir, nous ne sont pas en train de faire nos reportages. Et puis il y a tout le suivi judiciaire, qui nous prend du temps et des moyens, et pendant ce temps-là, nous n’informons pas ».

A Toulouse, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, il y a un an, plusieurs journalistes ont été blessés, empêchés de travailler, repoussés par les forces de l’ordre ou des manifestants. Guillaume lui avait été arrêté, placé en garde à vue pendant plus d’une journée.

A chaque fois, la liberté d’informer et donc l’accès à l’information des citoyens reculent un peu plus.

FV @fabvalery

13 Oct

Un journaliste en garde à vue à Toulouse, interpellé pendant la manif des Gilets jaunes

Le journaliste indépendant a été interpellé samedi 12 octobre à Toulouse et se voit reprocher des faits qu’il conteste. Il doit être libéré dans la soirée et sera convoqué ultérieurement devant la justice.

Les rapports ont été à nouveau tendus entre la presse et les forces de l’ordre samedi 12 octobre à Toulouse. Le photoreporter qui apparaît sur cette photo n’est pas le journaliste qui a été placé en garde à vue (Photo : GUILLAUME HORCAJUELO/ MAXPPP)

Selon nos informations, la garde à vue de Guillaume Bernard qui a été prolongée ce dimanche après-midi doit être levée dans la soirée, alors que le journaliste indépendant exerçant à Toulouse, a été interpellé par les forces de l’ordre samedi en milieu d’après-midi et vient de passer plus de 24 heures en garde à vue.

Il conteste les faits qui lui sont reprochés

Selon le parquet de Toulouse, le journaliste se voyait reprocher des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre, lors du 48ème rassemblement des Gilets jaunes à Toulouse, une manifestation nationale qui a vite dégénéré samedi après-midi.

Il lui est également reproché de s’être rebellé au moment de son interpellation. Le jeune homme conteste les faits qui lui sont reprochés.

Un proche, contacté par nos soins, explique que le jeune journaliste de 25 ans est « pacifique » et qu’il est « impossible qu’il ait fait ce qu’on lui reproche ». Un témoin sur place indique d’ailleurs que son interpellation s’est faite en douceur. Sur une vidéo postée par le média qui l’emploie, Rapports de force, on le voit, menotté, se laisser conduire par les policiers sans résister :

Les proches expliquent qu’il a pu être confondu avec un participant à la manifestation. Sans contact depuis 24 heures avec le journaliste, la famille n’a pas de détails sur les raisons de son interpellation.

Garde à vue levée et convocation devant la justice

Alors qu’un rassemblement avait lieu dimanche en fin d’après-midi devant l’hôtel de police de Toulouse, à l’appel notamment de ses proches, pour demander sa libération immédiate, le parquet nous a indiqué que la garde à vue de Guillaume Bernard devrait être levée dans la soirée de dimanche.

Il sera poursuivi pour rébellion et convoqué ultérieurement devant la justice.

En revanche, le procureur de la République nous a indiqué que les poursuites pour jets de projectiles étaient abandonnées.

Pigiste pour plusieurs médias

Le journaliste exerce à Toulouse pour le site national Rapports de Force, spécialisé dans les mouvements sociaux, ainsi que pour le journal militant toulousain « A rebrousse poil », pour le site EcomNews, spécialisé dans l’actualité économique dans la moitié sud de la France et enfin pour le magazine Sans Transition.

Il fait partie des 26 personnes interpellées à Toulouse samedi (source : préfecture de la Haute-Garonne) dont 25 avaient été placées en garde à vue.

Les GAV de journalistes sont rares. Celle de Gaspard Glanz (Taranis News) à Paris en avril dernier lors d’une manif de Gilets jaunes avait suscité un débat sur le métier de journaliste : faut-il être forcément détenteur de la carte de presse ? Peut-on être journaliste et engagé ?

Toujours est-il que l’exercice du métier de journaliste est toujours difficile sur les manifestations, après 48 samedis de mobilisation. Ce samedi 12 octobre plusieurs journalistes et photographes se sont encore fait confisquer leur matériel de protection (casque, masque anti-gaz, etc) par les forces de l’ordre. D’autres ont été bousculés ou empêchés de travailler sur la voie publique.

FV @fabvalery

07 Oct

Allo @Place_Beauvau c’est pour un signalement : David Dufresne à Toulouse pour un débat sur les violences policières

Le journaliste, auteur de « Dernière sommation », est attendu le 23 octobre pour un débat dans la ville rose.

David Dufresne (Photo : France Info)

Pas de doute que son intervention à Toulouse suscitera beaucoup d’intérêt. Dans une ville où les manifestations de Gilets jaunes n’ont pas cessé depuis près d’un an, où plusieurs journalistes ont été blessés lors des manifestations, où des interventions musclées des forces de l’ordre sont régulièrement dénoncées, David Dufresne va trouver son public.

Une compilation méthodique

Le journaliste indépendant (ex-Libé, Médiapart et iTélé) et documentariste est devenu, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, un ardant compilateur des violences policières, particulièrement sur Twitter avec sa marque de fabrique « Allo @Place_Beauvau, c’est pour un signalement », qui interpelle le compte officiel du Ministère de l’Intérieur.

Un premier roman inspiré de son travail de journaliste

Ce recensement et la lumière portée ainsi sur le travail des forces de l’ordre, a conduit le journaliste, auteur de plusieurs documentaires d’enquêtes fouillées et de plusieurs livres références, de publier un premier roman, « Dernière sommation » (éditions Grasset), très inspiré de la situation en France depuis un an.

C’est à l’invitation du café-associatif L’Itinéraire Bis à Toulouse que David Dufresne viendra débattre le mercredi 23 octobre à 20h30. Lanceur de balles de défense (LBD), nasses, usage des lacrymogènes, blessures irréversibles… Les sujets de discussion ne manquent pas.

FV (@fabvalery)

PS : le titre de ce post de blog est un emprunt « clin d’oeil » à la mécanique lancée sur Twitter par David Dufresne. Rien d’autre.

02 Oct

Toulouse : à « Presse en scène », les journalistes travaillent… sur une scène de théâtre !

L’événement, le 8 octobre au Théâtre du Pavé, a l’ambition de faire monter des journalistes sur scène pour « écrire » en direct un journal sur le thème de l’égalité hommes-femmes.

Copyright : Théâtre du Pavé

On peut écrire un journal, l’imprimer sur du papier ou le publier sur internet. On peut aussi, et c’est ce que propose « Presse en scène », l’écrire en direct sur la scène d’un théâtre. Sans qu’il soit publié autrement que dans la tête des membres du public.

A l’initiative de la fondation Oïkos, cet événement va pousser quelques journalistes à monter sur la scène du théâtre du Pavé et à se produire, non pas en étant un acteur qui joue le rôle d’un journaliste, mais journaliste qui travaille face au public.

Le thème retenu pour cette première c’est l’égalité hommes-femmes.

Pour encadrer ces courageux journalistes prêts à affronter le public en direct, il y aura des « experts », spécialistes du sujet, mais également des comédiens, des vrais, ceux qui sont régulièrement sur scène pour raconter la vie des autres non pas seulement avec des mots mais aussi avec leur voix, leur chair, leurs membres, leur corps entier.

Expérience sans doute étrange, qui a en tout cas le mérite de casser les codes et mettre les journalistes directement face à leur public.

« Presse en scène »

Mardi 8 octobre 2019 à 20 heures

Théâtre du Pavé à Toulouse

Inscription sur le site internet dédié (cliquer ici)

30 Août

Un média militant toulousain a-t-il été censuré par Facebook ?

C’est ce qu’affirme le CAMé (collectif auto média énervé) qui a vu, ainsi que d’autres groupes de la gauche radicale en France, son audience chuter sur Facebook après le G7 à Biarritz.

Copyright : J. Saget / AFP

Y a-t-il eu un concours de circonstances et de coïncidences pour qu’au moins 4 pages facebook de groupes de la gauche radicale en France soit « déréférencées » et voient leurs audiences brutalement chuter fin août ou bien sont-elles victimes d’une vaste opération de censure visant à faire disparaître leurs publications dans les nimbes du réseau social ?

Facebook ne répondra pas précisément sur le sujet, comme il n’a pas répondu à nos confrères de Médiapart qui ont révélé cette affaire le 29 août (cliquer ici, lien payant), se bornant à dire que seuls les administrateurs des pages auront droit, dans un délai inconnu, à une explication.

Parmi les pages concernées, celle du CAMé, le collectif auto média étudiants de Toulouse devenu récemment le collectif auto média énervé.

Dans un post, publié le 29 août… sur sa page facebook, le collectif explique que la chute de son audience sur facebook a débuté après le traitement du contre-sommet du G7.

Selon le collectif, c’est le partage d’un article concernant la découverte d’une policière « infiltrée » dans les mouvements contestataires au G7 qui aurait déclenché la censure.

A la suite de ce post, on a vu clairement que nos publications ne touchaient plus grand monde, explique Léon, membre du Camé. On se demande si Facebook n’a pas utilisé la nouvelle loi sur les fake news pour désindexer notre page et celles d’autres collectifs, alors que les infos que nous publions sont militantes, engagées mais toujours vérifiées.

La page du groupe toulousain compte 4 600 fans. Le collectif s’est constitué au moment du mouvement contre la loi travail en 2016 et couvre les mouvements sociaux, étudiants, environnementaux et sociétaux en général… ainsi que leur « répression » par les forces de l’ordre.

On s’est dit en 2016 qu’il fallait qu’on se réapproprie l’info. Nous étions au coeur de la lutte. Et ce que nous voyions alors dans les grands médias ne nous semblait pas pertinent (Léon)

Ensuite, le CAMé a fait son apparition sur les réseaux sociaux. « Contrairement à d’autres mouvement radicaux, explique Léon, nous avons décidé d’être présents sur Facebook, Twitter, Instagram, d’investir les réseaux sociaux justement parce que nous avions fait le constat que les médias radicaux, militants, y étaient absents ».

Alors que le groupe « Lille insurgée », lui aussi pénalisé sur facebook cette semaine, semblait retrouver son niveau d’audience normal ce vendredi, le groupe toulousain a posté une nouvelle publication. Un test. « Elle ne remonte toujours pas dans les fils des abonnés de la page », explique Léon.

Et ce vendredi, l’administrateur de la page du collectif toulousain attendait toujours des explications de Facebook France.

FV @fabvalery

08 Juil

Le correspondant de BFM TV à Toulouse Jean-Wilfrid Forquès « joker » à la présentation des éditions de la chaîne info

Après 10 ans comme correspondant de BFM TV et RMC à Toulouse, le journaliste va œuvrer comme présentateur cet été.

Jean-Wilfried Forquès

Depuis 10 ans, Jean-Wilfrid Forquès est le visage de BFM TV et la voix de RMC à Toulouse et dans la région : attentats de Toulouse, Montauban et Trèbes, inondations dans l’Aude, soirées électorales, reportages sur tous les sujets…

Une belle opportunité

A compter du 20 juillet, le Toulousain va présenter les éditions de la chaîne info à Paris. Il a été choisi comme « joker » présentateur. Il va dans un premier temps co-présenter la tranche 10h-14h avec Florence Duprat puis tiendra l’antenne, fin août, de 14 heures à 17 heures avec Sandra Gandoin

Quand on a l’opportunité de faire de la présentation sur la chaîne pour laquelle on travaille, il faut le tenter. A 54 ans, après 20 ans de Sud Radio et 10 ans de BFM sur le terrain, j’ai de l’expérience, cela doit servir. La difficulté et la nouveauté pour moi ce sera de s’adapter à l’immédiateté de l’info quand on fait du direct pendant plusieurs heures, d’acquérir les bons réflexes (Jean-Wilfrid Forquès)

Cette nouvelle expérience coïncide aussi avec l’arrivée de Marc-Olivier Fogiel à la tête de la chaîne. Jean-Wilfrid Forquès correspond à la fois à un visage connu des téléspectateurs de la chaîne et à une nouveauté en plateau, même si le journaliste a aussi présenté des éditions il y a quelques années à Télé Toulouse (TLT).

Après le traumatisme de novembre…

L’occasion aussi de se renouveler pour le journaliste de terrain qui avoue que les choses « ne sont plus les mêmes » depuis fin novembre 2018. Ce jour-là, poursuivi par des Gilets jaunes dans les rues de Toulouse, qui l’avaient identifié et insulté parce que journaliste à BFM, il n’avait échappé au lynchage que grâce à la réactivité de ses deux gardes du corps et à un commerçant qui l’avaient recueilli dans sa boutique (cliquer ici).

Le journaliste toulousain, qui a couvert de nombreux conflits pour Sud Radio (Kosovo, Irak, Afghanistan, etc), vit toujours avec ces images dans la tête : « Jamais je n’aurais pensé vivre cela à 800 mètres de chez moi ! ». A ce sujet, le parquet de Toulouse a d’ailleurs classé l’affaire, les enquêteurs ne parvenant pas à identifier les meneurs.

Sur les plateaux de BFM, Jean-Wilfrid Forquès va grossir les rangs des journalistes-présentateurs toulousains de la chaîne, aux cotés de Rachid M’Barki. 

FV @fabvalery