08 Juil

Le correspondant de BFM TV à Toulouse Jean-Wilfrid Forquès « joker » à la présentation des éditions de la chaîne info

Après 10 ans comme correspondant de BFM TV et RMC à Toulouse, le journaliste va œuvrer comme présentateur cet été.

Jean-Wilfried Forquès

Depuis 10 ans, Jean-Wilfrid Forquès est le visage de BFM TV et la voix de RMC à Toulouse et dans la région : attentats de Toulouse, Montauban et Trèbes, inondations dans l’Aude, soirées électorales, reportages sur tous les sujets…

Une belle opportunité

A compter du 20 juillet, le Toulousain va présenter les éditions de la chaîne info à Paris. Il a été choisi comme « joker » présentateur. Il va dans un premier temps co-présenter la tranche 10h-14h avec Florence Duprat puis tiendra l’antenne, fin août, de 14 heures à 17 heures avec Sandra Gandoin

Quand on a l’opportunité de faire de la présentation sur la chaîne pour laquelle on travaille, il faut le tenter. A 54 ans, après 20 ans de Sud Radio et 10 ans de BFM sur le terrain, j’ai de l’expérience, cela doit servir. La difficulté et la nouveauté pour moi ce sera de s’adapter à l’immédiateté de l’info quand on fait du direct pendant plusieurs heures, d’acquérir les bons réflexes (Jean-Wilfrid Forquès)

Cette nouvelle expérience coïncide aussi avec l’arrivée de Marc-Olivier Fogiel à la tête de la chaîne. Jean-Wilfrid Forquès correspond à la fois à un visage connu des téléspectateurs de la chaîne et à une nouveauté en plateau, même si le journaliste a aussi présenté des éditions il y a quelques années à Télé Toulouse (TLT).

Après le traumatisme de novembre…

L’occasion aussi de se renouveler pour le journaliste de terrain qui avoue que les choses « ne sont plus les mêmes » depuis fin novembre 2018. Ce jour-là, poursuivi par des Gilets jaunes dans les rues de Toulouse, qui l’avaient identifié et insulté parce que journaliste à BFM, il n’avait échappé au lynchage que grâce à la réactivité de ses deux gardes du corps et à un commerçant qui l’avaient recueilli dans sa boutique (cliquer ici).

Le journaliste toulousain, qui a couvert de nombreux conflits pour Sud Radio (Kosovo, Irak, Afghanistan, etc), vit toujours avec ces images dans la tête : « Jamais je n’aurais pensé vivre cela à 800 mètres de chez moi ! ». A ce sujet, le parquet de Toulouse a d’ailleurs classé l’affaire, les enquêteurs ne parvenant pas à identifier les meneurs.

Sur les plateaux de BFM, Jean-Wilfrid Forquès va grossir les rangs des journalistes-présentateurs toulousains de la chaîne, aux cotés de Rachid M’Barki. 

FV @fabvalery

 

28 Juin

« Chouf Tolosa », le nouveau média de Toulouse, par les quartiers et pour les quartiers

Emanation d’une formation au journalisme pour les jeunes des « cités » initiée par le Tactikollectif, Chouf Tolosa est en ligne pour proposer un autre regard sur les quartiers populaires.

Le quartier du Mirail à Toulouse (Photo : R. Gabalda / AFP)

Un média des quartiers, par les quartiers, pour les quartiers. Près de 15 ans après le Bondy Blog, voici Chouf Tolosa. Un nouveau média qui vient de voir le jour à Toulouse (cliquer ici).

Sortir du « récit violent et anxiogène »

D’emblée, dans sa présentation, ce nouveau site internet annonce la couleur, écorchant au passage les « médias dominants » et leur regard sur les quartiers populaires :

Le constat de départ est que l’image des quartiers véhiculée par la presse dominante est encore aujourd’hui trop souvent la même : faite de clichés, de faits divers sensationnalistes et stigmatisants, véhiculant un récit violent et anxiogène, en décalage avec les réalités vécues par beaucoup d’habitantes et habitants. Face à ces regards biaisés, Chouf Tolosa entend redonner la parole à celles et ceux qui vivent dans les quartiers.

Bref, l’idée est de proposer de l’info sur les quartiers populaires de Toulouse à rebours des faits divers habituels voire des poncifs de la presse traditionnelle.

Né de l’atelier journalisme du Tactikollectif

Ce qui est à l’origine de ce nouveau site, c’est l’initiative lancée en 2017 par Tactikollectif et dont nous avions d’ailleurs parlé sur ce blog (cliquer ici) : un atelier de journalisme pour des jeunes issus de « banlieue » comme on dit généralement, des quartiers populaires de Toulouse pour être plus précis (qui bien que souvent situés en périphérie de la ville sont tout de même sur le territoire de la commune et non en « banlieue » comme cela peut être le cas en région parisienne).

Ces apprentis en journalisme, issus donc des quartiers toulousains, ont travaillé avec le journaliste indépendant Emmanuel Riondé (Médiapart, Médiacités) et, ensemble, ils ont fait le constat qu’il fallait passer à l’étape suivante : créer un journal en ligne, publier, faire des interviews, organiser des débats, aller à la rencontre des habitants, modifier l’image que l’on peut avoir des quartiers populaires…

Le pluralisme dans les quartiers aussi

On a souvent souligné sur ce blog l’importance du pluralisme de la presse dans la vie d’une démocratie et, plus localement, dans celle d’une région ou d’une ville.

Bienvenue donc à Chouf Tolosa (qui tire son nom du mot arabe « chouf », qui signifie regarde, voit ! et le nom de Toulouse en Occitan) dans le petit monde pas toujours tranquille des médias toulousains.

Souhaitons longue vie à ce nouveau média et surtout de réaliser son objectif d’offrir une information sur les quartiers populaires, différente, gratuite, libre et indépendante.

FV (@fabvalery)

26 Juin

En dix ans, 13 % de journalistes locaux en moins en Occitanie

Médiacités publie une enquête sur l’état de presse quotidienne régionale et locale en France où il apparaît une chute des effectifs. L’Occitanie est particulièrement concernée, notamment les départements de l’ex-Languedoc-Roussillon.

Le siège de Midi Libre à Saint-Jean-de-Védas près de Montpellier (Photo : MICHAEL ESDOURRUBAILH/ MaxPPP)

On dit d’une démocratie qu’elle est en bonne santé quand sa presse est diverse, pluraliste et vivace. La notre doit être un peu malade.

Dans une longue enquête fouillée publiée ce mardi 26 juin, le site d’investigation locale Médiacités (cliquez ici) fait l’état des lieux de la presse quotidienne en France. Et ce n’est pas brillant.

Médiacités a recensé notamment la baisse du nombre de cartes de presse entre 2009 et 2018 département par département. En moyenne, le nombre de journalistes locaux a baissé de 12,5 % en France en une dizaine d’année.

Cette baisse est encore plus sensible en Occitanie, d’après les chiffres recueillis par Médiacités : 13,12 % de baisse en moyenne dans les 13 départements de la région avec des records notamment dans les départements de l’ex-région Languedoc-Roussillon comme l’Hérault, l’Aude, les PO, etc, qui atteignent plus de 16 % de baisse du nombre de journalistes.

Le rachat des journaux du Midi (Midi Libre, L’Indépendant, etc) par La Dépêche du Midi, la fermeture d’agences, le recentrage de La Marseillaise qui a quitté certains départements, la crise générale de la presse écrite face au numérique sont autant de raisons à cette forte baisse.

L’enquête de Médiacités comprend également une carte interactive (cliquez ici) des fermetures d’agences locales ou départementales partout en France.

FV @fabvalery

17 Mai

Montpellier : polémique autour d’une conférence des identitaires de la Ligue du Midi au Club de la presse d’Occitanie

Une conférence de presse du groupe identitaire « Ligue du Midi » était prévue ce vendredi matin dans les locaux du club de la presse. Elle a finalement été annulée. On vous explique pourquoi et comment.

Richard Roudier (au centre) leader de la Ligue du Midi, photographié à Montpellier en 2015 (Photo : J-M. Mart/MaxPPP)

Tout est allé très vite. En début de matinée ce vendredi 17 mai, des journalistes se sont étonnés sur les réseaux sociaux qu’une conférence de presse de la Ligue du Midi, groupuscule identitaire régional (avec également une représentante du groupe musical d’extrême-droite Les Brigandes) soit prévue au Club de la Presse d’Occitanie, dans ses locaux montpelliérains, dans le quartier d’Antigone, à 10h30 le jour-même.

Finalement, la conférence de presse a été annulée à la dernière minute. D’après nos informations, depuis la veille, jeudi, des journalistes membres de l’association du Club de la presse avait remonté à la direction leur étonnement concernant l’accueil de ce groupuscule.

« Rumeurs », annulation et communiqués

Dans un premier post sur Facebook, le Club de la presse a fait vendredi matin état de « rumeurs » concernant cette conférence de presse.

Un événement qui figurait pourtant bien à l’agenda du club de la presse, avant d’en être supprimé, comme on le voit sur cette capture d’écran, effectuée par France 3 Occitanie :

Une heure plus tard, le club de la presse d’Occitanie a publié un second post sur facebook, expliquant que la conférence avait été annulée en raison du comportement « inacceptable » des membres de la Ligue du Midi envers certains journalistes :

Groupe identitaire régional, la Ligue du Midi milite notamment contre l’arrivée des migrants, parfois avec des méthodes violentes.

Condamnation pour des actes violents

En 2017, Olivier Roudier, militant et fils du leader de la Ligue du Midi, Richard Roudier, a été condamné à un mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Montpellier pour le saccage des locaux de l’association Réseau Accueil Insertion Hérault, qui aide les mineurs isolés, pour le compte du conseil départemental, comme le raconte cet article de France 3 Occitanie (cliquez ici).

Un autre fils de Richard Roudier a été aussi mis en cause dans l’évacuation musclée de la fac de droit de Montpellier en mars 2018.

Ce vendredi, la Ligue du Midi tenait une conférence de presse sur « les nouvelles dispositions législatives restreignant les libertés publiques » selon ses propres termes, concernant la commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre les groupuscules d’extrême-droite présidé par la député Insoumise de l’Hérault Muriel Ressiguier (cliquez ici).

« Un dysfonctionnement interne »

Contactée par le blog « Médias d’ici », Céline Cammarata, la présidente du Club de la Presse, a reconnu « un dysfonctionnement interne ». « Nous sommes une association, avec des élus membres du conseil d’administration mais qui ont aussi un métier, un employeur et puis aussi des salariés ».

Mardi, nos salariés ont été contactés par la Ligue du Midi et ont appliqué la règle que nous avions fixé, à savoir que tout parti politique qui n’est pas interdit, qui est légal, peut être accueilli dans nos locaux pour tenir ses conférences de presse. Ils ont donc accepté que la Ligue du Midi vienne ce vendredi. Nous défendons la liberté de la presse et pas seulement quand ça nous arrange, sinon c’est le début de la censure (Céline Cammarata).

Mais entre-temps, des journalistes ont fait savoir au Club de la Presse qu’ils avait été malmenés par des membres de la Ligue du Midi.

J’ai donc pris la décision de demander aux salariés de fermer le club ce vendredi matin et de quitter les lieux pour ne pas subir de violences. Nous avons annulé cette conférence de presse, malgré les engagements qui avaient été pris. En toute transparence, nous avons eu un dysfonctionnement interne.

Le Club de la presse a été la cible de protestation, des deux côtés d’ailleurs : certains reprochant à l’association d’avoir voulu offrir une tribune à la Ligue du Midi ; le groupuscule dénonçant lui une censure après l’annulation.

Nous allons donc revoir notre position sur l’accueil de certains partis politiques ou mouvements. Mais je veux dire que jamais nous n’avons eu l’idée d’offrir une vitrine, une tribune ou une caution à la Ligue du Midi. Nous sommes seulement dans le dialogue : permettre aux journalistes de poser leur question. Mais quand certains sont malmenés ou agressés, nous prenons avant-tout leur défense. (Céline Cammarata)

Un journaliste agressé vendredi matin

Les membres de la Ligue du Midi ont donc finalement tenu leur conférence de presse dans un bar proche du Clud de la presse.

C’est là, selon nos informations, qu’un journaliste présent a été bousculé et agressé par un membre du groupuscule. Il a eu sa chemise déchirée, ses cartes arrachées mais ne souffre pas de blessure.

FV (@fabvalery)

07 Mai

Mort de Kennedy, assassinat d’Oswald, guerre du Vietnam : l’Aveyronnais François Pelou, journaliste à l’AFP, est mort

Reporter de guerre, bourlingueur et grand professionnel, il avait envoyé depuis Dallas la dépêche de l’AFP annonçant l’assassinat de JF Kennedy et avait même assisté deux jours plus tard au meurtre du suspect Lee Harvey Oswald. Hommage à un grand nom du journalisme.

François Pelou à son retour en France en 1970 après avoir été arrêté par le régime au Brésil (Photo : AFP)

François Pelou était né à Saint-Izaire, dans le sud-aveyron. Il aurait aimé être agriculteur, comme une partie de sa famille, mais après les études secondaires à Villefranche-de-Rouergue puis Rodez, le voilà étudiant puis diplômé de la prestigieuse école de commerce ESSEC.

C’est un peu par hasard qu’il prend un petit boulot à l’Agence France Presse (AFP), pour trier les dépêches la nuit. Là, il voit les infos qui parviennent du monde entier. C’est le déclic.

Ce sera la guerre de Corée, où il sera d’ailleurs blessé, puis les Etats-Unis, au bureau de New-York, où il deviendra reporter sportif, couvrant plusieurs olympiades.

Le premier journaliste à confirmer la mort de Kennedy

Le 22 novembre 1963, quand on tire sur le président John Fitzgerald Kennedy à Dallas, François Pelou est à New-York. Il saute dans le premier avion pour le Texas.

Sur place, toutes les rumeurs circulent sur l’état de santé du Président des Etats-Unis. On dit que le manque de chance est une faute professionnelle pour les journalistes. La petite histoire raconte que François Pelou, au hasard de ses rencontres dans le commissariat où le suspect Lee Harvey Oswald a été arrêté, tombe sur un membre de la sécurité du Président.

Le policier lui confie que Kennedy est mort sous ses yeux, le crâne explosé par une balle.François Pelou se précipite sur une cabine téléphonique et l’AFP annonce la mort du Président.

Ruby le bouscule pour assassiner Oswald

Dans la foulée, François Pelou est parmi les journalistes qui assistent au transfert de Lee Harvey Oswald au commissariat de Dallas. Soudain, un homme le bouscule et tire sur le suspect.

Il assiste en direct à l’assassinat d’Oswald, d’une balle en plein coeur, tirée par Jack Ruby. Il sera d’ailleurs plus tard entendu par la commission Warren, qui tente de faire la lumière sur l’affaire.

Ruby était à côté de moi et m’a bousculé pour aller tuer Oswald qui arrivait juste en face de moi (…) Oswald a été le premier à voir arriver son assassin. C’est pour ça que j’ai toujours cru qu’ils se connaissaient » racontera-t-il plus tard.

François Pelou prendra ensuite la direction du bureau de l’AFP à Saïgon, au Vietnam. C’est là qu’il rencontre la journaliste et écrivaine italienne Oriana Fallaci, avec laquelle il partagera une grande histoire d’amour. 

Puis ce sera le Brésil, avec une interpellation rocambolesque, l’Espagne (en 1965, il est encore le premier à annoncer la mort de Franco), Bruxelles et une retraite bien méritée dans l’Aveyron natal.

François Pelou s’est éteint à 94 ans à Conques (Aveyron) où il vivait. Une vie bien remplie. Un destin hors norme.

FV (@fabvalery)

 

20 Avr

Toulouse : deux journalistes blessés, touchés par des projectiles de la police

Lors du 23ème samedi de manifestation des Gilets jaunes, deux journalistes ont été blessés. Explications.

Le journaliste Kévin Figuier a été touché au mollet (Photo : K. Figuier)

A chaque samedi son cortège d’incidents concernant la presse. Quand ce ne sont pas des coups de matraques essuyés par des journalistes ou photographes, comme le 13 avril lors de l’acte « national » des Gilets jaunes à Toulouse (cliquer ici) ou de menaces venant de certains manifestants, il s’agit de blessures subies par les journalistes dans des conditions très contestables.

Deux journalistes ont ainsi été blessés ce 20 avril à Toulouse. Le photo-reporter Kevin Figuier, qui tient notamment le blog Toulouse Hors-Champ, a été touché par une grenade de désencerclement qui, selon lui, avait été tirée en cloche alors que ces projectiles des forces de l’ordre sont censées être lancés au sol.

Le journaliste a été contraint de mettre fin à sa couverture de la manif : il a été touché au mollet (photo ci-dessus) avec une plaie et plus légèrement au dos.

Interrogé par nos soins, Kevin Figuier estime que ses blessures auraient pu être graves s’il n’avait eu le réflexe de se tourner en voyant la grenade en l’air.

Ce samedi soir, il envisageait de faire un signalement auprès de l’inspection générale de la police nationale (IGPN).

Un autre journaliste a été touché ce samedi. Il s’agit du photographe indépendant Frédéric Scheiber, qui travaillait pour le site d’info locale Actu Toulouse, notamment pour y réaliser des directs vidéos sur facebook pendant la manifestation.

Lui a été également touché par une grenade de désencerclement au genou. Ce samedi soir, le photographe « boitille » selon l’éditeur du site Actu Toulouse, Pascal Pallas.

 

Le journaliste a ensuite été délibérément visé par des gaz lacrymogènes.

Encore un samedi noir pour la presse à Toulouse.

FV (@fabvalery)

15 Avr

Coups de matraques, insultes, exfiltration : sale samedi pour les journalistes à Toulouse

Le 22ème samedi de mobilisation des Gilets jaunes, dans Toulouse « capitale » nationale du mouvement ce 13 avril, a de nouveau donné lieu à des incidents avec la presse.

C’est une vidéo, tournée par une manifestante Gilet jaune, qui a fait beaucoup de bruit ce samedi : on y voit deux personnes filmant et photographiant, subir les foudres des forces de l’ordre et particulièrement des coups de matraque notamment sur la tête.

La scène se déroule rue Merly. Les policiers de la BAC qui interviennent sur une interpellation repoussent violemment deux personnes, un homme et une femme, les poussent au sol et leur assènent des coups de matraque, sur la tête notamment, faisant voler le casque de la femme.

Un jeune Toulousain, une Néerlandaise

Il a été question dans pas mal de commentaires et quelques articles de presse de deux journalistes britanniques : il s’agit en fait d’une femme anglophone qui commente en vidéo live les manifestations depuis plusieurs semaines à Toulouse. Elle se déplace sur une trottinette (que l’on voit saisie par un policier dans la vidéo) et porte la mention « live streaming » sur son casque. Elle est néerlandaise.

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10 Avr

Une histoire de famille(s) à l’origine d’un clash entre Jean-Luc Mélenchon et La Dépêche du Midi

Le leader de La France Insoumise s’en est violemment pris ce mercredi au journal toulousain après un article sur la présence de ses proches sur la liste LFI aux élections européennes.

Jean-Luc Mélenchon (Photo : Sylvain Thomas AFP)

Jean-Luc Mélenchon a produit mercredi 10 avril un tweet dans lequel il s’en prend à La Dépêche du Midi, coupable, à ses yeux d’avoir « dénigrer » la liste de la France Insoumise aux élections européennes au prétexte qu’y figure des proches du leader de LFI, dont son ex-compagne, ou encore la mère de Manon Aubry, la tête de liste.

A famille, famille et demie !

Une histoire de famille qui ne plaît pas du tout à Jean-Luc Mélenchon qui rappelle dans son tweet que, selon lui, La Dépêche, dirigée par la famille Baylet, n’a pas de leçon à donner en matière de « regroupement familial ».

 

Au passage, Jean-Luc Mélenchon oublie quelques membres de la famille Baylet qui figurent dans la gouvernance du journal et du groupe auquel il appartient. Il omet également de signaler que Marie-France Marchand-Baylet est l’ex-épouse de Jean-Michel Baylet (et compagne de Laurent Fabius).

Ce qui a provoqué le courroux de Jean-Luc Mélenchon, c’est un article publié mercredi 9 avril sur le site internet du journal, signé par le nouveau rédacteur en chef Lionel Laparade et titré : « Qui sont les proches et les parents de Mélenchon sur la liste France Insoumise aux Européennes ? » (cliquez ici).

On y lit notamment que l’ex-compagne de Jean-Luc Mélenchon est numéro 13 sur la liste, qui compte aussi son gendre, son garde du corps, son chauffeur et, donc, la mère de la tête de liste Manon Aubry.

Des infos déjà présentes dans la presse

Cet article regroupe en fait des informations circulant depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux ou même reprises dans la presse quelques jours plus tôt, comme lorsque Libération s’interrogeait sur la place du gendre de Jean-Luc Mélenchon sur la liste, dès le 2 avril (cliquez ici). 

Manon Aubry avait d’ailleurs affirmé début avril que les personnes proches d’elle ou de Jean-Luc Mélenchon sont « de vrais militants, engagés depuis longtemps. Ils ont fait leurs preuves sur le terrain »

Mais comme l’article de La Dépêche du Midi a été repris par quelques titres et radios nationales ce mercredi, le leader de LFI a fait feu avec le plus efficace des missiles virtuels : le tweet. Sur le mode : à famille, famille et demi.

Effet Streisand

Mais dans les commentaires, les Twittos sont nombreux à rappeler à Jean-Luc Mélenchon qu’il y a une petite différence entre une famille qui possède et gère un journal ou un groupe de presse, dont une entreprise privée, et une autre qui brigue des mandats électoraux.

D’autres internautes découvrent cette situation à la faveur de ce tweet. A vouloir fustiger un journal, Jean-Luc Mélenchon a attiré la lumière sur la situation de certains membres de la liste LFI. On appelle cela « l’effet Streisand ».

FV (@fabvalery)

04 Avr

Photojournalistes, ils couvrent le mouvement des Gilets jaunes pour l’actualité et le documentent pour l’histoire

DOSSIER – C’est un paradoxe en ces temps de vidéos omniprésentes, de « live » sur les réseaux sociaux et de smartphones entre toutes les mains : d’une certaine manière, le mouvement des Gilets jaunes « réhabilite » le métier de reporter-photographe. A Toulouse, l’une des villes où le mouvement est le plus important, j’ai choisi d’interroger plusieurs photo-reporters sur la perception de leur travail dans ce moment crucial.

Toulouse, le 8 décembre 2018 (Photo : R. Gabalda / AFP)

L’image ci-dessus choisie pour illustrer cet article peut, à première vue, paraître outrancièrement spectaculaire. Mais elle bien plus que cela. Elle raconte un moment très particulier : le 8 décembre 2018 à Toulouse, la manifestation des Gilets jaunes dégénère dans le quartier Saint-Cyprien. La photo est signée Rémy Gabalda pour l’AFP. 

Ce qu’elle dit d’abord c’est la violence de ce moment-là. Les flammes occupent les deux tiers de l’image et ces quatre jeunes hommes au premier plan semblent vouloir en découdre. Ils couvrent leurs visages pour rester anonymes tout autant que pour se protéger des gaz lacrymogènes.

Voilà pour une première lecture. Mais ce que cette image raconte également c’est l’absence : ce jour-là, les forces de l’ordre se tiennent à distance, n’interviennent que tardivement, laissent opérer les casseurs. Les forces de l’ordre sont absentes de l’image, uniquement représentées par ces restes de gaz lacrymogènes, au premier plan, en bas de l’image.

Cette photo raconte aussi comment, au-même moment, devant cette barricade enflammée, des milliers de manifestants pacifiques observent ceux qui cassent et incendient. Regardez bien dans le coin gauche supérieur de l’image : ils sont là ces Gilets jaunes spectateurs. Leurs visages à eux sont découverts. Certains semblent même dans un état de sidération.

Cette seule image arrêtée raconte plusieurs heures de manifestation violente dans les rues de Toulouse. Elle raconte ce jour-là et uniquement celui-là. Les autres samedis seront différents. Continuer la lecture

03 Avr

Toulouse : 10 mois de prison avec sursis requis contre un Gilet jaune qui avait agressé un journaliste de CNews

L’homme sera fixé sur son sort le 10 mai prochain.

Un manifestant Gilet jaune de 27 ans a été jugé ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel pour l’agression du correspondant à Toulouse de la chaîne d’info CNews (Groupe Canal +) le 24 novembre dernier.

Le jeune homme avait notamment porté des coups de pied au journaliste Jean-Luc Thomas qui avait porté plainte.

Le parquet a requis 10 mois d’emprisonnement avec sursis, une obligation de soins, une interdiction de manifester pendant un an et une interdiction d’approcher le journaliste. Jean-Luc Thomas et son employeur CNews s’étaient constitués parties civiles.

Le jugement sera rendu le 10 mai prochain.

Ce jour-là, plusieurs dizaines de manifestants s’en étaient pris à plusieurs journalistes, notamment des correspondants à Toulouse des chaînes CNews et BFM TV. Des journalistes de BFM TV avait été coursés dans la rue et menacés d’être lynchés. La scène avait été partiellement filmée.

Le correspondant de CNews, Jean-Luc Thomas, avait essuyé insultes, crachat et coups.

A la suite de sa plainte, les enquêteurs avaient identifié l’un de ses agresseurs. Le jeune homme, placé sous curatelle, avait reconnu les faits en affirmant ne pas avoir pris la mesure de ce qu’il faisait.

FV (@fabvalery)