14 Oct

Jeunesse, histoire, photo, enquête : des livres de journalistes toulousains débarquent en librairie

Cet automne plusieurs journalistes toulousains publient des livres. Ma sélection.

Photo : J-M. Quinet / MaxPPP

Amélie Poisson et le premier tome d’une trilogie fantastique pour la jeunesse

Bien connue des téléspectateurs de la région, Amélie Poisson-Claret est journaliste, reporter, présentatrice à France 3 Occitanie à Toulouse. C’est sous d’autres traits, ceux d’auteure jeunesse, que les lecteurs vont la découvrir.

Le 18 octobre sort en effet en librairie son premier roman pour la jeunesse. « Eros Prat, le combat d’un ange » Livre 1 (Un autre regard Editions) est le premier tome d’une trilogie pour les enfants, à partir de 9 ans.

Eros est un jeune ange qui apprend sous la tutelle de son père, le grand Phidias, à rendre les « sans-ailes » amoureux. Il a pour mission de les aider à s’aimer…
Mais dans le Ciel, le pouvoir des archanges déchus s’accroit et une guerre céleste devient inévitable. Le combat est rude… Eros est chassé de son univers et projeté sur terre, au beau milieu d’une forêt. Privé de ses ailes, il a perdu son identité angélique. Eros est devenu visible aux yeux des « sans-ailes », avec l’apparence d’un garçon ordinaire. (site de l’éditeur)

Ces aventures voient donc naître, sous la plume de la journaliste, un nouveau héros fantastique, genre dont les pré-ados sont friands. Amélie Poisson, future J.K. Rowling ?

Mathieu Arnal et les Toulousains qui ont fait l’histoire

Journaliste épris d’histoire et de culture, rédacteur en chef adjoint de la revue Le Brigadier, collaborateur régulier de la revue Gibraltar et du site Actu Toulouse, Mathieu Arnal s’est penché sur le destin de « Ces Toulousains qui ont fait l’histoire ».

Son livre, qui porte donc ce titre, sort lui aussi en librairie le 18 octobre (Papillon Rouge Editeur)

Un passage en revue détaillé, une galerie de portraits, de ceux qui, au fil des siècles, se sont rendus célèbres par leurs combats, leurs exploits, leurs inventions, leur créativité… On y retrouve leur parcours, parfois oublié, leurs noms se limitant pour beaucoup d’entre nous à des places, des rues ou des avenues.

Clément Ader, Jean Jaurès, Georges Decaunes, Claude Nougaro ou Dominique Baudis sont parmi les plus connus.

Mais saviez-vous par exemple que le Toulousain Julien Léotard avait connu la gloire au mitan du XIXème siècle pour avoir inventé le trapèze volant ?

Ulrich Lebeuf et le chaos en photo

Le photo-reporter Ulrich Lebeuf (agence Myop, Libération, etc) est un visage familier de la couverture de l’actualité à Toulouse et dans la région. Il est aussi le directeur artistique du festival photo MAP, à Toulouse, devenu une référence dans ce domaine.

A mi-chemin entre art photographique et photoreportage, Ulrich Lebeuf publie en novembre prochain (mais l’ouvrage est déjà en pré-vente sur le site des éditions de Juillet) « Kháos ».

Il s’agit d’un regard particulier, personnel, sur les mouvements sociaux, l’insurrection, la révolte populaire. Entre noir et blanc, le gris est ici une couleur à part entière. Saisissant !

Et aussi, le projet sur les parcours de migrants de Philippe Gagnebet

Auteur de plusieurs livres, le journaliste toulousain Philippe Gagnebet a lancé un nouveau projet de bouquin. « Parcours majeurs » doit retracer le parcours de jeunes migrants mineurs d’Afrique vers l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine.

Un projet entre deux continents pour montrer le quotidien de ces jeunes migrants, leurs sacrifices, leurs difficultés une fois arrivés en France.

Le livre, en cours de réalisation, a donné lieu à une opération de crowdfunding pour financer les déplacements en Afrique et le suivi de ces jeunes. Il devrait être publié en 2020.

FV @fabvalery

13 Oct

Un journaliste en garde à vue à Toulouse, interpellé pendant la manif des Gilets jaunes

Le journaliste indépendant a été interpellé samedi 12 octobre à Toulouse et se voit reprocher des faits qu’il conteste. Il doit être libéré dans la soirée et sera convoqué ultérieurement devant la justice.

Les rapports ont été à nouveau tendus entre la presse et les forces de l’ordre samedi 12 octobre à Toulouse. Le photoreporter qui apparaît sur cette photo n’est pas le journaliste qui a été placé en garde à vue (Photo : GUILLAUME HORCAJUELO/ MAXPPP)

Selon nos informations, la garde à vue de Guillaume Bernard qui a été prolongée ce dimanche après-midi doit être levée dans la soirée, alors que le journaliste indépendant exerçant à Toulouse, a été interpellé par les forces de l’ordre samedi en milieu d’après-midi et vient de passer plus de 24 heures en garde à vue.

Il conteste les faits qui lui sont reprochés

Selon le parquet de Toulouse, le journaliste se voyait reprocher des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre, lors du 48ème rassemblement des Gilets jaunes à Toulouse, une manifestation nationale qui a vite dégénéré samedi après-midi.

Il lui est également reproché de s’être rebellé au moment de son interpellation. Le jeune homme conteste les faits qui lui sont reprochés.

Un proche, contacté par nos soins, explique que le jeune journaliste de 25 ans est « pacifique » et qu’il est « impossible qu’il ait fait ce qu’on lui reproche ». Un témoin sur place indique d’ailleurs que son interpellation s’est faite en douceur. Sur une vidéo postée par le média qui l’emploie, Rapports de force, on le voit, menotté, se laisser conduire par les policiers sans résister :

Les proches expliquent qu’il a pu être confondu avec un participant à la manifestation. Sans contact depuis 24 heures avec le journaliste, la famille n’a pas de détails sur les raisons de son interpellation.

Garde à vue levée et convocation devant la justice

Alors qu’un rassemblement avait lieu dimanche en fin d’après-midi devant l’hôtel de police de Toulouse, à l’appel notamment de ses proches, pour demander sa libération immédiate, le parquet nous a indiqué que la garde à vue de Guillaume Bernard devrait être levée dans la soirée de dimanche.

Il sera poursuivi pour rébellion et convoqué ultérieurement devant la justice.

En revanche, le procureur de la République nous a indiqué que les poursuites pour jets de projectiles étaient abandonnées.

Pigiste pour plusieurs médias

Le journaliste exerce à Toulouse pour le site national Rapports de Force, spécialisé dans les mouvements sociaux, ainsi que pour le journal militant toulousain « A rebrousse poil », pour le site EcomNews, spécialisé dans l’actualité économique dans la moitié sud de la France et enfin pour le magazine Sans Transition.

Il fait partie des 26 personnes interpellées à Toulouse samedi (source : préfecture de la Haute-Garonne) dont 25 avaient été placées en garde à vue.

Les GAV de journalistes sont rares. Celle de Gaspard Glanz (Taranis News) à Paris en avril dernier lors d’une manif de Gilets jaunes avait suscité un débat sur le métier de journaliste : faut-il être forcément détenteur de la carte de presse ? Peut-on être journaliste et engagé ?

Toujours est-il que l’exercice du métier de journaliste est toujours difficile sur les manifestations, après 48 samedis de mobilisation. Ce samedi 12 octobre plusieurs journalistes et photographes se sont encore fait confisquer leur matériel de protection (casque, masque anti-gaz, etc) par les forces de l’ordre. D’autres ont été bousculés ou empêchés de travailler sur la voie publique.

FV @fabvalery

07 Oct

Allo @Place_Beauvau c’est pour un signalement : David Dufresne à Toulouse pour un débat sur les violences policières

Le journaliste, auteur de « Dernière sommation », est attendu le 23 octobre pour un débat dans la ville rose.

David Dufresne (Photo : France Info)

Pas de doute que son intervention à Toulouse suscitera beaucoup d’intérêt. Dans une ville où les manifestations de Gilets jaunes n’ont pas cessé depuis près d’un an, où plusieurs journalistes ont été blessés lors des manifestations, où des interventions musclées des forces de l’ordre sont régulièrement dénoncées, David Dufresne va trouver son public.

Une compilation méthodique

Le journaliste indépendant (ex-Libé, Médiapart et iTélé) et documentariste est devenu, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, un ardant compilateur des violences policières, particulièrement sur Twitter avec sa marque de fabrique « Allo @Place_Beauvau, c’est pour un signalement », qui interpelle le compte officiel du Ministère de l’Intérieur.

Un premier roman inspiré de son travail de journaliste

Ce recensement et la lumière portée ainsi sur le travail des forces de l’ordre, a conduit le journaliste, auteur de plusieurs documentaires d’enquêtes fouillées et de plusieurs livres références, de publier un premier roman, « Dernière sommation » (éditions Grasset), très inspiré de la situation en France depuis un an.

C’est à l’invitation du café-associatif L’Itinéraire Bis à Toulouse que David Dufresne viendra débattre le mercredi 23 octobre à 20h30. Lanceur de balles de défense (LBD), nasses, usage des lacrymogènes, blessures irréversibles… Les sujets de discussion ne manquent pas.

FV (@fabvalery)

PS : le titre de ce post de blog est un emprunt « clin d’oeil » à la mécanique lancée sur Twitter par David Dufresne. Rien d’autre.

02 Oct

Toulouse : à « Presse en scène », les journalistes travaillent… sur une scène de théâtre !

L’événement, le 8 octobre au Théâtre du Pavé, a l’ambition de faire monter des journalistes sur scène pour « écrire » en direct un journal sur le thème de l’égalité hommes-femmes.

Copyright : Théâtre du Pavé

On peut écrire un journal, l’imprimer sur du papier ou le publier sur internet. On peut aussi, et c’est ce que propose « Presse en scène », l’écrire en direct sur la scène d’un théâtre. Sans qu’il soit publié autrement que dans la tête des membres du public.

A l’initiative de la fondation Oïkos, cet événement va pousser quelques journalistes à monter sur la scène du théâtre du Pavé et à se produire, non pas en étant un acteur qui joue le rôle d’un journaliste, mais journaliste qui travaille face au public.

Le thème retenu pour cette première c’est l’égalité hommes-femmes.

Pour encadrer ces courageux journalistes prêts à affronter le public en direct, il y aura des « experts », spécialistes du sujet, mais également des comédiens, des vrais, ceux qui sont régulièrement sur scène pour raconter la vie des autres non pas seulement avec des mots mais aussi avec leur voix, leur chair, leurs membres, leur corps entier.

Expérience sans doute étrange, qui a en tout cas le mérite de casser les codes et mettre les journalistes directement face à leur public.

« Presse en scène »

Mardi 8 octobre 2019 à 20 heures

Théâtre du Pavé à Toulouse

Inscription sur le site internet dédié (cliquer ici)

01 Oct

Philippe Rey, le nouveau directeur de la rédaction de RTL, est un ancien de Radio Bas-Quercy et Télé Toulouse

Le journaliste originaire de Montauban, passé par la rédaction en chef de Télé Toulouse (ex-TLT), a été nommé ce mardi à la direction de la rédaction de la radio RTL.

Philippe Rey (Photo : RTL)

M6Group, maison-mère de la radio RTL, a annoncé ce mardi la nomination de Philippe Rey à la direction de la rédaction de la radio. Il succède à François Vignolle nommé il y a seulement 8 mois à ce poste.

La « Dream Team » de Bas-Quercy Radio

Philippe Rey a débuté dans les années 1980 à Bas-Quercy Radio, la radio libre de Montauban. Il faut croire que l’école de cette petite radio locale du Tarn-et-Garonne était bonne.

Dans l’équipe de l’époque, sur l’antenne de cette petite radio locale, il y avait Jean (dit « Jeannot ») Rességuié, maintenant spécialiste foot à BFM TV et RMC, Jean Abeilhou, spécialiste rugby à France Télévisions, Henry Stassinet, ancien journaliste sport à France Info et désormais directeur de France Bleu Périgords, Patrick Isson, correspondant de RTL à Toulouse et Jean-Wilfrid Forquès, correspondant de BFM TV et RMC à Toulouse et joker présentateur sur la chaîne d’info en continu.

Philippe est un ami d’enfance et on a débuté ensemble à Bas-Quercy. Je suis très fier et très heureux pour l’un de mes meilleurs amis qui le mérite vraiment » (Jean-Wilfrid Forques)

Rédacteur en chef à TLT

Passé par Radio France et RMC après sa formation en journalisme à l’IUT de Bordeaux (depuis renommé IJBA), Philippe Rey a ensuite rejoint Télé Toulouse en qualité de rédacteur en chef en 1995.

C’est là que Patrick Noviello (aujourd’hui rédacteur en chef adjoint à France 3 Occitanie) a travaillé avec lui, en tant que rédacteur en chef adjoint.

Philippe a sens de l’info incroyable. A ses côtés j’ai appris les fondamentaux de la rédaction en chef. Il a fait de TLT une télé locale de référence. Il sait diriger les équipes et inspire à la fois le respect et la confiance. Il est totalement légitime dans le rôle de patron d’une grande rédaction » (Patrick Noviello)

Après TLT, Philippe Rey a rejoint le groupe Canal + et la chaîne iTélé, devenue CNews. Directeur adjoint de la rédaction, il en est parti en 2014 pour RTL où il a été successivement rédacteur en chef journée puis directeur adjoint de la rédaction.

Il prend logiquement les commandes de la rédaction au moment où RTL et France Inter se tirent la bourre pour le titre de première radio de France.

FV (@fabvalery)