30 Août

Un média militant toulousain a-t-il été censuré par Facebook ?

C’est ce qu’affirme le CAMé (collectif auto média énervé) qui a vu, ainsi que d’autres groupes de la gauche radicale en France, son audience chuter sur Facebook après le G7 à Biarritz.

Copyright : J. Saget / AFP

Y a-t-il eu un concours de circonstances et de coïncidences pour qu’au moins 4 pages facebook de groupes de la gauche radicale en France soit « déréférencées » et voient leurs audiences brutalement chuter fin août ou bien sont-elles victimes d’une vaste opération de censure visant à faire disparaître leurs publications dans les nimbes du réseau social ?

Facebook ne répondra pas précisément sur le sujet, comme il n’a pas répondu à nos confrères de Médiapart qui ont révélé cette affaire le 29 août (cliquer ici, lien payant), se bornant à dire que seuls les administrateurs des pages auront droit, dans un délai inconnu, à une explication.

Parmi les pages concernées, celle du CAMé, le collectif auto média étudiants de Toulouse devenu récemment le collectif auto média énervé.

Dans un post, publié le 29 août… sur sa page facebook, le collectif explique que la chute de son audience sur facebook a débuté après le traitement du contre-sommet du G7.

Selon le collectif, c’est le partage d’un article concernant la découverte d’une policière « infiltrée » dans les mouvements contestataires au G7 qui aurait déclenché la censure.

A la suite de ce post, on a vu clairement que nos publications ne touchaient plus grand monde, explique Léon, membre du Camé. On se demande si Facebook n’a pas utilisé la nouvelle loi sur les fake news pour désindexer notre page et celles d’autres collectifs, alors que les infos que nous publions sont militantes, engagées mais toujours vérifiées.

La page du groupe toulousain compte 4 600 fans. Le collectif s’est constitué au moment du mouvement contre la loi travail en 2016 et couvre les mouvements sociaux, étudiants, environnementaux et sociétaux en général… ainsi que leur « répression » par les forces de l’ordre.

On s’est dit en 2016 qu’il fallait qu’on se réapproprie l’info. Nous étions au coeur de la lutte. Et ce que nous voyions alors dans les grands médias ne nous semblait pas pertinent (Léon)

Ensuite, le CAMé a fait son apparition sur les réseaux sociaux. « Contrairement à d’autres mouvement radicaux, explique Léon, nous avons décidé d’être présents sur Facebook, Twitter, Instagram, d’investir les réseaux sociaux justement parce que nous avions fait le constat que les médias radicaux, militants, y étaient absents ».

Alors que le groupe « Lille insurgée », lui aussi pénalisé sur facebook cette semaine, semblait retrouver son niveau d’audience normal ce vendredi, le groupe toulousain a posté une nouvelle publication. Un test. « Elle ne remonte toujours pas dans les fils des abonnés de la page », explique Léon.

Et ce vendredi, l’administrateur de la page du collectif toulousain attendait toujours des explications de Facebook France.

FV @fabvalery

22 Août

Nouveau matinalier, info trafic, foot : ce qui se prépare sur France Bleu Occitanie à la rentrée

L’ex-France Bleu Toulouse poursuit sa régionalisation et revoit une partie de son antenne à la rentrée. Voici quelques infos sur ce qui attend les auditeurs.

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

La matinale, c’est un moment crucial pour une radio. Le carrefour le plus important pour capter l’audience. Le réseau France Bleu a décidé d’y amplifier l’info-service sur les déplacements du quotidien dans ce créneau 6h/9h principalement sur les radios installées dans les grandes métropoles. C’est le cas à Toulouse, où la radio de service public peine encore en terme d’audience.

Alban Forlot écarté de la présentation de la matinale

Cette nouvelle politique conduit la direction de France Bleu Occitanie à modifier le casting de sa matinale, dénommée « France Bleu Occitanie Matin », diffusée désormais en télé sur France 3 dans sa partie 7h/8h40.

Présentateur des matinales depuis 16 ans, à Nancy puis à Toulouse, Alban Forlot n’en sera plus le chef d’orchestre. Au cœur de l’été, début août, il l’a annoncé lui-même sur les réseaux sociaux, dans un message qui masque sans doute pas mal d’amertume.

Alban Forlot reste tout de même à l’antenne le matin. Il gérera donc l’info trafic toutes les 8 minutes pour aider les Toulousains à se déplacer dans les bouchons. Et se rendra aussi sur le terrain, en reportage.

C’est désormais Franz Massard, qui pilotera l’antenne durant les trois heures de la matinale en direct des studios toulousains. Dès le lundi 26 août.

Ancien de France Bleu Paris arrivé à Toulouse à l’été 2018, il avait d’ailleurs été accueilli sur les réseaux sociaux de la radio par… Alban Forlot qu’il va désormais remplacer le matin.

Du foot en plus, du rugby en moins ?

La radio suit les évolutions de l’ensemble du réseau France Bleu. Frédéric Jouve, ancien de RTL2, France Télévisions et RTL a rejoint le réseau en juin dernier avec pour mission de moderniser la grille de programmes et les choix musicaux, pour renforcer les audiences.

Aux côtés de Jean-Emmanuel Casalta, patron du réseau France Bleu depuis 2018, il va devoir impulser une nouvelle politique. Côté sports par exemple, à Toulouse, France Bleu ne compte pas abandonner le rugby, notamment les live des matchs du Stade Toulousain et du Castres Olympique en Top 14 mais va faire plus de place au football et à la couverture du Toulouse FC.

Selon nos informations, une émission quotidienne sur le foot devrait voir le jour à la place de l’hebdo du rugby, « Club XV », diffusée jusqu’à présent le lundi à 18 heures.

Contacté par nos soins, Pierre Galibert, le directeur de France Bleu Occitanie, ne souhaite pas pour l’instant confirmer toutes ces informations. « Tout n’est pas encore calé » nous dit-on à France Bleu… Une conférence de presse de présentation de la rentrée du réseau est prévue le 28 août.

FV (@fabvalery)

19 Août

Quand Thierry Ardisson vient débattre de télé publique (dont il veut « virer 6000 personnes ») à Toulouse

L’ex-présentateur de C8 participe à un débat vendredi 23 août. En juin dernier, l’animateur avait indiqué sur France Inter que s’il était ministre de la Culture et de la Communication il virerait « 6000 personnes » à France Télévisions.

Thierry Ardisson (Photo : F. Castel / MaxPPP)

On a hâte d’entendre son intervention. Thierry Ardisson, 70 ans, est invité à débattre sur le thème « Télé publique, télé du public » ce vendredi 23 août lors des journées de La France Insoumise qui se déroulent du 22 au 25 août au centre de congrès Pierre Baudis à Toulouse.

« Je virerais 6000 personnes »

L’animateur, viré de C8 par Bolloré, aura tout loisir d’y développer sa propre vision du service public. Sans doute peu éloignée de celle qu’il a développée le 25 juin dernier au micro de Léa Salamé sur France Inter (radio de service public).

A la question « vous seriez ministre de la communication et de la culture vous feriez quoi ? », Thierry Ardisson avait répondu :

D’abord je virerais 6000 personnes parce que c’est comme ça qu’on pourra rétablir les finances. Il y a 4 fois plus de gens sur France Télévisions que sur M6 ou sur TF1. On peut faire marcher une chaîne de télé avec beaucoup, beaucoup moins de gens ».

Pour être complet, l’animateur avait commencé sa réponse par un poncif : « Je ferai du service public un vrai service public, c’est à dire quelque chose qui apprend aux gens ». 

Voici l’extrait en vidéo :

Débat face… à Raquel Garrido, son ex-salariée !

On verra bien si, à Toulouse, Thierry Ardisson développe son argumentaire face à ses co-débatteurs : Alexis Corbière, député LFI, la députée (Liberté et Territoires, ex-LREM) et ex-productrice Frédérique Dumas et… Raquel Garrido, militante LFI, compagne d’Alexis Corbière et ancienne salariée de… Thierry Ardisson, qui l’avait recrutée comme chroniqueuse de feu son émission « Les Terriens du dimanche ». Voilà.

FV (@fabvalery)