13 Mar

Nicolas Stival, le journaliste toulousain qui a cartonné à « Questions pour un champion »

Le candidat toulousain qui a enchaîné trois victoires dans l’émission de France 3 présentée par Samuel Etienne est aussi (et surtout) journaliste pour 20 Minutes à Toulouse.

Samuel Etienne et Nicolas Stival sur le plateau de l’émission

On a plutôt l’habitude le voir dans les tribunes de presse du Stadium ou du Stade Ernest Wallon pour suivre les matchs du TFC ou du Stade Toulousain, même s’il couvre toute l’actualité toulousaine.  Mais c’est à la télé, sur France 3, à 18h10, que Nicolas a cartonné : il a enchaîné les victoires dans l’émission « Questions pour un champion ».

Lundi 11 mars, Nicolas Stival a chuté après tout de même trois victoires consécutives. Une double mauvaise réponse (« cucurbitacée » et « corail » quand il fallait répondre « coquillage ») dans l’épreuve finale et Isabelle lui ravit le titre. Les émissions sont à voir en replay sur le site de France 3. 

Ses aventures ont aussi été commentées en « live » (lors de la diffusion des émissions, qui sont enregistrées) sur le site internet du média pour qui il travaille, 20 Minutes. Un compte-rendu très drôle, à retrouver sur le site du journal.

Sur cette expérience, cette envie d’en découdre sur un plateau télé et cette passion pour les jeux, on a posé quelques questions à notre confrère.

Qu’est-ce qui t’a motivé à participer à ce jeu télé ?

J’ai toujours bien aimé les jeux de culture générale, et « Questions pour un champion » en est l’emblème. A la fin des années 1990, j’avais déjà participé à « 100% Questions » sur France 5 (je crois qu’on disait La Cinquième à l’époque). Sur un coup de tête, je me suis inscrit aux sélections de QPUC en mars 2018 sur Internet. Je les ai passées en octobre à Montauban et j’ai été appelé assez rapidement (j’ai enregistré les émissions mi-janvier).

Alors que depuis des années, je ne pouvais quasiment plus regarder QPUC (je suis toujours au boulot à cette heure-là), je me suis préparé en visionnant intensément des replays, histoire de ne pas débarquer en terre inconnue.

Et alors, vu de l’intérieur, c’était comment ?

Une très, très belle expérience. De l’habilleuse au chauffeur de salle, tout le monde est aux petits soins pour les candidats. Et Samuel Etienne est vraiment aussi sympa qu’il en a l’air. Je flippais pas mal, parce que lors des derniers QPUC que j’avais regardés avant l’enregistrement, je n’avais pas répondu à beaucoup de questions depuis mon canapé.

Je craignais aussi que mes lacunes en botanique et en gastronomie soient rédhibitoires.

J’ai commencé l’aventure lors de la troisième émission enregistrée dans la journée, et on m’a installé à la même place que les candidats des deux émissions précédentes éliminés dès le « neuf points gagnants ». Je ne suis pas forcément superstitieux, mais quand même… Finalement, ça s’est très bien « goupillé » car j’ai répondu aux deux premières questions à 3 points, et je me suis qualifié assez vite pour le 4 à la suite. Ça m’a décrispé pour la suite.

Tu as des anecdotes sur ces journées de tournage ?

Sur les deux premières émissions, j’ai vraiment choisi mes thèmes du 4 à la suite par défaut : « A l’envers, à l’endroit » puis la filmographie de Will Smith. J’ai vraiment galéré sur ce dernier thème, puisque j’ai été incapable de retrouver le nom de Tommy Lee Jones alors que sa tête s’était imprimée dans mon cerveau, que je cale sur « Wild Wild West », et que je réponds « Hitch » sur le gong.

Ensuite, je me qualifie un peu par miracle au jeu décisif pour le face-à-face. Je me suis fait bien chambrer pour ma réponse rapide sur le faisan lors du premier ou deuxième face-à-face (je ne m’en souviens pas), alors que Samuel Etienne n’avait donné que quelques indices. Franchement, c’est un gros coup de bol.

D’ailleurs, c’est sans doute le moment le plus plaisant du jeu : lorsque pendant le face-à-face, tu parviens à répondre alors que la jauge est toujours à 4 points. C’est un peu grisant. Ça l’est beaucoup moins quand tu en es « victime », surtout deux fois d’affilée comme lors de la quatrième émission. J’ai pris un 8-0 d’entrée par Isabelle et je ne m’en suis pas relevé… Pour la réponse « cucurbitacée », j’ai répondu ça car j’ai appuyé par réflexe avant que la main ne passe. Comme je ne voulais pas laisser un blanc, j’ai sorti la première chose qui m’est passée par la tête.

 

Qu’est-ce que tu retiens de tout cela ?
Franchement, énormément de positif. Même si en revoyant les émissions, j’ai surtout remarqué mes tics et ma manière parfois bizarre d’applaudir…
Fidèles aux idées décalées dont ils ont le secret, mes collègues des sports de 20 Minutes, à Paris, ont fait un live écrit de mes prestations à partir de la deuxième émission. Même ma belle-mère était morte de rire en les lisant.
Sinon, j’ai eu énormément de soutien de ma famille et de mes amis qui ont suivi le jeu et le commentaient « en direct » sur Facebook ou WhatsApp. Des gens que je n’avais pas vus depuis longtemps m’ont aussi envoyé des messages sympas et ça m’a beaucoup touché. Plus globalement, je conseille à tous ceux qui hésitent encore de se lancer dans l’aventure QPUC.
On n’y fait pas forcément fortune (sauf lorsqu’on est un phénomène comme Hakim, qui vient de remporter 150.000 euros à Questions pour un Super Champion) mais on en garde d’excellents souvenirs, avec un goût de « revenez-y ».
Est-ce que le fait d’être journaliste t’a aidé ?
J’aurais tendance à dire « oui ».
Dans notre travail, on se doit d’être en éveil sur l’ensemble de l’actualité.
C’est grâce à cela par exemple que j’ai pu gagner un face-à-face avec une question sur le Prix Goncourt des lycéens avec comme seul indice David Diop, le dernier lauréat, même si je n’ai pas lu son livre.
J’ai aussi une prédilection pour le sport dans mon travail, ce qui m’a bien aidé pour le jeu.
Bon, en revanche, j’avais cité « Histoire », l’une de mes passions, parmi mes points forts au moment de la présentation, et je n’ai pas particulièrement brillé dans ce domaine.
Propos recueillis par FV (@fabvalery)