11 Déc

France 3 retransmettra la matinale de France Bleu Occitanie à partir du 7 janvier

A compter du lundi 7 janvier, l’émission matinale de 7 heures à 9 heures de France Bleu Occitanie sera visible chaque matin sur France 3 Midi-Pyrénées.

(Photo : Christophe ABRAMOWITZ)

La matinale radio de France Bleu Occitanie devient (aussi) une émission de télé ! Lundi 7 janvier 2019, à 7 heures, France 3 Midi-Pyrénées retransmettra à la télé, pour la première fois, l’émission matinale de la radio publique. La date de lancement est désormais officielle, à Toulouse, mais aussi à Nice, les deux villes ayant été choisie pour expérimenter ces retransmissions.

Courant premier semestre 2018, les lieux choisis pour cette expérimentation étaient Paris Île de France et Aix-en-Provence. Mais finalement, courant juillet, ce sont Nice et Toulouse qui ont été désignés pour mener ces opérations communes.

Depuis la rentrée de septembre, les équipes techniques ont donc travaillé ensemble à Toulouse pour que cette émission de radio puisse également diffusée quotidiennement à la télé, du lundi au vendredi, dès le 7 janvier.

C’est France Bleu qui conserve la main sur le contenu éditorial de sa matinale. Des images seront fournies quotidiennement par France 3 pour illustrer certains reportages.

FV (@fabvalery)

 

10 Déc

Toulouse : un photographe touché par un tir de flashball pendant la manif des Gilets Jaunes

Tien Tran, photographe indépendant, a été touché à la cuisse samedi. Il indique qu’il n’a vraisemblablement pas été visé par la police mais victime d’un « tir perdu ».

Photo : Tien Tran

Un photographe toulousain indépendant, Tien Tran, a été touché par un tir de flashball samedi 8 décembre pendant la manifestation des Gilets Jaunes à Toulouse.

« C’était en début d’après-midi, raconte-t-il, à l’angle du boulevard Lascrosses et de l’avenue du Maréchal Leclerc. La manifestation a commencé à dégénérer avec des petits groupes qui lançaient des projectiles sur les forces de l’ordre. Il y avait beaucoup de tirs de flashball pour repousser les manifestants ».

Les forces de l’ordre balançaient du gaz lacrymogène, des GLI F4 et flashballs sur une foule extrêmement clairsemées. Les tirs au flashball étaient clairement hasardeux. J’étais au niveau des manifestants les plus violents qui balançaient des pierres sur les forces de l’ordre, à couvert derrière un arbre, entre le boulevard et le mur du trottoir, à une trentaine de mètre de la police. J’ai entendu une GLI F4 (NDLR : grenade de désencerclement) détoner à un ou deux mètres de ma position, dans mon dos et immédiatement une douleur très intense dans la cuisse droite, derrière. J’ai hurlé de douleur et me suis extrait en boitant. En me retournant, j’ai vu la BAC qui chargeait le long du trottoir et que je n’ai probablement pas vu dans mon dos, car j’étais tourné vers le boulevard. J’ai été sonné pendant une dizaine de minutes et ai repris mes esprits à l’arrière du cortège. J’ai dans un premier temps pensé que c’était un éclat de GLI F4 que j’avais pris à cause de la détonation. C’est en rentrant chez moi le soir que vu la nature de l’impact, je pense qu’il s’agissait d’une flashball qui m’a touché quasi simultanément avec la grenade GLI F4. Je porte un casque avec marqué PRESSE en gros devant et derrière et au moment de la détonation et de l’impact, j’étais en position accroupie contre un arbre, pour me protéger des tirs de flashball et de GLI F4 donc pas vraiment menaçant, voire pas du tout en fait.

Mais le photographe précise : « Je pense que je n’ai pas été visé volontairement. C’est sans doute un tir perdu. je suis conscient qu’il peut y avoir des « erreurs » d’appréciation, que ça soit de la part de la police ou de manifestants (pas mal de cailloux sont passés pas loin aussi) mais il y a des conditions légales d’utilisation des flashballs et les tirs de samedi n’en faisaient pas partie. C’est la seule raison pour laquelle je souhaite témoigner. Je ne pense pas personnellement avoir fait l’objet d’une violence policière mais je pense être la victime collatérale d’une utilisation illégitime des flashballs« .

Tien Tran a publié sur les réseaux sociaux des photos de l’hématome sur sa jambe :

A Paris, plusieurs journalistes et photographes ont été visés délibérément par les forces de l’ordre samedi 8 décembre. Contrôlés, certains ont même vu leur matériel de protection, lunettes et masques à gaz, confisqués par la police.

A Toulouse, cela n’a pas été le cas, malgré les violents incidents. Mais les journalistes qui couvrent ces manifestations et leurs suites avec notamment les dégradations exercent leur métier dans des conditions vraiment très difficiles.

FV (@fabvalery)

06 Déc

Un journaliste agressé, sa caméra volée et détruite, pendant la manif des lycéens à Toulouse

Cette nouvelle journée de mobilisation des lycéens a donné lieu à des débordements envers la presse, notamment l’agression d’un journaliste de France 3 Midi-Pyrénées  et le vol de sa caméra, retrouvée ensuite détruite.

La caméra a été retrouvée totalement détruite (Photo : F. Valéry / France 3)

Les journalistes sont désormais des cibles. Ce jeudi 6 décembre, à la mi-journée, alors qu’il faisait des images de la manifestation des lycéens devant le Lycée Polyvalent Rive gauche à Toulouse, au moment où les manifestants « démontaient » un portail de l’établissement, un journaliste reporter d’images (JRI) de France 3 Midi-Pyrénées a été agressé et sa caméra lui a été volée, par un groupe dont certains membres avaient le visage caché derrière des cagoules ou foulards.

Sur la vidéo ci-dessous, tournée par un autre journaliste de France 3, on entend des manifestants s’en prendre au journaliste en lui reprochant de filmer. Puis il y a une bousculade et c’est quelques secondes plus tard, après la fin de cette vidéo, que la caméra a été volée.

La caméra professionnelle a ensuite été retrouvée, à quelques mètres de là, détruite, « explosée » en petits morceaux. Le journaliste n’a pas été blessé mais lui et ses collègues présents ont été profondément choqués.

La direction de France 3 condamne fermement cette agression.

Le matin même d’autres journalistes avaient été « coursés », visés par des jets de pierre, menacés par les jeunes manifestants dans les rues de Toulouse alors qu’ils faisaient seulement leur travail.

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes plusieurs épisodes graves se sont déroulés à l’encontre des journalistes. Le 24 novembre, des journalistes de BFM TV et C News ont échappé à une tentative de lynchage. 

Avec l’entrée des lycéens dans le mouvement cette semaine, de nouveaux incidents ont eu lieu en France, particulièrement en Occitanie.

FV (@fabvalery)