20 Nov

Parti de Montpellier, le mouvement #Payetoiunjournaliste lutte contre les violences que subit la presse

En réaction aux agressions physiques ou verbales contre les journalistes, notamment avec le mouvement des gilets jaunes, des journalistes de Montpellier ont créé un collectif pour exprimer et faire connaître les cas de violences. En quelques heures, le mouvement est devenu national.

Marre des insultes, des humiliations, des agressions verbales et même physiques ! Huit journalistes de la région de Montpellier ont créé dimanche 18 novembre, en réaction aux différentes agressions relevées pendant le mouvement des « Gilets Jaunes », un collectif intitulé #Payetoiunjournaliste pour dénoncer ces violences et le presse bashing ambiant.

Nous avons un scoop : le journaliste est une personne ! Oui ça peut être un pote de ton pote, un voisin ou même un ancien de ton lycée ! Et le journaliste en a ras la plume, le micro ou la caméra de se faire malmener, insulter, conspuer. Ainsi le mouvement #Payetoiunjournaliste relate, dénonce et informe au sujet des mésaventures – insultes ou agressions physiques – subies par nos consoeurs ou nos confrères (communiqué)

Ce mouvement spontané parti de Montpellier a déjà séduit de nombreux journalistes à travers la France. Sur le groupe public sur Facebook, de nombreux témoignages de violences subies sur le terrain par les reporters ou sur les réseaux sociaux pour les journalistes travaillant sur le numérique foisonnent déjà.

Pourquoi avons-nous pris l’habitude de ne rien dire, de courber le dos et de continuer à faire notre boulot méticuleusement, pourquoi on préfère en rire que de se révolter ? (témoignage sur la page facebook)

Le début d’une prise de conscience des journalistes ? L’envie de se dire que, si on ne doit répondre à la violence par la violence, au moins ne faut-il pas laisser passer ces actes belliqueux et expliquer, encore et toujours, que la liberté d’informer est un gage de démocratie. L’expliquer même à ceux qui fustigent, condamnent et conspuent. La presse les protègent, eux aussi. A leur corps défendant.

FV (@fabvalery)