18 Oct

Toulouse FM fête ses 10 ans et veut s’imposer comme LA radio des Toulousains

10 ans après sa création, la radio privée toulousaine arrive à l’âge de la maturité. Ses audiences et sa notoriété sont en hausse dans un paysage radiophonique toulousain en pleine recomposition.

Hugo et Sam, deux animateurs de Toulouse FM (Photo : Toulouse FM)

10 ans ça se fête mais pas question pour Toulouse FM de faire la révolution à l’antenne. En cette rentrée 2018, quelques évolutions ont été apportées mais l’esprit reste le même, ainsi résumé par Sylvain Athiel, Directeur Général du pôle Broadcast de Mediameeting auquel appartient la radio.

Nous sommes un média d’accompagnement, de divertissement pour les Toulousains, pas de débat. La seule vraie radio de proximité sur Toulouse, celle dont le nom même signifie quelques choses pour les habitants de la métropole et nous voulons conforter cette place de radio de la ville dans le coeur des Toulousains ».

Il faut dire que la saison 2017-2018 a été brillante pour Toulouse FM : les chiffres d’audience publiés en janvier avec une forte progression et l’entrée dans le Top 10 des radios (tous types confondus : généralistes, musicales, nationales et locales) les plus écoutées à Toulouse, ont été confirmés cet été. Désormais, plus de 70 000 auditeurs se branchent sur Toulouse FM chaque jour, dans l’ex-région Midi-Pyrénées.

Car la radio, en plus de sa fréquence toulousaine (92.6), compte désormais des émetteurs à Auch (88.6), à Ax-les-Thermes (95.6) et à Pamiers (102.9).

Pour autant, la radio aspire à rester celle des Toulousains, avec une ligne éditoriale accès prioritairement sur l’info service : météo, trafic, sujets du quotidiens, un peu d’infos quand même (notamment tous les quarts d’heure dans la matinale rebaptisée « La Famille Toulouse FM ») et du sport (Toulouse FM est partenaire des trois gros clubs toulousains, le TFC, le Stade Toulouse et le Fénix Handball).

Et puis, Toulouse FM (qui compte une quinzaine de salariés) s’inscrit aussi dans une politique de groupe de médias indépendants, qui compte notamment l’agence A2PRL (ex-AFP Audio), basée à Toulouse et qui fournit des infos (flashs, journaux, reportages) à des dizaines de radios en France.

Nous allons renforcer la synergie entre nos différentes radios qui vont de Perpignan à Arcachon en passant par Agen et Toulouse avec pour objectif d’offrir à nos annonceurs sur nos antennes des possibilités modulable de communiquer (Sylvain Athiel)

Avec Toulouse FM, qui, à 10 ans, est le navire-amiral du groupe.

FV (@fabvalery)

 

17 Oct

VIDEO – Quand Mélenchon se moque de l’accent toulousain d’une journaliste

Le député France Insoumise et ancien député européen du sud-ouest a singé ce mercredi l’accent de la journaliste politique de France 3 Véronique Gaurel, originaire de Toulouse.

(Photo : Vincent Isore / MaxPPP)

A travers Véronique Gaurel, c’est tous les Français qui s’expriment, comme on dit, « avec un accent » qui se sont sentis visés.

Interrogé par les journalistes à l’Assemblée nationale, au lendemain des perquisitions qui ont visées la France Insoumise et son propre domicile, Jean-Luc Mélenchon s’est moqué de l’accent de la journaliste politique de France 3, originaire de Toulouse, l’imitant devant les caméras et micros pour tenter de ne pas répondre à la question qui lui était posée.

Il a alors ajouté cette phrase, vexante pour la journaliste :

Quelqu’un a-t-il une question formulée en Français ?

Evidemment, la scène a été filmée :

Le natif de Tanger et ancien élu de la région parisienne a sans doute été surpris qu’à Paris, au coeur du pouvoir législatif, une journaliste puisse lui poser une question avec un accent qui sentait bon la province.

A LIRE AUSSI : « Se moquer de l’accent du Midi, pour un élu c’est déplacé »

Jean-Luc Mélenchon a sans doute oublié que cette province à l’accent chantant, le sud de la France, lui a offert ses deux derniers mandats électoraux : actuellement député des Bouches-du-Rhône à Marseille et précédemment député européen du sud-ouest.

Dont Toulouse, d’où est originaire notre consoeur. Là où les voix chantent le soleil et on l’on dit chocolatine.

La présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga a réagi en conseillant à Jean-Luc Mélenchon de « se détendre », notamment en écoutant la chanson de Zebda « L’accent tué » :

Réaction également de Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse :

Jeudi matin, l’un des bras droits de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, lui aussi toulousain, a qualifié de « polémique à deux balles » les réactions indignées autour de cette moquerie :

Pour lui ce n’était pas l’accent de la journaliste qui était en cause mais le contenu de sa question.

FV (@fabvalery)

VIDEO – Oh, le vilain petit journaliste tarnais qui refuse d’aller à une conférence de presse de la députée !

Dans une question orale au ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin, la députée LREM Marie-Christine Verdier-Jouclas a publiquement mis en cause un  journaliste tarnais qui avait refusé de venir à sa conférence de presse consacrée au budget.

Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée LREM du Tarn (Photo : MaxPPP)

Oh le vilain petit canard ! Mais qui est donc ce journaliste qui a tant froissé la députée LREM du Tarn au point que son refus de se rendre à une conférence de presse a amené la parlementaire à en parler dans la séance de questions au gouvernement mardi ?

Alors qu’elle allait interroger le ministre des comptes publics, Marie-Christine Verdier-Jouclas, après avoir eu une pensée pour les victimes des inondations dans l’Aude et pour la policière tuée la veille sur la rocade d’Albi, a eu cette petite phrase qui ne manque pas d’intérêt pour les journalistes :

Il y a 10 jours de cela, j’ai organisé une conférence de presse dans mon département pour y présenter le budget. Un journaliste n’est pas venu au motif que ce n’était pas assez spécifique pour le Tarn et que cela ne concernait pas les Tarnaises et les Tarnais ».

La députée a partagé elle-même la vidéo de sa question au gouvernement sur son compte Twitter :

 

Elle explique ensuite que les décisions budgétaires prises par le gouvernement sont au contraire, selon elle, très concernantes pour tous les Français, pour tous les Tarnais.

Alors bien-sûr, ce n’était pour la députée qu’une manière de s’exprimer pour argumenter en faveur du travail du gouvernement et de la majorité, mais cela peut apparaître assez maladroit de fustiger un journaliste de son département (sans le citer nommément) devant les caméras et la représentation nationale ! 

Oui, les rédactions ont encore le droit (même dans le Tarn) de choisir quels événements elles couvrent, à quelles conférences de presse elles se rendent.

Contactée, Marie-Christine Verdier-Jouclas n’a pas donné de précisions sur l’esprit de cette étonnante sortie parlementaire.

FV (@fabvalery)

10 Oct

Editée à Toulouse, la revue Radici sort un numéro spécial « migrants » avec des signatures prestigieuses dont Roberto Saviano

La revue dirigée par le Toulousain Rocco Femia s’est mobilisée face à la situation politique en Italie.

Roberto Saviano (Photo : MaxPPP)

Lien avec la communauté italienne en France, la revue Radici, éditée à Toulouse, ne pouvait rester insensible à la situation politique en Italie avec notamment les prises de position cinglantes du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini sur la politique d’immigration.

Le directeur de Radici, Rocco Femia a donc fait appel à de nombreuses signatures, en France et en Italie, pour mener à bien le projet de faire de l’édition automnale de ce bimestriel un numéro spécial sur les migrants, « car le moment est à l’engagement ».

Radici s’appuie sur le soutien de titres de la presse italienne  (L’Espresso, Il Fatto Quotidiano, Micromega, Famiglia Cristiana, Globalist) et sur des signatures prestigieuses dont celle du journaliste et écrivain Roberto Saviano. L’auteur de « Gomora », spécialiste de la mafia, et devenu pour une partie des Italiens le symbole de la résistance au ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

Aux côtés d’auteurs et journalistes, en Italie et en France, il signe donc un texte dans ce numéro spécial de 84 pages de Radici.

La revue bilingue est disponible en kiosques, en librairie ou sur abonnement.

FV (@fabvalery)

05 Oct

Une centaine de dessins de Charb exposés à Toulouse

La revue toulousaine « Noir & Blanc », née après l’attentat contre Charlie Hebdo, organise pendant 5 semaines une expo d’une centaine de dessins du directeur de Charlie, tombé sous les balles des terroristes.

Charb photographié en 2012 (Photo : AFP)

« Ce n’est pas difficile de trouver des dessins de Charb toujours d’actualité : il en a produit des milliers et beaucoup sont encore vraiment en lien avec notre époque » explique David Fauré, le créateur de la revue « Noir & Blanc », à l’origine de l’exposition d’une centaine de dessins de Charb à Toulouse (du 6 octobre au 10 novembre 2018).

Une exposition de reproductions de dessins d’actualité qui se tient dans 17 lieux de Toulouse : disquaires, cinés, bars, restos, coiffeurs et même à la médiathèque José Cabanis. En collaboration avec Clutch et Campus FM.

Trois semaines avant l’attentat, David Fauré, passionné par le dessin de presse, avait écrit à la rédaction de Charlie Hebdo pour lui apporté son soutien, alors que le journal traversait une crise financière. Bouleversé par l’attentat, le Toulousain a voulu rendre hommage aux dessinateurs tombés sous les balles. Le 1er avril 2015, 3 mois après l’attentat, il a donc lancé le premier numéro de « Noir & Blanc, le journal sans couleurs et sans a priori ».

« Chaque mois, j’invite un nouveau dessinateur pour la une et un portfolio, explique-t-il. Nous en sommes au 39ème numéro, distribué à chaque fois entre 400 et 500 exemplaires, auxquels s’ajoutent les nombreuses expositions dans la ville ».

Celle-ci est une nouvelle occasion de (re) découvrir le travail sans concession de Charb. Tout le programme est à découvrir sur la page facebook de « Noir & Blanc ». 

FV (@fabvalery)