13 Juil

Un Toulousain condamné pour avoir menacé une journaliste

Un homme de 24 ans a été condamné vendredi à Toulouse à 70 heures de travaux d’intérêt général pour avoir proféré des menaces à l’encontre d’une journaliste de France 3 en mai dernier.

Le Palais de Justice de Toulouse (Photo : France 3)

Tout est parti d’un simple article publié le 20 mai 2018 sur le site internet de France 3 Occitanie : un article qui indique que, 2 ans après les faits, un Toulousain sera jugé en octobre 2018 pour avoir proféré sur facebook des insultes homophobes et des menaces de mort à l’encontre du médecin, auteur et chroniqueur toulousain Baptiste Beaulieu. Fait important : dans cet article, le nom du mis en cause n’est pas cité et rien ne permet de l’identifier.

Pourtant dans les deux jours qui vont suivre la publication de cet article, l’homme va tenter par tous les moyens (messages sur facebook, téléphone) d’entrer en contact avec la journaliste en se montrant rapidement insultant et menaçant. Les messages vont alors devenir de plus en plus violents et l’homme va même se présenter dans les locaux de France 3 à Toulouse, se montrant à nouveau menaçant et insultant, à tel point que la journaliste a été contrainte de porter plainte.

L’homme a été placé en garde à vue, déferré puis placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec la journaliste et de s’approcher des locaux de France 3, avant d’être donc convoqué devant le tribunal correctionnel de Toulouse ce vendredi. A la barre, il a eu du mal à justifier son attitude, expliquant, en s’excusant, qu’il avait été poussé par des « proches » sur facebook qui s’étaient moqué de lui après la parution de l’article. Il avait, selon lui, d’abord tenté d’entrer en contact avec la journaliste, puis avoue avoir été emporté par son tempérament, reconnaissant n’avoir pris conscience de ses actes qu’au moment de sa garde à vue.

Le procureur de la République a fustigé une attitude « inadmissible au nom des libertés fondamentales ». « Vous dévoyez la liberté d’expression » a-t-il ajouté avant de réclamer une peine de prison avec sursis pour les menaces contre la journaliste.

L’avocat du prévenu a précisé que son client « s’est senti visé par cet article où il n’est pourtant pas cité ». « Il a un problème de communication » a-t-il ajouté au sujet de son utilisation des réseaux sociaux. L’avocat a indiqué que son client, dont le casier judiciaire était vierge, était prêt à effectuer une peine de travaux d’intérêt général (TIG) y compris… dans une association luttant contre l’homophobie !

Le juge l’a condamné à 70 heures de TIG à effectuer dans une collectivité ou une association. En cas de non-exécution de la peine, il risque 3 mois de prison.

Le condamné a maintenant de nouveau rendez-vous avec la justice, en octobre prochain, cette fois pour répondre des menaces de mort et des insultes homophobes à l’encontre de Baptiste Beaulieu.

FV (@fabvalery)

 

03 Juil

Exclusif : 22 télés locales rejoignent le réseau Vià, créé en Occitanie

INFO LE BLOG MEDIAS d’ICI – Le réseau d’une vingtaine de chaînes de télé locales sera officiellement lancé mercredi 4 juillet. On vous en dévoile les contours et les objectifs.

Dans quelques mois, une vingtaine de chaînes de télé locales réparties dans toute la France seront diffusées depuis la commune de Gallargues-le-Montueux dans le Gard où est installé le siège de Médias du Sud, maison-mère de Vià Occitanie, et d’où sont déjà diffusées les chaînes de Nîmes, Montpellier, Perpignan et Toulouse.

Mercredi 4 juillet, la création du réseau national Vià sera en effet officialisé. Aux quatre chaînes d’Occitanie, à Vià Grand Paris et aux 3 chaînes antillaises ATV reprises récemment par Médias du Sud vont donc s’ajouter 14 chaînes locales privées déjà existantes sur le territoire français.

Une intégration par étapes

L’objectif est de mutualiser les écrans publicitaires et pour cela, il faudra donc passer par une diffusion par le réseau, depuis Gallargues. En s’alliant, les chaînes locales (dont l’équilibre financier est souvent instable et qui vivent souvent grâce à l’argent public issu des subventions ou des contrats d’objectifs et de moyens (COM) signés avec des collectivités locales ou territoriales) espèrent toucher le marché publicitaire national et voir augmenter leurs rentrées publicitaires.

« En s’agrégeant, nous nous permettons de toucher ensemble à des annonceurs nationaux, alors qu’isolés nous ne pourrions pas », explique Sabine Torrès, directrice générale du réseau Vià.

Vià Normandie, Vià Wéo Lille, etc

Les chaînes vont donc intégrer le réseau en modifiant leur nom. « La Chaîne Normande » va devenir Vià Normandie. A Lille, Wéo passera par une étape intermédiaire, Vià Wéo Lille, avant de devenir progressivement Vià Lille, etc.

Elles vont toutes adopter l’habillage d’antenne du réseau, déjà présent sur Vià Occitanie et Vià Grand Paris, et le même site internet. En revanche, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a veillé à ce que chaque chaîne dans le réseau garde son indépendance éditoriale et son tour de table concernant le capital. 

Objectif 1 % d’audience nationale

Les chaînes locales ainsi agrégées devraient pouvoir intégrer la mesure d’audience Médiamat. Avec 32 millions d’habitants couverts, le nouveau réseau vise 1 % d’audience (en juin 2018, BFM a atteint 2,3 %, C News 0,6 %). En 2020, l’objectif sera de couvrir 40 millions d’habitants couverts et une présence dans les 10 plus grosses métropoles.

Le réseau devrait pour cela proposer rapidement des programmes nationaux : un « jeu des territoires » à 18 heures sur toutes les chaînes et une tranche 22h/minuit qui pourrait être axée sur l’info. S’ajouteront également du sport, des captations de spectacles, etc.

Christophe Musset prend la présidence du réseau Vià

C’est Christophe Musset, le fondateur de Médias du Sud et des télés TV Sud (devenus Vià Occitanie), qui prend la présidence de cet ensemble, de ce nouveau réseau national, dont il est à l’origine. Pour cela, il vient de quitter le poste de PDG de Médias du Sud (actionnaire majoritaire de Vià Occitanie) et c’est Sabine Torrès (ex-Dijonscope et jusqu’à présent directrice générale de Médias du Sud) qui le remplace tout en assurant la direction générale du réseau Vià.

Allié à BFM sur la version toulousaine de Vià Occitanie, qui a succédé à TLT, Christophe Musset a surtout trouvé appui dans ce projet sur le richissime Bruno Ledoux, qui a investi dans le projet et dont l’influence, permet d’ouvrir des portes et de déclencher des opérations qui ne se seraient peut-être pas réalisées sans sa présence discrète mais importante.

FV @fabvalery

02 Juil

Julien Corbière nouveau rédacteur en chef de France Bleu Occitanie à Toulouse

L’actuel rédacteur en chef de France Bleu Saint-Etienne Loire prendra ses nouvelles fonctions fin août.

Julien Corbière (Photo : Christophe ABRAMOWITZ / Radio France)

Il succède à Jean-Marc Perez, rédacteur en chef de France Bleu Toulouse (devenue France Bleu Occitanie) durant 7 ans : Julien Corbière a été nommé rédacteur en chef à Toulouse. Il occupe actuellement le même poste à France Bleu à Saint-Etienne.

Julien Corbière va arriver à Toulouse dans un contexte particulier : la transformation de France Bleu qui se régionalise (dans les limites de l’ex-région Midi-Pyrénées, trois autres radios existant déjà à Perpignan, Montpellier et Nîmes) et doit se réorganiser pour couvrir une vaste zone, la nouvelle antenne s’accompagnant d’ouvertures de fréquences dans certaines départements et de changement sur la bande FM à Toulouse (France Bleu quitte le 90,5 Mhz, récupéré par 100 % Radio qui s’installe à Toulouse, et bouge sur le 91,8 Mhz).

Ces changements s’accompagnent évidemment de modifications de la ligne éditoriale de France Bleu Occitanie, passée d’une radio locale toulousaine à une radio régionale. Et puis reste le dossier du rapprochement souhaité par le gouvernement entre France 3 et France Bleu.

Bref, le nouveau patron de la rédaction de France Bleu ne va pas manquer de travail !

FV (@fabvalery)