30 Jan

« Luxe ‘n you », la première revue sur le luxe durable, lancée à Toulouse

La revue semestrielle « Luxe ‘n You » est lancée le 1er février. Il s’agit d’une revue gratuite éditée par News Medias 3.1 (le JT, ex Journal Toulousain) et consacrée aux facettes responsables des professionnels du luxe en Occitanie.

La première une de "Luxe 'n You"

La première une de « Luxe ‘n You »

Pour une entreprise de presse, le secteur du luxe peut être porteur en annonceurs de qualité. C’est pour cela que la Scop News Media 3.1, qui a repris le Journal Toulousain en 2014, vient de lancer une nouvelle revue, entièrement consacrée au luxe. « Pour faire vivre le JT, explique Rémi Demersseman, le gérant de la Scop, nous avions besoin d’une régie publicitaire et de nouveaux supports de diffusion. Nadia Kharbajou (ex-La Provence) est venue avec plein d’idées, dont celle d’un magazine portant sur le luxe« .

Et voici donc « Luxe « n You », la revue de « l’excellence en Occitanie ». Imprimée dans la région toulousaine sur papier de qualité éco-responsable et tirée à 10 000 exemplaires, la revue sera distribuée dans des hôtels de luxe, des restaurants et des points de diffusion proches du public visé, aussi bien à Toulouse qu’à Montpellier. Et même à Paris. 

Après le JT, « Luxe « n You » est donc le deuxième titre à l’actif de la petite Scop News Medias 3.1 mais quel point commun entre une revue sur le luxe et un journal qui se veut « média de solution », mettant en avant les infos positives notamment les initiatives sociales ou sociétales qui vont dans le sens du respect des êtres humains en général, des salariés en particulier et de l’environnement toujours ?

« Les marques de luxe ont fait du chemin dans ce domaine, explique Rémi Demersseman. Nous traitons ici du luxe, sous l’angle de l’évolution responsable et durable du secteur. Les clients du luxe sont des gens qui ont des moyens mais qui pour autant se préoccupent du devenir de la planète. Nous sommes la première revue du luxe responsable ». 

FV (@fabvalery)

29 Jan

Deux lauréats d’Occitanie aux grands prix de la radio

La radio originaire du Tarn 100 % et un jeune chroniqueur de 15 ans de Radio Nîmes ont été récompensés lors du salon de la radio à Paris.

Radio 100 a reçu le grand prix de la radio multi-regions

Radio 100 a reçu le grand prix de la radio multi-regions

La radio 100 % originaire de Mazamet dans le Tarn et qui étend peu à peu son influence dans la région a été couronnée par le grand prix de la radio multi-régions lors du salon de la radio qui s’est tenu le week-end dernier à Paris.

Ça tombe plutôt bien pour 100 % qui s’apprête à s’installer sur la bande FM à Toulouse, où les habitudes d’écoutes des auditeurs sont actuellement en mouvement comme le montre notre palmarès des radios les plus écoutées sur la métropole toulousaine.

Autre lauréat d’Occitanie, un jeune animateur de 15 ans : Axel Perrier remporte le prix du jeune talent d’animateur radio 2018. Axel a débuté sur une webradio quand il avait… 10 ans ! Il est actuellement chroniqueur et animateur sur Radio Nîmes.

Bravo aux deux lauréats !

FV (@fabvalery)

 

28 Jan

Ça bouge au palmarès des radios les plus écoutées à Toulouse !

Médiamétrie a livré sa dernière étude des habitudes des auditeurs à Toulouse. France Inter est toujours la radio préférées des Toulousains mais son audience chute. Parmi les radios locales et les musicales la hiérarchie est bouleversée. Voici le classement.

(Photo : MaxPPP)

(Photo : MaxPPP)

La livraison des audiences des radios dans les grandes villes est un moment toujours très attendu par les équipes qui fabriquent des programmes en région. En ce mois de janvier, Médiamétrie a livré les résultats, ville par ville, de son étude sur le comportement des auditeurs dans la période septembre-décembre 2017.

Concernant Toulouse, cette étude montre d’importantes différences entre la version 2017 et la précédente portant elle aussi sur la période septembre-décembre, en 2016. Il y a donc les radios qui gagnent des auditeurs dans la métropole toulousaine et (forcément) celles qui en perdent.

Au rang des gagnants 2017, on trouve RMC, Nostalgie, Le Mouv, RFM, RTL2 et Toulouse FM. En revanche, les radios qui perdent le plus d’audience à Toulouse en un an sont : RTL, Fun Radio, France Inter, Virgin, Rires et Chansons et Europe 1.

La bataille des généralistes se resserre

France Inter continue de dominer le paysage radiophonique toulousain mais avec une chute d’audience de 2,5 points en audience cumulée la radio publique voit RMC se rapprocher à grands pas. La station de Jean-Jacques Bourdin et des Grandes Gueules gagne en effet 4 points d’audience en un an à Toulouse et se retrouve désormais à deux points de France Inter avec 14,2 % contre 16,3 %.

France Info reste stable à 10 points d’audience cumulée sur Toulouse mais ce n’est pas le cas des autres généralistes. La plus grosse gamelle est pour RTL qui voit s’envoler près de la moitié de son audience passant de 9,7 à 5,2 % et dégringolant du 5ème au 10ème rang des radios les plus écoutées à Toulouse. Europe 1, de son côté, confirme son érosion nationale et perd un point d’audience cumulée ce qui la fait sortir du Top 10 des radios à Toulouse glissant de 3 places au 13ème rang.

Changement de hiérarchie chez les musicales

Côté radio musicales, NRJ reste la première radio à Toulouse mais avec une audience cumulée en baisse de 0,3 % sur un an à 9,7 points, voit RTL2 désormais sur ses talons : la station gagne 1,6 point en un an et passe au 5ème rang des radios à Toulouse, toutes catégories.

C’est ensuite que la hiérarchie est bousculée : Nostalgie avec un gain de 3,3 % bondit de la 16ème à la 6ème place toutes catégories et à la 3ème des musicales. RFM gagne également 5 places et Chérie FM une. Ce changement d’habitudes des auditeurs a pour effet d’éjecter Virgin Radio et Fun Radio du Top 10 à Toulouse.

Radio locales : Toulouse FM entre dans le Top 10

Autre belle performance, celle de Toulouse FM : la station locale gagne 1,5 point d’audience cumulée en un an (à 5,8 %) et passe du 17ème rang des radios écoutées à Toulouse au 9ème !

De son côté France Bleu Occitanie (ex-France Bleu Toulouse rebaptisée en décembre dernier) peine toujours à faire son trou à 2,8 % d’audience (stable par rapport à 2016) et n’est que la 20ème radio à Toulouse. La radio traverse une crise avec sa régionalisation sans moyens supplémentaires et devra en outre bientôt changer de fréquence à Toulouse ! aux dépens de… la radio 100 %, originaire du Tarn qui débarque bientôt à Toulouse sur le créneau difficile des radios locales et régionales.

L’érosion inexorable de Sud Radio

L’ex-« Radio du Grand sud », partie désormais de Toulouse et installée à Paris par le groupe Fiducial, voit chaque année son audience toulousaine fondre. Désormais, Sud Radio ne touche plus en cumulé que 1,2 % du public toulousain (-0,1 %) bien loin de sa concurrente RMC dont elle semble vouloir pourtant copier le modèle.

Et voici le classement général à Toulouse !

Voici donc le classement des radios les plus écoutées sur Toulouse en audience cumulée, c’est à dire, précise Médiamétrie, « l’ensemble des personnes ayant écouté au moins une fois la radio dans la tranche horaire ou la journée, exprimé sous la forme de pourcentage de la population ». (Nous avons ajouter entre parenthèses le nombre de places gagnées ou perdues dans ce classement entre la période septembre-décembre 2016 et septembre-décembre 2017) :

  1. France Inter (=)
  2. RMC (=)
  3. France Info (=)
  4. NRJ (-1)
  5. RTL 2 (+1)
  6. Nostalgie (+10)
  7. RFM (+5)
  8. Chérie FM (+1)
  9. Toulouse FM (+8)
  10. RTL (-5)
  11. SkyRock (+2)
  12. Virgin Radio (-5)
  13. Europe 1 (-3)
  14. France Culture (+1)
  15. Fun Radio (-7)
  16. Rire et Chansons (-5)
  17. FIP (-3)
  18. Radio Classique (=)
  19. Le Mouv (+4)
  20. France Bleu Occitanie (=)
  21. Swigg ex Ado FM (-2)
  22. France Musique (-1)
  23. Sud Radio (-1)

Nous n’avons retenu ici que les 23 radios qui réalisent au moins 1 % en audience cumulée.

FV (@fabvalery)

26 Jan

Sans moyens supplémentaires, le personnel de France Bleu Occitanie (ex-Toulouse) menace de revenir à son ancien périmètre

Les personnels de la radio, ex-France Bleu Toulouse, dénonce le manque de moyens attachés à l’élargissement de leur territoire de travail. Ils viennent d’envoyer une lettre ouverte à Mathieu Gallet, président de Radio-France, menaçant de revenir à des contenus, infos et programmes, strictement haut-garonnais dès le 5 mars.

France Bleu

La régionalisation de France Bleu passe mal ! Comme nous l’avons déjà expliqué sur ce blog, la « marche forcée » pour transformer France Bleu Toulouse en France Bleu Occitanie, sans moyens supplémentaires, provoque la colère et l’inquiétude du personnel à Toulouse.

Au point que les journalistes, animateurs et personnels techniques et administratifs viennent d’adresser une lettre ouverte (à lire dans son intégralité ci-dessous) à Mathieu Gallet, le patron de Radio France, pour lui demander des moyens supplémentaires. Sans moyens, le personnel menace de repasser à des contenus, que ce soit pour l’info ou pour les programmes, uniquement haut-garonnais et toulousain, comme c’était le cas avant le changement de nom et d’ambition éditoriale, mi-décembre.

En fait, la régionalisation de France Bleu Toulouse s’opère progressivement sur…. une demi-région ! Car si le nouveau nom est bien France Bleu Occitanie, la radio n’ambitionne que de couvrir les départements de l’ex-région Midi-Pyrénées, sans marcher sur les plate-bandes de ses petites soeurs de l’ex-Languedoc Roussillon qui émettent à Montpellier, Nîmes et Perpignan.

Le personnel toulousain donne donc un ultimatum à la direction de France Bleu et de Radio France : le 5 mars, date de retour des vacances d’hiver. A cette date, France Bleu Occitanie ne pourrait donc n’avoir qu’un nom régional mais des infos et programmes très toulousains.

FV (@fabvalery)
                                     Voici la lettre ouverte du personnel de France Bleu Occitanie :

« Monsieur le Président,

Le 12 décembre dernier, France Bleu Toulouse est officiellement devenue France Bleu Occitanie, station régionale à l’ambition inédite dans le réseau France Bleu avec une couverture de 7 départements, équivalent à une zone 4 fois plus vaste que la région Île de France (comme le décrit le projet de maillage présenté en comité d’établissement le 19 septembre 2017).

Près de deux mois plus tard : nous, personnels de France Bleu Occitanie, avons effectivement changé d’échelle. Nous nous adressons à des auditeurs de plus en plus nombreux (en Haute-Garonne, dans le Gers, l’Ariège, le Lot et le Tarn – sans compter l’émetteur d’Agen en Lot-et-Garonne dans la région voisine, qui diffuse nos programmes depuis quelques années déjà – en attendant d’émettre très prochainement dans le sud du Tarn, le Tarn-et-Garonne et l’Aveyron) avec des moyens qui sont restés strictement identiques.

Mêmes effectifs :

  • 7 animateurs à qui l’on demande notamment de dégager du temps de travail (y compris au détriment d’éléments d’antenne et de tâches faisant partie de l’ADN de France Bleu) pour enrichir leurs carnets d’adresses et leurs contenus via la presse régionale (leur source quasi exclusive) ; charge à chacun ensuite, quel que soit son planning, de partager ses « trouvailles » avec les autres pour relayer des brèves régionales dans tous les programmes ;
  • 7 journalistes qui doivent considérablement élargir leur zone géographique d’intérêts (dans le cadre de la chronique éco quotidienne, dans le suivi plus ou moins lointain des faits divers ou encore dans la revue de presse/web chaque matin) sans autre moyen, eux non plus, que la consultation de toujours plus d’éditions de la presse régionale. « 7 journalistes », seulement en théorie, puisque le poste de journaliste sportif est vacant depuis le 1er août 2017, sans que l’on comprenne pourquoi, remplacé par un CDD bon gré mal gré tant la pénurie de journalistes sportifs sur le planning devient aiguë ;
  • 7 techniciens qui vont devoir travailler davantage de week-ends, chaque mois, sans compter des mobilisations techniques supplémentaires pour des extérieurs également la semaine afin d’assurer les émissions destinées à mieux faire connaître France Bleu sur ses nouveaux territoires.

En n’oubliant pas l’unique régisseur qui a désormais la charge de se déplacer dans 7 fois plus de départements pour installer les matériels de promotion qui accompagnent toutes ces émissions, les deux chargées de gestion qui voient progressivement alourdie leur charge de travail ou encore les deux seules chargées d’accueil toulousaines, qui doivent en permanence s’auto-remplacer, à qui l’on demande de subtilement jongler entre les fidèles auditeurs « à conserver » et les nouveaux à « recruter » (pour les infos trafic ou météo notamment).

Tout cela avec des moyens matériels identiques également : nous ne disposons, par exemple, toujours que d’une seule voiture par service et aucune nouvelle dotation ne nous a même été promise.

Sans projet éditorial clairement défini ni postes, ni moyens supplémentaires (PARL, RER, véhicules …), nous ne pourrons pas continuer à fournir le contenu nécessaire à un projet aussi ambitieux à la seule force de notre bonne volonté.

Si rien ne change, nous nous verrons obligés de revenir à un contenu strictement haut-garonnais, dès la rentrée des vacances d’hiver, le 5 mars, en Occitanie.

Monsieur le Président, un projet comme celui de France Bleu Occitanie, défini comme une priorité par Radio France dans le dernier contrat d’objectifs et de moyens signé avec l’Etat coûte forcément cher. Mais, si nous sommes tous prêts à l’accompagner avec enthousiasme, aucun d’entre nous n’en paiera seul le prix !

Rémi Bonin (régisseur),
Pierre Bouillin (technicien),
Stéphane Crochet (technicien),
Bénédicte Dupont (journaliste),
Cécile Finet (technicienne),
Alban Forlot (PARL),
Vincent Jacob (technicien),
Magalie Lacombe (journaliste),
Franck Langlois (PARL),
Blandine Laporte (chargée d’accueil),
Monique Lassave (chargée de gestion),
Olivier Lebrun (journaliste),
Sylvain Lecas (PARL),
Patrice Lecomte (technicien),
Vanessa Marguet (journaliste),
Stéphanie Mora (journaliste),
Brigitte Palchine (PARL),
Pierre-Alain Pedebernade (technicien),
Pascale Pellegrin (chargée de gestion),
Matthieu Soldano (PARL),
Pierre Viaud (journaliste),
Pascal Wijsbroek (PARL) 
Copie à
Laurent Guimier, Directeur des Antennes et des Contenus
Eric Revel, Directeur de France Bleu
Pierre Galibert, Directeur de France Bleu Occitanie
Jean-Marc Perez, Rédacteur en chef de France Bleu Occitanie
Elsa Rey, Responsable des programmes de France Bleu Occitanie
Philippe Jurado, Responsable technique de France Bleu Occitanie »

23 Jan

Les initiatives se multiplient à Toulouse contre les « fake news »

La mobilisation est tous azimuts à Toulouse avec plusieurs conférences et des initiatives pour comprendre le fonctionnement et lutter contre les fake news.

(Photo : J-François Prey / MaxPPP)

(Photo : J-François Prey / MaxPPP)

Il n’y a pas que Facebook, Google ou même le président de la République Emmanuel Macron qui lancent (ou annoncent) des initiatives pour lutter contre le développement et la diffusion des fausses nouvelles. Et surtout sur leurs conséquences. Plusieurs initiatives sont lancées localement à Toulouse : conférence, réflexions, éducation aux médias. L’expression popularisée par Donald Trump est à la mode, mais c’est pour la bonne cause. Petit passage en revue de ce qui va se passer à Toulouse.

Déconstruire les fausses infos

Les rencontres InfoCom de Toulouse sont un rendez-vous traditionnel de réflexion autour d’un thème d’actualité sur le traitement de l’information et de la communication. Organisées chaque année par l’IUT et l’université Paul Sabatier de Toulouse, elles ont porté par exemple lors des dernières éditions sur « la communication de crise à l’ère du numérique », « l’identité numérique » ou encore « les réseaux sociaux ». Cette année, elles porteront (le 22 février prochain) sur les fake news, « comment déconstruire une fausse information ? ».

« Nous choisissons chaque année un thème qui soit à la fois dans l’actualité, en lien avec le journalisme et la communication et particulièrement lié au monde du numérique, expliquent les organisateurs, des étudiants, épaulés par leurs enseignants et des professionnels. Et cette année, ce thème s’imposait de lui-même ».

Parmi les intervenants ce jour-là lors de l’édition 2018 : Denis Teyssou (AFP), Vincent Coquaz (ex-Désintox de Libé) et même Sébastien Liébus, l’un des fondateurs du… Gorafi !

Remettre en lumière l’objectivité des faits

Auparavant, dès ce samedi 27 janvier, c’est l’université populaire de philosophie de Toulouse qui propose une journée de conférences (dans le cadre de ses journées de zététique) intitulé « Menaces sur les faits objectifs ». « Complots, baratins, fake news, faits alternatifs, post-vérité, négationnisme, écrit l’université sur son site internet, sont des notions plus ou moins récentes qui ont toutes comme intention et résultat, l’affaiblissement de l’objectivité des faits. Cet affaiblissement sert les obscurantistes qui luttent activement contre les connaissances, certains intérêts politiques qui inventent ou déforment les faits au service de leurs opinions, les baratineurs en quête de notoriété et/ou d’intérêts pécuniaires. L’affaiblissement de la vérité objective prive la société d’un socle minimal à partir duquel les citoyens pourraient se forger des avis éclairés ». Les conférences, dont le détail se trouve sur le site internet de l’université populaire de philosophie, ont lieu toute la journée à la salle du Sénéchal à Toulouse.

Eduquer les plus jeunes

Enfin, la lutte contre les fake news passe aussi par l’éducation aux médias auprès du jeune public, particulièrement sensible et ciblé par la désinformation. Le Club de la presse d’Occitanie met actuellement en place, avec la journaliste toulousaine (ex-La Tribune) Sophie Arutunian, un groupe de professionnels ou de spécialistes pour sensibiliser les collégiens et les lycéens à la détection des fake news notamment sur les réseaux sociaux.

« L’initiative à été lancée dans la région de Montpellier, notamment à Lunel, en 2015 en réaction aux attentats de Charlie, explique la journaliste. On est en train de le dupliquer à Toulouse. L’idée est de faire intervenir des binômes journalistes/experts des réseaux sociaux dans les classes et auprès des associations des quartiers dits « prioritaires ». 

Ce travail devrait déboucher sur les premières interventions dans les classes et les quartiers à la rentrée de septembre.

Privilégier les médias de confiance

Autant d’initiatives qui vont dans le bon sens. Rappelons que le journal Le Monde a mis en place un outil, le Décodex, qui permet de « tracer » le média en ligne sur lequel vous venez de lire une info et de vérifier le niveau de confiance de chaque titre.

Lutter contre les fake news est un combat quotidien. L’une des règles est aussi de s’informer auprès de médias reconnus, de confiance… Et ça ne manque pas, y compris sur l’info locale et régionale, à Toulouse comme ailleurs.

FV (@fabvalery)

17 Jan

Jean-Michel Baylet décroche la présidence de l’union de la presse en région

Le PDG de La Dépêche du Midi, ancien ministre, a été élu président national de cet organisme qui regroupe deux syndicats professionnels de la presse régionale.

Jean-Michel Baylet (photo : MaxPPP)

Jean-Michel Baylet (photo : MaxPPP)

A presque 72 ans, Jean-Michel Baylet, redevenu en juillet dernier président directeur général du groupe La Dépêche du Midi après sa sortie du gouvernement, vient d’être élu président de l’union de la presse en région. Créée en 2014, l’UPREG regroupe le Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale (SPQR) et le Syndicat de la Presse Quotidienne Départementale (SPQD). Jean-Michel Baylet a été élu à l’unanimité par les membres du comité directeur.

L’union de la presse en région regroupe les journaux quotidiens, en France métropolitaine et en Outre-Mer  : 36 journaux de presse quotidienne régionale (PQR) et 28 journaux de presse quotidienne départementale (PQD). Jean-Michel Baylet succède à a présidence à Jean Viansson-Ponté.

Le rôle de l’UPREG est de défendre la presse quotidienne régionale au plus haut niveau mais également de mener des actions de synergie entre les titres sur les domaines du numérique, de la distribution, de la publicité, etc. L’UPREG revendique 18 millions de lecteur par jour sur le print, 530 millions de pages vues en ligne, 430 éditions locales et 5000 journalistes répartis dans les 64 titres en région. La présidence est une fonction exécutive bénévole, précise l’UPREG.

Jean-Michel Baylet président de l’UPREG, son fils Jean-Nicolas (qui est aussi directeur général délégué du groupe Dépêche du Midi) conserve toutefois la présidence de la commission du développement numérique de cette institution.

FV (@fabvalery)

           

Un blogueur de Lourdes relaxé d’incitation au terrorisme

Un blogueur lourdais avait publié un article sur le parcours possible d’un terroriste dans le sanctuaire de Lourdes. Jugé mardi à Tarbes pour incitation au terrorisme, il a été relaxé.

Le sanctuaire de Lourdes (Photo : MaxPPP)

Le sanctuaire de Lourdes (Photo : MaxPPP)

Par Régis Cothias

Il est 20 h 15 quand Jean Luc Laplagne, s’avance à la barre du tribunal de Tarbes. Après la sordide affaire d’un papy pédophile ou d’un ivrogne récidiviste, les juges s’accordent, si ce n’est une récréation, au moins un dossier plus léger. Jean-Luc Laplagne, 53 ans, tient un blog sur la vie politique lourdaise : « Les esprits libres ».

L’été dernier, peu après le 15 août, il se met dans la peau d’un terroriste et dans un long papier « Moi, JLL djihadiste » assorti de 21 photos, il retrace le parcours possible d’un assaillant au volant d’une fourgonnette dans le sanctuaire de Lourdes. L’itinéraire détaille et met en évidence les failles du dispositif de sécurité autour de la grotte de Massabielle, dispositif pourtant renforcé après la vague d’attentats en France, et singulièrement celui perpétré dans une église à St Etienne du Rouvray en juillet 2016.
« C’est une parodie pour dénoncer une situation… J’ai retenu un scénario comme ceux de Barcelone ou de Nice qui ont provoqué les dégâts que l’on connait, un scénario qui peut se jouer à Lourdes » soutient à la barre le blogueur  « Oui, c’est une parodie au style provocateur mais avec cette « promenade » imaginaire d’un djihadiste, en signalant les manquements en matière de sécurité, je participe à la sécurisation du site. » explique l’auteur du papier.

« On peut comprendre ce qui vous anime », lui renvoie la présidente, « mais on regrette que ce ne soit pas constructif ». Le prévenu a quand même retiré l’article litigieux après sa garde à vue et l’interrogatoire des policiers. L’hiver venu, il se retrouve au tribunal pour incitation au terrorisme. « Ce sont des propos irresponsables et inconséquents » soutient la procureure Marie-Odile Meunier-Gerner. « Ce blog en libre accès peut permettre à un déséquilibré d’avoir des informations précieuses. C’est une attitude irresponsable et inadmissible » mais au moment de réclamer une condamnation, face à l’absence d’intention réelle, l’accusation ne réclame aucune sanction pénale et s’en remet à l’appréciation du tribunal.

Après un bref délibéré, la cour relaxe le blogueur. « Nous vous engageons à éviter de recommencer. Il n’est pas sûr que l’administration apprécie. » La présidente du tribunal sermonne une dernière fois l’auteur du papier. En tous cas, l’administration disposera d’un compte rendu détaillé : deux fonctionnaires du renseignement territorial sont les uniques personnes présentes dans le public.

Régis Cothias

16 Jan

Le premier Prix du Père Jacques Hamel remis le 26 janvier à Lourdes au journaliste Samuel Lieven

Le journaliste de La Croix est le premier lauréat du prix Jacques Hamel, créé en hommage au prêtre victime du terrorisme à Saint-Etienne-du-Rouvray en Seine-Maritime.

Lors d'un hommage au père Jacques Hamel (Photo : MaxPPP)

Lors d’un hommage au père Jacques Hamel (Photo : MaxPPP)

C’est à Lourdes (Hautes-Pyrénées) que sera remis le vendredi 26 janvier prochain, le premier prix du père Jacques Hamel, tué par deux terroristes en juillet 2016 dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Le lauréat de ce premier prix est le journaliste du quotidien La Croix Samuel Lievenpour son article « Thomas et Benoît, les convertis du 13 novembre », l’histoire de deux frères issus d’un famille catholique. Samuel Lieven est également président de l’Association des journalistes d’information sur les religions (AJIR)

Sur Twitter, le journaliste s’est déclaré « très touché et honoré » par cette distinction :

Le  Prix du Père Jacques Hamel a été créé en 2017, un an après l’assassinat du religieux, par la Fondation des médias catholiques. Il a pour vocation de récompenser un travail journalistique au service de la paix et du dialogue interreligieux et est doté d’un montant symbolique de 1500 euros. Il sera remis au lauréat à Lourdes le 26 janvier dans le cadre des 22èmes journées internationales Saint-François de Salles qui se tiennent dans la cité mariale.

FV (@fabvalery)

05 Jan

« Midi », le nouveau supplément du dimanche commun aux titres du groupe La Dépêche

Ce dimanche 7 janvier, le groupe La Dépêche du Midi lance « Midi » un nouveau magazine dominical inséré dans La Dépêche, Midi Libre et L’Indépendant.

La une du premier "Midi" (photo : @sd47dubos/Twitter)

La une du premier « Midi » (photo : @sd47dubos/Twitter)

Cela aurait pu être le nom de la grande région… Ce sera finalement celui d’un nouveau journal, ou plutôt d’un supplément aux éditions dominicales des journaux du groupe Dépêche du Midi. « Midi » n’a pas été choisi par hasard : le terme figure dans le nom des deux principaux journaux du groupe, La Dépêche du Midi et Midi Libre. Le supplément sera aussi disponible dans L’Indépendant, à Perpignan. Il sera sous-titré « Ma Région, Mes Envies ».

Au-delà des échanges d’articles entre éditions, ou des mutualisations de moyens avec parfois même des fermetures d’agences comme dans l’Aveyron, ce supplément est la première initiative commune aux journaux du groupe depuis le rachat des Journaux du Midi par La Dépêche.

DSyDqA2XcAAH8KfLes lecteurs y trouveront des rubriques classiques des suppléments dominicaux de la presse écrite : cuisine, mode, interviews, personnalités, horoscope… A la une du premier numéro, le 7 janvier, 30 femmes qui « font bouger la région » Occitanie. Parmi elles : Marie-France Marchand-Baylet, vice-présidente du groupe La Dépêche du Midi.

« Midi » serait tiré à 400 000 exemplaires.

A noter que nous aurions aimé questionner la direction du groupe au sujet de cette initiative mais nos sollicitations sont restées sans réponse.

FV (@fabvalery)

04 Jan

Un Toulousain lance une webradio qui diffuse les tubes de 1968

Renato Campi, ancien de Sud Radio, a lancé en ligne ce 4 janvier, la webradio 1968radio qui diffuse les hits de l’année 68. Une belle occasion de célébrer les 50 ans d’une année riche en événements.

Photo : AFP

Photo : AFP

« Je suis né en 1968 et pour mes 50 ans (NDLR : ce 4 janvier), j’ai eu l’idée de lancer cette webradio, explique Renato Campi, un ancien de Sud Radio à Toulouse où il a travaillé pendant 18 ans comme réalisateur d’émissions.

Le projet vient donc de se concrétiser ce jour avec le lancement de 1968Radio en ligne. « Le principe c’est : qu’est-ce qu’on entendait à la radio en 1968 ? précise Renato Campi. Il y a donc principalement des titres connus sortis cette année-là mais aussi des morceaux des années 67 ou 69 pour enrichir l’offre musicale ».

C’est donc l’occasion de réentendre les Beatles, Robert Charlebois, Jimmy Hendrix, Serge Gainsbourg ou Johnny Halliday. Une programmation « dans l’esprit de 1968 ».

Depuis Léguevin, près de Toulouse, où il vit et travaille, Renato Campi a aussi complété la webradio avec à chaque heure une petite pastille d’une trentaine de secondes sur le principe « un titre, une histoire » du journaliste René Girma (qui, en 1968, était sur Radio Andorre). Il y a aussi des extraits sonores de l’actualité de l’époque et elle est riche : les événements de mai 1968 mais aussi les jeux olympiques de Grenoble, le festival de Cannes interrompu, etc.

La webradio est gratuite et ceux qui y participent sont tous bénévoles. Elle peut être écoutée sur son site internet ou via la page facebook.

FV (@fabvalery)