06 Fév

Auch, Albi, Rodez, Montauban : France Bleu Toulouse va étendre sa zone de diffusion

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a donné son feu vert à l’extension du réseau de diffusion de France Bleu Toulouse sur les départements du Tarn, du Lot, du Gers, du Tarn-et-Garonne, de l’Ariège et de l’Aveyron.

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

(Photo : Christophe ABRAMOWTZ)

Le réseau France Bleu va s’étendre en Occitanie. Le ministère de la culture et de la communication a obtenu en décembre dernier le feu vert du CSA pour étendre les émissions de France Bleu Toulouse à 12 villes de l’ex-région Midi-PyrénéesAlbi, Auch, Cahors, Carmaux, Castres, Figeac, Mazamet, Montauban, Pamiers, Rodez, Saint-Gaudens, Villefranche-de-Rouergue. En outre, c’est France Bleu Béarn qui pourra, c’est aussi une nouveauté, émettre sur Tarbes et Lourdes. Au niveau de la région Occitanie, France Bleu est déjà présente à Montpellier (France Bleu Hérault), Perpignan (France-Bleu Roussillon) et Nîmes/Mende (France Bleu Gard-Lozère).

« Très heureux »

« La seule chose que je peux dire actuellement, c’est que je suis très heureux de cette décision ». Pierre Galibert, directeur de France Bleu Toulouse n’en dira pas plus. Le dossier est géré au plus haut-niveau du groupe Radio-France et surtout, le chantier s’ouvre seulement maintenant.

A Toulouse, la radio publique est actuellement diffusée sur l’aire urbaine depuis sa (re)naissance en 2011 mais Radio France et son PDG Mathieu Gallet souhaitent éviter les « zones blanches ». France Bleu Toulouse devra donc se réorganiser au niveau de l’antenne et de ses implantations. Ouverture de bureaux locaux dans les départements, changement de ligne éditoriale pour l’info et pour les programmes ? Rien n’est encore officiel même si on se doute que Radio France ne peut pas se contenter de diffuser en Aveyron ou dans le Lot, une radio actuellement très toulousaine et très urbaine.

Longtemps dans l’ombre de Sud Radio

Historiquement, France Bleu, le réseau local de Radio France, n’a jamais été très implantée en Midi-Pyrénées, face, à l’époque, à la toute puissance de Sud Radio, ex-« radio du grand sud ». Mais Sud Radio est aujourd’hui en cours de déménagement de Toulouse à Paris et son propriétaire (le groupe Fiducial Médias) veut en faire une radio nationale. Les auditeurs (comme la nature) ayant horreur du vide (SIC), des réseaux privés se sont développés au fil du temps notamment dans le nord de la région (Radio Totem, 100 % Radio, etc).

France Bleu va donc désormais tenter de reprendre ces territoires et ces parts d’audience en conquérant des auditeurs dans ces « nouveaux » départements. Mais aucune date n’est encore avancée pour cette régionalisation de la radio locale.

FV (@fabvalery)

03 Fév

La future chaîne TV Sud Toulouse va recevoir 1,5 million d’euros de la Région

La commission permanente du Conseil régional d’Occitanie a approuvé vendredi 3 février le contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec TV Sud qui lance une nouvelle antenne locale à Toulouse le 31 mai. 1,5 millions d’euros seront versés sur l’exercice 2017-2019.

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

La régie de TV Sud à Montpellier (Photo : MaxPPP)

De longues semaines qu’il attend ça. Le patron de Médias du Sud, maison-mère de TV Sud, Christophe Musset, a reçu ce vendredi un feu vert financier du Conseil régional d’Occitanie qui s’est engagé à verser 1,5 millions d’euros entre 2017 et 2019. Le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) entre la chaîne locale et la Région a été approuvé ce vendredi par la Commission permanente du Conseil régional.

Bonne semaine pour TV Sud qui a aussi reçu le feu vert officiel du CSA pour la fréquence de Toulouse, laissée libre par la disparition de TLT en juillet 2015. Les « sages » de l’audiovisuel ont ratifié le projet de convention entre les deux parties.

Sans surprise, puisque que le CSA avait déjà fait connaître son choix en octobre dernier. Un choix pas très difficile à faire, TV Sud étant seule candidate après le retrait de BFM TV, qui avait préféré entré au capital du projet de son adversaire ! Mais il restait à obtenir l’argent de la région !

De longues discussions

Pendant des semaines, d’après nos informations, les dirigeants de TV Sud ont négocié avec le Conseil régional la signature du Contrat d’objectifs et de moyens (COM) et ses termes financiers et d’engagement en matière de programmes. Un financement impératif pour que le CSA accepte de signer la convention. Et d’après nos informations, ces négociations n’ont pas été faciles.

Au sein même de la majorité du Conseil Régional d’Occitanie, les points de vue divergeaient autour du versement de sommes importantes à une chaîne privée. Certains élus, qui auraient bien vu un rapprochement avec France 3, renaclaient à signer le chèque. TV Sud et ses antennes de Nîmes, Montpellier et Perpignan étaient déjà sous contrat avec l’ex-région Languedoc-Roussillon. Il fallait donc intégrer le projet toulousain dans les négociations.

500 000 euros par an

Finalement, l’accord a été décroché et la Région versera 500 000 euros par an à TV Sud Toulouse, soit un peu moins de 50 % de son budget prévisionnel (1,2 millions en 2017) ! Cette somme correspond à ce que l’ancien conseil régional Midi-Pyrénées avait versé à feue TLT (avec trois versements de 500 000 euros sur les 3 derniers exercices de la chaîne avant sa disparition en juillet 2015). En comparaison, la Région verse 200 000 euros par an à TV Perpignan.

Le patron du groupe Médias du Sud (qui est aussi associé dans le projet à La Dépêche du Midi, minoritaire) Christophe Musset précise qu’il lui faudra trouver d’autres financement, l’objectif étant de passer à 2 millions d’euros de budget en 2018.

Les élus régionaux ont en quelque sorte « payer pour voir », charge pour TV Sud d’être à la hauteur des espérances de la Région, notamment en matière de promotion du nouveau territoire régional, pour revenir à la table des négociations pour les années suivantes.

L’équipe de TV Sud peut maintenant continuer son travail pour l’installation de la nouvelle chaîne toulousaine, avec le recrutement de journalistes, une dizaine de « city-reporters » qui vont sillonner Toulouse et réaliser chaque jour un journal d’une dizaine de minutes diffusé à 19h30.

Une chaîne régionale privée, avec des fonds publics

Située dans la capitale de la région, TV Sud Toulouse devrait rapidement devenir le « navire-amiral » de TV Sud, qui exploite déjà les chaînes locales de Nîmes, Perpignan et Montpellier. Une mutualisation des moyens, y compris de diffusion, est prévue dès le lancement. Quant aux programmes, ils devraient également être rapidement mis en commun pour que les 4 chaînes de TV en Occitanie forment une nouvelle télé régionale. Répondant ainsi au voeu de Carole Delga qui avait appelé de ses voeux un média audiovisuel à l’échelle de la région, capable de promouvoir le nouveau périmètre régional. Quant à la mairie de Toulouse, elle est, contrairement à TLT, totalement absente du projet. Un souhait de Jean-Luc Moudenc qui a laissé le champ libre à Carole Delga.

Lancement attendu de TV Sud Toulouse le 31 mai, juste avant les élections législatives.

FV (@fabvalery)

02 Fév

Quand le « Décodex » du Monde confond deux sites d’infos toulousains

Le fact-cheking est un travail difficile. Le nouveau moteur de vérification des sites d’infos « Décodex » lancé par le journal Le Monde a confondu deux sites d’infos toulousains. Fack-cheking du fact-cheking.

Capture d'écran du Monde.fr

Capture d’écran du Monde.fr

Aïe ! Petit bug pour Décodex. Le tout nouveau moteur de vérification d’infos lancé par Le Monde.fr est tombé dans le piège des sites d’infos toulousains.

En effet, le moteur ne fait pas la différence entre Toulouse Infos, un site journalistique d’informations sur la ville de Toulouse et la métropole, et Infos Toulouse, un site de « réinformation » proche de l’extrême-droite dont nous avions parlé sur ce blog, lancé en 2016 par des auteurs qui ne se revendiquent pas journalistes et réécrivent l’information locale. Même Le Monde en avait parlé dans un article sur les « vrais-faux sites d’infos locales des militants identitaires ».

Or, quand on tape « Infos Toulouse » dans le moteur Décodex du Monde, on aboutit au site www.toulouseinfos.fr référencé par les décodeurs du Monde comme non-fiable avec la mention suivante :

Notre avis :

Ce site diffuse régulièrement de fausses informations ou des articles trompeurs. Restez vigilant et cherchez d’autres sources plus fiables. Si possible, remontez à l’origine de l’information ».

Il s’agit évidemment d’une erreur le site Toulouse Infos diffusant des informations fiables. Mais cela illustre ce que nous écrivions ici il y a quelques mois : en choisissant un nom proche de celui d’un site existant et respecté, les créateurs de Infos Toulouse introduisent de la confusion. Et même les décodeurs du Monde sont tombés dedans ! CQFD.

Après la parution de l’article de ce blog, Le Monde s’est engagé à corriger son Décodex. Ce qui était fait en fin de matinée jeudi.

FV (@fabvalery)