08 Juil

Jean-Luc Moudenc n’engagera pas Toulouse dans une nouvelle télé locale

Le maire LR de Toulouse l’a affirmé ce vendredi devant la presse : le futur exploitant de la fréquence TNT laissée libre par la disparition de TLT ne pourra pas compter sur le soutien de la ville et de la métropole autrement que par des achats d’espaces.

Jean-Luc Moudenc (Photo : AFP)

Jean-Luc Moudenc (Photo : AFP)

La ville de Toulouse et la Métropole ne feront pas partie du tour de table d’actionnaires de la future chaîne de télé locale dont le CSA a lancé la procédure, un an après la disparition de TLT. Pour Jean-Luc Moudenc, il n’est pas question de recommencer à mettre de l’argent dans une télé locale : « Au final, TLT aura coûté 17 millions d’euros à la collectivité, a-t-il expliqué vendredi 8 juillet lors d’une conférence de presse. Je préfère mettre l’argent public dans les écoles et les crèches ».

Deux camps s’affrontaient dans l’entourage de Jean-Luc Moudenc : ceux qui pensaient qu’il faut « payer pour voir », comme au poker, que la ville avait intérêt à mettre de l’argent dans cette télé pour avoir un peu la main sur les contenus, et ceux partisans d’aucune participation. C’est donc cette deuxième tendance qui l’a emporté. Jean-Luc Moudenc n’engagera pas la collectivité dans ce nouveau projet, ni en tant qu’actionnaire, ni avec un contrat d’objectifs et de moyens (COM).

« Nous serons ravis, explique-t-il, d’accueillir un nouveau média et nous travaillerons avec lui par exemple en achat d’espaces (NDLR : publicité ou parrainages) mais nous n’irons pas au-delà ».

Jean-Luc Moudenc ferme donc la porte à l’entrée de Toulouse Métropole dans un tour de table du futur exploitant. Du côté du Conseil régional d’Occitanie, il serait question d’un contrat d’objectifs et de moyens, comme d’ailleurs les Conseils régionaux précédents le faisaient à Toulouse avec feue TLT ou à Montpellier avec TV Sud.

TV Sud sera d’ailleurs l’un des principaux candidats à la reprise de la fréquence toulousaine. Le groupe Médias du Sud de Christophe Musset entend établir un réseau de télés locales en Occitanie en fédérant ses antennes de Montpellier, Nîmes, Perpignan et Toulouse s’il obtient la fréquence. Le projet porté par TVPI, la chaîne de Bayonne, est différent avec une télé métropolitaine qui viserait le public jeune. Le CSA a reporté cette semaine la date limite de dépôt des candidatures, du 13 juillet au 25 août. Cela peut laisser le temps à un troisième candidat de sortir du bois. Mais comme les autres, il ne pourra compter sur le soutien financier de Toulouse Métropole.

FV (@fabvaléry)