03 Nov

Le N°1 de Boudu, le « magazine de société toulousain », débarque en kiosques

La une du N°1 de Boudu

La une du N°1 de Boudu

Il a failli s’appeler « Saucisse » en référence à la célèbre toulousaine. Mais il se nomme finalement « Boudu » et c’est vraiment mieux ! Le numéro 1 du nouveau magazine de société toulousain, porté par quatre journalistes associés en SCOP, sort en kiosques mercredi 4 novembre. En couverture, Omar Hasan, l’ancien rugbyman du Stade Toulousain devenu chanteur lyrique. Un décalage qui colle bien avec l’esprit du magazine.

« On veut, explique Jean Couderc, le gérant et rédacteur en chef, susciter comme l’expression Boudu de la surprise, de l’étonnement. Être sérieux, sans l’être et proposer quelque chose qui n’existe pas à Toulouse ».

L’équipe de Boudu a choisi une maquette moderne enrichie d’un vrai travail iconographique, que ce soit par des illustrations ou les images concoctées par le rédacteur en chef photo, Matthieu Sartre.

L'équipe fondatrice de Boudu (Photo : F.Valéry)

L’équipe fondatrice de Boudu (Photo : F.Valéry)

« Ce que l’on souhaite, indique Philippe Salvador, l’un des journaliste associés, c’est mettre en avant les contenus ». « Il n’y a pas à Toulouse de magazine qui propose une approche sociétale, renchérit Jean Couderc, et on pense que la sauvegarde de la presse passe par les contenus car les lecteurs sont devenus plus exigeants ». 

Au sommaire du N°1, Omar Hassan donc, mais aussi une longue « conversation » avec le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, un récit de ce projet fou de bétonner le canal du Midi qui finalement n’a jamais vu le jour ou un touchant portfolio sur ces pères « à plein temps » ! Pour le reste, surprise, on ne vous dit pas tout, à vous de le découvrir en kiosque ou sur abonnement. En tout, 84 pages dont (seulement) 11 de pub.

Le reportage phot sur les pères à temps plein.

Le reportage photo sur les pères à temps plein.

L’équipe travaille déjà sur le N°2, prévu en décembre, et se donne 6 mois pour voir si la greffe a pris avec le public toulousain et plus largement de la région (tiré à 12.000 exemplaires Boudu est distribué dans 600 points de vente dans l’aire toulousaine mais aussi à Foix, Auch, Carcassonne, Albi, Castres et Montauban).

Boudu ne cherche pas à être comparé à son prédécesseur Toulouse Mag, dont la parution a été stoppée il y a un an par le groupe La Dépêche du Midi. D’ailleurs ses « parents » indiquent avoir réfléchi à ce projet bien avant l’annonce de la fermeture de Toulouse Mag.

Enfin, les fondateurs espèrent mettre sur pied une communauté de lecteurs. L’objectif est de voir les Toulousains s’approprier le magazine. Une version numérique sur tablettes et smartphones ainsi qu‘un site internet avec des versions enrichies du magazine sont lancées conjointement à la version papier. Et puis, il y a le succès de l’opération de financement participatif qui dure encore une vingtaine de jours.

Vendu 4,5 € Boudu a désormais besoin de ses lecteurs pour vivre. En ces temps difficiles pour la presse et particulièrement à Toulouse, la naissance d’un nouveau titre est une bonne nouvelle pour le pluralisme. Longue vie à Boudu !

FV