05 Mar

346 emplois supprimés à La Dépêche du Midi et à Midi Libre ?

FRANCE-MEDIAS-PRESS-LA DEPECHE

Selon une source syndicale de Midi Libre, citée par l’AFP, le projet de rachat des journaux du Midi (Midi Libre, L’Indépendant, etc) par La Dépêche du Midi prévoit la suppression de 191 emplois dans le groupe et de 155 autres à La Dépêche du Midi à Toulouse d’ici 2018.

Les élus du personnel au Comité central d’entreprise de Midi Libre, consulté mercredi sur ce sujet, ont voté contre. Cet avis n’est que consultatif.

C’est une véritable « saignée dans les effectifs » a réagit cette source syndicale qui affirme que cela va concerner 20 % des effectifs. Les élus du personnel dénoncent « le coût social (…) démesurément lourd, inacceptable, préambule à d’inévitables tensions ».

Les élus du CCE des Journaux du Midi ont également déploré le flou sur sur le plan de rachat du groupe à Sud-Ouest par La Dépêche du Midi (prix, identité des actionnaires minoritaires). Le président de La Dépêche Jean-Michel Baylet, par ailleurs président du Parti radical de gauche (PRG), a simplement précisé que son groupe « devait détenir 51% du nouvel ensemble et La Montagne quelques pour cent », a indiqué une source syndicale à l’issue de la réunion. Quant aux actionnaires minoritaires « rien n’est encore
sûr, nous dit-on », a ajouté cette source.

Le CCE a réclamé qu’une seconde consultation ait lieu sur l’identité de « tous les actionnaires » et sur leur part dans le capital, ainsi qu’un engagement écrit garantissant l’indépendance des rédactions vis à vis des actionnaires.

D’après nos informations, un comité d’entreprise se tient vendredi 6 mars à La Dépêche du Midi à Toulouse.

FV (avec AFP)

Voix du Midi.fr devient « Actu Côté Toulouse »

Capture d'écran de Actu Côté Toulouse

Capture d’écran de Actu Côté Toulouse

Le site internet de Voix du Midi Toulouse a changé de nom et de visage depuis mercredi 4 mars. Il faut désormais compter avec Actu Côté Toulouse : un site qui se recentre sur l’actualité de la métropole toulousaine. Un premier pas surtout dans le développement de l’offre numérique de La Voix du Midi : la rédaction de l’hebdomadaire promet sur le web plus de réactivité, plus d’infos, le tout 7 jours sur 7.

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Ce nouveau développement au sein de l’hebdomadaire est consécutif au rachat à la fin 2014 de la société d’édition de la presse régionale (SEPR), éditrice de Voix du Midi par le groupe Publihebdos (Ouest France). 

Cette nouvelle offre d’information sur Toulouse intervient, hasard du calendrier, au moment où la presse de la région traverse une nouvelle période de crise avec l’incertitude sur la survie de la télé locale toulousaine TLT et l’annonce de suppressions d’emplois à La Dépêche du Midi dans le cadre du projet de rachat de Midi Libre.

FV

04 Mar

« Victimes d’un imbloglio », les salariés de TLT expriment leur inquiétude

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A 48 heures du rendez-vous crucial de la société TLT devant le tribunal de commerce de Toulouse, les salariés ont exprimé ce mercredi leur inquiétude face à la situation, un véritable « imbroglio » qui pourrait causer la disparition de la plus ancienne chaîne de télé locale de France et provoquer leur licenciement.

Dans un communiqué (que nous reproduisons ci-dessous), ils renvoient dos à dos le PDG Emmanuel Schwarzenberg et la mairie de Toulouse, co-responsables selon eux de la situation actuelle de la chaîne, dont nous avons déjà parlé ici : Emmanuel Schwartzenberg leur assure que la responsabilité incombe à Toulouse-Métropole qui n’a pas renouvelé le Contrat d’Objectifs et de Moyens  (COM) qui s’est achevé en décembre. Les élus au Capitole reprochent eux au Pdg de ne pas avoir fait le nécessaire pour faire progresser les recettes publicitaires, mais selon les salariés ce sont les actionnaires (dont majoritairement la ville de Toulouse) qui refusent d’embaucher un commercial !

Pris entre le marteau et l’enclume, les salariés de TLT redoutent le pire : la fin de TLT. Dans ce cas, « la fréquence et le matériel financés en grande partie depuis 27 ans avec de l’argent public tomberont dans l’escarcelle d’un repreneur ». Et les salariés resteront sur le carreau.

FV

Voici l’intégralité du communiqué :

COMMUNIQUE DES SALARIÉS DE TÉLÉ TOULOUSE :

Les salariés prennent acte que leur PDG Emmanuel Schwarzenberg a écrit que le risque d’envoi en liquidation judiciaire de Télé Toulouse ce 6 mars, était du au fait que Jean Luc Moudenc, maire  de Toulouse et Président de la Communauté d’Agglomération n’avait pas renouvelé à temps le Contrat d’objectifs et de Moyens (COM du Grand Toulouse) qui s’achevait fin décembre; ainsi qu’une subvention culturelle ce qui impacte défavorablement notre trésorerie pour l’audience.

La municipalité, quant à elle, pointe le fait que les recettes publicitaires de TLT n’ont pas évolué depuis près d’un an. Les salariés actent que leur PDG affirme, lui, qu’il n’ a aucun commercial dédié à TLT car les actionnaires (dont la Mairie actionnaire majoritaire à 60% par CTV) refusent cette embauche . 
 
Les salariés, eux, sont les victimes de cet imbroglio et relèvent que, pour la deuxième fois en moins de 4 mois, TLT est envoyée par devant le tribunal de commerce pour une liquidation, en raison d’un retard allégué par le PDG dans le versement des subventions publiques et qui ne sont pas compensées par des recettes publicitaires, quasiment inexistantes depuis 2 ans.

Si TLT est liquidée à court ou moyen terme : sont menacés 30 emplois directs (cdi, pigistes et intermittents) et 100 emplois indirects (producteurs de documentaires). Les fournisseurs régionaux ne seront pas payés , la fréquence et le matériel financés en grande partie depuis 27 ans avec de l’argent public tomberont dans l’escarcelle d’un repreneur. TLT est la première télévision locale créée en France en 1988 par Dominique Baudis.

Fait à Toulouse le 4 mars 2015.

03 Mar

Après l’agression d’un journaliste, le coach du club de foot de Rodez est « éloigné des terrains »

Le Rodez Aveyron Football (RAF) a indiqué ce mardi dans un communiqué que l’entraîneur de son équipe première,  Franck Plenecassagne, sera « éloigné des terrains pour une durée indéterminée. C’est Grégory Ursule, manager général du club, qui sera en charge de l’équipe fanion », en CFA.  Le club indique que l’entraîneur est « affecté par l’actualité du moment ».

Franck Plenecassagne (Copyright Forum foot Mediterranéen)

Franck Plenecassagne (Copyright Forum Foot Méditerranéen)

Samedi 28 février, à l’issue du match nul entre son équipe et Hyères, Franck Plenecassagne s’en est violemment pris à un journaliste de Centre-Presse Aveyron, lui reprochant des articles parus dans les jours précédents. L’entraîneur du RAF s’en était d’abord pris verbalement au journaliste du quotidien de l’Aveyron en proférant des menaces à son encontre, avant de s’en prendre à lui physiquement. Des personnes étaient intervenues pour le retenir. 

Le journaliste, qui a reçu le soutien de sa rédaction et de sa direction. Il a porté plainte. Le club ruthénois, lui, a déjà tranché en « éloignant » l’entraîneur des terrains… et de la presse !

FV

02 Mar

Pour sauver TLT, les écologistes réclament un rapprochement avec France 3 Midi-Pyrénées

Plusieurs élus écologistes ont demandé ce lundi matin à Toulouse, lors d’une conférence de presse, de rapprocher TLT de France 3 Midi-Pyrénées, alors que la chaîne locale de Toulouse est sous la menace d’une liquidation judiciaire, avant une audience cruciale au tribunal de commerce vendredi 6 mars prochain.

Les élus proposent que ce rapprochement avec France 3 se fasse avec la bénédiction du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Pour cela, ils réclament au juge du tribunal de commerce de Toulouse de donner « quelques semaines de délai supplémentaires » à la chaîne locale. Gérard Onesta et Marie-Christine Pons (vice-présidents EELV du Conseil régional), Antoine Maurice et Michèle Bleuze (élus d’opposition EELV au conseil municipal de Toulouse) ont défendu l’idée de ce rapprochement pour assurer la survie de TLT et faire de la chaîne locale « une télé citoyenne ».

L’interview de Gérard Onesta :

Une tentative déjà avortée

Un tel rapprochement avait été envisagé il y a quelques mois par la ville de Toulouse : Jean-Luc Moudenc et Jean-Marie Belin, président de CTV la société d’économie mixte qui gère la participation de la ville dans le capital de TLT, avaient rencontré à Paris Rémi Pflimlin, le président de France Télévisions, pour évoquer un éventuel lien structurel entre les deux chaînes. Mais cette option a depuis été abandonnée.

Un dossier de plus en plus politique

La semaine dernière, ce sont les élus socialistes Pierre Cohen et Claude Raynal qui avaient demandé à Jean-Luc Moudenc de tout faire pour sauver TLT, notamment en prolongeant le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) qui lie Toulouse à la chaîne locale. Le maire UMP de Toulouse a répondu samedi qu’il avait mis ce sujet à l’ordre du jour du prochain conseil de métropole, le 9 avril prochain, un mois donc après la décision attendue du tribunal de commerce.

En proie à de graves difficultés financières depuis des années, TLT pourrait connaître actuellement ses derniers jours d’existence avant l’audience de vendredi au tribunal de commerce. 21 salariés permanents sont concernés.

FV

 

01 Mar

« Qu’est-ce qu’on déguste ? » l’émission de radio gastronomique « écoutée sur les tracteurs »

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C’est sur la radio du nord Midi-Pyrénées, CFM, que ça se passe, chaque vendredi à 17h30. « Qu’est-ce qu’on déguste ? » existe depuis 7 ans, l’âge de raison, et réunit autour du micro restaurateurs, agriculteurs, cavistes et tous ceux qui touchent de près ou de loin à la gastronomie dans le sud-ouest.

La particularité de cette émission : saucissons, bouteilles de vin, bon  pain et fromages coulants sont aussi les invités de ces 90 minutes qui font saliver. Une émission dont on dit qu’elle est « écoutée sur les tracteurs », c’est vous dire.

Les journalistes de France 3 Odile Debacker et Anne Ployart ont assisté à un enregistrement de l’émission à Caussade dans le Tarn-et-Garonne.