02 Mar

Pour sauver TLT, les écologistes réclament un rapprochement avec France 3 Midi-Pyrénées

Plusieurs élus écologistes ont demandé ce lundi matin à Toulouse, lors d’une conférence de presse, de rapprocher TLT de France 3 Midi-Pyrénées, alors que la chaîne locale de Toulouse est sous la menace d’une liquidation judiciaire, avant une audience cruciale au tribunal de commerce vendredi 6 mars prochain.

Les élus proposent que ce rapprochement avec France 3 se fasse avec la bénédiction du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Pour cela, ils réclament au juge du tribunal de commerce de Toulouse de donner « quelques semaines de délai supplémentaires » à la chaîne locale. Gérard Onesta et Marie-Christine Pons (vice-présidents EELV du Conseil régional), Antoine Maurice et Michèle Bleuze (élus d’opposition EELV au conseil municipal de Toulouse) ont défendu l’idée de ce rapprochement pour assurer la survie de TLT et faire de la chaîne locale « une télé citoyenne ».

L’interview de Gérard Onesta :

Une tentative déjà avortée

Un tel rapprochement avait été envisagé il y a quelques mois par la ville de Toulouse : Jean-Luc Moudenc et Jean-Marie Belin, président de CTV la société d’économie mixte qui gère la participation de la ville dans le capital de TLT, avaient rencontré à Paris Rémi Pflimlin, le président de France Télévisions, pour évoquer un éventuel lien structurel entre les deux chaînes. Mais cette option a depuis été abandonnée.

Un dossier de plus en plus politique

La semaine dernière, ce sont les élus socialistes Pierre Cohen et Claude Raynal qui avaient demandé à Jean-Luc Moudenc de tout faire pour sauver TLT, notamment en prolongeant le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) qui lie Toulouse à la chaîne locale. Le maire UMP de Toulouse a répondu samedi qu’il avait mis ce sujet à l’ordre du jour du prochain conseil de métropole, le 9 avril prochain, un mois donc après la décision attendue du tribunal de commerce.

En proie à de graves difficultés financières depuis des années, TLT pourrait connaître actuellement ses derniers jours d’existence avant l’audience de vendredi au tribunal de commerce. 21 salariés permanents sont concernés.

FV