09 Déc

Langues régionales et région Provence

Aprèp Aquitània, Alsàcia, Bretanha, Miègjorn-Pirenèus, Lengadòc-Rosselhon, Auvèrnha, aquí la responsa de Provença. E de precisions de la lor part per començar. Mas pas de responsa sus la destinacion de l’argent : pel provençal? Per l’òc? Per quicòm mai… 

Photo : Conseil Régional

Photo : Conseil Régional

L’esprit de ce secteur des Cultures régionales est de concilier un principe de valorisation de la mémoire et de l’identité en développement de la région avec leurs interprétations artistiques et culturelles contemporaines. Compte tenu de la diversité des pratiques linguistiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Région soutient des initiatives artistiques et culturelles en respectant la richesse que représente ces diverses traditions. Dans cette perspective, toutes les actions qui incitent à la pratique de la langue ou les projets de création qui mobilisent la langue comme héritage régional d’une histoire et d’un imaginaire peuvent être retenus. Qu’ils se réclament d’une tradition occitane, provençale, gavote ou nissarte…. Ce respect de la diversité de notre patrimoine immatériel et de ses spécificités locales, dans toute leur richesse et leur pluralisme, est la marque de notre politique culturelle régionale en la matière.

Miqueu Montanaro Photo : Conseil Régional

Miqueu Montanaro
Photo : Conseil Régional

1. Quels sont les montants précis ou estimatifs du budget global et quelques postes significatifs pour l’occitan ou autre(s) langue(s) régionale(s) ?
En 2015, le soutien s’est élevé à 1,5 M € répartis selon trois orientations :
-l’aide à un projet de création : 120 000 €
-la valorisation et la transmission de la langue : 500 000 €
-la diffusion culturelle, les festivals et les spectacles : 500 000 €

2. Il y-a-t-il dans votre département un(e) élu(e) ou chargé(e) de mission pour la (les) langue(s) régionale(s) ou une personne qui s’en occupe particulièrement ?
Jusqu’en 2009, les demandes faites à la Région dans le domaine « Culture régionale et cultures régionales » étaient dispersées dans divers secteurs : spectacle, livre, langue… Afin de coordonner l’action régionale dans ce domaine, un élu membre de la Commission Culture de la Région a été nommé par le Président de la Région pour dynamiser la politique régionale en la matière. Un poste de chargé de mission à la « Culture régionale et aux cultures régionales » a par ailleurs été créé en février 2009 afin « de coordonner les politiques régionales en faveur du développement de la culture régionale et des cultures régionales ».

3. Cette langue régionale est-elle langue officielle dans la Région ?
La langue régionale est très répandue dans la signalétique des noms de communes (traduction sur les panneaux routiers…) mais aussi dans les noms de rues (traduction ou persistance du nom traditionnel).

André Gabriel Photo : Conseil Régional

André Gabriel
Photo : Conseil Régional

4. Des actions spécifiques sont-elles menées en matière d’éducation, de transport, de culture ou de media occitan ?
-En matière d’éducation : le secteur des Cultures régionales a été intégré aux conventions de partenariat culturel entre la Région, le Ministère de la culture, et les deux académies d’Aix-Marseille et de Nice. Ainsi, dans le cadre de conventions « Vie lycéenne et apprentie », dispositif d’action éducative de la Région, les chefs d’établissement peuvent présenter des actions de valorisation des cultures régionales.
-En matière de culture : la Région soutient les créations des artistes de son territoire dans les domaines du spectacle vivant et les éditeurs de textes patrimoniaux ou de création dans le cadre du Conseil d’Aide à la Création. Chaque année, plus de trente projets sont soutenus ainsi que de nombreux festivals de danses et de musiques traditionnelles et du monde.
-En matière de médias : la Région apporte notamment son soutien à l’émission Vaqui, magazine itinérant en langue d’Oc, diffusé sur France 3 dans le cadre d’un partenariat établi avec France Télévisions. Des aides sont également octroyées à des associations qui développent la présence des langues régionales sur Internet en numérisant des textes ou des archives.

5. D’autres initiatives sont-elles menées ?
Des opérations de valorisation et de sensibilisation à la diversité culturelle régionale sont régulièrement organisées en partenariat avec la Régie culturelle régionale, établissement public présidé par la Région. La plus symbolique des manifestations s’est déroulée dans le cadre de Marseille-Provence 2013 à Aubagne (Le Monde est chez nous) puis à Digne en 2014 (Le Monde est en région), toutes deux rassemblant, dans le cadre de la même programmation, des artistes du monde et de la culture d’Oc.
« Le Monde est chez nous » : une programmation artistique précédée d’ateliers mobilisant les acteurs régionaux et de nombreux amateurs.
« Le monde est en région » : 250 artistes réunis dans la continuité du « monde est chez nous »

20131002111944-87724a32Les orientations du secteur des Cultures régionales.
Pour structurer le dialogue avec les acteurs de ce secteur, trois orientations ont été retenues :
-la consolidation et la valorisation des créations et des expressions artistiques de la culture et des cultures régionales dans l’ensemble des pratiques : musicales, théâtrales, littéraires…,
-le développement de pôles de référence consacrés à la rencontre entre pratiques artistiques traditionnelles et contemporaines ou à la conservation de la diversité des mémoires culturelles de la région,
-le dialogue entre les diverses cultures régionales dans le cadre d’actions culturelles conçues dans une perspective de rencontre et d’échange.

Dans ce cadre, quatre axes de travail ont été mis en oeuvre :
-le soutien à la création : le « Conseil d’Aide à la Création pour les cultures régionales » examine, au même titre que dans les autres secteurs culturels, les projets de création des acteurs du secteur,
-le soutien au réseau régional des centres et manifestations de référence des cultures régionales : pour la diffusion artistique (par exemple, le Chantier de Correns, MCE à Marseille) ou pour la valorisation de la mémoire régionale et/ou de la langue (Le Felibrige, les Calandretas…),
-le soutien à un projet régional de valorisation et de diffusion des cultures régionales,
-le soutien à l’investissement pour les projets de création ou de valorisation des mémoires régionales.

Benoît Roux et Vicenta Sanchez

08 Déc

Le langage sifflé d’Aas

Depuis le mois d’octobre 2015, un enseignement unique en Europe est dispensé à l’université de Pau et des Pays de l’Adour : un cours de langage sifflé, une pratique que l’on retrouve dans la vallée d’Ossau.

Une tradition mise en lumière dans les années 50 par l’acousticien René-Guy Busnel qui a réalisé la première étude sur le langage sifflé d’Aas. Ainsi, les habitants du village d’Aas avaient pour habitude de communiquer à grande distance, notamment d’un flanc de montagne à un autre, grâce à des sifflements qui articulent la langue béarnaise et qui peuvent s’entendre à près de 2 km de distance.

Aujourd’hui, l’association « Lo Siular d’Aas » protège et développe cette pratique qui se retrouve également dans plusieurs pays méditerranéens : les Îles Canaries, la Grèce, la Turquie ou encore le Maroc.

Le président de l’association, Philippe Biu, professeur d’occitan à l’université, dispense les cours de langage sifflé à l’université de Pau mais aussi au collège de Laruns et à l’école primaire de Bilhères-en-Ossau. Pour enseigner, le professeur s’appuie sur une méthode pédagogique développée dans les Îles Canaries. Un projet de correspondance entre les collégiens de Laruns et des collégiens canariens est d’ailleurs en préparation.

A la faculté, si l’enseignement est pour le moment complémentaire, l’année prochaine un Mooc va être mis en ligne: un enseignement numérique qui pourra être choisi par des étudiants de toute la France.

Une équipe du Jornalet est allée à la rencontre de Philippe Biu lors de ses cours au collège et à l’université.

 


Le langage sifflé d’Aas par france3midipyrenees

Reportage de Sirine Tijani, Denis Hémardinquer, Michel Blasco. Montage de Charlotte Willocq

Vicenta Sánchez

Langue régionale et région Auvergne

Aprèp Aquitània, Alsàcia, Bretanha, Miègjorn-Pirenèus, Lengadòc-Rosselhon aquí la responsa d’Auvèrnha. 

 

1/ Quels sont les montants précis ou estimatifs du budget global attribué pour l’occitan ?

Ligne Etude valorisation du patrimoine culturel occitan : 60.000€ annuels + 10.000€ supplémentaires 2015 pour le lancement d’une étude. TOTAL de 70.000€  pour 13 bénéficiaires.

Les deux plus gros bénéficiaires sont IEO Auvergne (19.500€) et IEO Cantal (14.000€) IEO = Institut d’Etudes Occitanes.

2/ Cette langue régionale est-elle langue officielle dans la Région ? A défaut, est-elle quand même utilisée en terme de communication, signalétique…

Il s’agit de la seule langue régionale du territoire mais qui n’a pas été officialisée car la seule langue officielle du territoire reste le français (cf. Constitution de la Ve république). Certaines communes et Parcs Naturels Régionaux  l’utilisent dans leur communication ou signalétique. Pas d’occitan dans nos communications.

3/ Il y-a-t-il dans votre département un(e) élu(e) ou chargé(e) de mission pour l’occitan ou une personne qui s’en occupe particulièrement ?

Le Conseil régional d’Auvergne a délégué un conseiller régional, rattaché à la vice-présidente culture, sur la question de l’occitan. Une chargée de mission du service culture est partiellement sur cette thématique.

 4/ Des actions spécifiques ?

 – en matière d’éducation : financements, conventions avec Rectorat, bourses pour des étudiants en langue régionale ?

Convention cadre de partenariat pour le développement et la structuration de l’offre d’enseignement de l’occitan et en occitan dans la région Auvergne 2014-2018 signée par le Conseil régional et le Rectorat.

 – en matière de culture : soutien à des festivals, des artistes, des actions…?

Ligne Etude valorisation du patrimoine culturel occitan : financement de festivals, de publications, de cours pour adulte, de formation des professeurs de langue pour adulte, d’actions de médiation culturelle en occitan, etc…

5/ Autres points que vous souhaiteriez aborder ?

La Région Auvergne a adopté en 2014 la charte de coopération interrégionale et transfrontalière de l’occitan.

Benoît Roux et Vicenta Sanchez

07 Déc

Les Occitans dans les élections régionales.

Nous vous avons présenté sur ce blog les propositions pour l’occitan de 4 candidats dans la nouvelle région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon. Avec des colistiers pas forcément affiliés à des formations politiques occitanes que sont le Partit Occitan ou le Parti de la Nation Occitane. Voici un panorama des résultats obtenus par ces listes où figuraient des Occitans. Las chifras son del Ministèri de l’interior.

Miègjorn-Pirenèus Lengadòc Rosselhon 

-Lo Partit Occitan fasiá lista ambe lo Monde Novèl de Gérard Onesta. 2 candidats : Patric Roux cap de lista dins Aude e Guilhèm Latrubesse en Garona-Nauta. La lista arriba  4ena ambe 10,26% dels vòtes expremits.

-Lo Partit de la Nacion Occitana èra present sus la lista de Christophe Cavard, le « Bien Commun » ambe Jérôme Piques, cap de lista en Tarn-e-Garona e autres 7 candidats. La lista arriba 8ena ambe 1,70%.

I aviá d’autres candidats sus las listas de Carole Delga (Guy David), Dominique Reynié (Philippe Rodriguez-Jauze) et Philippe Saurel (Patricia Rosenthal).

Aquitània Lemosin Peitau Charenta

-Lo Partit Occitan èra pas ambe EELV mas ambe la lista « Faisons ensemble » de Joseph Boussion : 7ena ambe 1,85%. Dàvid Grosclaude èra cap de lista en Pirenèus-Atlantics ambe Thérèse de Boissezon (2,71%). Marie Bové cap de lista en Gironda (1,71%).

La lista ecologista menada Françoise Coutant comptava d’Occitans ( Estela Parot Urroz conselhèra regionala sortenta) e de basques : 4ena 5,60%.

Provença

Lo Partit Occitan s’es pas aligat ambe los Verds mas ambe lo PS Christophe Castaner. La lista arriba en numèro tres ambe 16,59%. Una lista que se retira donc pel torn segond.

Per çò qu’es de Christian Estrosi, de ligams se son fach ambe lo Collectiu Provença que va contra l’occitan. Lo 24 d’octobre, una crida se faguèt en Arle pel provençal (e non pas per l’occitan) ambe dins lo cortègi Christophe Castaner (PS), Christian Estrosi (Les Républicains) et Marion Maréchal-Le Pen (FN).

 En Auvèrnha Droma Ardecha Ròse Aups

Pas cap de formacions politicas occitanas ni mai de candidats occitanistas. Gustau Alirol conselhèr regional sortent del Partit Occitan se tornava pas presentar.

Lo Benaset

 

Hilh de puta ! Jean-Claude Coudouy nos ven de quitar

Immortalizat amb son famós « Hilh de puta » dins totas las salsas sus mai de 7 menutas, lo carnsaladèr poèta, contaire Jean-Claude Coudouy es mòrt duèi de matin a 69 ans. Era rosigat per un cancre del ren e lutava ambe vam e umor. Sa bocariá de Laruntz èra devenguda un teatre. Sa reputacion dins la Vath d’Aussau, dins Biarn e plan pus luènh, èra crana. Lo jornal Sud-Ouest li faguèt un article en octobre de 2014 :  » Et là, après son opération, il monte une soirée béarnaise à midi. Allongé près de son fil à oxygène, à la demande générale, il rejoue « Le Hilh de pute », créé en 1970 au Festival de Siros. Les infirmières l’’enregistrent sur leur portable pour l’envoyer aux familles. À la maison de repos, à Gan, le soutien ne faiblit pas. Arrive sa garde rapprochée, les irréductibles de Los de Laruns, qui maintient le patrimoine du chant spontané en altitude. »

Puslèu que de ne dire mai, una brava pensada a sa familha e sonses amics e gardarem lo plaser de l’escotar.

Aquí lo sicut sus l’umor gascon que li faguèron Denis Salles e Clamenç Alet en 2013. Un reportatge sus l’umor Biarnés en 3 parts amb Jan de Nadau e Alan Abadie.


Jean-Claude Coudoupar france3midipyrenees

Lo jornal la  République des Pyrénées li far omenatge. Aquí son famós « Hilh de puta » revelat al festenal de Sirós en 1970.

Omenatges

France Bleu

Sud Ouest

La République des Pyrénées

04 Déc

Qui a volé mon patois ? Un ancien instituteur enquête dans l’Aveyron.

Vous croyiez tout savoir de la guerre menée contre le patois et les langues régionales ? Lo « senhal » n’aurait plus de secrets ? Détrompez-vous ! Cet ancien instituteur Aveyronnais a fouillé, enquêté et trouvé des choses relativement méconnues sur le rôle des institutions scolaires, des enseignants, de l’Église, des politiques, de la presse, dans cette répression à l’égard des de ceux qui se hasardaient à parler cette langue. « Qui a volé mon patois ? » porte sur le département de l’Aveyron où la langue a sans doute mieux résisté et survécu que dans d’autres départements.

Fòto : Lo Benaset

Fòto : Lo Benaset

Michel Lafont a l’enthousiasme facile et l’enquête sérieuse. L’Aveyron, il connaît. Il y a exercé sa profession d’enseignant de 1969 à 1984 sur les communes de Flavin et Le Monastère, La Primaube... Sitôt à la retraite en 2000, il a eu envie de pousser plus loin ses connaissances et sa curiosité sur l’occitan, mais aussi sur sa propre institution scolaire. Il s’inscrit donc à la Fac de Montpellier et en 2009, soutient une thèse de Doctorat en études régionales sur l’occitan et l’école en Aveyron de 1920 à 1970. Les Presses Universitaires de la Méditerranée ont décidé d’en faire un livre très documenté et qui va plus loin. 


Qui a vol mon patois par france3midipyrenees

Michel Lafont voulait faire la clarté sur l’interdit de l’occitan à l’école, mais dans ses recherches, il trouve des choses sur l’Eglise, la presse, les syndicats… La Révolution met en place les instituteurs. Comme il le dit dans le reportage, dès 1837 et la création des Ecoles Normales, les règlements stipulent que les élèves ne doivent pas parler le patois. En même temps qu’ils ne doivent pas aller aux commodités ensemble… Et nous voilà embarqués dans une épopée très prenante, bien écrite et très documentée où l’on croise des personnages illustres comme la mère d’Alain Peyrefitte ou le grand oncle du général De gaulle. Mais des témoignages sur le fameux « Senhal » sur un DVD qui accompagne le livre. Dont le dernier, sur la commune de Jean Boudou, encore en 1962.

Il y a dans un premier temps ceux qui perpétuent l’interdit puis ceux qui se battent. Dans la lignée du félibrige de Mistral, la création en 1921 du Grelh Roergàs d’Henry Mouly et Eugène Séguret, le lycée Foch de Rodez où les premiers cours d’occitan sont apparus, presque clandestinement dans les années 1920-30. Puis cette période très intéressante pour l’occitan malgré un contexte politique néfaste avec la seconde guerre mondiale. Avec comme point d’orgue la création en juin 1942 d’un Certificat d’Etudes en occitan. Oui, vous avez bien lu : un certificat d’études qui disparaîtra en 1946! Autant de découvertes méconnues de bon nombre d’occitanistes. 

plantu

On ne va pas dévoiler tout le livre mais en le parcourant, on voit mieux se dessiner les prémices de ce qui viendra plus tard en Aveyron : les occitanistes très présents à l’école normale dans les années 70 et la première classe bilingue en 1989 à Saint-Affrique. De plus, le livre est agrémenté dessins et caricatures réalisés par des dessinateurs prestigieux comme Cabu, Plantu, Man, Margerin…

A découvrir absolument et pourquoi pas offrir à l’occasion des fêtes. En espérant que ce travail donne envie à d’autres d’en faire autant dans leur département.

Lo Benaset

couvpatois

Viure al País dimanche 6 décembre


Bande annonce VAP 6 décembre par france3midipyrenees

 

DIMANCHE 6 décembre 2015 – 11h25

Une émission présentée par Sirine Tijani

 

 

Viralenga : Joan Guers De Myriam François et Laurence Boffet

Au début de la saison automnale, le fauteuil rouge est allé se poser sur le plateau du Larzac non loin du cirque de Navacelles et aussi au Vigan, ville cévenole au pied du Mont Aigoual. C’est Joan Guers né à Valleraugue qui raconte ce qu’il a entendu au gré de sa vie, c’est un observateur qui ne laisse rien échapper et s’en empare avec facétie. Joan, cet homme heureux et joyeux, nous enchante avec ses talents de conteur et sa manière d’être ancré dans le monde d’aujourd’hui.

brebis lourdaise

Lo País : La oelha lordesa De Denis Salles et Didier Bonnet

De Denis Salles et Didier Bonnet

Le patrimoine occitan n’est pas seulement linguistique. Une longue tradition d’élevage a donné sur le territoire de nombreuses races d’animaux aujourd’hui en danger face à l’exploitation systématique des animaux les plus « rentables » que ce soit en termes de production de lait ou de viande. Plusieurs associations cherchent aujourd’hui à conserver ce patrimoine, exemple à Lourdes, en Bigorre, où plusieurs bergers luttent pour faire vivre la brebis locale. La « lourdaise » est aisément reconnaissable grâce à son nez arrondi, mais aussi grâce à un caractère très peu farouche…

biais rené

BiAIS : Amb lo René en las Lanas Produit par Piget

BIAIS est une série de vingt épisodes qui a pour but de diffuser les savoirs populaires oubliés d’Occitanie, ces savoirs du quotidien qui ne nous sont plus transmis. Dans cet épisode, nous allons à la rencontre de René qui nous montre quelques techniques qu’il utilise pour son jardin potager, au milieu de la forêt de pins, à dix kilomètres de l’océan Atlantique. On y découvre sa façon simple et efficace de récupérer de l’eau mais aussi la manière dont il prépare son jardin pour la saison suivante en enterrant les résidus dans cette terre très sableuse.

 

martror

CÒP d’UÈlh : Martror  De Myriam François et Laurence Boffet

Au mois de Novembre, le collectif Temporadas de Pézenas célèbre les morts dans un rituel païen qui enthousiaste les foules. Depuis dix ans, les Temporadas rassemblent de plus en plus de public. C’est l’occasion de regrouper autour de la préparation de la fête toutes les associations piscénoises. Claude Alranq dans une conférence disait : La fête des morts interpelle et cela depuis toujours. Le but de Martror est d’impulser une fête des morts digne du XXIe siècle ou se demander pourquoi ce dialogue avec les morts fait encore peur alors qu’il a été inspiré par la vie pour la vie.

03 Déc

Langues régionales et région Languedoc-Roussillon

Qu’un es lo bilan de las equipas sortentas per lor accion respècte a las lengas regionalas ? Aprèp Aquitània, Alsàcia, Bretanha, Miègjorn-Pirenèus, aquí  la responsa plan fornida de Lengadòc-Rosselhon. Amb un budgèt d’un briat d’1€ per abitant.

© Conseil régional du Languedoc-Roussillon Montpellier - les élus et le nouvel exécutif du conseil régional du Languedoc-Roussillon - 29 septembre 2014.

© Conseil régional du Languedoc-Roussillon Montpellier – les élus et le nouvel exécutif du conseil régional du Languedoc-Roussillon – 29 septembre 2014.

1/ Quels sont les montants précis ou estimatifs du budget global et quelques postes significatifs pour les langues régionales?

Pour l’année 2015, la Région consacre un budget de 2,81 M€ au développement et à la promotion des langues et cultures régionales. Elle entend ainsi reconnaître et soutenir les forces vives du catalan et de l’occitan, parties prenantes du riche patrimoine régional, des terroirs et des territoires, de la culture, de la langue, de la littérature et de l’art sous ses multiples formes.

La Région vise plusieurs objectifs, autour de plusieurs postes significatifs :

  • Pour le secteur des cultures :
    – favoriser la création dans les domaines du théâtre, de la musique, de la danse, de la littérature, de l’édition : 12 créations en Langues Régionales sont soutenues cette année.
    – soutenir des lieux de diffusion,
    – soutenir les fêtes traditionnelles emblématiques,
    – sensibiliser le grand public.
  • Pour le secteur de la transmission des langues :
    – faciliter et accompagner l’enseignement en milieu scolaire, le rendre attractif et vivant avec notamment la création du PEC-LR (Projets Éducatifs Culturels en Langues Régionales) et l’édition de matériel pédagogique
    – faire découvrir les langues et cultures régionales aux plus jeunes dans le cadre des temps péri-scolaires
    – développer les cours pour adultes.
  • Pour le développement des langues régionales dans la société :
    – promouvoir les langues régionales dans le quotidien des habitants, en dotant les bibliothèques et médiathèques de la Région des ouvrages en Langues Régionales (coffrets mémoires, livres pédagogique, imagier…)
    – soutenir les médias d’expression occitane et catalane,
    – favoriser le développement des langues régionales dans et par le numérique

Tout en respectant les fondements du patrimoine des langues régionales, la Région souhaite inscrire sa politique dans la modernité de son époque, par le biais d’une prise en compte de la modernité dans le soutien à la création. L’acte de création, comme de médiation en sont les vecteurs principaux et inscrit la politique régionale dans une dynamique de valorisation positive des langues régionales.

2/ Ces langues régionales sont-elles langues officielles dans la Région ? A défaut, sont-elles quand même utilisées en terme de communication, signalétique ?

Elles ne sont pas langues officielles. Une signalétique bilingue a été mise en place sur les lignes du Train à 1€.

3/ Il y-a-t-il dans votre département un(e) élu(e) ou chargé(e) de mission pour les langues régionales ou une personne qui s’en occupe particulièrement ?

A la Région Languedoc-Roussillon, un poste de conseiller régional délégué aux cultures occitane et catalane existe, auprès de la Vice-Présidente déléguée à la culture et au patrimoine, de même qu’une mission dédiée rattachée à la Direction de la culture et du patrimoine.

– en matière d’éducation : financements, conventions avec Rectorat, bourses pour des étudiants en langue régionale… Actuellement il n’y a pas de convention avec le Rectorat.

La Région a mis en place des dispositifs qui s’adressent directement aux enseignant tels que les PEC-LR. Ces Projets Educatifs Culturels en Langue Régionales permettent aux élèves de rencontrer des artistes contemporains et de travailler avec eux. La Région mène cette opération avec succès depuis 2 ans et la renouvelle cette année. Une augmentation de 30 % en 3 ans  du nombre d’élèves de primaire qui s’initient aux la langues Régionales a été constatée.

La Région Languedoc-Roussillon a également pris en charge une partie des frais d’inscription au DCL occitan. Un budget de 795 408 € a été consacré à la transmission des langues régionales.

– signalétique bilingue : où et comment ?

Une signalétique bilingue occitan/français ou catalan/français a été mise en place dans les gares situées sur les lignes du Train à 1€.

– en matière de culture : soutien a des festivals, des artistes, des actions…

En juin 2015, la Région Languedoc-Roussillon a fêté les 10 ans de Total Festum, manifestation qui ne cesse de grandir, s’affirme comme un festival régional incontournable et est une image forte à la fois de la politique régionale menée pour la valorisation des langues et cultures régionales mais également de la politique de décentralisation de la culture. Créé en 2006 à l’initiative de la Région Languedoc-Roussillon, Total Festum est organisé en partenariat avec les acteurs culturels et associatifs régionaux, pour faire vivre et fêter l’occitanité et la catalanité. La Région lance chaque année un appel à projets pour soutenir les manifestations développées autour des feux de la Saint-Jean et de la sensibilisation du public aux cultures occitane et catalane. Ainsi, tous les ans au mois de juin, le grand public a accès gratuitement à des productions culturelles, festives et participatives, représentatives de la diversité et de la richesse des langues et cultures régionales. Musique, danse, gastronomie, conférences, balades et spectacles de rue offriront à chacun toutes les saveurs des cultures régionales, autour des feux de la Saint-Jean. En 2015, 53 partenaires (associations et/ou collectivités) ont été retenus pour organiser Total Festum dans 80 communes différentes. La Région soutient les projets engagés à hauteur de 250 000 €.

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La Région soutient d’autres événements participant au développement et à la promotion de l’occitanité et de la catalanité, à l’image du festival de musiques et danses traditionnelles « Trad’hivernales »,  ou bien « Bolegan a l’ostal », « Mai que Mai », »Nadalets, rencontre de choeurs occitans »

– médias occitans : quelles sont les aides attribuées ?

102 000 € attribués aux médias

5/ Des initiatives ponctuelles et originales ?

La création d’une aide pour de la sensibilisation aux cultures régionales dans le cadre des activités péri-scolaire.

6/ Autres points que vous souhaiteriez aborder ?

– La Région Languedoc-Roussillon met l’accent sur le soutien à la création en langues régionales. Cette année le budget de soutien à la création s’élève à 87 000 €.

– La valorisation du patrimoine culturel immatériel est soutenue à hauteur de 66 000 €

– Le CIRDOC, un partenaire fort de la Région : Présent sur près de la moitié des manifestations, le CIRDÒC (Centre interrégional de développement de l’occitan) est l’institution publique chargée de la sauvegarde, de l’étude et de la transmission du patrimoine culturel occitan. Il est devenu un établissement national de référence en tant que pôle associé de la Bibliothèque Nationale de France et la participation aux grands chantiers d’inventaire et valorisation du patrimoine culturel. Il conserve et met en valeur auprès de tous les publics une collection de plus de 150 000 oeuvres et documents du XIIIe siècle à nos jours, témoignage de 1 000 ans de création, d’histoire et de science en occitan comme de la richesse de la création occitane actuelle. Le CIRDÒC mène également une importante politique d’innovation et de développement de l’occitan dans les environnements numériques autour du projet Occitanica (www.occitanica.eu), auquel participent plus de soixante-dix collectivités, établissements et associations partenaires.
Depuis 2013, le CIRDÒC travaille avec le Centre français du Patrimoine Culturel Immatériel pour l’inventaire et la reconnaissance des cultures vivantes du Languedoc-Roussillon, avec en particulier un important chantier d’inventaire autour des animaux totémiques dans le cadre des objectifs de l’inventaire national du PCI et de la convention Unesco.
En 2015, la Région a versé sa cotisation annuelle d’un montant de 500 000 €.

Benoît Roux et Vicenta Sanchez

02 Déc

Régionales en Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon : les listes ont répondu.

Dins los différents mèdias esriches (La Setmana, Lo jornalet, Aquò d’Aquí…) a las ràdios (Occitània, Lenga d’òc, País...), mas tanben sul servici public de França 3 (jornal occitan e blòg), les candidats per las regionalas an parlat de lor programa per l’occitan e pel catalan. Aièr encara Convergéncia Occitana organizet una presa de paraules de 4 listas, alèra que lor aviá ja madat un questionari. Valent a dire que los Occitans que votaràn saupràn per qual e per que. Retorn sus l’acamp de dimars en quauquas frasas dins un ambient un pauc electric entre los representants dels caps de listas.

De gauche à droite : Guy David/Philippe Rodriguez-Jauze/Jean-François Laffont/Pierre Verdier/Patric Roux Fòto : Lo Benaet

De gauche à droite : Guy David/Philippe Rodriguez-Jauze/Jean-François Laffont/Pierre Verdier/Patric Roux
Fòto : Lo Benaet

E Convergéncia Occitana, per la votz de son president, se malfisa : « aguèrem de promessas que son pas estadas tengudas! ». Coma per exemple lo bugèt que deviá èsser d’1€ per abitant. E de citar « lo conservatòri occitan que pausa problèma », l’OLO que deu pas èsser un portanel unenc »; los 10 licèus que seràn bastits sul mandat seguent se n’i a pas un per l’occitan alèra…! ». E Joan Francés-Laffont d’annonciar : « Volèm un budgèt de 3€ per abitant, un vici-president encargat de l’occitan e dos encargats de missions, 1 a Tolosa e l’autre a Montpelhièr ». E lo president de mencionar que la subvencion regionala per Convergéncia es sonque de 10 000€…Quand òm sap qu’es de 60 000 pel conservatòri occitan… Los candidats an prometut de far quicòm. L’ostal d’Occitània que vòl èsser reconegut coma « centre cultural de proximitat ». « Fasèm presque un eveniment cultural cada jorn! « 

Per respondre, Philippe Rodriguez-Jauze candidat en Garona-Nauta per Dominique Reynié, Guy David (candidat el tanben en Garona Nauta) per Carole Delga, Patric Roux (cap de lista dins Aude) per Gérard Onesta e Pierre Verdier (cap de lista dins Tarn) per Philippe Saurel.

Philippe Rodriguez Jauze – Les Républicains

« Il n’y aura pas d’ambiguïté sur le drapeau. Y seront représentés l’occitan et le catalan. »

Pel nom de la region « Il faudra que le mot Occitanie soit le mot majeur ».

Lo budgèt : « 4,1M d’euros pour les 2 régions ».

Per la lenga : « La langue d’oc sera co-officielle dans la nouvelle région ». « Tous les films en français des éditions régionales seront sous-titrés en occitan ». E pus estonant : « la mise en place d’une grande académie pour les arts et la culture occitane ». Sens mai de precisions.

Guy David – PS/PRG/MRC

L’ancian encargat de l’occitan al Conselh General de Garona-Nauta a volgut metre las causas al clar. Lo budget seriá estat augmentat de 20,7% dempuèi 2010. E per deman : « 1€ par habitant ». « Le premier élu chargé de l’occitan, c’était Rémi Pech en 2004. » Pel programa, pas grand causa de novèl « 1 Amassada et 1 élu pour l’occitan et une pour le catalan », « une semaine de sensibilisation dans les lycées », « Carole Delga s’engage pour 2 lycées calandretas : 1 à Toulouse, l’autre à Montpellier ». La candidata vol sosténer los mèdias (public e privat) e l’espectacle viu. E tornamai d’afirmar que « l’Estivada sera toujours un festival interrégional occitan à Rodez ».

Patric Roux – Monde Nouveau EELV Partit Occitan Pari Communiste Front de Gauche

« On a répondu OUI à tout : le budget à 3€ par habitants, la vice présidence pour l’occitan… »

Sul nom de la region « On a dit OUI à l’Occitanie mais ça ne peut pas être le seul nom de la région. Il faut le compléter…Il y aura un référendum d’initiative citoyenne sur cette question que l’on fera légitimer au conseil d’état. En cas de refus, nous ferons blocage. »

E lo director ancian de l’Estivada de parlar de l’OPLO « qu’il faudra faire alimenter par l’état et qui ne sera pas un guichet unique », lo CIRDOC « un formidable lieu » e « une Amassada interrégionale pour élaborer une véritable politique linguistique, « 2 lycées pour calandreta avec internat et renforcer les moyens pour le public ».

Pierre Verdier – Citoyens du Midi

Lo cònse de Rabastens e cap de lista dins Tarn èra pas lo pus conegut. Dins la sala, Patricia Rosenthal del moviment calandreta. « Elle aurait pu parler à ma place, mais nous avons convenu que ce soit moi ». Pierre Verdier que se justifica : « J’ai appris le patois comme on disait avec mes grands-parents et mon père est un ancien directeur de Radio Albigés ». E la volontat coma Philippe Saurel de voler far de politica autrament : « dans la diversité et la transparence, pour ne pas faire des promesses qui ne seraient pas tenues ». Pas tròp de detalhs dins las mesuras, la volontat de trabalhar ambe las comunas « car elles sont au plus près des citoyens ». E donc la volontar de mentir pas : « Ce sera non pour le nom de la région car nous voulons qu’y figure MIDI et non aussi pour un budget de 3€ par habitants. Il y aura une augmentation significative mais pas à ce niveau. »

Salle Ossète (Toulouse) Fòto : Lo Benaset

Salle Ossète (Toulouse)
Fòto : Lo Benaset

Ara brave monde, sabètz presque tot ! Se ne sabètz pas pron, podètz anar fintar los articles suls candidats que venèm de completar en fonccion de l’acamp d’aièr.

DOMINIQUE REYNIE

CAROLE DELGA

GERARD ONESTA

PHILIPPE SAUREL

Solide que l’entre dos torns serà caud e que serà aquí que las fondacions de la politica regionalas futura per l’occita se clarificarà.

Aqueste ser, França 3 organiza tanben un debat ambe los 5 candidats màgers a 22H50.

Lo Benaset


			

01 Déc

Régionales et occitan : Carole Delga

Pour les élections régionales, elle se pose sur les traces de Martin Malvy. Mais Carole Delga -l’une des rares femmes du PS tête de liste (2 sur 13 régions)- compte bien imprimer sa marque. « L’accent du gouvernement » comme l’aurait dénommée François Hollande a des convictions. Féministe et attachée à ses racines « provinciales ». « Mon ADN ce sont les territoires et le vivre ensemble ».

Carole Delga à la prise de parole de la manifestation occitane

Carole Delga à la prise de parole de la manifestation occitane

La « Midi Libre » adepte du « Pòrta te li »

« La Midi Libre », c’est le titre du portrait que lui avait brossé Laure Bretton pour Libération. Dans son bureau à Bercy, un ballon de rugby et des affiches de son «pays», nous dit le journal. Elle ne se serait jamais faite à la vie parisienne de secrétaire d’Etat. Le retour sur ses terres, après une démission l’été dernier, aurait été salutaire. Carole Delga est fille unique du Comminges, élevée par une grand-mère qui lui parlait souvent occitan. Une aïeule adepte du « Do It Yoursel » local : « lo pòrta te li ». Autrement dit, « prends toi en charge ». Titulaire d’un master 2 en Droit des Collectivités locales, le développement local l’intéresse. Elle se lance en politique, devient maire de Martres-Tolosane en 2008, élue à la région en 2010, députée deux ans plus tard. Sur son site de campagne, elle met son édito en français, traduit en occitan. On l’a dit proche du député Breton Paul Molac avec qui elle travaille sur certains dossiers. Elle a fait plusieurs manifestations occitanes. Les langues régionales ne sont donc pas une terre inconnue. 

Des mesures

Samedi dernier, un rendez-vous était organisé à la fédération PS de Haute-Garonne. La candidate n’était pas là, mais Guy David, Pierre Nicolas Bapt (PRG) et Chloé Couffin (professeur d’occitan en Aveyron) ont pu répondre aux questions d’associations et structures occitanes. Une plateforme a été distribuée pour l’occasion.

Reportage France 3 B. Roux S. Tijani J. Levé M. Blasco E. Ducau MP. Fournié

Carole_Delga par france3midipyrenees

Le premier élu à la Région chargé de l’occitan, c’était Rémi Pech en 2004. En cas d’élection, elle promet un élu délégué à la culture occitane, un autre à la culture catalane et des agents dans les différents services pour les aider. Elle veut s’appuyer sur L’AMASSADA, conseil de développement de la culture occitane qui est déjà en place; en créer une pour le catalan. Elle soutiendra l’OPLO. Le budget serait aux alentours de 4 millions d’euros pour les 2 ex-régions, avec la promesse d’atteindre 1 € par habitants. Soit 6M. Promesse déjà formulée par Martin Malvy mais non tenue; le Budget étant actuellement de 0,54 € par habitants. Voilà pour le cadre. 

Côté enseignement, « il faut être plus offensif auprès de l’Education Nationale. Peser sur les conventions Rectorat/Région notamment pour le Languedoc-Roussillon moins favorable qu’en Midi-Pyrénées, soutenir l’ouverture de classes bilingues. Nous devons travailler avec les départements pour assurer une continuité au collège… » Le collège calandreta de Toulouse serait soutenu par ce biais là. Il est également prévu la création de lycées occitans à Toulouse et à Montpellier pour compléter ce dispositif. Des actions de sensibilisation dans les lycées et CFA seront aussi menées comme c’est déjà le cas. Les bourses d’études ENSENHAR prévues pour aider les étudiants se préparant aux concours d’enseignement de et en occitan seront poursuivies. 

Pour la culture, les 2 gros dossiers sont l’Estivada de Rodez et le Total Festum de l’ex région Languedoc-Roussillon. Carole Delga se serait entretenue avec Christian Teyssèdre le maire de Rodez. La ville va reprendre en régie directe le festival. Pour la candidate, « Il y a très clairement la volonté que l’Estivada reste interrégional et occitan à Rodez en 2016. Quant à Total Festum, il sera étendu à l’ensemble de la région. » Elle veut aussi soutenir le spectacle vivant, se dit favorable aux annonces en occitan dans les transports, souhaite traduire en occitan et catalan des lieux touristiques. Enfin, selon la plate forme distribuée samedi, « Il conviendra de donner à la langue et à la culture occitanes sa vraie place à travers des émissions spécifiques à la télévision, à la radio du service public, et aux radios associatives (radio Occitania, radio Lengadoc, radio Païs…). »

Guy David Carole Delga à la manifestation de Montpellier. Photo : Facebook de Guy David

Guy David Carole Delga Damien Alary à la manifestation de Montpellier. Photo : Facebook de Guy David

Equipe et nom de région

Sur ses listes, des occitanistes déjà identifiés comme Guy David (qui était en charge de l’occitan au Conseil général de la Haute-Garonne) ou encore Chloé Couffin professeur d’occitan dans l’Aveyron. Nathalie Mader, Pierre-Nicolas Bapt seraient également favorables et sensibles à l’occitan. En cas d’élection, elle veut tout d’abord une consultation citoyenne sur le nom de la région et ne s’est pas hasardée à donner sa préférence en public. Selon Libération, « Occitanie a ses faveurs mais pour Septimanie, du nom d’un ancien royaume wisigoth local au VIe siècle, ce sera niet. » Son colistier Damien Alary penchait plutôt en début de campagne pour « Sud de France ». La candidate pour « Notre Sud » affiche aussi un logo avec une croix occitane revisitée et les 4 bandes rouges du drapeau catalan.

Rien de très innovant donc, ni en rupture avec son prédécesseur sur la question des langues régionales. Son élection serait l’occasion de marquer son territoire par une politique plus volontariste en la matière. Dans l’entre 2 tours, certains futurs alliés pourraient bien le lui rappeler. 

Lo Benaset