02 Oct

Biais, nouvelle rubrique du VAP occitan

Dès dimanche 11H25, Viure al Pais vous propose une nouvelle série sur France 3 : BIAIS. Nous vous proposons de découvrir le numéro 2 (Las Mervelhas) avant le premier opus dimanche (La Fricassèia).

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« BIAIS » en occitan veut dire la façon, la méthode, le savoir-faire.

La série a pour but de partager ces savoirs populaires d’Occitanie.

Dans ses multiples territoires, les pierres, les plats, les gestes sont différents.

Ce sont ces spécificités que nous filmons en rencontrant à chaque épisode une personne de l’endroit.

Chacune de ces rencontres est un moment singulier et coloré, mis en image avec le plus grand soin.

Il permet au spectateur de découvrir un individu et ses méthodes, d’observer ses gestes et s’il le souhaite de les reproduire chez lui ;

les recettes de cuisine traditionnelles mais aussi la culture des légumes, des fruits, des fleurs, la cueillette, ou l’entretien des objets du quotidien…

BIAIS, c’est le petit détail important, la tournure de la phrase, la formule idiomatique, le geste qui a de la valeur.

Ces petits films simples sont autant des tutoriels à l’époque de Youtube que des mini-documentaires ethnographiques.


BIAIS : Mervelhas BIAIS par france3midipyrenees

Les 5 premiers épisodes de 5 minutes :

1) La fricasseia en nauta valada d’Aude lo 4 d’octobre

2) Las mervelhas dins la plana del gave d’Auloron lo 18 d’octobre

3) Lo torrinh en Lomanha lo 25 d’octobre

4) La crostada en Lomanha lo 8 de novembre

Réalisation : PIGET

Viure al País en occitan 4 octobre 2015

BIAIS : Fricasseia d’Aude Ecrit et réalisé par Amic Bedel – Produit par Piget

BIAIS est une série de vingt épisodes qui a pour but de diffuser les savoirs populaires oubliés d’Occitanie, ces savoirs du quotidien qui ne nous sont plus transmis. A chaque épisode, nous rencontrons une personne dans son environnement. Nous irons des Cévennes aux Landes, du Kerkorb à l’Aubrac. Dans chacun de ces territoires, les pierres, les plats, les gestes sont différents. Ce sont ces spécificités que nous filmerons à travers nos rencontres. Chaque épisode, permettra au téléspectateur de découvrir un individu et ses méthodes, d’observer ses gestes et s’il le souhaite de les reproduire chez lui.

Le premier épisode nous emmène à Serres dans l’Aude, pour une recette de cuisine : la Fricassèia … amb la Josette…

 

DESCOBERTA : Mont Aigoual De Myriam François et Eric Foissac

Un grand bol d’air à 1570 mètres d’altitude pour visiter l’Observatoire du Mont Aigoual en compagnie de Francis Truel qui a passé un grand moment de sa vie dans ce lieu extraordinaire qui reste pour les gens du pays le Phare des Cévennes. Comme tout observatoire d’altitude, il est en péril. Christian Proust, météorologue a fait de la résistance pendant deux ans et Jean Boulet, directeur en 1981 lui a trouvé une orientation nouvelle en proposant un travail de sensibilisation à la météorologie pour le public curieux de cette science. Les projets de territoire des collectivités territoriales qui travaillent sur le patrimoine et développement du tourisme ont intégré dans leur programme ce lieu mythique.

Les quatre mille marches vous attendent pour atteindre le sommet.

 

RETRACH : JEAN-PIERRE GARUET De Denis Salles et Pascal Lecuyer

La coupe du monde de rugby se déroule en Angleterre jusqu’au 31 octobre 2015. Pendant toute la durée de la compétition, Viure al Pais vous propose de rencontrer des joueurs internationaux mythiques qui ont vécu des moments historiques avec l’équipe de France. Cette semaine Jean-Pierre Garuet vous raconte deux de ses plus grands matchs : la demi-finale de la première coupe du monde contre l’Australie en 1987, ainsi que la célèbre « bataille de Nantes » au cours de laquelle les Bleus avaient infligé un cuisant 16 à 3 aux All Blacks.

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MUSICA : Dupain Produit par « Estivada » – Réalisation : Piget

Pour conclure cette émission, nous retrouvons le groupe Dupain sur la grande scène de l’Estivada 2015 avec le titre « Beveire d’aucèus » tiré de son dernier album « Sorga ».

01 Oct

Occitanie, c’est le nom choisi par les lecteurs pour la future région

Depuis plusieurs semaines, le groupe de presse de Jean-Michel Baylet (5 quotidiens de la Presse Quotidienne Régionale) organisait un sondage auprès de ses lecteurs et internautes. L’enjeu : connaître leur souhait quant au nom de la future région. Avec 13 propositions à la clé et pas des plus heureuses. Le groupe La Dépêche a recensé 202 357 votants électroniques dont près de 60 000 sur le seul site de la Dépêche. Cet organe de presse –que l’on ne peut pas sérieusement taxer d’occitanisme- publie aujourd’hui les résultats.

Plébiscite Occitanie

Partout « Occitanie » est le choix privilégié.

L’article publié nous dit qu’il « …y a des microclimats culturels traduits par les réponses différenciées, selon les journaux concernés, dans les réponses à la consultation. Sur le site de La Dépêche, c’est Occitanie qui arrive largement en tête (34 %) devant Pyrénées-Languedoc (11 %) mais c’est l’appellation Occitanie-Pays Catalan qui explose les compteurs sur le site du journal l’Indépendant de Perpignan… »

On notera le « bide » réalisé par Sud de France, la marque de l’ancienne région Languedoc-Roussillon. Une appellation derrière laquelle semblaient se ranger bon nombre de politiques. Seulement 6% des votes sur le site de La Dépêche, un peu plus de 14% pour Midi-Libre. Pas anodine non plus la mobilisation catalane qui privilégie Occitanie-Pays catalan sue le site de l’Indépendant. Le journal a comptabilisé 103 773 votes émanant des Catalans.

Dans un autre article, et comme un élément de réponse aux Occitans qui pensent que donner le nom d’Occitanie à une seule région est réducteur, l’historien Rémy Pech remarque à juste titre que « c’est la seule région qui revendique ce nom. » On notera aussi que plusieurs personnalités influentes ont choisi elles aussi l’Occitanie via le journal La Dépêche.

Les mots des personnalités

Claude Onesta :

« Je trouve que tous les noms proposés ont un sens et chacun a aussi ses limites. Aucun ne représente idéalement la future région. Mais celui d’Occitanie me convient le mieux. Il fait le plus référence à un territoire commun et à des notions de racines. La croix occitane, c’est aussi l’emblème de ces deux régions. Deux régions qui se ressemblent, avec des populations proches. Dans Occitanie, il y a aussi une référence à la langue d’Oc, aux luttes de gens qui ont voulu préserver cette langue spécifique. »

Sébastien Bras :

« J’ai choisi le terme d’Occitanie tout simplement parce qu’il fait résonner ma corde sensible. Quand j’étais gamin je passais beaucoup de temps à la ferme, chez mes grands-parents. Le langage courant était fait de patois, d’occitan. Toute mon enfance a été baignée par ce dialecte-là. Quand j’ai passé mon bac j’avais également l’occitan en option. C’est donc aussi un peu grâce à l’occitan que j’ai pu décrocher mon bac (rires). Plus sérieusement l’Occitanie fait référence à une appartenance géographique, linguistique et culturelle. Il y a aussi cet enracinement dans le pays, son passé lointain et cette notion de Midi qui nous est chère. Qui dit histoire ne dit pas pour autant passéiste. »

André Téchiné :

« Je dirai «Occitanie». Pour une raison très simple; je trouve les autres noms proposés trop longs. Et je pense qu’il faut être concis, synthétique. C’est en tout cas ce qui me paraît le plus judicieux. Pour cette raison, j’ai écarté «Midi Languedoc» et «Pyrénées -Languedoc» qui avaient pourtant l’avantage de bien résumer la situation. Quand à Midi, c’est trop court. Et puis le MIdi, ce n’est pas uniquement ce côté de la Méditerranée.Non «Occitanie» me parait le mieux, car on revient à la langue, à la culture et qu’en plus c’est historiquement vrai. La langue d’Oc est le point commun indiscutable de ces deux régions »

Jean-Louis Etienne :

« J’ai pris Occitanie. D’abord parce qu’il y a un lien de langage entre les deux régions actuelles. Avec Occitanie, il y a une identification géographique immédiate. On se débarrasse de Midi, Pyrénées, Languedoc, Roussillon et on crée quelque chose de neuf. Pour les étrangers, l’Occitanie est une localisation géographique, c’est un nom assez universel. C’est court, ça me rappelle la Californie. Occitanie, c’est bref, simple, sobre. Ce n’est pas une construction politique pour faire entrer tout le monde.

En parlant autour de moi avec quelques intellectuels et professeurs d’université, nous avons également trouvé la Nouvelle Occitanie qui soulignerait la dimension contemporaine de cette nouvelle structure et donc sa direction naturellement tournée vers l’avenir. »

Ariane Daguin :

« Je n’appartiens ni au Midi, ni au Languedoc, ni aux Pyrénées, ni au sud, mais à la Gascogne. Je suis née à Auch et mon âme est gasconne. Nous sommes plus proches des Landes et de Bordeaux que du Midi et de Montpellier. D’ailleurs, si j’avais un nom à choisir pour la future région, ce serait la Grande Gascogne. Mais je comprendrais que du côté de Montpellier on ne soit pas d’accord» dit-elle, ajoutant qu’à défaut, son second choix serait «l’occitanie».

Pierre Perret :

« Pour moi, c’est Languedoc. Le plus court, le plus percutant, le plus juste, le plus vrai, le plus évident. Languedoc, parce que c’est ma langue et mon pays ! »

Les futurs élus ne pourront pas complètement ignorer cette volonté populaire. Même si, il faut le rappeler, ce sont ces mêmes élus et en dernier ressort le Conseil d’Etat, qui trancheront. Nous en saurons un peu plus le 4 janvier 2016 lors de la première réunion des conseillers régionaux issus des urnes.

Lo Benaset