21 Jan

Voeux du Grand Conseil du Vin : le Maire de Bordeaux affirme son soutien et des mesures durant cette période difficile

A l’occasion de la traditionnelle cérémonie des voeux, le Maire Nicolas Florian a reçu le Grand Conseil du Vin de Bordeaux et les organisations viticoles représentatives de Bordeaux, leur assurant de son soutien indéfectible et de mesures pour soutenir la filière.

Le grand Conseil avec le Maire Nicolas Florian à l’occasion des voeux 2020 © ND

C’est une tradition, un peu comme la galette… Depuis 1952, le Grand Conseil du Vin de Bordeaux qui représente les grandes organisations viticoles défile dans les rues du centre ville, partant du CIVB pour arriver au Palais Rohan, où sur le perron, le maire Nicolas Florian les accueille, ainsi qu’un orchestre à l’intérieur de l’Hôtel de Ville. Une tradition que certains verraient désuète, mais si elle n’existait plus, on dirait c’était mieux avant…Tipically frenchy…

Alors, il y a certes le contexte, à l’aube des municipales, mais Nicolas Florian a toujours montré son soutien dès qu’il a été élu et même avant, à la filière viticole bordelaise qui fait face à une crise, un séisme, qu’elle n’avait peut-être pas vécu(e) depuis longtemps.

En effet, le marché est en recul depuis plus de 18 mois, avec un horizon en Asie plutôt obscurci, notamment sur Hong-Kong, et un  marché américain (1er pays consommateur de vin au monde) qui s’est fermé, à cause des 25% de taxes supplémentaires imposées par l’administration Trump depuis le 18 octobre. Ce qui amène le commentaire suivant du maire : « Le marché américain est irremplaçable et cette forte taxation en représailles aux subventions accordées à Airbus, aura bientôt pour conséquence de sortir du marché la plupart des vins français entrainant la faillite ou la mise en difficulté de nombreuses exploitations viticoles et de maisons de négoce. La filière viticole représente 500 000 emplois directs et indirects non délocalisables.

Nicolas Florian a donc proposé au cours de ces voeux de créer un groupe avec les maires de communes viticoles afin de faire face et répondre à ces menaces que font peser les Usa.

Et d’ajouter : « l’Etat ne doit pas abandonner les vins et spiritueux, second poste excédentaire de sa balance commerciale. Il doit entendre le besoin de compensation de la filière sans lequel elle ne pourra pas survivre à une taxation inique et pour des conflits commerciaux qui ne la concernent pas. Une situation d’autant plus grave que Donald Trump menace de passer cette taxe à 100% pour tous les vins et spiritueux ».  Nicolas Florian a proposé l’adoption d’une motion spéciale le 27 janvier lors du prochain conseil municipal de Bordeaux.

Entre temps, a-t-il été entendu ? En tout cas, Emmanuel Macron tweettait le soir même avoir eu « une excellente discussion avec Donald Trump » et annonçant « travailler ensemble sur un bon accord pour éviter toute escalade des tarifs ». 

Comme quoi, sortez toges, étendards et envolées lyriques gauloises, celles-ci peuvent raisonner outre-atlantique… ou pas. Affaire à suivre. Meilleurs voeux à tous.

20 Jan

Taxes sur les vins français : une lueur d’espoir selon Emmanuel Macron

Par un tweet posté ce soir, le président français assure avoir eu une « excellente discussion » avec Donald Trump sur la fiscalité du numérique, ce qui augurerait d’une désescalade de cette guerre de taxes, notamment sur les vins français. 

Donald Trump et Emmanuel Macron en août dernier à Biarritz avant le début du G7, avant l’emballement et les taxes américaines du mois d’octobre  © F3 Aquitaine

Comme vous le savez, les 25% de taxes imposées par Donald Trump sur les vins français de moins de 14° ont figé toute exportation vers les USA depuis le 18 octobre dernier. Le marché est atone, cela a de fâcheuses conséquences qui commencent à se faire sentir, avec le reste du contexte mondial et français difficile, et même aux USA de nombreux témoignages de revendeurs de vins français témoignent de leur désarroi et de leurs difficultés à tel point qu’ils doivent se séparer pour certains de collaborateurs.

Ce soir Emmanuel Macron a lancé sur son compte Twitter qu’il a eu une « excellente discussion avec Donald Trump sur la fiscalité du numérique » et que du coup « nous allons travailler ensemble sur un bon accord pour éviter toute escalade des tarifs. »

Cela rassure alors que d’autres menaces de taxes à 100% sur les produits français avaient été proférées, est-ce pour autant que le président américain va revenir sur ses 25% de taxes mises en place en octobre, à voir …Il faut espérer mais le président américain nous a tellement habitué à tout et son contraire….

 

19 Jan

Baisse de la consommation de vin, Brexit, Taxes Trump : la viticulture française inquiète

Les ventes de vin en grandes surfaces en France ont tendance à reculer, ajoutant à l’inquiétude des vignerons, déjà touchés par les incertitudes à l’exportation en Grande-Bretagne et aux États-Unis, deux de leurs principaux marchés.

Image d’illustration © JPS

Du 7 janvier au 10 novembre 2019, hors fêtes de fin d’années, les ventes de vins non pétillants ont reculé de 5,3% en volume dans les super et hypermarchés par rapport à la même période de 2018, et de 3,9% en valeur, a indiqué jeudi l’organisme semi-public FranceAgriMer, à l’issue d’un conseil spécialisé consacré à la viticulture.

On ne voit plus aucune certitude sur les marchés, les professionnels sont très inquiets à l’export avec le Brexit et les taxes Trump de 25% sur les vins français” appliquées depuis le 18 octobre 2019, Didier Josso, délégué à la filière vins chez FranceAgriMer, “alors que la consommation intérieure a tendance à régresser aussi”.

Dans le détail, les ventes de vin rouge en grandes surface ont continué de baisser, avec un recul de 7,6% en volume et 6,3% en valeur sur les onze premiers mois de l’année. Les blancs se sont maintenus (-0,2% en volume et +1,9% en valeur). Élément nouveau, les rosés ont aussi reculé (-4,8% en volume et -3,8% en valeur).

Dans ce contexte, les vins IGP (Indication géographique protégée) tirent leur épingle du jeu, stables en volume et en progression en valeur (+1,5% par rapport à 2018), alors que les AOP (appellation d’origine protégée) baissent en volume (-8,4%) et en valeur (-5,7%).

A l’exportation, les ventes des quatre premiers mois de la “campagne” viticole 2019 (août-novembre) ont plutôt progressé, même si les volumes exportés restent en-deçà de ceux des cinq dernières années.

Côté britannique, les vignerons français s’inquiètent de la perspective d’un Brexit sans accord fin 2020, a souligné M. Josso.

Vers les États-Unis, premier marché d’exportation, les ventes d’août à novembre ont baissé de 1% par rapport à 2018.

Pris isolément, le mois de novembre – premier mois de pleine application des taxes décidées par l’administration Trump sur les vins français non effervescents de moins de 14 degrés- a enregistré une baisse de 15% des volumes exportés vers les États-Unis et de 21% en valeur. Les effervescents ont aussi trinqué (-9% en volume et -6% en valeur), alors qu’ils ne sont pas concernés par les taxes, a souligné FranceAgriMer.

AFP

18 Jan

Saint-Vincent: 1300 vignerons et négociants mobilisés pour la Tournée des Vins de Bordeaux

A vos tablettes ! Les 24 et 25 janvier prochains, vous allez forcément les rencontrer…Ce sont pas moins de 1300 vignerons et négociants qui seront sur le pont dans 1000 enseignes : dans la grande distribution, chez des cavistes ou dans les restaurants pour faire déguster leurs vins et échanger autour de leur production.

Vous les connaissez, forcément ! Leur visage vous est familier ou leur bouteille… Mais bon, il y a eu ces derniers mois ou années, un petit désamour, ou une petite infidélité… Rassurez-vous, le vigneron de Bordeaux n’est pas rancunier et il le montre.

Fini la com épurée, sans âme, voici de la bonne bouille de tailleur de cep, du vrai, du pur jus, le ou la vigneronne de Bordeaux va vous parler de sa passion, de son beau métier, de ses aléas climatiques et de ses déboires de production et/ou de commercialisation parfois, vous allez voir, il ne mord pas, il est même parfois ou souvent sympathique.

Allez, je vous aide, sur la photo officielle, je vous en présente quelques-unes, des vigneronnes passionnées comme Estelle Roumage (1ère à gauche) qui a un château Lestrille à Saint-Germain-du-Puch en Gironde et qui a ouvert le 1er resto tenu par une vigneronne à Bordeaux « Un château en ville ». 

Il y a aussi une jeune vigneronne qui se démène avec son Rosé Princesse et ses vins faciles à boire : Carole Lecourt (2e à gauche) du château Lecourt Caillet « Nous avons deux rosés sur la propriété, un rosé 100% merlot et un rosé 100% cabernet franc que l’on travaille de manière identique : vendanges très tôt le matin, sur des jeunes vignes avec des raisins à faible maturité pour avoir un rosé frais et vif, »  Et tout-à-fait à droite, on distingue une vigneronne qui ne ménage pas sa peine et qui est de tous les « Blaye au Comptoir » à Bordeaux dont le prochain s’annonce les 6 et 7 février : Laetitia Mauriac du château la Levrette (nom de la femelle du lévrier, je préfère préciser ! pour ceux qui ont toujours les idées mal placées…) Et puis, il y a de nombreux vignerons aussi dont Damien Landouar du château Gaby et président du Conseil des Vins de Fronsac avec qui j’ai réalisé un fameux dossier sur le foncier viticole, qui vous a pas mal interpelé.

Durant 2 jours, vendredi 24 et samedi 25 janvier, vous allez pouvoir non seulement leur serrer la main, eh oui ce sont des vignerons en chair et en os, leur parler, échanger, leur poser les questions que vous voulez, sur la manière de conduire leur vignoble, en traditionnel, HVE, bio, biodynamie, etc…, discuter de leurs difficultés quotidiennes avec certains aléas climatiques comme le gel de 2017 pour sortir au final une production, et puis échanger aussi et surtout sur le goût et les arômes de leur vin. Vous pourrez tout leur dire, mais aussi soutenir la filière qui en a bien besoin en achetant ou en rachetant du Bordeaux.

Ce sont dont 1300 vigneronnes, vignerons, négociants qui seront présents dans 1000 enseignes, dans 670 villes, seul(e)s ou à 2 ou 3 grand max (sinon ça devient une manif).

Profitant de la fête de leur saint patron, la Saint-Vincent, ces femmes et ces hommes, seront facilement reconnaissables avec leur habillement aux couleurs des vins de Bordeaux et pour vous pouvez les retrouver sur le site BORDEAUX.COM où ils sont géolocalisables (avec une puce sur leur sécateur…) Bonne initiative, les vins de Bordeaux et bon courage à vous.

17 Jan

« Dry January »: Alain Ducasse contre-attaque avec le vin « à la bouteille »

Le chef français multi-étoilé Alain Ducasse a présenté mardi une initiative pour inciter les clients à commander du vin à la bouteille et non au verre dans ses bistrots parisiens, pied de nez au Mois sans alcool qui gagne du terrain en France.

Photo de profil Facebook d’ © Alain Ducasse

“J’aime bien les contre-courants”, a déclaré à l’AFP M. Alain Ducasse qui vient de lancer avec son sommelier Gérard Margeon  un projet qui consiste à proposer à des prix “attractifs” des grands vins de Bourgogne, de la vallée du Rhône et de Bordeaux – de 100 euros pour un Corton 2015 à quelque 400 et au-delà pour des grands crus classés – dans les bistrots chics Benoît, Rech, Allard et Aux Lyonnais.

Historiquement, l’appétence pour la notion « qu’est-ce qu’on mange et qu’est-ce qu’on boit avec » fait partie de l’ADN du client français”, assure-t-il en soulignant que son projet vise à “décomplexer le consommateur” et “réinitier l’idée de la générosité et du partage” en l’invitant à commander du vin “à la bouteille et non pas au verre et de prendre le temps de le savourer”.

“J’ai l’obsession de vendre du vin”, déclare le chef star qui a des restaurants aux quatre coins du monde et s’avoue horrifié de voir des clients à New York à commander “du thé glacé” au déjeuner.

La France est d’ailleurs à son tour gagnée par cette tendance et de moins en moins de patrons commandent du vin lors de déjeuners d’affaires, poussant certaines grandes tables à élaborer des accords mets-thés. “Je remarque cette tendance, mais je ne veux ni voir, ni entendre, ni écouter cette tendance, je vais m’y opposer”, conclut M. Ducasse.

Inspiré de “Dry january” (littéralement “Janvier sec”) lancé en 2013 en Angleterre, le “Défi de janvier”, porté par des associations, consiste à cesser ou au moins diminuer sa consommation d’alcool pendant le premier mois de l’année. L’initiative, dénoncée par les producteurs du vin, séduit de plus en plus de Français.

Selon les associations organisatrices, le projet, inédit en France, aurait initialement dû être porté par l’État. Mais elles l’accusent d’avoir renoncé mi-novembre après une rencontre entre Emmanuel Macron et les producteurs de champagne.

AFP

Sur son site Facebook : « 2020 sera l’année du vin…
A partir de cette semaine, Gérard Margeon, chef sommelier exécutif et sa brigade lancent l’opération « 20 vins divins pour 2020 » dans nos bistrots Restaurant chez Allard, Benoit Restaurant, Paris, Restaurant Aux Lyonnais, L’esprit Bistrot Par Alain Ducasse et Restaurant Rech.
L’idée ? Proposer les crus des plus grands vignobles français aux prix justes ».

16 Jan

Confluent d’Arts: « c’est comme ça, la, la, la la…. » Catherine Ringer en Guest Star du 4e festival au château de la Rivière

C’était aujourd’hui la présentation du prochain festival Confluent d’Art qui se tiendra le 1er week-end de juillet au château de la Rivière, du 2 au 4 juillet. Un festival de très haut niveau avec les Rita Mitsouko, enfin Catherine Ringer qui chantera les standards des Rita…et Xavier Buffo aussi.

Xavier Buffo le directeur du château est fier de présenter Catherine Ringer à l’affiche de son prochain et 4e Confluent d’Art © JPS

Confluent d’Art, c’est de l’art dans tous ses états au château de la Rivière. Durant 3 jours, ce site magique devient le Confluent des Arts, arts de la scène et arts de la rue. Un savant mélange de concerts et spectacles donnés sur la vaste pelouse du parc au pied du château, arboré de cyprès, aux senteurs de lavandes. Il y a bien sûr du cinéma en plein air, mais aussi  du théâtre de rue, des performances, des artifices, des installations, des sculptures, des dégustations de mots, de mets et de vins…bref un vrai Confluent des Arts.

Après Thomas Dutronc l’an dernier, Goran Bregovic en 2018, et  Yuri Buenaventura en 2017, Confluent d’Arts mise toujours sur des valeurs sûres et entraînantes, des vedettes ou groupes qui ont su à chaque fois déplacer les foules et faire l’unanimité auprès d’un public transgénérationnel. Cette année, c’est Catherine Ringer qui va chanter les tubes des Rita Mitsuko…Elle fera son grand retour après le Rocher de Palmer le 8 novembre 2019

Pour cette 4ème édition nous resterons fidèles à nos principes : pluralité artistique, convivialité, humanité, créativité, modernité et originalité » Dominique Bevly et Xavier Buffo, organisateurs.

CONFLUENT D’ARTS 2020: DEMANDEZ LE PROGRAMME :

JEUDI 2 JUILLET: CHANSON ROCK

Ouverture des portes à 18 h

  • De 18 h 30 à 20 h : Muséum Nomade d’histoires pas naturelles : une exposition ludique d’objets surnaturels.
  • 20 h 30 : concert avec le groupe Les Barbeaux (Folk, rock, festif) En français et en espagnol, Les Barbeaux chantent la vie et vous emmènent dans une guinguette populaire et dansante.

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  • 22 h : CATHERINE RINGER chante LES RITA MITSOUKO

Voilà la promesse d’une soirée inoubliable, avec ce concert de Catherine Ringer au Château de La Rivière. Sans aucun doute un clin d’œil embué à Fred Chichin, le complice disparu de la grande Catherine qui va, une fois de plus, nous bouleverser. C’est l’une de nos héroïnes depuis qu’elle a chanté « Marcia Baïla » avec son look à tomber. Catherine Ringer sera sur la grande scène du festival avec les chansons des Rita Mitsouko en bandoulière pour nous faire encore rire, réfléchir, danser. Certes les histoires d’amour finissent mal en général, mais celle qui nous lie à la fougueuse Catherine n’est de toute façon pas près de s’acherver.

Ce concert est réalisé en partenariat avec le Rocher de Palmer et l’association Musiques de Nuit.
Pré-ventes : 35 euros. Sur place 40 euros. Moins de 18 ans 17,50 euros, moins de 12 ans gratuit. Points de vente : Le Rocher de Palmer, le Château de La Rivière, le Baz’art. et points de ventes habituels : Fnac, francebillet…

VENDREDI 3 JUILLET : SOIREE CONTES ET CINEMA 

Ouvertures des portes à 18 h

  • De 18 h 30 à 21 h : Muséum Nomade d’histoires pas naturelles, une exposition ludique d’objets surnaturels
  • 20 h : Des contes et des vins : avec Yannick Jaulin
    Un moment privilégié dans la cour du Château de La Rivière pour une dégustation exceptionnelle d’histoires et de vins avec YANNICK JAULIN un conteur, un acteur, un dramaturge français, humoriste… Il est à l’art du conte ce que l’auteur de nouvelles est à la littérature.
    (Entrée payante sur réservation uniquement : 15 euros)
  • 21 h : Concert gratuit avec le groupe les ROMANO DANDIES Musique Tsigane. Les Romanos Dandies proposent une musique entraînante, communicative, faite d’humour et de vitalité, empruntée aux traditions slaves
  • 22h30 : CINEMA en Plein air (Gratuit) Projection d’un film sur un écran géant « GREEN BOOK : sur les routes du Sud » Film de Peter Farrelly avec Viggo Mortensen, Mahershaia Ali, Linda Cardellini 2 h 10 VOSF Oscar 2019 du meilleur film, Oscar 2019 du meilleur acteur dans un second rôle, Oscar 2019 du meilleur scénario original, Oscar 2019 du meilleur acteur, Oscar 2019 du meilleur montage.

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx est engagé pour conduire et protéger Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts….
« Une ode à la tolérance » , « un road trip alternant avec brio entre humour et émotion » « sicefilmfonctionnesibienc’estsansaucundoutedûàl’alchimierégnantentrelesdeux comédiens. » « Une comédie irrésistible » « Un récit d’amitié si simple et si touchant »

SAMEDI 4 JUILLET : LES ARTS DE LA RUE (Gratuit)

Ouverture des portes à 15 h

  • De 15 h 3O à 20 h 30 : Muséum Nomade d’histoires pas naturelles, une exposition ludique d’objets surnaturels. Un entre-sort d’arts vivants, une bulle poétique inspirée de Jules Vernes, Une invitation à un voyage surréaliste avec des machines extraordinaires, des chimères, et autres marionnettes. Un moment de lâcher prise où l’adulte redevient enfant….
  • 16h : Cie Scopitone « Cendrillon » Théâtre d’objets une parfaite ménagère cherche prince vraiment charmant ! 25mn
    Savon noir, eau de javel, bicarbonate ou vinaigre blanc, Cendrillon compte autant de produits ménagers que de tâches à effectuer dans son nouveau foyer……
  • 19 h15 : Cie Scopitone « Cendrillon » Théâtre d’objets 25 mn
  • 16h30:CieLaFemmeChaussette:« Elégance»unspectacleéquestreavecson compagnon : Vizir un beau cheval Mérens ! 8mn.
    Le choix de cette artiste est de mettre en avant le cheval par le biais de la danse et du jeu théâtral au-delà des figures de cirque.
  • 19 h 45 : Cie La femme Chaussette : « Ay amma » un spectacle équestre ave Vago un élégant cheval OC/Lusitanien. 8 mn.
  • 16h 45 : Compagnie A pas Contés « Ivre Déséquilibre, la Terrasse » spectacle acrobatique et musical 25mn
    Un serveur déambule un plateau à la main. Alors, qu’un client intrépide s’élance dans une danse sur un tonneau, faisant fit de la gravité……
  • 20 h : Compagnie A pas Contés « Ivre Déséquilibre, la Terrasse » 25 mn

Xavier Buffo est fier de présenter Catherine Ringer à l’affiche de son prochain. Confluent d’Art © JPS

  • 17h 15 : La Cie TOUT par TERRE : « Welcome ! (or not) » Jonglerie de comptoir 50 mn : « La journée particulière d’un barman revêche et son unique client confrontés à des situations improbables.». Tour à tour jongleurs fous, musiciens classiques ou rock stars on ne sait jamais qui de l’un ou de l’autre mène le jeu….
  • 18 h O5 : Collectif du Prélude « Avare » d’après Molière A votre bon cœur ! Théâtre. Un classique comme vous ne l’avez jamais vu ! Un exercice plein de grâce et de drôlerie ! 60 mn.
    Mais qui va jouer Harpagon, Cléante, Elise, Marianne… ? Ici, il n’y a plus d’âge ni de genre, les comédiens connaissent tous les rôles… C’est au public de décider.
  • 21 h : Concert du groupe Chelabôm funk/pop.
    Groupe participant à la finale des tremplins organisée par le LAMA et sélectionné par le festival Confluent d’Arts.
  • L’événement de la soirée et du festival avec : un spectacle exceptionnel

    22 h : Compagnie DEABRU BELTZAK avec le spectacle SYMFEUNY.Création 2019 (Bilbao Espagne), dans la cour du château.
    Le mouvement, le rythme et le feu sont la base du travail de la compagnie basque espagnole Deabru Beltzak, avec cette nouvelle création la recherche de la fusion des percussions et des artifices est parfaite. Les effets pyrotechniques viennent sublimer les pulsations des tambours, la cadence du feu et de la musique fait une alchimie spectaculaire.

    Exposition : Sculptures Catherine Lacroix exposera ses œuvres dans la cour du Château. Elle a appris le métier de sculpteur dans la tradition des praticiens du XIX siècle. Sa recherche et sa pratique sont liées à l’identité, au corps, à l’intime, au féminin en quête d’unité.

    Installations et décoration avec la plasticienne Constance Malaquin et les élèves du regroupement pédagogique des écoles St Michel de Fronsac, La Rivière et St Germain de la Rivière, et des écoles de Fronsac et de Lugon dans le cadre du projet culturel « Sur les chemins des arts » porté par la Communauté de Communes du Fronsadais

    Et pour que ce festival soit comme chaque année un succès , il y aura de nombreux Food-Trucks chantant les cuisines du monde, un bar à vins qu’on ne présente plus avec des vins exclusivement de La Rivière, vignerons de la commune associés, aux côtés des vins du Château de La Rivière. ( Rosé, blanc, rouge, Fronsac et Bordeaux.) Pour ceux qui seront sages, il y aura aussi visite des caves souterraines.

    Avec Château de La Rivière : renseignements O5 57 55 56 56 ou sur www.chateau-de-la-riviere.com Informations générales avec l’Office de Tourisme du Fronsadais  

15 Jan

Chantal Larnaudie, nouvelle présidente de la Maison des Vins de Cadillac

La Maison des Vins de Cadillac est désormais une affaire de femmes, avec l’élection de sa nouvelle présidente Chantal Larnaudie, du château SaInt-Nicolas à Cardan, épaulée d’une vice-présidente Emilie Douence, du château Peneau à Haux.

Chantal Larnaudie nouvelle président de la Maison du Vin de Cadillac © JB Nadeau

UNE VIGNERONNE DE CONVICTIONS

Chantal Larnaudie est une vigneronne indépendante, qui gère depuis 10 ans la propriété familiale le château Saint-Nicolas à Cardan, un vignoble certifié HVE et AREA. Ses convictions sont empreintes de biodiversité et d’oenotourisme. Une femme qui a souhaité s’investir pour la Maison des Vins de Cadillac. Maison des Vins où l’on peut aussi rencontrer Emma Baudry, directrice de l’appellation Cadillac Côtes de Bordeaux.

PARMI SES PROJETS, LE CLASSEMENT UNESCO

Clairement, elle s’est positionné en faveur du classement des paysages viticoles à l’UNESCO, elle souhaite lancer la première phase à savoir l’étude avec les collectivités.

En 2020, elle souhaite lancer de nouveaux rendez-vous comme des apéros-vignerons et mettre en place des circuits thématiques, afin de valoriser au mieux des rencontres avec des vignerons et vigneronnes fiers de leurs produits à travers des visites sur la base des 3 routes du vin qui existent.

« Je suis persuadée que l’ensemble des activités permettront d’assurer le développement économique de la région, et de la faire rayonner ainsi que ses vins dans le monde entier » selon Chantal Larnaudie. La Maison des Vins de Cadillac reçoit 17 000 visiteurs à l’année.

Bravo et bon courage à Chantal.

13 Jan

La question du foncier viticole: encore des affaires à Bordeaux mais aussi des prix à l’hectare prohibitifs pour certaines appellations

Côté Châteaux vous propose un dossier sur le foncier viticole. Si certaines appellations restent accessibles (Bordeaux, Entre-Deux-Mers, Bourg, Blaye et les Côtes), d’autres s’envolent (Saint-Estèphe, Margaux, Pauillac et Saint-Emilion-Pomerol). C’est aussi le prochain rendez-vous vigne et vin sur France 3 Aquitaine. Gros plan sur Fronsac, les chiffres de la Safer et la question de la transmission.

Damien Landouar, président du syndicat de Fronsac et Canon Fronsac © JPS

Sur ces 5 dernières années, Fronsac a repris ses lettres de noblesse… L’hectare en 2019 se vendait de 30 000 à 60 000 € et de 80 000 € à 130 000 €pour Canon-Fronsac. Un terroir argilo-calcaire où 3 propriétés se sont envolées récemment depuis 2013 : Gaby s’est vendu 13 millions d’euros, la Rivière 35 millions et la Dauphine plusieurs millions aussi, le prix n’a pas été révélé…

« Nous, pour ce qui est de Gaby par exemple au niveau du prix à l’hectare, on était à 500 000-550 000 euros l’hectare, chargé, comprenant le bâti le château, les chais, l’équipement, enfin tout ce qui fait que cela fonctionne« , commente Damien Landouar directeur de château Gaby mais aussi président de l’appellation.Le château Gaby a été racheté en 2016 par l’entrepreneur américain Tom Sullivan.

Fronsac reprend ses lettres de noblesse, on a un paysage exceptionnel et la qualité des vins est reconnue » Damien Landouar président du Conseil des Vins de Fronsac.

Le château La Dauphine s’est vendu en 2015, le prix n’a pas été communiqué © JPS

A ce niveau de prix, ce sont des étrangers ou de grandes familles françaises qui sont sur les rangs. Après la famille Halley de Carrefour Promodès, c’est la famille Labrune qui a racheté la Dauphine en 2015.

Stéphanie Barousse, directrice du château La Dauphine © JPS

« Si je prends l’exemple de la famille Labrune, ils ont aujourd’hui une holding qui est à Paris, leur coeur de métier ce sont des logiciels médicaux, pharmaceutiques mais également des logiciels de paie et ils ont également investi dans des tas de domaines » confie Stéphanie Barousse directrice du château La Dauphine.

Le château de la Rivière fait partie des plus de 150 châteaux du bordelais acheté par des Chinois. La propriétaire aujourd’hui est Madame Lau, la veuve de Lam Kok, disparu tragiquement dans l’accident d’hélicoptère avec l’ancien propriétaire James Grégoire. C’est une famille chinoise qui a fait fortune dans le thé de Pu’Er et les hôtels.

Xavier Buffo, directeur général du château de la Rivière © JPS

« Il y a un pouvoir d’achat oui, mais d’autres investisseurs étrangers en ont aussi, Fronsac est attractif par la beauté de ses paysages, on y produit des vins dont la réputation est en train de monter fortement, on a de très beaux terroirs argilo-calcaires », commente Xavier Buffo le directeur du château de la Rivière.

A la Safer, Michel Lachat suit les transactions et l’évolution des prix. Il veille avec cet organisme, notamment par des préemptions, à ce que de jeunes vignerons puissent s’installer. C’est bien sûr davantage possible sur l’Entre-Deux-Mers, le Sauternais, Blaye, Bourg ou en Bordeaux-Bordeaux Supérieur…

Michel Lachat de la Safer © JPS

« Aujourd’hui on trouve des hectares de Bordeaux à 15 000 euros l’hectare, avec un terroir correct et un matériel végétal en bon état, cela peut être une opportunité pour des jeunes qui maîtrisent la commercialisation, après si on a beaucoup plus de moyens, on peut accéder à des appellations plus chères à l’achat, qui en terme de facilité de vente et de prix à la bouteille permettent d’accéder à un niveau un peu plus important », commente Michel Lachat de la Safer.

Pomerol, Saint-Emilion, c’est le 1er groupe et deuxième groupe d’appellations qui se monnayent très bien, ce sont aussi les communales du Médoc avec Pauillac et désormais Margaux qui progresse au niveau des prix… ensuite dans les Graves, il y a Pessac-Léognan en plein développement dont les prix avoisinent les 500 000 et 650000 € l’hectare » Michel Lachat de la Safer.

Car les prix les plus chers aujourd’hui sont à Saint-Emilion-Pomerol où certains hectares peuvent grimper à 3,5 millions d’euros (avec une fourchette à St Emilion qui démarre à 240 000 et jusqu’à 3,7 millions d’euros), Pauillac (entre 1,7 et 2,6 millions d’€) et Margaux (entre 1 et 2,5 millions d’€). A Saint-Estèphe sur un très beau terroir de graves, c’est monté récemment à 900000€ l’hectare

Saint-Emilion, de 240 000 à 3,7 millions d’€ l’hectare © JPS

Se pose alors le problème de la transmission… A Saint-Emilion où la fourchette varie entre 240000 € l’hectare et 3,7 millions, c’est un casse-tête pour certains. On a vu ainsi le château familial Soutard ou encore Yquem (à Sauternes) ne plus rester dans les familles Ligneries ou Lur Saluces et être racheté par des compagnies d’assurance ou le patron d’LVMH.

Ainsi les Vignobles Bardet, 4 propriétés, 55 hectares en Saint-Emilion Grand Cru (Val d’Or, Pontet-Fumet, Franc Le Maine et Du Paradis) sont en pleine transmission avec les 4 enfants.

Thibault Bardet, la transmission en question des 4 châteaux familiaux © JPS

« Il y a une partie des vignes que mon père arrive à nous transmettre, c’est sûr qu’avec les prix de la vigne ça met un peu plus de temps, mais c’est comme la vigne c’est un travail à long terme, » commenteThibault Bardet. « Il existe des solutions maintenant notamment où on se met en société, je ne suis plus vraiment propriétaire des vignes mais je les loue aux sociétés ».

En tout cas, certains prix aujourd’hui sur les meilleurs terroirs de Pauillac, Margaux, Pomerol ou Saint-Emilion ne s’adressent qu’à une élite, à raison de 2,5 à 3,5 millions d’euros l’hectare de vigne…

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Nicolas Pressigout, Xavier Granger et Thierry Culnaert, suivi de l’éclairage de Frédéric Lot et Vincent Dubroca en plateau du 12/13 de France 3 Aquitaine: 

VOICI LES PRIX EN 2018 AVEC TENDANCES 2019 (source SAFER 33):

  • Bordeaux 16 500 € en moyenne
  • Entre-Deux-Mers 16 500 €
  • les Côtes de Blaye de 17-18 000 à 25 000 ; Bourg de 15-20 000 à 30 000 €
  • Graves de Vayres 17 000 €
  • Fronsac de 30 000 à 60 000 € Canon Fronsac de 90 000 à 120 000€
  • Lussac-Puisseguin 80-90 000 €
  • Satellites Saint-Emilion 120 000-140 000 €
  • Saint-Emilion 240-250 000 à 3,6-3,7 millions d’€ (voire plus)
  • Pomerol de 900 000 à 3,6 millions d’€
  • Côtes de Castillon de 25-30 000 à 50 000€
  • Graves moyenne 32 000€ pouvant monter à 50 000€
  • Pessac-Léognan 650 000€ pouvant atteindre 2,5 millions pour les plus connus
  • Sauternes 30 000€
  • Médoc 55 000€ Haut-Médoc 80 000 €
  • Listrac Moulis 80 000 €
  • Margaux de 1,2-1,3 millions à 2,5 millions €
  • Pauillac de 1,7 à 2,5-2,6 millions €
  • Saint-Estèphe de 200-250 000 à 900 000€, moyenne à 500-550 000€

AILLEURS EN NOUVELLE-AQUITAINE

  • Jurançon 42 000€
  • Madiran 16 000€
  • Bergerac 11 000 € blancs et 8 000 € rouges
  • Monbazillac 17-20 000€
  • Pécharmant 30 000€
  • Tursan 12 000€
  • Buzet 15 000€
  • Duras 11 000€
  • Côtes du Marmandais 10 000€
  • Charente Bons bois 35 000, Borderie 52 000 Grande Champagne 53 000  à 100 000€
  • Sans IG zone Armagnac 10 000€
  • Sans IG Lot-et-Garonne 5000€

11 Jan

Vinexpo et Comexposium : un mariage pour être le 1er organisateur mondial d’événements dédiés aux vins et spiritueux

L’annonce a été faite cette semaine. Vinexpo Holding et Comexposium se rapprochent pour devenir le 1er organisateur mondial d’évènements dédiés aux vins et spiritueux. Une nouvelle entité devrait voir le jour.

© Vinexpo incarné par Patrick Seguin à droite président de la CCI Bordeaux Gironde et Comexposium

Il est vrai que le secteur est très concurrentiel. Qu’entre les différents salons européens et internationaux, on ne se fait point de cadeau. Que ProWein a pris l’ascendant sur Vinexpo Bordeaux, le premier ayant doublé le second au niveau visiteurs professionnels.

Aussi il faut peut-être un électrochoc. Celui-ci a déjà été amorcé avec le rapprochement de Wine Paris et Vinexpo Paris qui vont se tenir en même temps (c’est du Macron dans le texte) du 10 au 12 Février à la Porte de Versailles à Paris, et puis il y a cette nouvelle entité qui va voir le jour, née d’un rapprochement entre la Vinexpo Holding (créée et détenue par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux-Gironde) et Comexposium (organisateur mondial d’événement). Ce sera alors le premier organisateur mondial d’évènements dédiés aux vins et spiritueux.

Dans un environnement économique mondialisé, cette volonté de rapprochement est une avancée majeure pour servir le développement des entreprises de la filière du vin et des spiritueux.  Par cette alliance, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux-Gironde veut donner naissance à un fleuron performant qui portera haut et loin les couleurs de la France à l’international, »  Patrick Seguin, Président de la CCIBG.

Pour Pierre Clément, Président de l’AVS et du Conseil d’Administration de VinoVision Paris : « ce rapprochement est inédit ! Nous avions initié cette dynamique avec Wine Paris dès 2019 et nous voulons transformer l’essai en 2020 avec une volonté forte et partagée par tous d’unir nos forces en mettant nos spécificités et nos expertises en commun au service d’un grand projet collectif.»

UNE NOUVELLE STRUCTURE

Porté par treize interprofessions françaises, par le Conseil Stratégique de Vinexpo et par les Conseils d’Administration de Vinisud et de Vinovision Paris, ce projet devrait être finalisé avant fin juin 2020.

  • La nouvelle structure devrait être le 1er organisateur mondial d’évènements dédiés aux vins et spiritueux en accueillant annuellement plus de 78 000 visiteurs issus de 140 pays et 5 900 exposants.
  • Détenue à part égale par les deux acteurs, elle réunira l’expertise et l’ancrage international de Vinexpo, marque à la notoriété mondiale, spécialisée dans l’organisation, sur plusieurs continents, de rendez-vous professionnels dédiés à la filière du vin et des spiritueux et de Comexposium, 3e organisateur au monde d’évènements.
  •  L’objectif : renforcer un portefeuille de 10 évènements emblématiques et reconnus qui réunit les actifs actuels des deux organisateurs : Vinexpo (Bordeaux, Paris, Hong Kong, Shanghai et New-York) ainsi que les évènements Vinexpo Explorer pour Vinexpo Holding, Wine Paris (Vinisud/Vinovision Paris), World Wine Meetings et World Bulk Wine Exhibition (Amsterdam et Asia) pour Comexposium.
  • Sa  finalité: mettre en œuvre de nouveaux rendez-vous pour accompagner les entreprises du secteur sur des marchés internationaux à fort potentiel de croissance.
  •  Un soutien affirmé de toutes les interprofessions, du Conseil Stratégique de Vinexpo, ainsi que des Conseils d’Administration de Vinisud et de Vinovision Paris.

« L’alliance que nous sommes en train de construire est un formidable tournant pour le monde du vin et des spiritueux. Elle va nous permettre de rayonner plus largement, de développer un portefeuille d’évènements incontournables et de répondre aux attentes des différents marchés dans le monde. » conclut Christophe Navarre, Président du Conseil d’Administration de Vinexpo.

EN ADEQUATION AVEC LES BESOINS DE LA FILIERE

DÉJÀ, UN SALON COMMUN:  Vinexpo Holding et Comexposium ont ainsi annoncé en mai 2019 la tenue à Paris en un même lieu et aux mêmes dates de leurs deux événements: Vinexpo Paris et Wine Paris, du 10 au 12 février 2010: un message clair pour faire venir de nombreux acheteurs nationaux et internationaux.

EN PRIME LA STRUCTURE SERA EN FRANCE: elle va proposer une offre d’évènements élargie, adaptée aux 3 principaux segments de marché : vins en vrac, vins et spiritueux entrée de gamme à premium, vins et spiritueux super premium à luxe.

Par ce rapprochement de compétences et de savoir-faire, les professionnels de la filière du vin et des spiritueux vont avoir, pour leur développement commercial, un partenaire majeur pouvant les accompagner toute l’année et à travers le monde. » Rodolphe Lameyse, Directeur Général de Vinexpo Holding.

SAISIR LES OPPORTUNITES DE DEVELOPPEMENT A L’INTERNATIONAL

Ces deux géants de salons Vinexpo et Comexposium, déjà présents dans de nombreux pays, souhaitent ainsi  s’implanter de manière plus importante encore sur les marchés asiatiques et américains.

« Cette alliance renforce la stratégie internationale de Comexposium dans les vins et spiritueux et va créer de la valeur pour tous les acteurs avec des évènements référents et une présence croissante dans le monde entier, » selon Laurent Noël, Directeur Général de Division de Comexposium.

A voir sur pièce, en espérant que la dynamique puisse être ainsi relancée, bonne chance en tout cas à ce rapprochement de Vinexpo et Comexposium.

10 Jan

Incendie au château Paloumey: « c’est un drame, mais ce n’est que du matériel, franchement »

Hier soir, un incendie est survenu au château Paloumey à Ludon-Médoc. Plus de peur que de mal, car aucune victime n’est à déplorer. Si la bâtisse du XIXe siècle a souffert, les chais n’ont pas été touchés et le stock du château Paloumey ont pu être préservés des flammes et des fumées. La famille Cazeneuve a été relogée.

Les 60 sapeurs pompiers de la Gironde et 15 véhicules ont permis d’éviter le pire © Jean-Pierre Stahl

C’est un crève-coeur, vraiment pour le Médoc, et particulièrement pour Martine Cazeneuve qui est l’incarnation de ce fabuleux château Paloumey et connue aussi pour être l’une des premières femmes viticultrices avec l’association des « Médocaines ». Elle a acheté avec son époux le château en 1989, un château viticole bien connu des amateurs de vin. Un cru Bourgeois que la famille Cazeneuve a réussi à porter à un haut niveau et a réussi à en faire une pépite du Médoc. De 14 hectares de vignes à l’origine, toute la propriété a été replantée, et fait aujourd’hui 40 hectares. Ses vins sont d’une grande précision.

Ce matin, encore sous le coup de l’émotion, Martine Cazeneuve me confie « c’est effectivement l’histoire d’une vie, j’y habitais jusqu’à l’an dernier, jusqu’en avril. Entre temps les enfants l’ont refait, nettoyé et voilà… Cela fait 30 ans que je suis là, j’y ai beaucoup travaillé, c’est un peu mon 4e enfant… ».

Pierre Cazeneuve faisant le pont ce matin avec le responsable des opérations de secours © JPS

Pour son fils Pierre Cazeneuve, qui habite désormais le château avec sa famille: « oui c’est un drame personnel, c’est une propriété familiale…Moi, je revenais de chez le médecin, c’est mon épouse qui, en train de manger avec les filles dans la cuisine, a entendu du bruit, elle est montée et a vu le matelas en feu. Elles’est mise en sécurité avec mes filles et a appelé les pompiers. On a un voisin qui est à 20 mètres chez qui on a dormi et c’est super. On a plein de gens qui ont été là avec nous… Oui, c’est un drame mais en même temps ce n’est que du matériel, franchement. »

60 sapeurs pompiers de Macau et de toute la Gironde, 15 véhicules ont combattu le feu une bonne partie de la soirée et réussi à limiter les dégâts.Certes la bâtisse a souffert, mais les chais attenants sont préservés.

« C’était un peu les images que j’ai vécues quand j’étais sur Paris pour Notre-Dameavec un feu très difficile à contenir avec beaucoup de vent, je tiens à saluer le courage et le travail des pompiers venus de tout le département », confie le député du secteur Benoît Simian, qui s’est aussitôt porté sur les lieux en tant que député du Médoc, mais aussi ancien maire de Ludon, accompagné du maire actuel:  « le pire a été évité, aucune victime,  l’outil de production n’est heureusement pas touché, sinon cela aurait été la double peine, en effet les chais ne sont pas touchés, 100 000 bouteilles ont été épargnés, » poursuit Benoît Simian.

Un beau château du XIXe siècle, récemment restauré© JPS

Assurances et experts vont intervenir dans les prochaines heures ou prochains jours. Les causes du sinistre restent à déterminer. En attendant, la famille est relogée.  Alors que le cuvier et les chais s’activent déjà, « les livraisons vont pouvoir repartir dès lundi » me confie Pierre Cazeneuve qui bien sûr va goûter les vins avec ses équipes, pour rassurer ses clients. Il n’y aura en tout cas pas de chômage technique. La famille a déjà pris des mesures de sécurité déjà pour sécuriser très fortement le site.

A toute la famille Cazeneuve, Côté Châteaux lui exprime ses plus sincères voeux de courage et de rétablissement face à cette épreuve.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Sarah Colpaert etb Thierry Culnaert :