21 Mar

Journée mondiale de l’eau du 22 mars : conférences, débat et films autour du Dessoubre

Le Dessoubre photographié par Aurélien Hagimont en 2013.

Le Dessoubre photographié par Aurélien Hagimont en 2013.

Le 22 mars est la journée mondiale de l’eau. Une initiative que l’on doit à l’Organisation des Nations Unies depuis 1993 pour sensibiliser les populations du monde entier sur l’importance de cette ressource naturelle. Cette année, c’est le « thème des eaux usées et les différents moyens de les réduire et les réutiliser » qui a été retenu.

Un des objectifs de développement durable est justement  de « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». L’objectif des Nations Unies est de « réduire de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et d’augmenter considérablement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau ».

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11 Mar

Ouverture de la pêche sur la Haute-Loue : Faut-il lâcher des truites arc-en-ciel dans la rivière ?

A gauche, deux truites Arc-en-ciel (élevage). A droite, une truite fario (sauvage)

A gauche, deux truites Arc-en-ciel (élevage). A droite, une truite fario (sauvage)

Plus que jamais, le monde de la pêche est divisé dans la haute vallée de la Loue. Depuis quelques années, la situation est complexe. il n’y a plus de règlement commun entre les associations de pêche entre Ornans, Montgesoye, Vuillafans, Lods et Mouthier. Les pêcheurs de Montgesoye et une partie de ceux de Mouthier-Lods (La Baume de Mouthier) ont quitté la fédération départementale de pêche pour conserver leur liberté. Et cette année, ce premier jour de pêche de la saison 2016-2017 a eu lieu sur fond de division. Deux conceptions de la pêche s’affrontent : Que recherche le pêcheur ? Quel relation a-t-il avec sa proie ? Quelle remise en question est-il prêt à accepter au nom de la préservation du milieu aquatique ?

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08 Mar

Petra Chu publie des lettres inédites de Gustave Courbet

Petra Ten-Doesschate Chu, historienne de l'art

Petra Ten-Doesschate Chu, historienne de l’art

C’est un retour au sources. Dans les années 60, Petra Ten-Doesschate Chu est venue à Paris. La jeune historienne de l’art, originaire des Pays-Bas, travailla quelques mois d’été à la fondation Custodia. Cette institution est située à deux pas du musée d’Orsay à Paris. En 1947, Frits Lugt et son épouse Jacoba Klever, eux aussi néerlandais, ont créé cette Fondation dans le splendide hôtel particulier du XVIIIe, l’hôtel Turgot. La Fondation Custodia collectionne les oeuvres sur papier et les lettres d’artistes. Sa mission est de « servir l’histoire de l’art au sens le plus large du terme » en complétant sans cesse sa collection qui, aujourd’hui, comportent 100 000 pièces. L’une de ses spécialités sont les lettres d’artistes. La Fondation détient plusieurs lettres de Gustave Courbet et elle continue à en acquérir. « Chaque année, il y en a qui sont mises en vente. Aujourd’hui, elles valent entre 4 à 5000 euros.Au début, c’était plutôt 500 francs (76 euros) » . précise Rhéa Blok, conservateur à la fondation Custodia.

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07 Mar

Découverte d’un tableau inédit de Gustave Courbet au musée d’art et d’histoire de Granville

Gustave Courbet, Vue du Lac Leman, 1876. Musée d'art et d'histoire de Granville

Gustave Courbet, Vue du Lac Leman, 1876. Musée d’art et d’histoire de Granville

C’est une belle histoire, une de celles que rêvent de vivre les conservateurs de musée. Une Vue du Lac Léman vient d’être attribuée à Gustave Courbet. Le tableau est signé de son nom et daté de 1876, l’année précédente de sa mort lors de son exil en Suisse.Le tableau était conservé dans les réserves d’un des musées de Granville. Il a été redécouvert par Alexandra Jalaber, conservatrice adjointe des Musées de Granville et ses collègues à l’occasion de l’organisation de l’exposition « Côté coulisses. Les tableaux retrouvent leurs couleurs » au musée d’art moderne Richard Anacréon. Bruno Mottin, conservateur en chef du patrimoine, chef de la filière peinture du C2RMF, l’a authentifié comme étant de la main du maître et non de l’un de ses élèves. Le spécialiste a observé la façon de déposer les empâtements, les similitudes avec des tableaux réalisés à la même époque et d’autres détails propre à Courbet. Un travail d’observation nécessaire car de nombreux faux Courbet existent. C’est d’ailleurs la restauration d’une Cascade signée Courbet mais finalement attribuée à Cherubino Pata qui est à l’origine de cette redécouverte.

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01 Mar

Le Moulin du Plain fait de nouveau le bonheur des pêcheurs du Doubs !

Christophe et Odile Choulet

Christophe et Odile Choulet

Le Moulin du Plain est un lieu légendaire. Ce mercredi 1er mars, l’ouverture de la pêche sur le Doubs franco-Suisse avait une saveur particulière : Christophe Choulet, a décidé de rouvrir l’hôtel-restaurant fondé par ses parents, Pierre et Odile Choulet, en 1961. Mais la vie a joué de mauvais tours à la famille Choulet. L’établissement avait dû fermer ses portes il y a maintenant plus de trois ans. Pierre Choulet meurt en 2012 à l’âge de 83 ans.  L’année suivante, son fils Thomas qui avait pris la relève, décède. En  2014, l’affaire est reprise par un restaurateur qui fait faillite en moins de six mois.

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Courbet peint Proudhon : un tableau revisité par la correspondance du peintre

Gustave Courbet, Portrait de P.-J.Proudhon en 1853, Petit Palais, Paris

Gustave Courbet, Portrait de P.-J.Proudhon en 1853, Petit Palais, Paris

A quoi sert un colloque sur Gustave Courbet ? A mieux regarder ses oeuvres, ces « assemblages de mystères », à mieux comprendre comment l’artiste a mené sa vie… Pour la seconde fois, historiens de l’art, philosophes, anthropologue, médecins se sont retrouvés lors d’un colloque dédié au peintre franc-comtois. Ces deux jours de conférences ont eu lieu les 18 et 19 janvier dernier à l’auditorium du musée d’Orsay. Le premier colloque de ce type avait eu lieu en 2011 à Besançon. A chaque fois, la méthode est la même : jeter des ponts entre les disciplines. En attendant que les actes de ce colloque soient publiés aux presses du réel, voici une des histoires qui s’est tramée au fil des interventions de ces spécialistes de Courbet.

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23 Fév

Jean Verneaux et les rivières comtoises : l’histoire n’est pas finie

Jean Verneaux en 1973

Jean Verneaux en 1973

Intense pédagogue, homme de terrain, précurseur, créatif et anti-conventionnel… Les éloges sont unanimes : Jean Verneaux était un grand scientifique. Cet hydrobiologiste franc-comtois vient de décéder à l’âge de 80 ans et son héritage est bel et bien vivant. Aujourd’hui, les spécialistes des milieux aquatiques utilisent un outil de mesure de la qualité des eaux mis au point par Jean Verneaux et les étudiants du Master Sciences de l’Eau-QuEST peuvent mettre en avant un diplôme réputé en France.

Des centaines d’hydrobiologistes français et étrangers, cadres du secteur privé, gestionnaires publics et autres acteurs de l’écologie aquatique sont issus de cette école bisontine. La plupart d’entre eux utilisent toujours les outils qu’il a forgés. (François Degiorgi, université de Franche-Comté et bureau d’études Teleos-Suisse)

 

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13 Fév

Redécouverte du chemin de croix de Claude-Antoine Beau, le maître de Courbet

L'église de la Barèche dans les années 30 et aujourd'hui après restauration.

L’église de la Barèche dans les années 30 et aujourd’hui après restauration.

L’histoire mérite le détour. Direction La Barèche, un lieu-dit souvent ignoré des GPS. Le plateau de la Barèche surplombe la vallée de la Loue, son église est à la croisée des chemins des quatre villages qui se sont réunis pour la construire. Les traces les plus anciennes de cet édifice religieux remontent au XIIe siècle. Les habitants de Durnes, Echevannes, Voires et Lavans-Vuillafans viennent ici pour les baptêmes, les mariages et les enterrements. L’édifice vient tout juste d’être restauré par le syndicat intercommunal du secteur. Des travaux qui se sont révélés plus importants que le simple rafraîchissement prévu initialement.

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07 Fév

La Bienne, une rivière qui n’en finit pas d’agoniser

La mortalité 2016-2017 sur la Bienne est plus importante que celle de 2012-2013.

La mortalité 2016-2017 sur la Bienne est plus importante que celle de 2012-2013.

L’histoire se répète. Malgré les cris d’alarme répétés des défenseurs des rivières, les poissons de la Bienne continuent de mourir. Cette année encore, la pêche sera fermée  sur depuis le barrage d’Etable à Saint-Claude jusqu’à la commune de Lavancia-Epercy au pont des carrières Di Lena, soit un tiers du parcours de cette rivière du Jura. Même si il n’a pas été possible de comptabiliser précisément les poissons morts, les observateurs estiment que les mortalités de 2016-2017 sont beaucoup plus élevés que celles de 2012-2013. 

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30 Jan

Des agriculteurs transgressent l’interdiction d’épandre sur la neige

Epandage près de Chouzelot. Photo prise par un promeneur le 22 janvier 2017. La Loue est en contrebas précise SOS Loue LRC

Epandage près de Chouzelot. Photo prise par un promeneur le 22 janvier 2017. La Loue est en contrebas précise SOS Loue LRC

Comment est-ce encore possible ? Des agriculteurs du secteur de Chouzelot ainsi que celui situé entre Arc-et-Senans et Cramans (Doubs) ont épandu ces jours-ci leurs effluents d’élevage sur des sols enneigés. Une pratique totalement interdite pour protéger les milieux aquatiques : les plantes n’étant pas là pour absorber les éléments nutritifs dont elles ont besoin, les nitrates vont directement dans la rivière… Les photos ont été diffusées aujourd’hui par la Fédération de pêche du Doubs et le collectif SOS Loue et rivières comtoises. Les défenseurs des milieux aquatiques sont en colère car cette pratique se reproduit généralement chaque hiver.

Les épandages sur sol gelé et enneigés au bord de la Loue continuent comme si de rien n’était. Il est vrai que les coupables ne risquent absolument rien de la justice qui classe en général ces affaires, ou se contente d’un rappel à l’ordre. Les tonnes de lisiers qui ont été épandues ici finiront dans la Loue qui est à moins de 300 mètres, entrainant un colmatage des fonds en pleine période de maturation des œufs de truites, qui mourront sans doute étouffés.
Cette pratique quotidienne, répandue dans tous les bassins versants de nos rivières  se reproduit d’hiver en hiver en toute impunité. C’est de la délinquance pure et simple résultat de la tolérance coupable de la justice envers le monde agricole. C’est également en contradiction totale avec les appels répétés des responsables agricoles, qui il faut le reconnaitre, se mobilisent pour faire cesser ses pratiques, sans avoir beaucoup plus de résultats sur le terrain que les associations ! ( extrait du communiqué de SOS LOUE LRC).

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