12 Mai

Le Manoir à Mouthier Haute-Pierre : quand l’art rencontre la nature

Alexandre Tiercelin, Philosophe et Max Renneisen, artiste devant une de ses oeuvres à la Galerie d'art Charles Pouchon du Manoir de Mouthier Haute-Pierre

Alexandre Tiercelin, Philosophe et Max Renneisen, artiste devant une de ses oeuvres à la Galerie d’art Charles Pouchon du Manoir de Mouthier Haute-Pierre

Courbet est l’ambassadeur de la vallée de la Loue. D’autres artistes pourraient bientôt eux-aussi faire rayonner ce petit bout de territoire à l’international. A Mouthier Haute-Pierre, un « centre d’art et de villégiature » ouvre samedi 13 mai. L’association Le Manoir présente sa première exposition intitulée « Bonjour Monsieur Courbet !  » autour des oeuvres de Katharina et Max Renneisen. D’autres suivront à l’issue de résidences d’artistes.

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14 Avr

Berlin, Moscou, Paris : Gustave Courbet for ever !

L'association "Les amis du Manoir de Mouthier-Haute-Pierre" réunis à Berlin. De gauche à droite : Alexandre Thiercelin, Philippe Perrin, Alexa Graefe, Katharina Renneisen, Max Renneisen.

L’association « Les amis du Manoir de Mouthier-Haute-Pierre » réunis à Berlin. De droite à gauche : Alexandre Thiercelin, Philippe Perrin, Alexa Graefe, Katharina Renneisen, Max Renneisen.

Côté notoriété auprès du grand public, Gustave Courbet n’est pas spontanément cité dans le top 5 des artistes mondialement connus. Côté coeur et tradition picturale, c’est une autre histoire. Non seulement, le peintre de la vallée de la Loue est une référence pour de nombreux artistes contemporains mais il suscite aussi des vraies passions.

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05 Avr

Vente aux enchères d’un Courbet : 54 000 euros pour une Source peinte vers 1860

La Source, tableau de Gustave Courbet, peint vers 1860.

La Source, tableau de Gustave Courbet, peint vers 1860.

Quand vous vous retrouvez face à un tableau de Gustave Courbet, comment le regarder ? C’est la question que vous pouviez vous poser vendredi après-midi ou samedi matin avant la vente aux enchères d’un tableau du maître d’Ornans prévue à partir de 14h15 à l’hôtel des ventes de Belfort. A la suite d’une succession dans une famille jurassienne, un tableau signé Gustave Courbet a été mis en vente parmi 142 lots d’objets d’art par M°Patrick Gauthier. La peinture représente une source. Il a été adjugé 54 000 euros à un Franc-Comtois qui souhaite rester anonyme.

Difficile de se faire une idée d’un tableau à partir d’une simple photographie. Première impression, le cadrage est connu. Le peintre franc-comtois a peint de nombreuses sources, celle de la Loue et du Lison en particulier. Voici deux magnifiques tableaux : La source de la Loue du Kunsthaus de Zürich et La source du Lison du Staateliche Museum de Berlin, Nationalgalerie.

La source de la Loue du Kunsthaus de Zürich

La source de la Loue de Gustave Courbet. 1863. Kunsthaus de Zürich

Souvent, il n’y a ni ciel, ni humain. Juste l’eau jaillissante de la roche. L’idéal est de pouvoir presque se coller à la toile pour regarder au plus près les touches laissées par le couteau du peintre. D’abstraite en très gros plan, l’eau devient vivante dès que l’on prend du recul. Même démarche pour la roche.

Source du Lison de Gustave Courbet. 1864. Staatliche Museum Berlin.

Source du Lison de Gustave Courbet. 1864. Staatliche Museum Berlin.

Gustave Courbet avait appris lui-même à comprendre un paysage karstique grâce à son ami géologue Jules Marcou. La superposition des couches de peinture est très particulière chez Courbet, à la fois profonde et aérienne. Cette composition est complètement intemporelle sans histoire particulière, seule compte la nature dans laquelle a grandi le Franc-Comtois. Voici deux des plus célèbres tableaux de Courbet représentant des sources. Ces cadrages serrés sur l’origine des rivières évoque celui voulu pour L’Origine du Monde.

Voilà pour ce qui relève du pur plaisir. L’observation d’une toile jamais vue puisqu’elle était conservée dans un intérieur d’une demeure jurassienne et ne fait pas partie des toiles issues de collections particulières régulièrement sollicitées pour des expositions. Mais qu’en est-il de sa valeur ? Le tableau, mis en vente ce samedi à Belfort date du début des années 60. Il est estimé entre 30 000 et 50 000 euros. Un prix raisonnable car le tableau a « été réentoilé, d’où quelques soulèvements » précise le commissaire priseur. On voit aussi sur la photo que des petites parties de peinture sont manquantes. Les frais de restauration sont estimés entre 3 et 6 000 euros.

Mais surtout, la question que chaque acheteur se pose est celle de l’authenticité de la toile. Avec Courbet plus qu’avec tout autre peintre puisqu’il a signé des oeuvres réalisées par ses élèves.  Autre difficulté, la qualité inégale des oeuvres de notre ami Gustave. Le peintre n’était pas toujours au mieux de sa forme, il était bipolaire d’où, parfois, des tableaux plus mous que d’autres.

D’où la nécessité d’expertiser l’oeuvre. M°Patrick Gauthier s’est adressé à l’experte parisienne Elisabeth Marechaux. L’oeil ne suffit pas, il faut littéralement « tracer » le tableau, retrouver toute son histoire, ce que Courbet a pu en dire dans sa prolixe correspondance, ce que ses contemporains ont pu écrire, les catalogues de vente où il est mentionné. Une vraie enquête !

Souvent il existe un catalogue raisonné pour les oeuvres des peintres. C’est en quelque sorte une « bible » où toutes les oeuvres connues sont recensées avec leur pedigree. Pour Courbet, la référence, c’est le catalogue raisonné établi par Robert Fernier .

Le catalogue raisonné de Gustave Courbet par Robert Fernier

Le catalogue raisonné de Gustave Courbet par Robert Fernier

La Source est mentionnée en Italique. Cela veut dire que Robert Fernier l’a reconnu comme un tableau de Gustave Courbet sur photo m’explique Elisabeth Marechaux.  Le tableau est donc connu, voici son parcours :

Vente à l’Hôtel Drouot, 14 décembre 1882,  n°16, Maître Boulland .

Vente à l’ Hôtel Drouot 20 mai 1905, n°14, Maître Couturier

Collection Gibassier, Marseille

Collection  Georges Pelletier, Marseille 

Collection particulière

Par précaution, Elisabeth Marechaux a demandé une nouvelle expertise à l’Institut Courbet. Depuis que Jean-Jacques Fernier, le fils de Robert Fernier, a arrêté son activité professionnelle d’expertise, un comité de l’Institut Courbet a pris le relais. Le comité dont la composition reste secrète, s’est déjà réuni deux fois pour expertiser une quinzaine de tableaux dont La source. Cette fois-ci, ce comité a pu examiner le tableau « pour de vrai » et « une attestation d’insertion au catalogue raisonné de Gustave Courbet comme une oeuvre de Courbet » a été délivré en novembre dernier. Il a été remis à l’acheteur de la vente aux enchères de Belfort. Pour rendre son avis, le comité animé par Sébastien Fernier, petit-fils de Robert et fils de Jean-Jacques, dispose des archives de l’Institut Courbet.

Elisabeth Marechaux a été séduite par les « tonalités assez sourdes et lumineuses » de cette oeuvre de Courbet, « on a l’impression de voir la lumière arriver sur la grotte » poursuit l’expert. Ce tableau n’intéresse pas cependant le musée Courbet à Ornans, toujours à la recherche de nouvelles oeuvres pour enrichir sa collection permanente. Les critères des musées n’ont rien à voir avec ceux des particuliers. Pas question de coup de coeur, l’oeuvre doit être en très bon état, bien documentée et particulière dans la production de l’artiste. Si vous voulez voir La Source avant qu’il ne reparte chez un particulier en France ou à l’étranger, il ne vous reste plus qu’à aller à Belfort !

Isabelle Brunnarius
isabelle.brunnarius(a)francetv.fr

08 Mar

Petra Chu publie des lettres inédites de Gustave Courbet

Petra Ten-Doesschate Chu, historienne de l'art

Petra Ten-Doesschate Chu, historienne de l’art

C’est un retour au sources. Dans les années 60, Petra Ten-Doesschate Chu est venue à Paris. La jeune historienne de l’art, originaire des Pays-Bas, travailla quelques mois d’été à la fondation Custodia. Cette institution est située à deux pas du musée d’Orsay à Paris. En 1947, Frits Lugt et son épouse Jacoba Klever, eux aussi néerlandais, ont créé cette Fondation dans le splendide hôtel particulier du XVIIIe, l’hôtel Turgot. La Fondation Custodia collectionne les oeuvres sur papier et les lettres d’artistes. Sa mission est de « servir l’histoire de l’art au sens le plus large du terme » en complétant sans cesse sa collection qui, aujourd’hui, comportent 100 000 pièces. L’une de ses spécialités sont les lettres d’artistes. La Fondation détient plusieurs lettres de Gustave Courbet et elle continue à en acquérir. « Chaque année, il y en a qui sont mises en vente. Aujourd’hui, elles valent entre 4 à 5000 euros.Au début, c’était plutôt 500 francs (76 euros) » . précise Rhéa Blok, conservateur à la fondation Custodia.

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07 Mar

Découverte d’un tableau inédit de Gustave Courbet au musée d’art et d’histoire de Granville

Gustave Courbet, Vue du Lac Leman, 1876. Musée d'art et d'histoire de Granville

Gustave Courbet, Vue du Lac Leman, 1876. Musée d’art et d’histoire de Granville

C’est une belle histoire, une de celles que rêvent de vivre les conservateurs de musée. Une Vue du Lac Léman vient d’être attribuée à Gustave Courbet. Le tableau est signé de son nom et daté de 1876, l’année précédente de sa mort lors de son exil en Suisse.Le tableau était conservé dans les réserves d’un des musées de Granville. Il a été redécouvert par Alexandra Jalaber, conservatrice adjointe des Musées de Granville et ses collègues à l’occasion de l’organisation de l’exposition « Côté coulisses. Les tableaux retrouvent leurs couleurs » au musée d’art moderne Richard Anacréon. Bruno Mottin, conservateur en chef du patrimoine, chef de la filière peinture du C2RMF, l’a authentifié comme étant de la main du maître et non de l’un de ses élèves. Le spécialiste a observé la façon de déposer les empâtements, les similitudes avec des tableaux réalisés à la même époque et d’autres détails propre à Courbet. Un travail d’observation nécessaire car de nombreux faux Courbet existent. C’est d’ailleurs la restauration d’une Cascade signée Courbet mais finalement attribuée à Cherubino Pata qui est à l’origine de cette redécouverte.

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01 Mar

Courbet peint Proudhon : un tableau revisité par la correspondance du peintre

Gustave Courbet, Portrait de P.-J.Proudhon en 1853, Petit Palais, Paris

Gustave Courbet, Portrait de P.-J.Proudhon en 1853, Petit Palais, Paris

A quoi sert un colloque sur Gustave Courbet ? A mieux regarder ses oeuvres, ces « assemblages de mystères », à mieux comprendre comment l’artiste a mené sa vie… Pour la seconde fois, historiens de l’art, philosophes, anthropologue, médecins se sont retrouvés lors d’un colloque dédié au peintre franc-comtois. Ces deux jours de conférences ont eu lieu les 18 et 19 janvier dernier à l’auditorium du musée d’Orsay. Le premier colloque de ce type avait eu lieu en 2011 à Besançon. A chaque fois, la méthode est la même : jeter des ponts entre les disciplines. En attendant que les actes de ce colloque soient publiés aux presses du réel, voici une des histoires qui s’est tramée au fil des interventions de ces spécialistes de Courbet.

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13 Fév

Redécouverte du chemin de croix de Claude-Antoine Beau, le maître de Courbet

L'église de la Barèche dans les années 30 et aujourd'hui après restauration.

L’église de la Barèche dans les années 30 et aujourd’hui après restauration.

L’histoire mérite le détour. Direction La Barèche, un lieu-dit souvent ignoré des GPS. Le plateau de la Barèche surplombe la vallée de la Loue, son église est à la croisée des chemins des quatre villages qui se sont réunis pour la construire. Les traces les plus anciennes de cet édifice religieux remontent au XIIe siècle. Les habitants de Durnes, Echevannes, Voires et Lavans-Vuillafans viennent ici pour les baptêmes, les mariages et les enterrements. L’édifice vient tout juste d’être restauré par le syndicat intercommunal du secteur. Des travaux qui se sont révélés plus importants que le simple rafraîchissement prévu initialement.

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13 Déc

Fin de la restauration de L’Atelier du peintre de Gustave Courbet

L'Atelier du peintre de Gustave Courbet. © Photo RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowsky et © Photo musée d'OrsayDist. RMN Grand Palais/ Patrice Schmidt.

L’Atelier du peintre de Gustave Courbet. © Photo RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowsky et © Photo musée d’OrsayDist. RMN Grand Palais/ Patrice Schmidt.

24 novembre 2014 – 29 novembre 2016. Deux années d’une aventure passionnante… La restauration de L’Atelier du peintre que Gustave Courbet qualifiait d’ « allégorie réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique » a été riche en découvertes et en questionnements. Le comité scientifique a du faire des choix pour que ce tableau manifeste peint en 1855 soit préservé pour les générations futures.

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11 Déc

La correspondance de Gustave Courbet au centre d’un colloque au musée d’Orsay

 

Lettre de Gustave Courbet à ses parents

Lettre de Gustave Courbet à ses parents

Autant l’écrire tout de suite, c’est en lisant la correspondance de Gustave Courbet que ma passion pour ce peintre s’est concrétisée. Une découverte réalisée grâce à l’ouvrage collectif dirigé par Yves Sarfati « Transferts de Courbet ». Ce livre, publié en 2013 aux Presses du réel, reprend toutes les interventions des spécialistes réunis lors d’un colloque à Besançon en 2011.

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