22 Juil

La marche de l’eau des Amérindiens pour sauver la Loue

Les porteuses d'eau Zanya Hawk et Fawn Galvan

Les porteuses d’eau Zanya Hawk et Fawn Galvan

C’est une première ! Plutôt que d’organiser de nouveau un Pow Wow à Ornans, l’association Fourwinds propose aux habitants de la vallée et d’ailleurs de participer à une marche de l’eau au bord de la Loue. Ce rite amérindien purificateur aura lieu les 22, 23 et 24 septembre prochains.

Continuer la lecture

01 Juil

« Histoires d’ateliers » : de Courbet à Soulages

Elements de l'affiche de l'exposition 2017 du musée Courbet d'Ornans

Elements de l’affiche de l’exposition 2017 du musée Courbet d’Ornans

L’équipe du musée Courbet est partie de la toute récente rénovation du tableau de Courbet « L’atelier du peintre » exposé au musée d’Orsay à Paris pour proposer une exposition autour des photographies d’ateliers d’artistes signées Vincent Knapp.

Continuer la lecture

27 Juin

Bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet : une exposition avec Yan Pei Ming et une « année Courbet »

Yan Pei Ming au musée Nicephore Niepce

Yan Pei Ming au musée Nicephore Niepce

Le 10 juin 1819 dans la vallée de la Loue naissait Gustave Courbet. Pour célébrer les deux cents ans de la naissance du maître d’Ornans, le musée Gustave Courbet proposera une exposition exceptionnelle. Le célèbre peintre Yan-Pei Ming en sera l’invité : il est en train de réfléchir à des oeuvres qui dialogueront avec des tableaux de Gustave Courbet.

Continuer la lecture

12 Juin

Une copie de L’origine du Monde vendue 8000 euros aux enchères

L'Origine du Monde, copie du tableau de Courbet, anciennement présentée comme de Magritte.

L’Origine du Monde, copie du tableau de Courbet, anciennement présentée comme de Magritte.©Etude Rouillac

 

C’était l’un des clous de la vente aux enchères organisée cet après-midi au château d’Artigny par Philippe et Aymeric Rouillac. Un petit tableau qui a une grande histoire : cette copie de L’Origine du Monde de Gustave Courbet a été longtemps attribué à René Magritte avant que le comité Magritte réfute cette paternité. Le tableau a été adjugé 8000 euros en cinq minutes lors d’une vente qui a été retransmise en direct sur le site des commissaires-priseurs. En lisant l’essai de l’érudit Thierry Savatier, son nouvel acquéreur découvrira une histoire passionnante.

Continuer la lecture

12 Mai

Le Manoir à Mouthier Haute-Pierre : quand l’art rencontre la nature

Alexandre Tiercelin, Philosophe et Max Renneisen, artiste devant une de ses oeuvres à la Galerie d'art Charles Pouchon du Manoir de Mouthier Haute-Pierre

Alexandre Tiercelin, Philosophe et Max Renneisen, artiste devant une de ses oeuvres à la Galerie d’art Charles Pouchon du Manoir de Mouthier Haute-Pierre

Courbet est l’ambassadeur de la vallée de la Loue. D’autres artistes pourraient bientôt eux-aussi faire rayonner ce petit bout de territoire à l’international. A Mouthier Haute-Pierre, un « centre d’art et de villégiature » ouvre samedi 13 mai. L’association Le Manoir présente sa première exposition intitulée « Bonjour Monsieur Courbet !  » autour des oeuvres de Katharina et Max Renneisen. D’autres suivront à l’issue de résidences d’artistes.

Continuer la lecture

14 Avr

Berlin, Moscou, Paris : Gustave Courbet for ever !

L'association "Les amis du Manoir de Mouthier-Haute-Pierre" réunis à Berlin. De gauche à droite : Alexandre Thiercelin, Philippe Perrin, Alexa Graefe, Katharina Renneisen, Max Renneisen.

L’association « Les amis du Manoir de Mouthier-Haute-Pierre » réunis à Berlin. De droite à gauche : Alexandre Thiercelin, Philippe Perrin, Alexa Graefe, Katharina Renneisen, Max Renneisen.

Côté notoriété auprès du grand public, Gustave Courbet n’est pas spontanément cité dans le top 5 des artistes mondialement connus. Côté coeur et tradition picturale, c’est une autre histoire. Non seulement, le peintre de la vallée de la Loue est une référence pour de nombreux artistes contemporains mais il suscite aussi des vraies passions.

Continuer la lecture

12 Avr

La ville d’Ornans rejoint le réseau des « 100 plus beaux détours de France »

Ornans, un des plus beaux détours de France

Ornans, un des plus beaux détours de France

La saison touristique commence bien pour Ornans : la ville natale de Gustave Courbet vient de rejoindre le réseau des « 100 plus beaux détours de France » mis en place depuis 1998 par l’association du même nom avec le soutien des Guides Michelin. Dans la région, Pontarlier, Luxeuil et Saint-Claude sont déjà inscrites dans ce guide papier décliné également sur un site internet.

Continuer la lecture

05 Avr

Vente aux enchères d’un Courbet : 54 000 euros pour une Source peinte vers 1860

La Source, tableau de Gustave Courbet, peint vers 1860.

La Source, tableau de Gustave Courbet, peint vers 1860.

Quand vous vous retrouvez face à un tableau de Gustave Courbet, comment le regarder ? C’est la question que vous pouviez vous poser vendredi après-midi ou samedi matin avant la vente aux enchères d’un tableau du maître d’Ornans prévue à partir de 14h15 à l’hôtel des ventes de Belfort. A la suite d’une succession dans une famille jurassienne, un tableau signé Gustave Courbet a été mis en vente parmi 142 lots d’objets d’art par M°Patrick Gauthier. La peinture représente une source. Il a été adjugé 54 000 euros à un Franc-Comtois qui souhaite rester anonyme.

Difficile de se faire une idée d’un tableau à partir d’une simple photographie. Première impression, le cadrage est connu. Le peintre franc-comtois a peint de nombreuses sources, celle de la Loue et du Lison en particulier. Voici deux magnifiques tableaux : La source de la Loue du Kunsthaus de Zürich et La source du Lison du Staateliche Museum de Berlin, Nationalgalerie.

La source de la Loue du Kunsthaus de Zürich

La source de la Loue de Gustave Courbet. 1863. Kunsthaus de Zürich

Souvent, il n’y a ni ciel, ni humain. Juste l’eau jaillissante de la roche. L’idéal est de pouvoir presque se coller à la toile pour regarder au plus près les touches laissées par le couteau du peintre. D’abstraite en très gros plan, l’eau devient vivante dès que l’on prend du recul. Même démarche pour la roche.

Source du Lison de Gustave Courbet. 1864. Staatliche Museum Berlin.

Source du Lison de Gustave Courbet. 1864. Staatliche Museum Berlin.

Gustave Courbet avait appris lui-même à comprendre un paysage karstique grâce à son ami géologue Jules Marcou. La superposition des couches de peinture est très particulière chez Courbet, à la fois profonde et aérienne. Cette composition est complètement intemporelle sans histoire particulière, seule compte la nature dans laquelle a grandi le Franc-Comtois. Voici deux des plus célèbres tableaux de Courbet représentant des sources. Ces cadrages serrés sur l’origine des rivières évoque celui voulu pour L’Origine du Monde.

Voilà pour ce qui relève du pur plaisir. L’observation d’une toile jamais vue puisqu’elle était conservée dans un intérieur d’une demeure jurassienne et ne fait pas partie des toiles issues de collections particulières régulièrement sollicitées pour des expositions. Mais qu’en est-il de sa valeur ? Le tableau, mis en vente ce samedi à Belfort date du début des années 60. Il est estimé entre 30 000 et 50 000 euros. Un prix raisonnable car le tableau a « été réentoilé, d’où quelques soulèvements » précise le commissaire priseur. On voit aussi sur la photo que des petites parties de peinture sont manquantes. Les frais de restauration sont estimés entre 3 et 6 000 euros.

Mais surtout, la question que chaque acheteur se pose est celle de l’authenticité de la toile. Avec Courbet plus qu’avec tout autre peintre puisqu’il a signé des oeuvres réalisées par ses élèves.  Autre difficulté, la qualité inégale des oeuvres de notre ami Gustave. Le peintre n’était pas toujours au mieux de sa forme, il était bipolaire d’où, parfois, des tableaux plus mous que d’autres.

D’où la nécessité d’expertiser l’oeuvre. M°Patrick Gauthier s’est adressé à l’experte parisienne Elisabeth Marechaux. L’oeil ne suffit pas, il faut littéralement « tracer » le tableau, retrouver toute son histoire, ce que Courbet a pu en dire dans sa prolixe correspondance, ce que ses contemporains ont pu écrire, les catalogues de vente où il est mentionné. Une vraie enquête !

Souvent il existe un catalogue raisonné pour les oeuvres des peintres. C’est en quelque sorte une « bible » où toutes les oeuvres connues sont recensées avec leur pedigree. Pour Courbet, la référence, c’est le catalogue raisonné établi par Robert Fernier .

Le catalogue raisonné de Gustave Courbet par Robert Fernier

Le catalogue raisonné de Gustave Courbet par Robert Fernier

La Source est mentionnée en Italique. Cela veut dire que Robert Fernier l’a reconnu comme un tableau de Gustave Courbet sur photo m’explique Elisabeth Marechaux.  Le tableau est donc connu, voici son parcours :

Vente à l’Hôtel Drouot, 14 décembre 1882,  n°16, Maître Boulland .

Vente à l’ Hôtel Drouot 20 mai 1905, n°14, Maître Couturier

Collection Gibassier, Marseille

Collection  Georges Pelletier, Marseille 

Collection particulière

Par précaution, Elisabeth Marechaux a demandé une nouvelle expertise à l’Institut Courbet. Depuis que Jean-Jacques Fernier, le fils de Robert Fernier, a arrêté son activité professionnelle d’expertise, un comité de l’Institut Courbet a pris le relais. Le comité dont la composition reste secrète, s’est déjà réuni deux fois pour expertiser une quinzaine de tableaux dont La source. Cette fois-ci, ce comité a pu examiner le tableau « pour de vrai » et « une attestation d’insertion au catalogue raisonné de Gustave Courbet comme une oeuvre de Courbet » a été délivré en novembre dernier. Il a été remis à l’acheteur de la vente aux enchères de Belfort. Pour rendre son avis, le comité animé par Sébastien Fernier, petit-fils de Robert et fils de Jean-Jacques, dispose des archives de l’Institut Courbet.

Elisabeth Marechaux a été séduite par les « tonalités assez sourdes et lumineuses » de cette oeuvre de Courbet, « on a l’impression de voir la lumière arriver sur la grotte » poursuit l’expert. Ce tableau n’intéresse pas cependant le musée Courbet à Ornans, toujours à la recherche de nouvelles oeuvres pour enrichir sa collection permanente. Les critères des musées n’ont rien à voir avec ceux des particuliers. Pas question de coup de coeur, l’oeuvre doit être en très bon état, bien documentée et particulière dans la production de l’artiste. Si vous voulez voir La Source avant qu’il ne reparte chez un particulier en France ou à l’étranger, il ne vous reste plus qu’à aller à Belfort !

Isabelle Brunnarius
isabelle.brunnarius(a)francetv.fr