18 Mar

La Grotte de Lourdes et Bernadette Soubirous vues par les photographes du XIXème siècle

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C’est une exposition originale à Beautiran, en Gironde. Elle présente différents paysages de Lourdes mais aussi des portraits de Bernadette Soubirous, réalisés par des photographes du XIXème siècle. On peut y découvrir des plaques de verre témoignant des regards et des techniques de l’époque.

La Grotte de Lourdes en 1858©collection privée Pascal Peyrot

La Grotte de Lourdes en 1858©collection privée Pascal Peyrot

Une photographie mystérieuse

Au fil de la visite, une plaque de verre attire l’attention. On peut y lire l’inscription : « Première photographie de la Grotte de Lourdes en 1858 ».  Au creux de la cavité, se devinent un petit groupe de femmes en robe noire et, sur le côté droit, un long voile blanc évoquant le capulet blanc que portait la jeune voyante Bernadette Soubirous.

L’imaginaire se met en route : serait-ce possible que cette prise de vue montre la sainte priant à la Grotte, dans la période des Apparitions de la Vierge Marie reconnues par l’Eglise Catholique ? C’est impossible, selon les spécialistes du service des Archives et Patrimoine du Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes.

On y voit en effet un muret de pierres le long du gave, construit bien après les Apparitions, mais aussi les fondations de la future crypte au-dessus de la Grotte qui est par ailleurs moins végétalisée qu’à l’origine.

©Pascal Peyrot

©Pascal Peyrot

Bernadette Soubirous se prêtait difficilement à cet exercice photographique, ne recherchant ni reconnaissance ni gloire.

Un jour, lorsqu’un photographe insiste pour reproduire son extase quand elle voit la Dame, elle répond : « c’est qu’elle n’y est pas ! ». Refusant tout artifice ou mise en scène, elle accepte simplement de tenir son chapelet et de porter le long capulet blanc qu’elle revêtait lorsqu’elle se rendait à la Grotte.

Il faudra attendre 1861 pour obtenir ses premiers portraits. Au total, 75 ont été répertoriés, effectués par six photographes différents.

Une exposition qui sera aussi l’occasion de visiter le Musée de la Photographie pour découvrir une importante collection d’appareils anciens, à la Villa Maglya, Musée des Techniques de Beautiran.

06 Nov

Le Baron Haussmann, rénovateur de Paris et girondin de coeur

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Son nom est indissociable du nouveau visage de Paris au XIXème siècle. Larges avenues et boulevards : c’est au baron Georges-Eugène Haussmann que l’on doit les grands axes rectilignes de la capitale mais aussi un style architectural qui a fait école en France et en Europe.

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Ce que l’on sait moins, c’est qu’il était très attaché à la région bordelaise.

Sous-préfet de Blaye, puis préfet de la Gironde à Bordeaux, il se marie avec Octavie, une fille de viticulteurs de Cestas, achète une propriété viticole à Canéjan, le château de Rouillac, et n’aura de cesse, pendant ses années parisiennes, de faire des allers-retours entre la capitale et la Gironde où réside sa femme.

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Un siècle et demi plus tard, par un curieux hasard, son arrière petite-nièce s’est aussi mariée à un viticulteur et a quitté Paris pour suivre son mari en Médoc et dans le Blayais. En hommage à son aïeul, Nathalie Larraqué-Haussmann a créé des vins au nom du baron et écrit des poèmes inspirés notamment par le Second Empire, inscrits sur les bouteilles… et sur son blog.

Le baron Haussmann avait une passion pour la ligne droite, moi j’ai une passion pour les lignes d’écriture !

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Côté historique, on peut se demander quel est l’apport de Georges-Eugène Haussmann à la ville de Bordeaux… Son passage ne dura qu’un an et demi, de 1852 à 1853, jusqu’à ce que l’Empereur Napoléon III l’appelle à ses côtés.

Selon l’historien Robert Coustet, le baron Haussmann, dont l’énergie était légendaire, a engagé quelques grands travaux comme le dégagement de la place Pey-Berland, le percement de la rue Vital-Carles et du cours Alsace-Lorraine.

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Lors de sa présence bordelaise, son apport direct se limite à ces chantiers. L’influence haussmannienne se fera ensuite sentir à Bordeaux comme dans toute la France, la capitale de l’Aquitaine n’échappant pas au mouvement de rénovation impulsé par le baron. Les boulevards, par exemple, seront réalisés bien après son départ, en 1863.

Envie d’en savoir plus ? Voyagez dans le temps avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Nicolas Pressigout, Olivier Pallas et Emmanuel Cremese.