26 Mai

Verrou Vauban : l’Estuaire imprenable

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C’est une ligne de défense comme un fil invisible sur l’Estuaire lancé depuis la citadelle de Blaye. Un complexe militaire de 38 hectares imaginé par Sébastien Vauban sur ordre du roi Soleil.

Nous sommes en 1685 lorsque l’ingénieur imagine un triptyque unique en France, situé sur les deux rives et au milieu de l’Estuaire, sur l’île de Fort Paté. Au départ, un simple banc de sable qu’il a fallu endiguer pour le protéger de l’érosion. Pari audacieux : le Fort fut construit sur une simple grille de bois de pin posé sur des pieux…

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Un dispositif essentiellement dissuasif. Les 600 hommes qui occupaient les lieux n’eurent guère l’occasion de faire parler la poudre. Le verrou Vauban été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008. La citadelle de Blaye est l’un des monuments les plus visités de la Nouvelle-Aquitaine, accueillant chaque année 345 000 personnes. Des visiteurs venus imaginer des combats qui n’ont jamais vraiment troublé les eaux de l’Estuaire…

Voyez le reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Olivier Prax et Boris Chague.

07 Avr

Mussidan : le Périgord à travers les objets anciens du quotidien

De l’aiguière au zinzolin, c’est le curieux titre d’un ouvrage qui présente 1600 objets du quotidien en Périgord (Editions Perce-Oreille). Une encyclopédie réalisée par Monique Bourgès-Audivert qui a patiemment collecté outils et instruments oubliés.

L’auteur donnera une conférence le vendredi 14 avril à 18h au Musée des arts et traditions du Périgord, où se trouvent de nombreux objets anciens.

Ce sera l’occasion de découvrir ce musée, fondé par le Docteur Voulgre. Un médecin bordelais qui a passé sa vie à collectionner des objets communs qui n’intéressaient personne. Il ne jetait rien, convaincu de la valeur qu’ils prendraient avec le temps.

@muséevoulgre.fr

@muséevoulgre.fr

Très attaché au Périgord, c’est dans sa maison paternelle de Mussidan qu’il a choisi d’exposer tous ces petits témoignages du quotidien, permettant aujourd’hui de retracer l’évolution de la société périgourdine à travers les tâches domestiques, les travaux des champs, les arts et les techniques…

©commons.wikipedia

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En 1971, le médecin passionné de patrimoine légua sa « Chartreuse », son domaine et sa collection à sa ville natale de Mussidan, devenu selon sa volonté, le Musée des Arts et Traditions Populaires du Périgord du Docteur André Voulgre.

19 Mar

Le moulin à vent de Vensac retrouve ses ailes en Médoc

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Il fait partie du paysage de Vensac, non loin de l’océan, depuis 1858. Un vestige que ses propriétaires, Fabienne et Roland Piquemal, ont à coeur de restaurer depuis plus de trois décennies. Fils et petit-fils de meunier, Roland est né dans la maison d’à côté et le moulin a été remis en état pour son mariage. Et depuis, pas question de le laisser tomber…

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En ce jour de mars, sous une pluie battante, Roland a mobilisé les grands moyens : une grue et plusieurs copains pour hisser l’axe maître, la pièce centrale sur laquelle viennent se fixer les armatures des ailes. La manoeuvre est délicate et périlleuse : tout se joue au millimètre près !

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L’axe maître est une bille de chêne de 2 tonnes que Roland a façonné lui-même. Il l’avait acquis voilà huit ans, pour que le bois sèche, en prévision d’une restauration survenue plus tôt que prévu car l’été dernier, la bille s’est fendue. Le moulin est privé. Tous les financements sont assurés par la famille Piquemal.

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Cette fois, l’axe et les ailes devraient tenir cinquante ans… Il ne reste plus qu’à mettre les voiles. Elles seront installées juste avant l’ouverture de la saison, le premier dimanche d’avril. Le moulin de Vensac pourra alors recommencer à fabriquer de la farine proposée à la vente à chaque visite.

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Regardez le reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Thierry Julien, Olivier Pallas et Véronique Lamartinière

18 Mar

La Grotte de Lourdes et Bernadette Soubirous vues par les photographes du XIXème siècle

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C’est une exposition originale à Beautiran, en Gironde. Elle présente différents paysages de Lourdes mais aussi des portraits de Bernadette Soubirous, réalisés par des photographes du XIXème siècle. On peut y découvrir des plaques de verre témoignant des regards et des techniques de l’époque.

La Grotte de Lourdes en 1858©collection privée Pascal Peyrot

La Grotte de Lourdes en 1858©collection privée Pascal Peyrot

Une photographie mystérieuse

Au fil de la visite, une plaque de verre attire l’attention. On peut y lire l’inscription : « Première photographie de la Grotte de Lourdes en 1858 ».  Au creux de la cavité, se devinent un petit groupe de femmes en robe noire et, sur le côté droit, un long voile blanc évoquant le capulet blanc que portait la jeune voyante Bernadette Soubirous.

L’imaginaire se met en route : serait-ce possible que cette prise de vue montre la sainte priant à la Grotte, dans la période des Apparitions de la Vierge Marie reconnues par l’Eglise Catholique ? C’est impossible, selon les spécialistes du service des Archives et Patrimoine du Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes.

On y voit en effet un muret de pierres le long du gave, construit bien après les Apparitions, mais aussi les fondations de la future crypte au-dessus de la Grotte qui est par ailleurs moins végétalisée qu’à l’origine.

©Pascal Peyrot

©Pascal Peyrot

Bernadette Soubirous se prêtait difficilement à cet exercice photographique, ne recherchant ni reconnaissance ni gloire.

Un jour, lorsqu’un photographe insiste pour reproduire son extase quand elle voit la Dame, elle répond : « c’est qu’elle n’y est pas ! ». Refusant tout artifice ou mise en scène, elle accepte simplement de tenir son chapelet et de porter le long capulet blanc qu’elle revêtait lorsqu’elle se rendait à la Grotte.

Il faudra attendre 1861 pour obtenir ses premiers portraits. Au total, 75 ont été répertoriés, effectués par six photographes différents.

Une exposition qui sera aussi l’occasion de visiter le Musée de la Photographie pour découvrir une importante collection d’appareils anciens, à la Villa Maglya, Musée des Techniques de Beautiran.

09 Fév

Ils croisent le fer et le feu : rencontrez les derniers ferronniers d’art de Bordeaux

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Depuis plus de deux siècles, le fer forgé fait partie du paysage bordelais. Broderie de fer ornant les balcons ou grilles monumentales entourant les parcs verdoyants. Un patrimoine à part entière, qui a l’art de souligner le charme des vieilles pierres et l’élégance des jardins.

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Pierre Guillebeaud et ses deux fils sont les derniers ferronniers d’art de Bordeaux. Ils ont notamment réparé les dégâts causés par les tempêtes au Parc Bordelais et au Jardin Public.

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Au XVIIIème siècle, la ville comptait une soixantaine d’ateliers. La technique est restée la même. Il faut chauffer le fer à 1450 degrés avant de pouvoir l’étirer et le courber, selon des plans au départ imaginés par des dentellières. Un mètre de balcon orné de volutes demande 30 à 40 heures de travail !

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Il faut commencer par ramollir le fer, qu’il devienne comme du nougat, pour pouvoir lui donner la forme voulue entre le marteau et l’enclume. Charly Guillebeaud

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Envie d’un peu de chaleur ? Entrez dans l’atelier Fer Emeraude, dans le quartier des Chartrons, avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Dominique Mazères (images), Robin Nouvelle (montage) et Christian Arliguié (mixage).

 

30 Jan

Le Musée de la machine à coudre à Bordeaux

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C’est un endroit unique qui, de fil en aiguille, vous emmène dans l’histoire de la machine à coudre

Tout se passe dans les coulisses d’une boutique ouverte en 1860 sur la rive droite bordelaise, où se cache un musée offrant des pièces exceptionnelles exposées par un réparateur passionné.

Des petits bijoux qui répondent aux doux noms d’Aurore, Tourterelle ou Voyageuse n°7.

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Une machine à coudre, c’est beaucoup plus compliqué qu’une horloge. Chaque pièce doit être réglée au millimètre près…

Tout dans la tête !

L’invention est française… mais ce sont les Suisses qui ont créé la « Rolls » des machines, la Bernina, pourtant moins connue que la célèbre Singer de nos grand-mères.

Jean-Loup Nonet, rare Français formé par l’ingénieur de l’usine helvétique, est capable de démonter et de remonter sans aucun plan les machines modernes les plus complexes, mais aussi de remettre en état des machines de collection désormais introuvables.

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L’activité n’a rien de passéiste. La machine à coudre redevient tendance et offre de belles perspectives au Bordelais qui n’a désormais plus qu’un espoir : trouver le successeur qui, à son tour, se passionnera pour ces mécaniques de précision…

Un univers que nous vous invitions à partager le temps d’un reportage…

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30 Oct

L’étonnant patrimoine du cimetière de la Chartreuse à Bordeaux

La Toussaint est le moment de l’année où il accueille le plus de visiteurs. Construit au XVIIIe siècle dans l’enclos d’un ancien couvent, le cimetière de la Chartreuse à Bordeaux est le plus grand cimetière urbain de France après celui du Père-Lachaise à Paris, couvrant 29 hectares.

Un témoignage particulièrement riche sur les traditions funéraires, avec ses petites chapelles et ses tombes souvent originales et  surprenantes.

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Ce musée à ciel ouvert n’est pas fait que de pierres : la végétation y est désormais tolérée, offrant un décor paysagé entretenu par les équipes de la ville de Bordeaux.

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C’est Cathy Foucher qui est en charge de la conservation de ce cimetière historique. Elle exerce son métier avec un certain état d’esprit, comme elle l’explique :

J’ai beaucoup de plaisir à travailler dans les cimetières. C’est un lieu où il y a de la vie après la mort. On doit respecter les morts mais on doit penser avant tout aux vivants qui viennent visiter leurs défunts.

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Le cimetière de la Chartreuse se visite avec un guide, parfois même la nuit… Petit aperçu de ce patrimoine particulier avec notre reportage.

17 Oct

Malagar : contemplez l’automne depuis la terrasse de François Mauriac

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Dans la foulée de la remise du Prix François Mauriac, nous vous emmenons au Domaine de Malagar, dans la propriété qui a tant inspiré l’auteur, sur les hauteurs de Saint-Maixant en Gironde.

Sa « maison des champs transformée en manoir » comme il l’écrivait…

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Tant qu’il restera sur la Terre un ami de mes livres, Malagar palpitera d’une sourde vie…

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La vigne, les pins, les cyprès qu’il avait lui-même plantés en rentrant de Toscane, son salon, son bureau, l’odeur de la cire présente dans les pièces comme dans les pages… Mille et un détails nous racontent son passage dans ce décor et  les correspondances dans ses romans.

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Une visite littéraire que l’on peut faire et refaire, en rêvant sur le banc de la terrasse ouverte sur les coteaux… Cette terrasse au panorama infini, où François Mauriac allait aborder les longs moments muets.

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Venez avec nous dans ce cadre enchanteur où règne une ambiance si particulière, à la fois champêtre et littéraire… 

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Infos pratiques :

Du 1er avril au 30 septembre
Ouvert tous les jours
De 10h à 13h et de 14h à 18h.

En octobre – novembre, février – mars
Ouvert tous les jours sauf le mardi
De 10h à 13h et de 14h à 17h30.

** Fermeture du domaine :
Décembre et janvier, ainsi que le 1er mai.

06 Oct

Le château de Toulouse-Lautrec devient Maison des illustres

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C’est une belle reconnaissance pour le Château Malromé à Saint-André-du-Bois. L’ancienne demeure du peintre Henri de Toulouse-Lautrec est officiellement labellisée « Maison des illustres ».

Cette labellisation n’est pas un aboutissement mais bien le début d’une démarche culturelle. Colette Paris, guide au Château Malromé

La valorisation du château se traduit par de grands travaux qui se dérouleront jusqu’au printemps 2017, sous l’impulsion de la famille Huynh, propriétaire depuis 2013. Le Château Malromé constitue la troisième Maison des Illustres en Gironde, aux côtés de Malagar tout proche (François Mauriac) et du Château de Labrède (Montesquieu).

Venez avec nous découvrir cette demeure qui porte le souvenir du célèbre peintre. Il y retrouvait sa mère chaque automne, à l’époque des vendanges…   

La visite du château

Le château Malromé de saint-André-du-bois

 

Gradignan, la ville à la campagne

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Gradignan, dans la Métropole bordelaise, cultive son image de ville à la campagne. Depuis plusieurs décennies, les politiques municipales ont misé sur la sauvegarde du patrimoine bâti mais aussi naturel. C’est ainsi que la commune a acheté sept châteaux et vingt parcs, ne laissant qu’un cinquième des propriétés aux promoteurs.

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Envie d’aller y faire un tour en marge du salon Lire en Poche qui se déroule ce week-end ? Direction le Château de Laurenzane, l’actuel Hôtel de Ville, entouré d’arbres remarquables mais aussi des sculptures de l’artiste Danielle Bigata.

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Une belle balade à découvrir dans ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Ludovic Cagnato et Sarah Paulin.