24 Sep

Sur les chemins buissonniers de Mérignac

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Mérignac, dans la métropole bordelaise, est connue pour son aéroport et son immense zone commerciale. Pourtant, la deuxième ville de Gironde est aussi l’une des plus vertes de France, comptant 900 hectares d’espaces naturels boisés (soit 40 m² par habitat contre 25 au plan national). 

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Un excellent terrain d’exploration pour Martial Théviot, un naturaliste passionné qui a inventorié la faune et la flore mérignacaises.

Belle initiative autour du patrimoine naturel de proximité ! Son guide, les mystères de la nature à Mérignac, permet au promeneur de découvrir autrement les parcs de la ville jusque dans les moindres détails, avec pour devise :

On ne peut pas tout voir, on ne peut pas tout comprendre, mais on peut toujours s’émerveiller.

Martial Théviot a fondé l’association Jardin et Ecotourisme qui propose des balades originales dans tous les parcs de Mérignac et en divers lieux girondins . La prochaine, le 26 septembre, sera très active puisqu’il s’agira de nettoyer le Peugue, ce ruisseau qui court jusqu’à la Garonne (en passant ensuite sous Bordeaux).

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Le Peugue est un cours d’eau plutôt inattendu. De nombreux girondins en ont gardé le souvenir désagréable d’odeurs nauséabondes. Aujourd’hui, c’est terminé. Plus de déversement d’égouts mais une promenade verdoyante ouverte le long de ses berges en 2014. On peut y trouver des fossiles, observer des libellules et même y pêcher !

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Et ce n’est là qu’un des nombreux exemples de découvertes insolites que vous pourrez faire en participant à ces balades guidées… En attendant, venez avec nous le temps d’un reportage.

26 Mai

Le charme de l’île Margaux

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C’est la plus romantique des îles de l’Estuaire, petit bijou discret de l’archipel. Tout droit sortie du XIXème siècle, cette propriété privée, toujours habitée, accueille un vignoble qui s’épanouit au gré des vents et des marées.

Un confetti qui se trouve à un jet de pierre de Lamarque. Cinq minutes de traversée et nous voilà hors du continent, dans cette ambiance insulaire si particulière, comme coupés du monde.

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Ce jour-là, il régnait une paix, une douceur inoubliables face à la vigne en fleurs, parmi les roses éclatantes et les arbres fruitiers. 365 arbres plantés tout autour de l’île…

Les îles, c’est la chasse au trésor. Les gens s’imaginent qu’il n’y a rien dessus… alors que…

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Venez partager avec nous ces moments magiques. Reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon et Jean-Michel Litvine.

Serres du Bourgailh : Pessac sous les tropiques

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Lorsqu’on entre dans une serre, on s’imagine toujours être accueilli par un bouquet de fleurs… Ce n’est pas vraiment le cas, ce jour-là, à Pessac. C’est une cage aux fauves qui nous attend, remplie de prédateurs immobiles qui répandent leur nectar fatal.

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Vous l’aurez compris :  nous sommes cernés par les plantes carnivores, comme ces sarracénias qui attirent des mouches en sursis. Avec leurs pièges à tubes, elles sont beaucoup plus voraces qu’on le pense. Après autopsie, on découvre à l’intérieur des dizaines de mouches, une guêpe et même… un frelon asiatique.

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C’est l’une des parties seulement d’une importante collection qui compte plus de 3000 plantes. Le don d’un Pessacais à sa ville. Aujourd’hui, les serres tropicales sont ouvertes au public. Elles se trouvent sur  l’écosite du Bourgailh. Un espace verdoyant qui propose de nombreuses visites sur le thème de l’environnement.

Envie d’en savoir plus ? Regardez notre reportage…

17 Fév

Le Musée de la Création franche à Bègles

C’est un endroit qui propose un autre visage de l’art.

A Bègles, le Musée de la Création Franche expose depuis 25 ans des artistes toujours inattendus, parfois déroutants…

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Créer hors des sentiers battus, sans se conformer aux écoles et styles établis, ce sont les principes mêmes de « l’art brut ».

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Les oeuvres sont parfois réalisées sur des matériaux assez improbables. On trouve des peintures sur toile cirée, des oeuvres sur polystyrène, sur sopalin… C’est une collection qui déshinibe complètement. On peut tous créer ! Hélène Ferbos, régisseuse des collections

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C’est un art de l’étrange, de la différence, parfois de la maladresse, souvent du mal de vivre, mais aussi un art formidablement vivant où chaque auteur s’implique corps et âme, délivrant de fragiles émotions par la grâce d’un simple trait, d’une alchimie de couleurs. Gérard Sandrey, fondateur du musée

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Art brut : l’expression a été inventée par Jean Dubuffet mais il l’a réservée au Musée de Lausanne. Interdiction de l’utiliser à Bègles lors de l’ouverture du musée. D’où la formule création franche, choisie par Gérad Sandrey, son fondateur, comme l’explique Pascal Rigeade, l’actuel directeur.

La Création franche correspond à des travaux faits par des personnes autodidactes qui créent sans intention de montrer leurs oeuvres, dans l’indifférence générale. Très tôt, le musée a eu une reconnaissance nationale et internationale et nous prêtons régulièrement des oeuvres en France et à l’étranger.

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Le Musée de la Création franche, musée municipal au départ soutenu par Noël Mamère, compte aujourd’hui plus 16 000 pièces. C’est la plus grande collection de France. On peut y voir des expositions permanentes ou thématiques.

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Cette fois, le public peut découvrir Gene Merritt, un marginal américain au grand coeur découvert par Tom Stanley, un universitaire qui l’a fait connaitre. A voir également, les dessins au feutre de l’Australien Andrew Rizgalla.

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Envie de découvrir l’exposition et le musée ? Suivez le guide, avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Ludovic Cagnato (images), Cécile Lagaüzère (montage) et Emmanuel Cremese (mixage son)

02 Fév

Journée mondiale des zones humides : venez patauger dans les marais de Montferrand…

Dépaysement garanti aux portes de la ville ! C’est un décor digne des grands espaces, une terre sauvage à quinze kilomètres de Bordeaux… Les marais de Montferrand, qui appartiennent à sept communes girondines, entre Garonne et Dordogne, font partie des zones humides.

Ces zones souvent méconnues du grand public sont pourtant essentielles à la biodiversité. La journée mondiale du 2 février est l’occasion de rappeler la nécessité de leur préservation.

Les marais au crépuscule...

Les marais au crépuscule… ©Pommedepin

Envie de découvrir ce monde à part ? Chaussez les bottes et en avant…

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15 Nov

Bordeaux brocante : les chineurs de Saint-Michel

Si vous aimez l’ambiance « chasse aux trésors« , venez avec nous dans le quartier Saint-Michel, haut-lieu de la brocante à Bordeaux.

Nous y sommes allés un dimanche matin, quand les chineurs envahissent la place. Il y a les marchands, qui déversent directement leurs trouvailles sur le pavé, et deux galeries : le Passage Saint-Michel et les Hangars.

Un rendez-vous de plus en plus prisé, au-delà de la capitale de l’Aquitaine. Regardez notre reportage…

Tous les trois mois, c’est le grand déballage. Prochain rendez-vous : le 11 décembre. En attendant, certains de ces brocanteurs se retrouveront Place des Quinquonces pour la traditionnelle brocante d’automne.

09 Juin

Le quartier des Chartrons, coeur historique du vin et du négoce à Bordeaux

La Cité du vin offre un nouvel horizon dans le paysage des Chartrons, remettant en lumière l’histoire du quartier, fief des négociants depuis trois siècles. Petite balade dans cet ancien faubourg devenu the place to be à Bordeaux.

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Au bord de la Garonne, le quartier tendance bruisse encore du souvenir de son passé maritime, nourri de l’expédition des vins de Bordeaux sur tous les océans. Pour mieux comprendre sa réputation, il faut entrer au Musée du vin et du négoce, rue Borie, fondé en 2008 par un jeune négociant passionné par l’histoire de sa ville.

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Le musée est installé dans une cave datant du début du XVIIIe siècle.

Tout un symbole car c’est à cette époque que l’histoire commence, avec l’arrivée de négociants anglais, écossais, irlandais, allemands et flamands, surnommés les Chartrons en raison de la proximité d’un couvent de Chartreux.

Un monde à part, comme nous l’explique l’historienne Marie-Chantal Leboucq.

Les Chartrons sont alors un faubourg, ils ne font pas partie de Bordeaux… On est Chartronnais, pas Bordelais. C’est une micro-société avec ses négociants, ses ouvriers, ses tonneliers, ses maîtres de chai…

Pour des raisons pratiques, liées aux transports, les négociants quittent le quartier dans les années 1970 pour y revenir plus que jamais ces dernières années. Il semblerait que l’adresse des Chartrons, connue dans le monde  entier, soit la meilleure publicité !


Rares sont les familles présentes depuis le début de l’aventure du négoce.

Denis Johnston et ses frères, Archibald et Ivanhoë, représentent la neuvième génération. Ils ont accepté de nous ouvrir leurs portes et de nous raconter l’histoire de leurs ancêtres, Nathaniel et William Johnston. Des précurseurs qui ont fondé une société transmise en ligne directe depuis trois cents.

Denis Johnston©France 3 Aquitaine

Denis Johnston©France 3 Aquitaine


L’histoire du quartier des Chartrons est également marquée par le commerce colonial. Aujourd’hui, le passé continue à se lire à travers les noms, comme le cours de la Martinique, et les lieux, comme les Entrepôts Lainé. C’est dans cet immense bâtiment, qui accueille aujourd’hui le CAPC, qu’étaient stockés le sucre, le café, le cacao et les épices…

Autant de denrées venues des colonies françaises, et notamment de l’île de Saint-Domingue, la perle des Antilles.

Un commerce étroitement lié à la traite des Noirs. C’est du quai des Chartrons que partit le premier bateau chargé d’esclaves… Au total, 130 000 personnes furent déportées. Karfa Diallo, fondateur de Mémoires et Partages, retrace cette période sombre de l’histoire lors de visites inédites, intitulées Bordeaux créole.

Karfa Diallo recueilli devant la plaque commémorative en mémoire des victimes de l'esclavage

Karfa Diallo recueilli devant la plaque commémorative en mémoire des victimes de l’esclavage


Nous continuons notre balade à la rencontre, cette fois, des brocanteurs. Que serait le quartier sans eux  ?

Les antiquaires, présents dans de nombreuses petites rues, ont également leur village, le village Notre Dame, où le vintage côtoie le classique et le design. Prêt à chiner ? Suivez-nous chez les anciens et les modernes…

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Enfin, on retiendra que c’est aux Chartrons qu’est né l’un des premiers marchés bio de France. Il fut le deuxième créé en Aquitaine, après celui de Villeneuve-sur-Lot, ouvrant la voie autour d’une poignée de producteurs…

Ce printemps,le marché des Chartrons a fêté ses quarante ans… Rendez-vous tous les jeudis sur les quais.

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Bonne balade et bonnes découvertes !

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02 Juin

Le tour du monde dans les Jardins de Beauchamp en Lot-et-Garonne

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Comment ne pas être zen en entrant dans les Jardins de Beauchamp ?

Loin du Japon, nous sommes à Marmande dans les jardins du monde dessinés par deux paysagistes qui ont imaginé un monde végétal permettant de voyager sur tous les continents.

Nous vous présentons ce superbe parc qui se transforme comme un caméléon, à l’occasion des Rendez-vous aux Jardins qui se tiennent du 3 au 5 juin 2016.

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Le temps d’une balade odorante parmi les fleurs, nous voilà en Angleterre puis en Italie, avant d’arriver aux portes du désert.

Au total, dix jardins se succèdent, offrant un tour du monde surprenant de diversité.

C’est un mélange de tout, c’est pour cela qu’on s’y sent bien, en mariant les hauteurs et les formes, les couleurs et les saveurs. Alain Jay 

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Le père et le fils, Jean et Sébastien, tous les deux passionnés par les plantes, ont travaillé à l’inspiration, au rythme de leurs pérégrinations immobiles.

Une oeuvre d’artiste pour composer avec la nature et les saisons en puisant dans des styles et des cultures venues d’ailleurs. 

Il y a toute la partie cachée qui demande beaucoup de travail, la canalisation, l’irrigation, l’électricité… Toute une réalisation qui demande beaucoup de travail. Sébastien Jay

© Toutes les photos de cet article : France 3 Aquitaine

© Toutes les photos de cet article : France 3 Aquitaine

On les croit sur parole, en oubliant les coulisses, flânant simplement dans ces jardins où se dégagent des ambiances à chaque fois différentes, pleines de charme et d’harmonie. Un concentré de sensations sur un hectare et demi de terrain !

Une belle réalisation  récompensée : en 2009, les Jardins de Beauchamp ont été classés jardin remarquable. Quatre jardins lot-et-garonnais bénéficient aujourd’hui de ce label délivré par le ministère de la culture.

Et vous, quel sera votre jardin préféré ? Jetez un coup d’oeil avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Martine Chambon et Catherine Collin. 


Découvrez les Jardins de Beauchamp

A noter que les Rendez-vous aux jardins se tiennent partout en France, en ce premier week-end de juin. Pas moins de 2300 parcs et jardins sont ouverts au public.

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26 Avr

Embarquez sur le courant d’Huchet, l’Amazone de l’Aquitaine

Vous rêvez d’exotisme ? Inutile de prendre l’avion pour un pays lointain : partez en expédition sur le courant d’Huchet !

 

On connait tous l’image du courant d’Huchet, ce fleuve côtier mystérieux qui dessine ses courbes sinueuses dans les Landes jusqu’à l’Atlantique, oui mais… peut-on atteindre l’océan en bateau, comme le suggère la carte postale ?

Pour le savoir, nous embarquons à l’Etang de Léon sur une galupe, le bateau traditionnel des bateliers. Notre guide s’appelle Laurent Bourdeau. Chaque saison depuis plus de trente ans, ce passionné emmène les visiteurs au fil du courant, surnommé la petite Amazone ou l’Amazone landaise.

©Thierry Julien

Et tout à coup, le charme opère. Nous voilà enveloppés d’une végétation luxuriante, zigzaguant entre les troncs d’arbre et nous baissant de temps à autres pour éviter les branches qui se penchent sur l’eau. Le calme s’installe…

On se surprend à écouter le silence, face au curieux paysage qui défile au rythme paisible des flots. Ici, un bout de bois fait penser à un crocodile et là, une tortue géante se dore sur une pierre… Simple illusion ? Les cyprès chauves, les osmondes royales et les hibiscus roses semblent saluer le visiteur.

Un instant zen, avec pour escorte aérienne les libellules qui nous accompagnent avec élégance et légèreté…

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Un paysage surprenant, entre eau et végétation luxuriante @Thierry Julien

Le courant d’Huchet a été popularisé dès 1905 par le journaliste Maurice Martin, qui inventa l’expression « Côte d’argent« . Ses articles retentissants attirèrent les premiers touristes, dont l’un des plus célèbres fut l’écrivain et poète Gabriele d’Annunzio. Autre habitué : François Mitterrand. L’ancien président de la République ne manquait jamais une balade estivale en galupe…

©Thierry Julien

Les bateliers proposent des balades depuis 1908 ! Ils sont aujourd’hui une trentaine à faire découvrir cette richesse naturelle. Le plus illustre de ces bateliers est André Labadie dit Dédé : 

Ici, c’est le paradis. C’est quand même quelque chose de connaitre le paradis de son vivant ! 

La saison commence en avril et se termine en octobre avec des affluences impressionnantes, pendant la haute saison, en juillet et août : la réservation est plus que conseillée, elle est obligatoire !

Pour plus de tranquillité, les bateliers invitent les amoureux de la nature à venir hors saison pour des balades de 2 heures… mais certains envisagent de reprendre les grandes excursions dès le printemps : départ à 8 heures du matin pour 4 heures d’aventure. Loin de la foule, l’une des meilleures façons de découvrir le courant d’Huchet, devenu réserve naturelle nationale en 1981.

Dédé, la mémoire du courant©Thierry Julien

La réserve naturelle du courant d’Huchet a été créée pour protéger de nombreuses espèces d’oiseaux, pas moins de 200, mais aussi toute une flore et une faune sauvage que l’observateur patient aura peut-être la chance d’apercevoir (loutres, visons…) et bien sûr, plus accessibles, des libellules, comme les belles demoiselles aux ailes bleues. C’est sûrement l’un des meilleurs spots de la région pour les approcher : on compte ici des dizaines d’espèces différentes.

le courant à pied©Thierry Julien

 

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Mais revenons à notre question : après une dizaine de kilomètres de navigation, peut-on rejoindre la mer sur une galupe depuis l’Etang de Léon et se baigner dans l’embouchure du courant d’Huchet à Moliets-et-Maa ?

L'embouchure de la petite Amazone...

 

La petite amazone ©Thierry Julien

©Thierry Julien

Pour le savoir, venez avec nous ! Reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Thierry Julien, Catherine Collin et Thierry Culnaert


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Et si vous voulez en savoir beaucoup plus, plongez-vous dans la biographie d’André Labadie, le courant d’Huchet n’aura plus aucun secret pour vous. Bonne découverte !

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