09 Sep

Parigo #10 : la ligne 13, fallait pas l’emprunter

Parigo revient pour une seconde saison pleine de surprises, de découvertes et d’entretiens vérité avec les opérateurs et les politiques, avec l’envie de toujours mieux vous défendre, vous les usagers des transports, et de vous faire découvrir l’envers de la galère … euh du décor, grâce à des reportages en coulisses.

Au programme d’ici juin… le nouveau vélib’, le lancement de Sea Bubble, une instrospection du RER B mais aussi de la ligne 1, un numéro patrimoine au cœur des stations fantôme du métro parisien, le défi de l’accessibilité, la solution vélo, les 25 ans du T1, les transports nocturnes… rendez-vous chaque samedi à 12h05 sur France 3 IDF mais aussi désormais en direct sur la page Facebook de France 3 IDF.

Pour se porter chance, on a décidé de débuter avec la ligne 13 :-)

Prononcer son nom, murmurer son chiffre porte-malheur, c’est déjà mettre un pied en enfer ! La ligne 13 est, à elle seule, le symbole de la galère des transports parisiens, voire un cauchemar quotidien pour ses 650.000 voyageurs, un chiffre en hausse de 33% en 24 ans. Vertigineux ! De quoi transformer les rames de la ligne 13 en boîte de sardines, aux heures de pointe : on s’y entasse en moyenne à 4,5 par m2. Le taux de saturation de 126 % est en augmentation de 1 % chaque année.

Que fait la RATP pour tenter d’améliorer les choses ? En fait-elle assez ? L’extension de la ligne 14 est-elle le dernier espoir pour tous les galériens de la 13 ? Parigo a mené l’enquête.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

► Sur un autre thème : Automobilistes parisiens : ces privilégiés qui s’ignorent
► Sur un autre thème : Parigo #5 : dans les coulisses du RER A… et de ses gros problèmes

08 Sep

Automobilistes parisiens : ces privilégiés qui s’ignorent

Le titre est volontiers provocateur, avouons-le. Mais face aux éditorialistes mondains ayant micro sur rue, aux néo-députés en manque de notoriété et autres vedettes du show-bizz aux millions de followers n’ayant de cesse de vomir sur les aménagements de voirie menés par la ville de Paris à la seule expérience de leur petit nombril coincé dans les bouchons, il est temps de prendre un peu de hauteur et de rétablir quelques vérités sur la place et l’usage de la voiture dans notre belle capitale.

  • Mensonge n°1 : Hidalgo s’acharne sur les automobilistes, bien plus que ses prédécesseurs

Diminution du nombre de places de stationnement, réduction de la vitesse, piétonisation de la voie Georges-Pompidou, création de pistes cyclables… Les griefs à l’encontre d’Anne Hidalgo ne manquent pas. Sauf qu’elle est loin d’être la seule maire de Paris à s’être attaquée à la place de la voiture à Paris. Tous ses prédécesseurs, de gauche comme de droite, ont mené une politique de rééquilibrage de l’espace public au détriment de l’automobile. Petit quiz…

► Quel maire de Paris a lancé le premier réseau de pistes cyclables de Paris ? Jean Tibéri

► Quel maire du 13e a fait de son arrondissement le précurseur des pistes cyclables à grande échelle ? Jacques Toubon

► Quel maire de Paris a inauguré les premiers couloirs de bus de la capitale ? Jean Tibéri

► Qui décida d’implanter le futur T3 sur le boulevard des maréchaux en lieu et place de deux à quatre files de circulation ? Jean Tibéri

► Qui mit fin au projet de la radiale Vercingétorix, qui aurait permis de relier l’A10 à la Tour Montparnasse ? Jacques Chirac

Autant d’initiatives à retrouver dans ce reportage réalisé à partir d’archives des plus instructives :

  • Mensonge n°2 : il n’y jamais eu autant d’embouteillages à Paris

Là encore, l’analyse historique et tout simplement mathématique vient contredire le ressenti (légitime) de l’automobiliste au pas. Commençons par un problème niveau collège : sachant que le nombre de voiture en circulation dans Paris a baissé de 28 % depuis 2001 et que la place allouée à la circulation automobile est passée, dans le même temps, de 60 % à 50 % de la voirie, les voitures disposent-elles proportionnellement de plus ou de moins de place pour circuler qu’il y a 16 ans ? Je ne vous ferai pas l’injure de vous donner la réponse… Continuer la lecture

13 Avr

Le 22 avril, Transportez-moi devient… PARIGO !

Parigo_Visuel_08Samedi 22 avril, votre émission préférée (mais si…), change de nom et devient PARIGO (en référence à Navigo, vous l’aviez ?). PariGO, le magazine de VOTRE mobilité, c’est chaque samedi à 12h05 sur France 3 IDF.

Instauration de la vignette Crit’air, pass unique, fermeture des voies sur berges, construction du grand paris express, dématérialisation de la billettique, développement de l’auto partage, interdiction programmée du diesel, développement des navettes autonomes, du vélo électrique, rénovation des RER… la révolution des transports est en marche : pour le meilleur ou pour le pire ?

Chaque samedi à 12h05 je me transporte pour être à vos côtés, dans le métro, le RER, à vélo ou en voiture. Mon but : décrypter, poser les questions qui fâchent et tenter de faciliter votre quotidien, quel que soit votre mode de transport.

PariGO, c’est chaque semaine 13 minutes de reportages et d’entretiens sans concession, au plus près de votre quotidien, tournés in situ et dans les conditions du direct.

Au menu du 1er numéro : quels rôles, quels usages pour la vidéo surveillance dans les transports ?

Bertrand Lambert @B_Lambert75

27 Mar

TPM#28 : quelles solutions pour les oubliés des transports ?

Ils sont loin de tout et ils ont tout de même besoin de se déplacer aux heures creuses, la nuit ou au milieu des champs. Mais comment faire ? Quels transports en commun existent ? Quelles solutions pour désenclaver les zones peu peuplées, rurales ou péri-urbaines ? Transports à la demande, co-voiturage, bus express… ces idées sont-elles pertinentes ? Peuvent-elles être développées ? Le vélo serait-il LA solution miracle ? Où sont passés les 1.000 bus promis par Valérie Pécresse pour désenclaver la grande couronne ? Transportez-moi mène l’enquête, dans le Vexin ou encore en Vallée de Chevreuse, là où la mobilité, loin de la Cité, c’est pas gagné…

Invités : Stéphane Beaudet, vice-président de la Région en charge des transports / Marc Fontanès, expert en mobilité durable au cabinet Auxilia

Bertrand Lambert @B_Lambert75

13 Déc

Train, RER, métro : 11 km en 64 min, voilà notre trajet quotidien

La dernière étude menée par Moovit – l’une des appli transports les plus performantes, tout juste élue meilleure application locale par Google – est pleine d’enseignements … et de surprises :

moovit_global_report_FR_05En moyenne en, Ile de France, les usagers du métro et/ou du RER passent quotidiennement 64 min dans les transports pour parcourir 10.8 km. 10.8 km seulement me direz-vous… nos transports en commun seraient-ils si lents ? Le problème, c’est que nous devons faire, toujours en moyenne, au moins deux correspondances pour atteindre notre point d’arrivée. Et que nous perdons 12 min à justement attendre ces fichues correspondances. Ajoutez à cela que nous devons ensuite marcher 736 m et vous comprenez aisément pourquoi nous avons l’impression de nous déplacer à la vitesse d’un escargot ou presque (10.1 km/h en moyenne… c’est par exemple deux fois moins que la vitesse commerciale du – très lent – tramway T3a).

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Avec ses 64 minutes de temps de trajet quotidien déclaré en moyenne, Paris se trouve dans la moyenne haute des temps de trajets dans grandes villes européennes (+300.000 habitants). Dans ce classement, Bilbao est la ville où l’on reste le moins longtemps dans les transports (35 min), Londres celle où l’on perd le plus de temps (84 min). A titre de comparaison, en France, Lyon et Strasbourg totalisent en moyenne respectivement 45 et 52 min de trajet quotidien.

Si 56 % des Franciliens ont moins d’une heure de transport quotidien, 15 % qui y passent plus de 2h … au secours ! Une des raisons à cela est sans doute que Paris a la distance moyenne de trajet la plus élevée d’Europe avec 10,8 km (seul Hong-Kong fait mieux dans le monde, avec 11.2 km). 29 % des Franciliens effectuent même un trajet quotidien supérieur à 12 km. Logique me direz vous puisque les emplois se concentrent, en gros, à l’ouest, et les logement à l’est de la capitale (regardez les flux, à la fois sur le RER A, la ligne 1, le RER E ou même sur le périphérique aux heures de pointe… ils font Est -> Ouest le matin, puis Ouest -> Est le soir).

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Dernier enseignement, le trajet des Franciliens se révèle être particulièrement difficile : 32 % doivent emprunter plus de 2 correspondances pour se rendre à destination, ce qui place Paris en queue de peloton : cette pénibilité de trajet est en effet est parmi les plus les plus élevées d’Europe (seules Berlin 34%, Hambourg et Lyon 30% font pire).

Pour résumer, se déplacer en transports en commun n’est pas si rapide que cela, ni aisé… mais c’est globalement toujours plus rapide – et plus éco responsable – que de se déplacer en voiture pour des trajets similaires, la clim’ et la radio en moins…

Bertrand Lambert

► Sur le même thème : En prenant le RER, vous faites du sport sans le savoir !

12 Jan

EXCLU : rencontre avec Stéphane Beaudet, le nouveau boss des transports franciliens

Même son prédécesseur, Pierre Serne, dit du bien de lui. Depuis sa nomination à la vice-présidence de la Région en charge des transports, portefeuille ô combien stratégique, Stéphane Beaudet s’est fait plutôt discret. Quelles sont ses priorités, à la fois pour les routes et les transports en commun ? Où va t-il trouver les 300M€ nécessaires pour financer le pass unique ? Quelles seront ses toutes premières mesures ? Il nous a accordé un entretien exclusif, en toute simplicité. Continuer la lecture